Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en général mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
Note : J'ai terminé de rédiger cette histoire en mai 2007. Il n'y a donc dans cette fiction AUCUNE INFORMATION concernant Harry Potter and the Deathly Hallows. Je n'ai fait qu'émettre des suppositions sur ce qui aurait pu se passer. Si par hasard j'avais deviné quelque chose, c'est que je possède un Troisième Œil très efficace !
Par respect pour les lecteurs qui n'ont pas encore eu la chance de lire le tome 7, je vous demande de ne faire AUCUNE ALLUSION au septième tome dans vos reviews… Ne gâchez pas le plaisir de ceux qui ne savent pas lire l'anglais svp !
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre cent quarante huit : Tant qu'on rêve encore
«
On parcourt la vie
Sans la choisir, vraiment…
Tant qu'on
rêve encore
Que nos yeux s'étonnent encore
Rien
est perdu »
Christophe Maé
- « Merci beaucoup Molly de bien vouloir t'occuper d'elles »
- « Mais je t'en prie Océane, c'est tout naturel » répondit Molly.
Océane se mit à sourire et posa sur la table de la cuisine de la famille Weasley, le couffin de Maelys qui la regardait avec de grands yeux ronds.
- « Je t'ai laissé des biberons de mon lait, normalement, il y en a assez pour toute cette nuit et demain matin, j'en ai mis quatre en plus, on ne sait jamais. Dans ce sac là, se sont les affaires de Lalyh, il y a sa peluche lapin avec laquelle elle dort et aussi des jouets et… »
- « Océane ! » la coupa Molly « Je m'occupe de sept enfants, je saurais m'occuper de tes filles… »
- « C'est vrai, excuse moi… Je sais que ça va te demander beaucoup de travail et je suis désolée mais… »
- « Ne dis pas de bêtises ! Ce n'est pas tous les jours qu'on fête son premier anniversaire de mariage et mon cadeau est de m'occuper des enfants pendant que Sirius et toi passerez un peu de temps tous les deux. Ça va vous faire le plus grand bien »
- « Merci infiniment Molly ! Si tu savais comme ça fait longtemps que Sirius et moi n'avons pas passé un peu de temps en amoureux… »
- « Crois moi, avec sept enfants, je sais ce que ça fait »
Océane se mit à sourire et se pencha au dessus du couffin de son bébé.
- « C'est la première fois que je me sépare d'elle aussi longtemps… » souffla-t-elle en caressant sa petite joue ronde. « Ça me fait un peu de peine »
- « C'est normal, mais tu n'y penseras bientôt plus, va ! » lui assura Molly.
- « J'aurais pu les laisser chez James et Lily, mais ils ont déjà beaucoup de soucis avec Harry… »
- « Oui, j'ai appris que le pauvre amour devait aller à l'hôpital… Comment va-t-il ? »
- « Il est toujours très fatigué quand il revient et c'est pénible pour lui de devoir subir ça, mais c'est un petit garçon très courageux »
- « Je sais » souffla Molly « Le pauvre, il lui arrive tellement de chose à ce petit… »
Océane soupira. Molly ne savait pas à quel point elle avait raison en disant cela. Maelys poussa un petit cri et Océane se tourna vers elle.
- « Et bien ? Qu'est-ce qui se passe trésor ? » demanda-t-elle
- « Je crois qu'elle essaye de te dire qu'il est temps que tu ailles rejoindre son papa » répondit Molly.
- « C'est vrai ? Tu veux me faire partir ? » demanda Océane à sa fille en souriant « D'accord, j'y vais… »
La jeune femme se pencha et posa un baiser sur le front de son bébé.
- « A demain ma chérie » murmura-t-elle.
Elle caressa une dernière fois sa petite joue avant de se relever.
- « Je vais embrasser Lalyh et je pars » souffla-t-elle en prenant la direction du salon dans lequel sa fille s'était rendue directement après avoir dit bonjour.
La petite fille était assise sous la fenêtre et s'amusait avec une licorne en plastique. Elle parlait toute seule se racontant sans doute une histoire. Océane alla s'accroupir près d'elle.
- « Lalyh, je vais m'en aller » commença-t-elle.
La petite fille leva les yeux vers elle.
- « Tu seras bien sage et bien gentille avec Molly et Arthur, d'accord ? »
- « Vi ! » répondit la fillette.
- « Demain, je reviendrais te chercher. Je suis sure que tu vas bien t'amuser ici »
- « Papa où ? »
- « Papa reste avec moi ce soir, tu le verras demain. Tu lui as déjà fait un gros câlin avant de partir, tu te rappelles ? »
La petite fille hocha la tête. Océane se pencha alors un peu pour la prendre dans ses bras et lui faire un énorme baiser sur la joue. Lorsqu'elle s'éloigna, elle aperçut que Lalyh avait les larmes aux yeux. Elle passa sa main dessus pour les sécher.
- « Ça va aller chérie » répondit la jeune femme en se levant.
Lalyh l'imita et glissa sa main dans la sienne. Océane lui adressa un sourire et se rendit dans la cuisine.
- « Oh ! Je vois que le départ ne va pas être si facile que ça… » murmura Molly.
Océane fit un léger non de la tête.
- « Je vais faire une tarte aux pommes pour le dessert et j'ai besoin de quelqu'un pour m'aider » commença alors Molly en se penchant vers la petite fille, un saladier rempli de fine lamelle de pomme dans les mains « Tu as envie de m'aider ? »
Lalyh loucha avec gourmandise sur le saladier et fit oui de la tête. Elle lâcha alors la main de sa maman pour aller prendre celle de Molly. Océane la regarda faire en souriant et murmura un ''merci'' du bout des lèvres à Molly qui hocha la tête. Profitant que l'attention de sa fille était détournée, Océane jeta un dernier coup d'œil à Maelys qui semblait sur le point de s'endormir et quitta le Terrier. Quelques minutes plus tard, elle avait transplané devant sa maison.
- « Je suis de retour ! » s'exclama-t-elle en entrant dans la maison.
- « Ça c'est bien passé ? » demanda alors la voix de Sirius.
- « Oui… J'ai eu un peu peur que Lalyh ne pleure, mais Molly a su la distraire donc tout va bien »
- « Tant mieux » déclara la jeune homme en arrivant dans l'entrée.
Océane resta un moment interdite et le fixa avec de grands yeux ronds avant de se mettre à sourire et d'observer plus attentivement, de bas en haut, son mari qui se tenait devant elle. Il s'était mis sur son trente et un, et la jeune femme le trouvait vraiment très séduisant. Elle se mordit doucement la lèvre inférieure.
- « Je devrais être gêné que tu me regardes comme ça ! On dirait une enfant devant une friandise ! » s'exclama-t-il.
- « C'est un peu ça… » murmura-t-elle doucement en s'approchant de lui.
Elle glissa ses mains derrière sa nuque et se mis sur la pointe des pieds pour l'embrasser. Elle se détacha de lui, un grand sourire aux lèvres.
- « Je dois me préparer moi aussi… » souffla-t-elle.
- « Tu peux rester comme ça si tu en as envie » répondit le jeune homme.
- « Certainement pas ! Ce n'est pas tout les jours qu'on fête un anniversaire de mariage, alors je vais me faire belle ! » déclara-t-elle en s'éloignant de lui.
Elle se rendit à l'étage, sentant le regard de Sirius sur elle et s'en amusant. Elle se rendit dans la salle de bain et se glissa sous la douche. Tandis que l'eau chaude glissait sur son corps, elle se mit à sourire en réalisant que cela faisait un an qu'elle était mariée à Sirius… Déjà un an, le temps lui avait parut si court. Elle était très heureuse. Si on lui avait dit au début de sa relation avec le jeune homme qu'il deviendrait son mari et le père de ses enfants, elle ne l'aurait pas cru et pourtant… Pourtant maintenant, leur couple paraissait comme une évidence. Elle était très heureuse et elle espérait l'être toute sa vie.
Une fois douchée et séchée, elle se rendit dans sa chambre et se posta devant son armoire.
- « Chéri ! Tu as une préférence pour la robe que je vais mettre ? » cria-t-elle à Sirius qui se trouvait en bas.
- « La même que celle de l'an dernier ! » lui répondit-il et la jeune femme se mit à rire.
Elle n'allait tout de même pas remettre sa robe de mariée… Elle opta donc pour une robe crème qu'elle n'avait pas mise depuis longtemps. Elle lui arrivait un peu en dessous des genoux et avait l'immense avantage d'être simple, légèrement décolletée. Elle enfila ses chaussures à talons et d'un coup de baguette, releva ses longs cheveux blond sur sa nuque et se regarda dans le miroir. Elle était satisfaite de son reflet. Elle s'adressa un clin d'œil et quitta sa chambre après avoir pris soin de prendre un gilet. Si le temps était doux pour la saison, les nuits de septembre se révélaient souvent assez fraîches. Elle arriva en souriant dans le salon où Sirius s'était levé pour l'accueillir.
- « Tu es splendide… » souffla-t-il en s'approchant d'elle.
- « Merci » murmura la jeune femme en rosissant légèrement.
- « Je trouve que nous sommes très bien assortis ce soir ! » plaisanta le jeune homme.
Océane pouffa et s'accrocha doucement à son bras.
- « Et si nous y allions ? » proposa-t-elle.
- « Vos désirs sont des ordres, madame Black » répondit Sirius en souriant.
Tous les deux quittèrent alors leur maison et le jeune homme les fit transplaner. Ils se retrouvèrent alors devant un petit restaurant à l'allure romantique.
- « Ça à l'air adorable » murmura la jeune femme.
- « Je voulais être sûr qu'on passerait une bonne soirée » lui répondit le jeune homme avant d'entrer dans le restaurant.
L'ambiance était propice à la romance. De petites tables rondes pour deux personnes étaient disposées çà et là. Sur elles, de petites bougies donnaient une lumière douce et chaude qui dansait au rythme des flammes. De la musique douce se faisait entendre et Océane aperçut une piste de danse sur laquelle un couple dansait déjà, tendrement enlacé. Un peu plus loin encore se trouvait quelques banquettes d'un rouge sombre. L'endroit était charmant.
- « Tu aimes ? » demanda Sirius à son oreille.
Océane hocha la tête en souriant. Comment ne pouvait-on pas aimé cet endroit quand on y était invité par son amoureux ? Le jeune homme la conduisit alors à une des tables et tous les deux s'installèrent.
- « Tu as eu du mal à trouver cet endroit ? » demanda Océane.
- « Un peu, mais quand on cherche, on trouve et j'étais assez motivé à l'idée d'organiser cette soirée » répondit le jeune homme en lui adressant un sourire.
Un serveur vint rapidement prendre leur commande et ils commencèrent à dîner tandis que de nombreuses personnes arrivaient. Ce restaurant devait être l'un des derniers ouverts dans la région, il devait accueillir tous ceux et celles qui voulaient s'amuser un peu et passer une bonne soirée. En tout cas, c'était son cas à elle. Sirius et elle avait rarement l'occasion de n'être que tous les deux alors elle savourait les moments comme celui là, où il n'était qu'à elle, où il ne pensait à personne d'autre qu'eux. Océane avait besoin de ces quelques moments d'égoïsme où elle n'était plus ni mère, ni amie, mais juste une jeune femme amoureuse. Elle croisa le regard de Sirius qui la fixait avec intensité et elle se mit à sourire.
- « A quoi tu penses ? » demanda-t-elle
- « Je comptais t'inviter à danser… » souffla-t-il.
- « Pardon ? » s'exclama la jeune femme « Tu veux dire que toi, tu m'inviterais à danser sans que j'ai besoin de te harceler ou de te menacer ? » plaisanta-t-elle.
- « Je suis un homme plein de surprise ! » souffla-t-il.
- « Je vois ça… »
Océane le vit alors lui tendre la main par-dessus la table.
- « Tu veux danser ou pas ? » demanda-t-il alors.
- « Bien sûr » murmura la jeune femme en posant sa main dans la sienne.
Ils se levèrent et Océane se laissa entraîner jusqu'à la piste de danse. Là, elle se glissa entre ses bras et se laissa enlacer. Le slow qui passait sur la piste avait un rythme lent qui convenait très bien à la jeune femme qui posa sa tête sur le torse de son mari et se laissa bercer. Elle sentit que le jeune homme posait son menton sur sa tête et elle se mit à sourire.
- « Merci » murmura-t-elle.
- « De quoi ? » demanda-t-il alors.
- « Pour cette soirée, et parce que tu me fais danser… Je sais que tu n'aimes pas ça… »
- « Disons que j'arrive à m'en passer » répondit le jeune homme « Mais ça me permet de te prendre dans mes bras alors au final, je n'ai pas trop à me plaindre. »
Océane se mit à sourire encore plus et tous les deux se turent. Ils dansèrent un moment, enchaînant les slows sans vraiment s'en rendre compte. Ils étaient dans leur monde à eux et l'extérieur n'avait plus vraiment d'importance. Au bout d'un moment, Océane se rendit compte que Sirius commençait à s'ennuyer. Elle se détacha de lui et lui prit la main en souriant. Elle l'entraîna hors de la piste de danse et ensemble, ils regagnèrent une des confortables banquettes qui la bordaient. Ils trouvèrent un petit endroit tranquille, un peu à l'écart près d'une lampe qui diffusait une lumière rouge douce. Océane s'installa près de Sirius et se mit à sourire en sentant le bras de son mari glisser sur ses épaules. Elle se sentait bien là, tout contre lui.
- « Tu passes un bon moment, ma belle ? » demanda alors Sirius tout contre son oreille.
- « Oh oui… Encore une soirée qui finira dans ma mémoire dans l'endroit où je garde les meilleurs souvenirs de nous deux… » répondit la jeune femme en souriant.
- « Tu en as beaucoup de souvenirs comme ça ? »
- « Énormément ! » répondit la jeune femme « Je suis sûre que je me rappelle de plus de chose que toi ! »
- « Vraiment ?! » répondit Sirius d'un air amusé.
- « Bien sûr ! Tu te rappelles de notre premier baiser ? » demanda Océane.
- « Oui, chez moi, le jour même où on s'est rencontré… » répondit le jeune homme.
- « Pas exactement… Ce n'était pas notre première rencontre » souffla Océane.
- « Oh ! Ça ne compte pas ! Je ne me souviens absolument pas de ce jour où je serais soit disant venu me cacher dans la salle commune des Serdaigles ! » rétorqua Sirius.
- « Et pourtant ça a bien eu lieu » murmura la jeune femme en souriant.
- « Je demande un joker pour ce souvenir là ! »
- « Accordé ! » répondit la jeune femme en souriant. « A ton tour… »
- « Tu te souviens de la première fois où on a … enfin, où c'est devenu sérieux entre nous ? » demanda Sirius avec un regard très subjectif.
Océane leva les yeux au ciel et soupira.
- « Sirius, tu crois vraiment que je pourrais avoir oublié ça ? » demanda-t-elle en haussant un sourcil.
- « C'est vrai que ça a été génial ce soir là… » répondit le jeune homme, un large sourire aux lèvres.
- « Oh oui… » murmura Océane, rêveuse.
Tous les deux se regardèrent et se mirent à rire doucement avant de s'embrasser tendrement.
- « A moi… Est-ce que tu te souviens, de la première fois où tu m'as invité au restaurant ? »
- « Attends… Ce n'était pas le soir du dernier jour de tes ASPICs et je t'avais invité pour fêter ça… »
- « Si ! Exactement » répondit Océane.
- « Tu as vu ! Je m'en souviens ! Et pourtant c'était pas facile comme question ! »
- « Tu as raison, ce n'était pas facile… » concéda la jeune femme en souriant.
- « Est-ce que tu te souviens de la première surprise que je t'ai faite ? »
- « Bien sûr ! Tu es venu me kidnapper dans les couloirs de Poudlard pour m'emmener dans la Salle sur Demande ! Et tu te souviens du premier cadeau que tu m'as offert ? »
Océane se mit alors à sourire devant l'air hagard de son mari.
- « Le premier cadeau ? » demanda-t-il.
Océane hocha la tête en souriant.
- « Le premier cadeau… » marmonna Sirius qui faisait visiblement de gros efforts pour essayer de se rappeler de quelque chose.
- « C'était à Pré-au-Lard… » l'aida Océane, mais le jeune homme ne semblait pas plus avancé. « Ce magasin qui vend de tout et de rien… La petite boite ronde en fer blanc que j'avais trouvé très mignonne ! Tu me l'as offerte ce jour là ! »
- « C'est vrai ? » demanda Sirius.
- « Évidemment ! »
- « Je ne m'en souviens pas… » avoua le jeune homme.
- « Ce n'est pas grave, mais tu sais que je l'ai encore ? »
- « Vraiment ? »
- « Oui, c'est là dedans que je range mes boucles d'oreilles ! »
Le jeune homme hocha la tête.
- « Tu as pris l'avantage ! » souffla-t-il
- « Je sais ! » lança la jeune femme en souriant « Je suis bien plus douée que toi à ce petit jeu ! »
Sirius se mit à sourire et se pencha alors vers elle tout doucement pour lui souffler à l'oreille.
- « Tu te souviens de la première fois où je t'ai dit ''je t'aime'' ? »
Océane se sentit devenir rouge pivoine et son cœur se mit à battre un peu plus vite. Bien sûr qu'elle s'en souvenait. Ce ''je t'aime'', elle l'avait attendu longtemps. Elle avait même finit par se résigner au fait qu'elle ne l'entendrait jamais et pourtant…Il avait fini par le lui avouer et c'était sans doute un de ses souvenirs préférés. Elle le gardait jalousement, comme un précieux trésor.
- « Oui » murmura-t-elle en souriant doucement « Et toi, tu te souviens de mon premier ''je t'aime'' ? »
Sirius hocha la tête en souriant. Océane l'imita. Il avait eu beaucoup moins à attendre qu'elle, ces quelques mots lui avait échappé alors qu'elle s'était promis de ne jamais les lui dire tant qu'il ne se serait pas déclaré le premier… Les choses n'arrivaient pas toujours comme on le souhaitait.
- « Bien sûr que je m'en souviens ! » lui assura le jeune homme « C'était la première fois que j'étais heureux qu'on me le dise… »
Océane glissa alors ses mains autour de sa nuque et le força à baisser la tête. Ses lèvres capturèrent les siennes et ils s'embrassèrent longuement. Plus rien ne comptait autour d'eux. Au bout d'un moment, Sirius s'éloigna doucement d'elle et pris son visage délicatement dans ses mains. Là, tendrement il la fixa avant de murmurer.
- « Tu es la seule que j'ai jamais aimé, Océane et je suis fier que tu sois ma femme… »
Océane se mit à rougir et répondit doucement.
- « Moi aussi je suis fière que tu sois mon mari. Et j'espère que tous nos anniversaires seront aussi merveilleux que celui là ! »
- « Je tiens les paris… » souffla simplement Sirius avant de déposer un rapide baiser sur ses lèvres.
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- « Bonjour Janet ! »
- « Oh ! Bonjour Harry ! » s'exclama la guérisseuse en se retournant et en s'accroupissant pour se mettre au même niveau que le petit garçon « Comment tu vas aujourd'hui ? »
- « Bien ! Je suis venu avec mon Papa ! » lança Harry en désignant James du doigt qui se mit à sourire à la guérisseuse qui s'était relevée.
- « Bonjour Mr Potter » lui dit-elle en lui serrant la main « C'est vous qui restez avec lui la première moitié du traitement cette fois-ci ? »
- « Exactement, chacun son tour d'avoir la partie la plus difficile… » répondit le jeune homme en souriant tristement.
Le prélèvement de magie sur Harry rendait le petit garçon fatigué et nerveux. Si au début du traitement, il restait gentil et agréable, il devenait bougon et colérique vers la fin des six heures. Lors de sa dernière séance à l'hôpital, James avait dû souvent le gronder et cela lui avait fait beaucoup de peine car il savait que ce n'était pas de la faute de son fils. Aussi cette fois, il avait voulu profiter des trois premières heures de calme pour ne pas avoir à être toujours celui qui le gronderait.
- « C'est vrai que la fin est toujours pénible » confirma la guérisseuse « Mais croyez moi, comparé à certains malades que nous avons ici, votre fils est un amour… »
James se contenta de lui sourire.
- « J'ai aussi pensé à quelque chose » continua la guérisseuse « Puisque Harry à l'air en forme, je me disais qu'il pourrait peut être profiter de la salle de jeu un moment. On peut lui procurer un système qui lui permettrait de subir le prélèvement sans forcément être coincé sur un lit. Cela rendra peut être le traitement moins pénible. Si vous voulez, nous pouvons le mettre en place »
- « Je pense que c'est une bonne idée » répondit James qui avait redouté de devoir passer trois heures assis près d'un lit d'hôpital.
Si Harry pouvait se déplacer, il pourrait au moins jouer un peu avec lui.
- « Parfait, je vais m'occuper de tout ça… Harry ? »
Le petit garçon leva la tête vers elle en souriant.
- « Tu te souviens où est ta chambre ? » demanda-t-elle
- « Oui »
- « Alors tu peux y amener ton papa ? »
Harry hocha vivement la tête de haut en bas et pris la main de son père.
- « C'est la chambre 126 » lui indiqua tout de même la guérisseuse en les regardant partir.
Mais James n'eut pas besoins de ses indications, car Harry su parfaitement retrouver sa chambre. Une fois à l'intérieur, il regarda tout autour de lui et devint grave.
- « C'est nul d'être là ! » déclara-t-il alors.
James le prit par la taille et le souleva. Il le fit s'asseoir sur le lit blanc et s'accroupit pour se mettre à sa hauteur.
- « Je sais que c'est pas marrant pour toi de faire tout ça » commença-t-il « Et si je pouvais prendre ta place, je le ferais, je te le promets. Mais ce n'est pas possible alors je compte sur toi pour être un très gentil garçon… En plus, on va aller jouer tous les deux dans un petit moment. Ce sera bien, tu verras… »
- « Tu vas zouer avec moi ? » demanda Harry
- « Oui ! Je suis sûr qu'il y a pleins de jouets géniaux ici ! » répondit James en se redressant.
Il aida alors son fils à enlever son T-shirt, le plia et le déposa sur un coin du lit. La porte de la chambre de Harry s'ouvrit alors et Janet entra.
- « Tu es déjà prêt ? » lança-t-elle en souriant au petit garçon « Ça c'est bien ! »
Harry se mit à sourire fièrement et James tapota sa petite tête avec amusement.
- « Regarde ce que j'ai trouvé pour toi » souffla alors la jeune femme en faisant venir à elle d'un coup de baguette un grand tuyau vertical monté sur roulettes. C'était une sorte de portemanteau dont James compris immédiatement l'utilité. Le petit crochet permettrait à Harry se transporter sa perfusion avec lui. Il adressa un sourire à Janet qui le lui rendit.
- « Tu vas t'allonger Harry » lança-t-elle en s'approchant du lit « Je vais t'installer la perfusion. Tu te souviens de notre accord ? Tu regardes bien ton papa et tu me préviens si tu as trop mal… »
Harry hocha la tête, James alla s'asseoir près de lui et pris une de ses petites mains dans la sienne.
- « Allez bonhomme ! » l'encouragea-t-il en souriant.
Il vit son fils fermer les yeux tandis que la guérisseuse s'affairait autour de son bras. James préféra se concentrer sur son fils plutôt que sur ce que la jeune femme était en train de faire. Il supportait mal de voir quelqu'un perfuser son garçon.
- « Voilà Harry ! » s'exclama alors la jeune femme « Tu as eu mal ? »
- « Un petit peu » avoua le petit garçon en se tournant vers elle.
- « Mais tu as été très grand… » lui répondit la jeune femme en sortant de sa poche un petit paquet de patacitrouille qu'elle lui tendit « Tiens, voilà pour toi… Tu pourras en donner une à ton papa ! » déclara-t-elle en souriant.
- « Merci ! » répondit joyeusement le petit garçon.
- « Mr Potter, le fonctionnement de ceci est très simple » expliqua Janet à James « Comme vous voyez, la poche de perfusion s'accroche ici » lança-t-elle en désignant un petit crochet. « Il pourra ensuite se promener où il voudra. Faites bien attention tout de même à ce qu'il ne se fatigue pas trop surtout »
- « D'accord » répondit James.
- « Bon, je vais vous laissez dans ce cas. Bien sûr si vous avez besoin de quoique se soit… »
- « Je n'hésiterais pas à vous faire appeler ! » lui assura James en souriant.
- « Très bien » répondit Janet en souriant. « Au revoir Harry ! »
- « Au revoir ! » lança le petit garçon en se tournant vers elle.
James et lui regardèrent la jeune femme quitter la pièce et le jeune homme se tourna vers son fils.
- « Tu te sens comment bonhomme ? »
- « Ça va … »
- « Tu te sens d'attaque pour te lever ? » demanda le jeune homme.
- « Oui ! » déclara le petit garçon en se redressant.
- « Tout doucement… » lui conseilla James en posant sa main sur son petit dos.
Il aida son fils à quitter le lit, mais renonça à lui enfiler son T-shirt, la perfusion l'en empêchait. James se saisit alors de la poche dans laquelle la magie irisée de son fils se déversait par goutte régulière et l'accrocha à la grande tige de fer. Il se pencha, pris son fils à son cou et tandis que ce dernier enroulait ses petites jambes autour de sa taille, James attrapa de la main qui ne soutenait pas les fesses de son fils le porte perfusion et le fit rouler devant lui. Tous les deux déambulèrent dans les couloirs quelques minutes avant de trouver la salle de jeu du service de Pédiatromagie de l'hôpital.
L'endroit, vaste et très éclairé, était accueillant et coloré. On y trouvait plusieurs banquettes aux couleurs vives, des caisses de jouets et des petites bibliothèques étaient dispersé un peu partout. Harry avait l'air ravi et James le posa sur le sol. Puis, il prit sa main dans la sienne et le jeune homme se laissa guider par son petit garçon vers la caisse à jouets la plus proche, n'oubliant pas de traîner derrière lui, la perfusion du petit garçon. Ce dernier jeta son dévolu sur une caisse décorée par des motifs en forme de bateaux et de pirates et se laissa tomber devant. James plaça la perfusion un peu plus loin et alla s'installer près de lui.
- « Tu as trouvé quelque chose d'intéressant ? » lui demanda-t-il
- « Regarde ! » lui lança le petit garçon en sortant de la caisse une figurine de pirate.
- « Génial ! » s'exclama James « Il y en a d'autre ? »
- « Oui, tiens ! » lui répondit Harry en lui en tendant une autre.
- « Parfait… Alors moi je suis James le Rouge, le plus grand pirate du monde ! » déclara-t-il « Et toi tu seras Harry le Terrible, ça te va ? »
- « Oh oui ! » s'exclama le petit garçon en souriant et en frappant dans ses mains.
James fouilla un peu dans la grande caisse et trouva un bateau en bois qu'il posa sur le sol près de son fils.
- « Maintenant nous sommes prêt à chercher des trésors ! Pas vrai Harry le Terrible ! »
- « Oui Papa le Rouge ! » déclara Harry en empoignant son pirate et en le brandissant devant son père.
James éclata de rire et le combat commença entre les deux figurines. Le jeune homme s'amusait bien. Il aimait beaucoup jouer avec son fils, lui qui n'avait pas eu de frère avant d'entrer au Collège et de rencontrer Sirius, ces moments de jeux lui avaient manqué durant son enfance. Il était heureux de pouvoir les partager avec Harry en attendant que le petit garçon puisse le faire avec Syrielle et Jack.
Tous les deux avaient inventé une fabuleuse histoire dans laquelle, James, rebaptisé Papa le Rouge, et Harry le Terrible, en quête d'un merveilleux trésor, avaient du vivre beaucoup d'aventures. Ils venaient d'arriver devant une armée de trolls, symbolisée par des cubes empilés les uns sur les autres et semblaient bien décidé à les combattre.
- « Papa arrête ! » lança soudain Harry en arrêtant de jouer et en le fixant d'un air grave.
- « Quoi ? » demanda James, étonné et amusé de voir qu'en cet instant, il ressemblait beaucoup à sa mère.
- « T'as pas le droit avec ta baguette ! » répondit le petit garçon en fronçant les sourcils.
James soupira et sortit de derrière son dos, sa baguette dont il se servait pour faire tomber les cubes, Harry soupira à son tour d'un air agacé.
- « Moi j'ai pas le droit alors toi t'as pas le droit ! » murmura-t-il
- « D'accord » souffla James « Pardon ! »
Harry hocha doucement la tête et observa son père ranger sa baguette dans sa poche.
- « Tu sais que tu me fais penser à Maman quand tu fais ça… » murmura le jeune homme en souriant et en empoignant une nouvelle fois sa figurine.
Harry se mit à sourire et tous les deux se remirent à jouer. Après quelques longues minutes et beaucoup d'aventures plus tard, la porte de la pièce s'ouvrit. James se tourna vers les nouveaux venus. Il s'agissait d'une guérisseuse qui avait l'air plutôt agacée, et qui portait dans ses bras, une petite fille d'origine chinoise qui n'avait pas l'air très coopérative.
- « Cho, on t'a déjà expliqué que tu ne dois pas te promener dans les couloirs de l'hôpital ! » gronda la guérisseuse « Tu dois rester dans la salle de jeu et ton papa viendra te chercher après sa garde ! Est-ce que c'est clair ? »
La fillette hocha la tête d'un air boudeur et la guérisseuse la posa sur le sol.
- « Alors maintenant, je ne veux plus te voir te promener toute seule ! » déclara la guérisseuse avant de la laisser seule et de quitter la pièce en prenant grand soin de refermer la porte.
La petite fille, qui devait être à peine plus âgée que Harry, secoua un moment ses cheveux en croisant ses bras sur sa poitrine.
- « Ooooh ! »
James, surprit, posa son regard sur son fils qui venait de s'exclamer tout haut. Il s'était retourné lui aussi et fixait la fillette avec de grands yeux rond et la bouche légèrement entrouverte. James dû faire un gros effort pour ne pas éclater de rire. Son petit Harry avait l'air d'un parfait idiot. Le petit garçon se tourna vers lui l'air hébété.
- « Tu as vu ? » demanda-t-il.
- « Oui ! Elle est jolie hein ? » souffla James en souriant.
Le petit garçon hocha la tête avec vigueur avant de se retourner vers la petite fille, ce qui amusa beaucoup le jeune homme qui tapota doucement sur son épaule et se pencha vers lui.
- « Tu devrais lui dire de venir jouer avec toi… » proposa-t-il en chuchotant près de son oreille.
James vit alors son fils devenir rouge pivoine et faire non violemment de la tête.
- « Oh ! Ne sois pas timide ! Elle est toute seule, elle va s'ennuyer ! » lança James en jetant un rapide regard à la petite chinoise qui regardait autour d'elle d'un air boudeur.
Mais Harry ne cessait pas de secouer la tête de gauche à droite.
- « Tu veux que je lui demande, moi ? »
Cette fois-ci le petit garçon acquiesça d'un signe de tête en le regardant avec espoir. James le regarda un moment et soupira.
- « Je vais voir ce que je peux faire »
Il se leva, laissant Harry près de la caisse à jouets et prenant bien soin de ne pas se prendre les pieds dans sa perfusion, se dirigea vers la fillette qui n'avait pas bougé d'un pouce. James s'accroupit pour se mette à la hauteur.
- « Bonjour ! » lança-t-il en souriant « Je m'appelle James, tu t'appelles Cho, c'est ça ? »
La petite fille le regarda avec surprise et lui fit un petit signe de tête pour confirmer ce qu'il venait de dire.
- « Je suis avec mon petit garçon là bas, il s'appelle Harry… » continua James en désignant son fils du doigt « Il s'ennuie un peu tout seul, il voulait savoir si tu voulais venir jouer avec lui… »
- « Mon papa y veut pas que je parle aux monsieurs que je connais pas ! » déclara la petite fille.
- « Et ton papa à tout à fait raison, mais là, je voulais juste te dire que Harry est tout seul et qu'il aimerait bien que tu viennes jouer avec lui, voilà tout » expliqua-t-il gentiment en tapotant sa petite tête brune.
James se redressa et retourna auprès de son fils.
- « Elle va venir… » souffla-t-il à Harry, confiant.
Il alla s'asseoir sur une petite baquette un peu plus loin. Il commençait à en avoir un peu assez de jouer aux pirates et il attendait avec impatience le moment où la petite Cho viendrait prendre sa place dans les jeux de son fils. L'attente ne fut pas longue, quelques minutes après qu'il ait été lui parler, la petite chinoise vint le rejoindre. Il vit Harry devenir rouge pivoine quand la petite fille lui adressa la parole. Cela amusa beaucoup James. Il passa un très long moment à les regarder jouer. Dans ces moments là, Harry avait tout d'un petit garçon normal. Il jouait, il riait… James soupira. Les moments comme celui-ci étaient trop rares et même s'il faisait tout pour ne pas y penser, le jeune homme redoutait que ce soit l'un des derniers. Il avait beau croire de tout son cœur que l'issue de cette guerre serait positive pour eux, que Harry s'en sortirait, qu'il surmonterait toutes ses épreuves qui s'annonçaient, une infime part de lui-même redoutait qu'il n'y arrive pas. Après tout, tant de sorciers expérimentés avaient échoués avant lui… Et il avait beau être le plus puissant de tous les petits garçons du monde, il n'avait que quatre ans. Comme à chaque fois qu'il pensait à tout cela, James se sentit mal. Il prit une grande inspiration et tenta de se reprendre. Il secoua sa tête comme si cela permettait d'en faire sortir ses mauvaises pensées et redonna son attention pleine et entière à Harry qui semblait maintenant follement s'amuser avec la petite fille qui riait aux éclats. Il se mit à sourire et profita de ce moment de joie si normal, mais si exceptionnel pour lui.
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Lettre
ouverte à l'intention du Seigneur des Ténèbres
Je suis un vieil homme. J'ai eu une vie bien remplie et j'ai connu des horreurs et des malheurs comme tout à chacun. Pourtant, aucune douleur ni aucun malheur ne m'a semblé aussi horrible que ce que je constate en regardant tout autour de moi. Partout où se pose mon regard, mes yeux ne voient rien d'autre que souffrance et désolation. Là où auparavant régnait le calme et la quiétude, ne subsiste désormais que violence, haine et mort… Comment en est-on arrivé là ?
Tout est parti d'une idée, aussi simpliste et réductrice qu'odieuse : certains hommes valent, par la pureté de leur sang, plus que d'autre. Rien n'est plus faux que cette absurdité et pourtant… Pourtant cette idée s'est répandue comme une traîné de poudre et à embrasé les cœurs les plus mesquins, les plus durs, les plus froids, les plus avides… Des hommes et des femmes ont cru que le fait de n'avoir jamais osé le mélange était une force et que de s'être ouvert aux autres était une faiblesse. Convaincues d'avoir raison, ces personnes ne sont fermés encore un peu plus aux autres et n'ont pas vu que cela les conduirait à leur perte. Car l'un d'entre eux a comprit bien mieux que les autres le pouvoir de destruction que peut engendrer la peur de l'autre. Cet homme s'est engouffré dans cette brèche et a profité d'eux. C'est un homme brillant d'une éloquence rare et d'une intelligence remarquable et pourtant… Il a laissé son cœur se corrompre et il a laissé la haine le dévorer. Il n'est rien d'autre maintenant qu'un vulgaire assassin.
Lord Voldemort ne vaut pas mieux qu'un autre, je dirais même qu'il est bien pire que les autres. Il a si bien su manipuler de pauvres esprits crédule qu'il est parvenu à leur faire croire cette idée saugrenue : il parviendrait un jour à créer un monde où seul les personnes de « sang pur » vivraient…
Qu'est-ce que réellement un sang pur ? En existe-il encore réellement de nos jours ? Rien n'est moins sûr ! Et quand bien même il en existerait, un monde tel que l'envisage le Seigneurs des Ténèbres n'est pas possible. Car tant qu'il restera des gens qui s'aiment, des mélanges se créeront, de nouveaux enfants verront le jour. L'Amour est ce qui fait vivre ce monde et c'est pour Lui que je me décide enfin à écrire ces quelques mots.
Je suis las de cette guerre inutile qui a trop duré. Je suis épuisé de voir des hommes se tuer pour des prétextes aussi vains, aussi futiles, aussi sordides, que le sang qui coule dans leurs veines. Je suis abasourdi de voir comment un simple homme a su dresser les uns contre les autres, des familles, des amis, des connaissances, des proches… J'en ai assez de me lever chaque matin en me demandant quelles horribles nouvelles vont me parvenir, quels nouvelles vies vont être détruites, quel nouvel être cher je vais perdre dans la violence et la haine.
Je ne suis pas le seul ! Combien de mères pleurent chaque soir et espèrent que leur enfant ne sera pas le prochain tué ? Combien de pères quittent leur domicile la peur au ventre, en craignant de ne plus voir ceux qu'ils aiment à leur retour ? Combien d'entre nous ne savent même plus ce que vivre sereinement veut dire ?!
Nous sommes bien plus nombreux qu'eux ! Nous sommes bien plus nombreux que les mangemorts du Seigneur des Ténèbres et pourtant nous avons peur… Oui, nous avons peur et nous n'avons pas honte de le dire ! Il est fou de faire croire qu'on ne craint rien, mêmes les pires tyrans ont des craintes.
Et c'est parce que je ne veux plus vivre avec continuellement cette angoisse au fond de mon cœur que je décide de m'adresser au Seigneur des Ténèbres… La fin est proche. Nous souhaitons tous que cette guerre se termine et je suis certain de la victoire de l'Amour sur la Haine. Aussi, Seigneur des Ténèbres, je te transmet ce message :
Nous savons ce que tu recherches, il est l'un de ceux pour qui nous voulons un monde meilleur et nous ferons tout pour qu'il le connaisse. Nous sommes prêt à tout pour cela. Nous donnons donc rendez-vous au Seigneur des Ténèbres, à l'endroit et à la date qu'il daignera nous donner. Celui qu'il cherche si ardemment sera présent. Nous comparerons alors dans un combat loyal qui de ces idées de haines et de nos idées d'amour sont les plus fortes. Ceci scellera sans aucun doute, la fin des combats.
En espérant que beaucoup d'entre vous auront compris à quel point il est important que cette guerre se termine… Il n'est pas trop tard pour réaliser ces erreurs et se ranger de notre côté… Il n'est jamais trop tard pour revenir sur le droit chemin…
Albus
Dumbledore.
Propos recueillis par R. Skeeter
Remus garda le silence. Quand Océane et Sirius lui avaient demandé de les rejoindre au Quartier Général de l'Ordre du Phoenix où ils se trouvaient déjà en compagnie du professeur Dumbledore, James et Lily, il ne s'était pas du tout attendu à cela. Il fixa le professeur Dumbledore, qui, maintenant qu'il venait de finir la lecture à voix haute de la lettre, se rasseyait calmement. Le vieux sorcier replia le morceau de parchemin, le posa sur la table et croisa ses mains par-dessus. Il se tourna légèrement vers James et Lily dont les mains étaient jointes sur la longue table en bois.
- « Qu'en avez vous pensé ? » demanda Dumbledore d'un air grave.
Remus se tourna alors vers ses deux amis tout comme Sirius et Océane qui se trouvaient près de lui. Tous attendaient avec impatience de savoir quelle serait la réaction de leurs amis. James et Lily, aussi tendus l'un que l'autre échangèrent un regard grave avant que le jeune homme ne prenne la parole.
- « C'est très bien… » souffla-t-il
- « Je le pense aussi » ajouta Lily.
Remus hocha la tête.
- « C'est également mon avis » répondit Dumbledore d'une voix grave. « Je pense que cette annonce atteindra le Seigneur des Ténèbres et qu'elle le fera réagir, ce qui est bien sur le but que nous recherchons ».
- « Donc je vous ai été utile ! » déclara une voix un peu en retrait.
Remus entendit Océane soupirer et se retourner sur sa chaise.
- « Si j'étais toi, je me tairais et je ne me ferais pas remarquer ! Tu oublies encore pourquoi tu as été contrainte d'écrire cette lettre ?! » demanda la jeune femme avec une once de mauvaise humeur dans la voix.
Rita Skeeter qui se tenait dans un coin sombre, assise sur une chaise, les bras croisés sur sa poitrine et l'air renfrogné. Elle bougonna de vagues paroles que personne ne comprit et plus personne ne s'occupa d'elle.
- « Justement, Océane… » commença alors le professeur Dumbledore « Je tiens à te féliciter de la très bonne idée que tu as eu »
La jeune femme se mit à rougir et baissa les yeux.
- « Je cherchais un moyen d'entrer en contact avec Lord Voldemort et tu m'as épargné des heures de réflexion. Je reconnais bien là les qualités qui ont fait une très bonne Serdaigle ! »
- « Oh professeur ! » souffla Océane, visiblement gênée « Ce n'est pas grand-chose ! »
- « Si, jamais je n'aurais pensé à utiliser les médias ! Et je suis admirative de voir comment tu as su convaincre une journaliste telle que Miss Skeeter de s'engager à nos côtés… »
Remus se mit à sourire en entendant l'ironie du professeur Dumbledore quand il parlait de la journaliste.
- « Menacer serait le mot le plus adapté à la situation ! » décréta Rita d'une voix mauvaise « Cette femme me torture ! Elle se livre en pâture à cette espèce de monstre qui s'amuse à me malmener ! Ce n'est rien d'autre qu'une petite… »
- « Je te conseille de ne pas finir ta phrase ! » gronda alors Sirius en se tournant vers elle « C'est de ma fille dont il s'agit ! »
- « Notre fille » corrigea Océane qui fixait la journaliste elle aussi avec colère.
- « Oui, c'est vrai… » souffla Sirius « Alors si tu ne veux pas qu'il t'arrive des choses plus fâcheuses, ne t'avise pas une seule fois de lui manquer de respect ! » lança-t-il enfin à la journaliste.
Cette dernière se recroquevilla un peu sur sa chaise et ne répondit pas.
- « Je serais curieux de savoir ce qui vous permet d'avoir un tel contrôle sur elle… » lança Dumbledore en souriant.
- « Je lui ai promis de ne pas en parler si elle n'écrit plus sur ma famille ni sur mes amis et qu'elle acceptait de rendre ce petit service à l'Ordre du Phoenix » expliqua calmement Océane « Cette lettre sera publiée dès demain dans la Gazette du Sorcier »
- « Je pense qu'on pourra aussi la faire publier sans trop de soucis dans le Chicaneur » lança alors James « Eric Lovegood acceptera volontiers je pense »
Remus hocha la tête.
- « Ce sera parfait. Plus le message circulera vite, plus tôt il atteindra les oreilles du Seigneur des Ténèbres » souffla Dumbledore.
- « Dans ce cas, pourquoi ne pas l'imprimer sur des affiches et les coller un peu partout ? » proposa le jeune homme en se penchant pour mieux voir le vieux sorcier.
- « Pourquoi pas en effet… » répondit-il « Ce soir, quand je rentrerais chez nos amis… »
Le vieux sorcier s'interrompit et jeta un rapide coup d'œil à la journaliste d'un air méfiant avant de reprendre.
- « Qui portent un intérêt certain aux phases de la Lune… »
Remus se mit à sourire et hocha la tête.
- « Je leur proposerais de nous aider » termina-t-il enfin.
- « Je suis sûr qu'ils seront ravis de nous aider » assura Remus en souriant.
Les lycanthropes appréciaient énormément le professeur Dumbledore qui les considérait comme des personnes normales, ils seraient enchantés de pouvoir lui rendre service.
- « Très bien. » répondit Dumbledore.
Le vieux sorcier se tourna alors vers James et Lily qui avaient été particulièrement silencieux depuis le début.
- « Tout va bien ? » leur demanda-t-il.
- « Oui » murmura la jeune femme « C'est juste que… les évènements se précipitent maintenant… J'ai l'impression que tout va si vite »
- « Mieux vaut ne pas faire traîner les choses »
- « Je sais bien professeur mais… »
La jeune femme souffla un long moment avant de reprendre.
- « C'est juste que maintenant que c'est écrit sur papier, ça prend une toute autre dimension. Ça va vraiment se passer ! Et dans peu de temps ! »
James hocha la tête et passa un bras autour des épaules de sa femme.
- « Avant, c'était un peu abstrait… Mais avec cette lettre, on le provoque en duel ! Un duel entre lui et Harry… C'est terrifiant ! » termina-t-elle avec ce qui semblait être l'ébauche d'un petit sourire forcé.
- « Nous savons tout cela Lily ! » lui assura Dumbledore d'une voix calme et douce « Et dis toi bien une chose… Si j'autorise la publication de cette lettre »
- « Écrite sous la contrainte ! » s'exclama Rita Skeeter d'un air fâché.
- « Mais non Rita ! » lança Océane d'un air ironique « N'oubliez pas que vous adorez écrire et informer les gens de ce qui se passe dans le monde… »
- « Puisqu'on parle d'informations, il me semble qu'il se passe ici des choses que le Ministère serait ravi d'apprendre… » répondit la jeune femme « Qu'est-ce que c'est que cette petite réunion et cette petit bicoque dans laquelle on a dû me faire lire l'adresse pour que je puisse y entrer ?! Il se passe quoi exactement ici ? Une rébellion ? Un clan secret ? Une conspiration ? Je suis sûre que beaucoup de lecteurs aimeraient connaître… »
Agacé, Sirius se retourna vers elle et lui lança un sort de mutisme. La jeune femme lui lança un regard noir auquel le jeune homme répondit par son sourire le plus ironique.
- « Vous feriez bien mieux d'oublier le plus vite possible tout ce que vous avez entendu ici Rita, car je ne plaisante pas, vous risqueriez d'avoir d'énormes problèmes ! Un simple bocal n'est rien comparé à Azkaban… » souffla le jeune homme.
Rita devint alors blême et détourna le regard.
- « Si j'autorise la publication de cette lettre, donc » repris le professeur « C'est que je suis sûr de moi, sûr de mon plan. Je prends les intérêts de Harry très à cœur et j'ai tout prévu pour qu'il soit au maximum en sécurité »
- « On le sait » murmura James.
- « Mais je comprends votre angoisse et elle est toute naturelle. N'oubliez pas que vos amis sont tous là pour vous soutenir ! » continua Dumbledore.
- « Bien sûr ! »
- « On sera toujours là ! »
- « On ne vas pas vous laissez tout seuls ! »
Remus, Sirius et Océane échangèrent un regard amusé, ils avaient tous les trois parlé en même temps. Cela dessina un sourire sur les visages de leur amis, auxquels ils répondirent immédiatement. Le professeur reprit alors dans ses mains le morceau de parchemin sur lequel la lette était écrite et le fixa un moment.
- « Ceci » souffla-t-il soudain « signe le début d'une nouvelle ère… Ceci symbolise notre espoir de voir la guerre finir définitivement ! Cette lettre qui se trouve aujourd'hui entre mes mains est la preuve que nous avons toujours cru en notre victoire, que nous avons toujours eu confiance en notre capacité à faire revenir la paix dans notre communauté. Ce n'est pas maintenant que nous devons baisser les bras » ajouta-t-il en se tournant vers James et Lily « C'est maintenant que nous devons nous montrer forts. Nous vaincrons ! »
Remus hocha la tête d'un air convaincu et en observant ses amis, il s'aperçut qu'il n'était pas le seul à qui les paroles du professeur avaient fait du bien. Ils avaient tous l'air bien plus confiants. Dumbledore avait raison, l'espoir était leur meilleure arme. C'est parce qu'ils attendaient le retour de la paix depuis trop longtemps maintenant qu'ils trouveraient en eux la force de mener ce combat jusqu'au bout…
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Dumbledore sortit du bureau dans lequel il travaillait au sein du Quartier Général de l'Ordre du Phoenix. La journée était très avancée et il lui restait pourtant beaucoup de travail à faire. En traversant la pièce principale du Quartier Général, il aperçut Rita Skeeter, assise près de la fenêtre. La jeune femme était décidément d'une humeur très maussade.
- « Quelque chose ne va pas ? » demanda-t-il poliment à celle qui était un peu comme son invité.
- « Vous iriez bien vous si on vous séquestrait et qu'on vous empêchait de travailler ? » lui rétorqua la jeune femme avec mauvaise humeur en se retournant vers lui.
Dumbledore esquissa un faible sourire et se rapprocha d'elle.
- « Dîtes-vous que vous êtes ici en sécurité et qu'il ne pourra rien vous arriver » lui répondit-il
- « Ça c'est vous qui le dîtes ! Cet endroit me fait peur… »
- « Peut être auriez vous préféré accepter une nouvelle fois l'hospitalité de la famille Black ? » demanda le professeur Dumbledore avec une pointe d'ironie dans la voix.
Il vit la jeune femme se raidir et lui faire vivement ''non'' de la tête.
- « Oh non ! Tout mais pas ça ! Leur fille est un monstre vous savez ?! »
- « Nous parlons d'une enfant de deux ans… » s'amusa le professeur Dumbledore.
- « Ça n'a rien à voir ! » assura la jeune femme avec fermeté « Vous avez raison je suis bien mieux ici… »
Le vieux sorcier se mit à sourire. Il connaissait bien Sirius et Océane, et savait qu'ils étaient tous les deux des personnes gentilles et généreuses. S'ils s'étaient montrés un peu busques avec la journaliste, c'était sans doute qu'ils avaient de très bonnes raisons de lui en vouloir. Il se demandait bien quand même, comment ils avaient réussit à lui faire faire tout ce qu'ils voulaient d'elle…
- « Très bien » déclara-t-il « Puisque vous vous sentez ici comme chez vous, je vais vous laisser… »
- « Je suppose que je n'ai aucun moyen de quitter cet endroit ? » demanda la jeune femme.
- « Absolument aucun » assura Dumbledore « Et croyez moi, ce ne serait pas dans votre intérêt. Dès demain, la lettre que vous avez écrite sera publiée et il serait bien plus prudent pour vous que vous restiez discrète pendant quelques temps »
La jeune femme se mit à frissonner et hocha la tête. Dumbledore lui adressa un nouveau sourire poli et quitta la Quartier Général de l'Ordre du Phoenix. Il était conscient que ce n'était pas l'endroit le plus confortable qu'il connaissait et où elle aurait été à l'abri, mais il connaissait la réputation de la jeune femme et se refusait à la laisser venir dans la maison des lycanthropes où lui-même avait élu domicile depuis qu'on l'avait chassé de son école. C'était d'ailleurs à ce sujet qu'il allait se rendre sur le champ au Ministère. Il transplana dès qu'il le pu et arriva devant le bâtiment du Ministère de la Magie. Il y pénétra sans attendre et se dirigea immédiatement vers les ascenseurs. Il connaissait parfaitement l'endroit et n'avait pas le temps pour l'heure d'aller se présenter au service de sécurité comme était sensé le faire tout visiteur. Il se rendit sans plus tarder au niveau qui abritait le Département Éducation et Jeunesse. Une fois rendu, il se dirigea immédiatement vers le bureau principal, frappa quelques coups secs et entra lorsqu'on l'y invita.
Il se trouva alors face à un vieux sorcier à l'air sévère qui remonta ses lunettes sur son nez lorsqu'il releva la tête pour voir qui venait d'entrer.
- « Albus ?! Ça alors, quelle surprise ! » s'exclama le vieux sorcier d'une voix chevrotante « Mais que nous vaux l'honneur de votre visite ? »
- « J'ai bien peur qu'il ne s'agisse pas d'un sujet plaisant malheureusement » répondit le professeur Dumbledore en s'installant dans le fauteuil que son interlocuteur lui désignait.
- « Ah bon ? » s'étonna le vieux sorcier « Expliquez moi donc ce qui vous tracasse… »
Le professeur Dumbledore hocha la tête d'un air grave avant de prendre la parole.
- « Vous n'êtes pas sans savoir que je ne suis plus le Directeur de Poudlard » commença-t-il
- « Oh… » souffla le vieux sorcier « C'est donc de cela dont il s'agit… »
- « Effectivement, je suis venu vous parler de cette situation »
- « Albus, vous avez été grandement blessé et vous aviez besoin de repos. Nous avons pris la décision de nommer une Directrice intérimaire à la tête de Poudlard pour vous soulager un peu »
- « Je n'ai rien contre l'idée en elle-même » répondit le professeur Dumbledore « Et, vous auriez choisit n'importe quel autre membre de mon équipe professoral, j'aurais été ravi. Tout le problème voyez vous, viens de la personne que vous avez mis à la tête de mon école… »
- « Miss Ombrage est une jeune femme tout à fait… »
- « Incapable de tenir une école et bien trop têtue et bornée pour se voir délivrer une si grande responsabilité » le coupa le professeur Dumbledore.
- « Seriez-vous en train d'insinuer que le Conseil d'Administration de Poudlard a fait une erreur de jugement ? » lança le vieux sorcier d'un air pincé.
- « Je ne l'insinue pas, je l'affirme ! » déclara Dumbledore.
- « Qu'est-ce qui vous permet de dire cela ?! » s'indigna son interlocuteur
- « Le fait que cela fait de très longues années que je suis le Directeur de cet établissement et qu'on vient de me destituer ni plus ni moins de mes fonctions sans la moindre forme de procès ! » lança Dumbledore d'un air grave.
- « Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler ! »
- « Je crois au contraire que vous voyez pertinemment où je veux en venir ! » gronda Dumbledore. « Vous avez profité de mes blessures pour m'éloigner de l'école et installer à ma place une personne que le Ministère peut bien plus facilement manipuler que moi ! »
- « Professeur ! Je… Comment… Qu'est-ce qui peut bien vous faire croire une chose aussi insensée ? » s'étrangla presque le vieux sorcier.
- « Le fait que je n'ai pas réintégrer mes fonctions ! » annonça le professeur Dumbledore avec froideur « Et cela malgré le fait que le Ministère m'ait promis de me rendre mon poste. La rentrée est passée depuis près d'un mois, et je n'ai aucune nouvelle de vos services »
Son interlocuteur eu alors l'air gêné et baissa les yeux.
- « Il y a du y avoir… une erreur… un quiproquo… »
- « Nous savons l'un comme l'autre qu'il n'en est rien ! Vous m'avez volontairement évincé de Poudlard » répondit Dumbledore.
Sa voix n'était pas plus forte qu'un murmure, pourtant, le professeur vit son interlocuteur se recroqueviller sur son fauteuil.
- « Je ne me laisserais pas faire ! » gronda Dumbledore en se levant. « J'ai pour le moment, d'autres affaires bien plus importantes à gérer ! Mais tôt ou tard, je regagnerais Poudlard et personne au Ministère ne m'en empêchera ! »
- « Professeur… » commença le vieux sorcier, mais lorsque Dumbledore plongea son regard dans le sien, l'homme se tut.
Le professeur Dumbledore lui tourna alors le dos et quitta la pièce sans aucune forme de procès. Il referma la porte et quitta le service comme il était venu. Pourtant, au lieu de se rendre dans l'atrium pour quitter le Ministère, il fit arrêter l'ascenseur au niveau du Département des Aurors. Là, il marcha un moment dans les couloirs avant de tomber sur un jeune homme qui lui demanda la raison de sa présence dans les locaux. Le professeur Dumbledore lui demanda s'il lui était possible de lui indiquer où travaillait Kingsley Shackelbolt et se fit accompagner jusqu'à son box.
Par chance, l'auror n'avait pas de travail urgent et pu le recevoir immédiatement. Lorsque la porte du bureau se referma, Kingsley lui lança un sort de discrétion et se tourna vers le professeur Dumbledore.
- « Que me vaut l'honneur de votre visite ? » demanda-t-il
- « J'ai un service à te demander » confia le professeur
- « Un service personnel ou concernant l'Ordre du Phoenix ? »
- « L'Ordre » répondit le professeur Dumbledore « Mais pour cela, il va falloir que tu interfères au sein du Département »
- « Ah oui ?! Parlez moi un peu de cette mission… » demanda Kingsley.
Le jeune homme fit signe au professeur de prendre place sur une chaise et s'installa en face de lui.
- « Avant toutes choses, je tiens à mettre les choses au clair avec toi. Tu sais que Severus Rogue fait toujours parti de l'Ordre du Phoenix et malgré tout ce qui a pu se passer à Poudlard, je lui accorde toujours ma confiance pleine et entière »
Kingsley eut une légère grimace et prit un léger temps avant de répondre.
- « Oui, on parle beaucoup de cela entre membres de l'Ordre. Tous ne sont pas d'accord mais en ce qui me concerne, je vous fais confiance à vous. Alors ce que vous déciderez, je l'accepterais »
- « Merci » murmura Dumbledore en souriant « Tant de loyauté me va droit au cœur ! »
Kingsley esquissa un faible sourire et se racla la gorge.
- « Et donc, en quoi consiste cette nouvelle mission ? »
- « Et bien, maintenant Severus n'est plus un agent double. Il a cessé de faire semblant d'être un mangemort et à arrêté tout contact avec le Seigneur des Ténèbres. Il a abandonné sa maison et a trouvé une cachette dans laquelle il est en sûreté »
- « Je ne comprends pas bien où vous voulez en venir » répondit Kingsley.
- « J'y arrive. Maintenant que Severus n'habite plus dans sa maison et qu'il ne risque plus rien, je peux dévoiler à l'auror que tu es un secret que je garde depuis longtemps. Dans la maison de Severus Rogue, cohabitent trois mangemorts »
- « Pardon ? » s'exclama Kingsley.
- « Si tu demandes une perquisition chez Severus Rogue, tu y trouveras Peter Pettigrow, et les époux Lestrange » avoua Dumbledore.
- « Les Lestrange ! »
Kingsley avait crié et s'était levé sous la surprise
- « Oui » se contenta de répondre Dumbledore.
- « Mais… Mais… »
- « Kingsley, tu dois me promettre de tout faire pour assister à cette mission. Tu ne dois pas laisser tes collègues seuls faire les perquisitions dans cette maison. Tu trouveras certainement beaucoup de choses qui seront très utiles pour l'Ordre »
- « Bien… » souffla l'auror qui semblait un peu abasourdi
- « Je sais que je peux compter sur toi » assura Dumbledore.
Il était confiant. Les choses prenaient forme, tout se mettait en place. Leur prochaine victoire ne faisait plus aucun doute pour lui.
