J'ai parlé de Mukuro dans le dernier chapitre. J'ai menti.

Aussi, il n'a pas tué la famille de Lancia. Tout sera expliqué dans un chapitre ultérieur. Mais il s'agit d'un effet papillon à partir de sa rencontre avec Tsuna, en Italie.


Rencontre d'un Gardien

« Gokudera-kun, Reborn. Il y a quelqu'un que je voudrais vous présenter. »

Tsuna s'agitait nerveusement alors qu'il se tenait devant son ami et son tuteur. Gokudera semblait confus par l'ensemble de la situation, tandis que le visage de Reborn était vide, comme toujours.

« Je veux dire, je vous l'aurais présenté plus tôt, mais il n'était pas là pendant un certain temps et ça va être difficile d'y croire sans le voir. Je veux dire, je l'ai à peine cru moi-même, mais c'est réel. Et puis, quand il est revenu, je n'ai pas pu trouver le bon moment pour vous en parler... » balbutia Tsuna.

Gokudera semblait écouter de manière attentive alors que Reborn donnait l'impression de vouloir enterrer son visage entre ses mains.

« Craches le morceau, Tsuna. »

La bouche de Tsuna se ferma avec un « clic » - ses dents s'étaient entrechoqués - et le brunet prit quelques secondes pour se calmer.

« D'accord, d'accord. Reborn, Gokudera-kun, j'aimerai que vous rencontrez mon ami... Daemon. »

Il eut une explosion de flammes indigos du côté de Tsuna alors que Daemon se matérialisait. Il sourit et s'inclina de façon fantaisiste.

« Ravi de vous rencontrer. Je suis Daemon Spade. »

Il y eut un silence total avant...

« Ok, » dit Gokudera avant que son corps basculait en arrière, s'écroulant au sol.

Tsuna grimaça. Ce n'était pas une réaction très positive. Hésitant, il se retourna pour regarder Reborn. Son fedora jetait une ombre sur la moitié supérieure de son visage, rendant impossible de lire la moindre émotion sur ses traits. Pas une réaction positive.

« Dame-Tsuna, » commença Reborn.

Son regard épingla Tsuna à l'endroit où il se trouvait. Impossible de se déplacer.

« Comment as-tu appris à connaître le gardien le plus sanguinaire de Primo ? »

Tsuna rit nerveusement.

« C'est une longue histoire... je préfère ne pas en parler. »

Il détourna le regard, brisant le lien avec Reborn. Ce dernier fit un bruit de mécontentement et observa Daemon. L'esprit resta imperturbable.

« Comment es-tu resté en vie ? » demanda Reborn sans ambages.

Daemon haussa les épaules.

« Me croirais-tu si je disais que c'est simplement par la force de ma volonté ? » demanda-t-il de manière désinvolte.

"Ne pas."

« Oh, d'accord. »

Daemon haussa une nouvelle fois les épaules. L'ambiance entre eux semblait crépiter d'électricité et Tsuna savait qu'il ne voulait pas y participer.

Rapidement et silencieusement, il courut rejoindre le corps couché de Gokudera et le ramassa avant de s'enfuir. Appelez-le un lâche, mais il préférait amplement être appelé par ce terme qu'être mort.


Conflit ( pas vraiment... )

Ils traversaient la route et, une fois de plus, les doigts de Yamamoto étaient enlacés aux siens. C'était bizarre et inconfortable, mais pas exactement indésirable. C'était juste que la dernière fois que quelqu'un avait tenu la main de Tsuna remontait à trop longtemps et la situation n'était pas familière au Brunet. Il ne savait pas vraiment quoi faire.

"Tsuna ...»

Au son de la voix de Yamamoto, Tsuna releva immédiatement la tête. Son ami le regardait avec un sourire teinté de tristesse.

« C'est pas grave si tu ne veux pas me tenir la mains, tu sais. Ça ne me dérange pas. »

Menteur, pensa Tsuna en voyant l'oeil de Yamamoto se crisper. Tu serais totalement dérangé.

Au lien de lâcher la main de son ami, il serra les doigts et fixa son regard dans celui de Yamamoto lorsque ce dernier le tournait enfin la tête pour le regarder.

« Ça ne me dérange pas, Yamamoto-kun. Nous sommes amis, non ? Et si tu veux juste me garder en sécurité... »

Tsuna haussa les épaules. Il risqua un regard vers le visage de Yamamoto et cligna des yeux lorsqu'il vit le doux et chaleureux regard que le brun lui rendait.

« Vos sentiments étaient en mesure d'atteindre votre compagnon ! »

Oh non.

« Vous vous sentez plus proche de Yamamoto Takeshi. Votre lien avec Yamamoto Takeshi a gagné un niveau ! »

« Et bien, je ne sais pas si je t'ai déjà dit ça, mais... »

Yamamoto tourna sa tête pour regarder devant lui, ses joues gagnant une teinte rosée. Il se gratta maladroitement la joue en resserrant son étreinte autour de la main de Tsuna.

« Tu es important pour moi aussi, tu sais ? »

Encore une fois, le temps s'arrêtait. Alors que Tsuna et Takeshi étaient au milieu de la route. N'était-ce pas dangereux ?!

[ « Merci, tu es important pour moi aussi. » ]

[ « Je vous aime vraiment. » ]

[ Lui donner un câlin ]

[ Lui donner un baiser sur la joue ]

Choix et choix. Les deux derniers étaient définitivement refusés sur la base qu'ils étaient au milieu de la route. Bien sûr, il n'y avait pas de voiture autour, mais vous ne pouvez jamais être trop prudent. Et même si Tsuna avait ses compétences de guérison, Yamamoto ne les avait pas et il ne voulait pas prendre de risques parce que bon. Takeshi était important pour lui aussi. Il était son ami pour l'amour de Dieu. Donc, la première option.

C'était aussi le moindre mal pour Tsuna.

« Vous avez choisi la bonne option ! »

Pourquoi ce genre de choses n'arrivent qu'à moi ?


Mais pourquoi, malgré tout

"Tsuna-san ...»

Nagi s'agitait en regardant le sol. Tsuna arrêta ce qu'il faisait et attendit patiemment que son amie continue.

« Tu te rappelles de ce que j'avais dit sur mes correspondants...? De les aider s'ils sortaient de prison ? »

Tsuna hocha lentement la tête et Nagi poussa un soupir de soulagement.

« Ah, mes amis se sont enfuis de prison. Nous pouvons encore les aider, non ? »

« ... »

Tsuna prit un moment pour rassembler ses idées.

« Quand j'ai dit sortir de prison, ce n'était pas ce que je voulais dire... »

Au regard penaud de Nagi, Tsuna se sentit obligé de rajouter :

« Mais oui, l'offre tient toujours. Par contre, je ne sais pas comment on peut les aider. »

Juste après avoir finit sa phrase, un faible brouillard indigo commença à remplir la salle et trois garçons apparurent derrière Nagi. Tsuna les observa, ne montrant pas la moindre surprise, et jugea les noms au-dessus de leur tête.

[Rokudo Mukuro, Niveau 50]

[Kimoto Chikusa, veau Est 34]

[ Joshima Ken, Niveau 34 ]

Pour une quelconque raison, Tsuna sentit qu'ils lui semblaient plutôt familiers, bien qu'il ne pouvait pas tout à fait mettre le doigt dessus. Le garçon du milieu - Rokudo Mukuro - regardait Tsuna avec une étrange lueur dans ses yeux hétérochromes. Tsuna ne put s'empêcher de prendre du recul. Il pouvait dire que les yeux de Mukuro remarquèrent son mouvement car un flash d'amusement sadique vacillait à travers eux, donnant envie à Tsuna de s'enterrer dans un trou. Pourquoi sa compétence pour repérer le danger ne s'était pas activé ?

Nagi commença à introduire ses amis. Tsuna avait une question.

« Comment vous êtes-vous rencontrés ? Je veux dire, vous êtes correspondants, non ? Je ne vois pas comment ... »

Nagi s'agita maladroitement et jetait des regards à Mukuro comme si elle lui demandait de parler à sa place.

« Kufufu, nous ne sommes pas exactement correspondants, » expliqua Mukuro. « Je l'ai rencontrée pendant l'une de mes balades dans mes illusions... »

Le bleuté gardait soigneusement un oeil sur pendant qu'il parlait. Tsuna refusa résolument de montrer la moindre émotions et était heureux de voir Mukuro froncer les sourcils dans la déception.

« Et nous avons commencé à converser à partir de là. »

« Très bien. »

Je n'ai absolument aucune idée de ce dont il parle.

« Avez-vous un endroit où rester ? »

Lorsque Nagi secoua la tête, ce fut au tour de Tsuna de froncer les sourcils.

« Hein ? Mais où pouvez-vous rester ? C'est presque l'hiver, le terrain de Kokuyo est définitivement hors de question, et je ne sais pas si les hôtels ont besoin d'une identification ou non. Et quelle famille prendrait un groupe d'adolescents sans le moindre soupçon ? » pensa à haute voix Tsuna.

Il remarqua ensuite l'attention de Nagi envers lui et dit quelques pas en arrière.

« Pourquoi tu me regardes comme ça ? »


"Tsuna-nii!»

Fuuta se jeta sur Tsuna dès qu'il mit un pied dans sa maison. Le brunet sourit et ébouriffa les cheveux du plus jeune.

« Je suis de retour. »

« Bienvenue à la maison, » répondit sa mère.

Elle aperçut ensuite les autres personnes derrière son fils.

« Et qui sont vos amis ? »

L'oeil de Tsuna se crispa au mot ami, mais il ne nia pas l'allégation de Nana.

« Maman, ils s'appellent Mukuro, Chikusa et Ken. Ils n'ont pas de maisons en ce moment, donc ce n'est pas un problème s'il restent avec nous ? »

« Bien sûr ! Il y a une chambre supplémentaire au fond du couloir- »

Il y avait toujours une chambre de plus au fond du couloir.

« où vos amis peuvent séjourner. J'espère qu'ils seront à l'aise ! »

« Merci maman ! »

Il risqua un regard en arrière et prit note que les trois autres semblaient pris de court au manque total d'hésitation de sa mère à accueillir de parfaits étrangers dans sa maison.

« Allons-y, cela ne vous pose pas de problème de partager une chambre ? Si vous trouvez que c'est trop petit alors... il y a probablement une autre chambre au bout du couloir. »


Il installa Chikusa et Ken dans une chambre et Mukuro dans une autre. Lorsqu'il accompagna Mukuro vers sa chambre ( qui avait déjà un lit et tout le reste... Il y avait des choses que sa mère ne lui disait pas ), le garçon aux cheveux indigo parla soudainement.

« Il semble que tu as déjà mis la main sur le Prince du Classement Fuuta, » commença-t-il sur un ton de conversation.

Tsuna cligna des yeux.

« Prince du Classement... Fuuta ? C'est un nom assez bizarre... »

« Ce n'est pas un nom, » déclara sèchement Mukuro. « C'est son titre. »

Tsuna rit timidement.

« Ok. Je le savais. Mais pourquoi un tel titre bizarre ? »

Tsuna se tourna vers Mukuro en inclinant la tête de côté. Le bleuté plissa les yeux.

« Tu ne le sais pas ? »

« ... »

Tsuna réfléchit en se remémorant depuis le moment où Fuuta était entré dans la famille.

« Oh, n'est-ce pas parce qu'il est si bon au classement ? Il a même réussi à énumérer ma nourriture préférée dans un ordre parfait ! Il doit être très attentif. »

Mukuro le regardait comme s'il était un idiot. Tsuna n'aimait pas vraiment.

« Donc, Chrome m'a dit que tu allais devenir Vongola Decimo. » Mukuro changea brusquement de sujet.

« Pourquoi appelles-tu Nagi-san par Chrome ? » demanda Tsuna, incapable de lire l'atmosphère.

Mukura avait l'air un peu agacé.

« C'est parce qu'elle a demandé à être appelée Chrome, » répondit-il, un peu tendu.

Tsuna hocha lentement la tête. Nagi n'avait pas vraiment à le lui dire. Peut-être en parleraient-ils plus tard ; si Nagi voulait être identifiée comme Chrome, alors il l'appellerait Chrome.

« Que comptes-tu faire avec Vongola ? » demanda Mukuro, coupant à travers le train de pensée de Tsuna.

Surpris par la question soudaine, le brunet lâcha la première chose qui lui venait à l'esprit.

« Le brûler jusqu'aux racines, bien sûr. »

« Quoi ? »

Les yeux de Mukuro étaient larges.

« Quoi ? » répondit Tsuna, toujours pas sûr de ce qu'il venait de dire. « Oh. Non, ce n'était pas ce que je voulais dire. Je disais que j'allais apporter Vongola à retourner à ses racines, » sourit maladroitement Tsuna. « Je ne sais pas, honnêtement, d'où vient le « Brûler ». »

« Je... vois... »

Mukuro avait l'air un peu bizarre et Tsuna décida que c'était le bon moment pour faire une retraite stratégique.


Apprendre à se connaître

Lorsque Reborn revint de l'endroit où les Reborns allaient passer leur temps, la première chose qu'il vit était Haru en train d'enseigner à Mukuro et Tsuna comment coudre. Il resta immobile un instant, abasourdi par la scène entière, avant d'aller chercher Tsuna pour lui arracher des explications. Mukuro fixait le duo comique de Tsuna griffant le sol dans une tentative de retarder l'inévitable.

« Qui était... »

« Reborn, le tuteur de Tsuna-kun. J'ai vraiment pitié de Tsuna-kun. Quoiqu'il en soit, si tu cous comme ça, tu peux... »

Mukuro se demandait pourquoi Haru semblait si nonchalante sur l'ensemble de la chose.


«Bonjour Mukuro-san! »

Tsuna avait l'apparence de quelqu'un qui avait rampé hors des fosses de l'enfer et, considérant que Mukuro était effectivement allé en enfer, cela voulait dire quelque chose.

« Oh, Chikusa-san, Ken-san, c'est agréable de vous voir aussi ! »

Il s'arrêta en face d'eux et leur sourit brillamment. Ken regardait les morceaux de débris qui sortaient des cheveux de Tsunayoshi.

« On dirait que tu t'es fait écrasé par un camion, byon, » commenta-t-il sans ambages.

Tsuna RIT.

« Nah, se faire écraser par un camion n'est pas si mal. J'ai juste subi une formation avec Reborn. Oh ! »

Il fouilla dans son sac et sortit un CD qu'il donna à Chikusa.

« Fuuta m'a dit que tu aimais bien la techno, quand j'ai vu ce CD en vente, je l'ai pris pour toi ! »

Chikusa regarda Mukuro, lui demanda la permission de recevoir le cadeau et Mukuro hocha la tête. Chikusa prit délicatement le disque des mains de Tsuna et l'examina, peu habitué à recevoir des choses des autres.

« ... Merci, » dit-il finalement.

Tsunayoshi hocha la tête.

« Pas de problème ! Et voilà du peppermint gum pour toi, Ken. Encore une fois, c'est Fuuta qui m'a dit ce que tu aimais. »

Ken n'était pas aussi poli que Chikusa et arracha le paquet de chewing gum des mains de Tsnuayoshi. Il ne sembla pas s'en offenser. Enfin, le brunet se tourna vers Mukuro. Il fit de son mieux pour ne pas paraître impatient, mais à en juger par le sourire de Tsuna, il ne pensait pas vraiment avoir réussi.

« Ici pour toi, Mukuro. Chocolat. Tu aimes cette marque, non ? Fuuta- »

« Te l'a dit ? » finit Mukuro avec un sourire narquois. « Merci, Tsunayoshi-kun. »

« Y a pas de quoi. »


« Pourquoi es-tu aussi gentil avec nous ? »

Mukuro ne pouvait plus le supporter. Tsunayoshi était trop gentil sans rien demander en retour. Il devait certainement y avoir quelque chose que Tsunayoshi voulait d'eux pour les traiter aussi bien.

« Je suis gentil ? »

Tsunayoshi le regardait avec des yeux ronds.

« Non, je ne le suis pas. Je vous traite exactement comme je le fais pour mes amis ! »

« Justement. Nous ne sommes pas vos amis. Alors pourquoi ?! » éclata Mukuro, frustré.

Il n'aimait pas ne pas comprendre les motifs de son adversaire et, en sachant que Tsuna allait devenir Vongola Decimo, cela le frustrait encore plus. Comment allait-il être en mesure de posséder le garçon s'il ne pouvait même pas le comprendre ?

« Je... pensais que nous étions amis. »

Tsuna semblait blessé.

« Parce que tu es ami avec Chrome, de sorte que nous sommes aussi amis. »

Tsuna soupira et se dirigea vers Mukura, enroulant ses bras autour de l'adolescent plus grand dans une étreinte. Mukuro se raidit.

« Tsunayoshi. Que fais-tu ? » siffla-t-il, incroyablement inconfortable.

« Un câlin, » déclara Tsunayoshi d'un ton neutre. « Tu sembles en avoir besoin et, parce que nous sommes amis, je t'en donne un. »

« Je vois. »

Mukuro n'était pas en train de rougir, peu importe ce que l'on pourrait dire.

« S'il-te-plaît, arrête ça. »

Tsuna lâcha immédiatement et se recula. Etonnamment, Mukura regretta la chaleur que Tsunayoshi emporta avec lui dans son geste.

« Désolé, je ne voulais pas te mettre mal à l'aise. Je vais partir maintenant. »

« Non, reste ! »

Les deux garçons semblaient confus par la tournure de la situation.

« Dis-m'en plus sur tes amis, » dit finalement Mukuro en essayant de se convaincre qu'il voulait simplement en savoir plus sur ses pions potentiels, et non qu'il voulait savoir comment étaient censés agir des amis.

Il ne réussit pas tout à fait.

Tsuna tressaillit et se frotta l'oreille.

« Et bien, » dit-il après un moment. « Il y a Ryohei-senpai... »

Mukuro écouta attentivement la voix de Tsunayoshi.


Dokuro Chrome

Chrome s'assit dans la salle à manger avec ses parents, se réunissant avec eux pour la première fois dans ce qui semblait être une éternité. L'atmosphère était froide et la chambre silencieuse à part les bruit d'ustensiles. Chrome fit de son mieux pour se faire petite et transparente, se demandant pourquoi ses parents avaient demandé à dîner avec elle tout d'un coup.

Le silence étouffant continua pendant un bon moment avant que la mère de Chrome reposa son bol et ses baguettes en face d'elle et son père ( par alliance ) lui emboîta le pas. Elle avait presque fait la même chose, mais réussit néanmoins à continuer de manger et faire comme si elle n'était pas affectée. Elle pouvait sentir le mécontentement de sa mère, mais ne s'arrêta pas.

« Nagi, » commença sa mère.

Chrome s'arrêta lentement et reposa son bol sur la table. Cette nourriture était insipide comparé à ce qu'elle mangeait avec les autres membres d'Hamagure.

Refusant de répondre aux yeux de sa mère, elle continua à regarder la table.

« Oui, mère ? » répondit-elle.

Sa mère fit un bruit mécontent.

« Regarde-moi quand je parle, Nagi. »

À contrecoeur, Chrome pencha la tête pour rencontrer le regard glacial de sa mère.

« C'est mieux. Maintenant que j'ai ton attention, je voudrais que tu saches que j'ai entendu des rumeurs des voisins. Rumeurs désagréables. »

Son visage se tordit dans une grimace.

« Ils disent que tu t'associes avec des gens... pas respectables. Est-ce vrai ? »

Chrome se figea aux paroles de sa mère. Des gens non respectables ? Faisaient-ils... Faisaient-ils référence à Hamagure ? C'était...

« Ce n'est pas vrai, » répondit doucement, mais fermement Chrome. « Mes amis ne sont pas non respectables. »

« Ne présume pas que je ne sais pas ce que tu fais pendant ton temps libre. Je ne vais pas te permettre de t'associer avec une telle racaille. Déjà rien qu'avec l'inutile Sawada avec sa mère célibataire. Comment l'appellent-ils déjà ? Oh oui, Dame-Tsuna. Il est en dessous de toi. Ensuite, il y a les frères et soeurs Sasagawa. L'aîné perturbe la paix et est une tel imbécile. Et pour ne pas mentionner cette fille bizarre, Miura ! »

La colère de Chrome augmentait à chaque mot sortant de la bouche de sa mère.

« As-tu pensé quel effet cela aura sur la réputation de notre famille ? » exigea-t-elle.

Chrome rompit le contact et regarda ailleurs.

Tu veux dire quel effet cela aura sur ta réputation, pensa amèrement Chrome. Depuis quand ne t'es-tu pas souciée de quelqu'un d'autre que toi ?

« Ma fille ne s'associera pas à ces personnes, » déclara sa mère avec une note de finalité dans sa voix. « Je t'ai déjà inscrit dans Kumon Kokusai Gakuen, un pensionnat dans la préfecture de Kanagawa. »

« La préfecture de Kanagawa ?! »

C'était loin de Nanimori. Trop loin.

« Oui. Ton vol est prévu pour demain matin. J'espère que tu pourras embarquer sans nous ? Ta mère et moi avons des choses à faire demain, nous ne serons donc pas en mesure de t'accompagner. »

« ... »

Chrome était gelée en état de choc. Elle allait quitter Nanimori. Comment sa mère pouvait-elle lui faire ça ? Elle ouvrit la bouche, voulant protester, mais les mots restaient logés dans sa gorge et elle était incapable de parler. Sa mère prit son silence comme un accord et retourna à sa nourriture avec un air suffisant. Chrome regarda son beau-père, mais il ne faisait même pas attention à elle, tapant sur les touches de son téléphone, travaillant même à la maison. Lentement, son regard retourna sur la surface de la table. Il n'y avait rien qu'elle pouvait faire contre ses parents. Après tout, Yoinara Nagi vivait sous la coupe de sa mère, incapable d'aller à son encontre. En fin de compte, elle allait juste suivre que ce sa mère lui dictait sans aucune protestation. Sans pensées propres.

... Non. Non, Chrome refusait de croire qu'elle le ferait. Elle refusa de croire qu'elle n'avait pas changé. N'avait-elle pas demandé à ce que ses amis l'appellent Chrome ? Pour montrer qu'elle n'était pas si soumise. Elle ne voulait plus être la poupée de sa mère !

Elle n'était pas l'inutile et solitaire Yoinara Nagi. Elle était Dokuro Chrome, membre estimé d'Hamagure et aimée par ses amis !

Il était hors de question qu'elle allait permettre de se faire expédier jusqu'à la préfecture de Kanagawa.


Elle n'emballa pas beaucoup de vêtements, ils ne feraient rien d'autre que la ralentir. Si elle avait de l'argent, ce n'était pas utile d'apporter de la nourriture. Elle devrait probablement prendre ses objets de valeurs, mais rien de trop lourd, et rien qui pourrait la lier à Yoinara Nagi.

Elle était Dokuro Chrome maintenant.

Ses parents lui avaient donné une carte de débit de sorte qu'elle aurait assez d'argent même s'ils étaient partis. Chrome la fixa pendant un moment, se demandant si elle devrait l'emmener avec elle. D'une part, ce serait probablement utile. D'autre part, si elle l'utilisait, la carte serait très certainement retracée. En fin de compte, elle la prit tout de même. Elle ne pourrait jamais savoir si elle en aurait besoin.

Ses parents n'étaient pas du genre à s'endormir facilement, Chrome devait donc faire attention. Elle devrait aussi ne pas laisser ses voisins la voir en sachant qu'ils allaient parler. Rapidement, elle formula rapidement un bref plan dans sa tête. Sortir de la maison, se lancer une illusion, aller au bancomat le plus proche et en tirer le plus d'argent possible sans que ses parents ne deviennent suspects. Tout ce qui allait suivre pourrait être facilement prévu et, après, elle serait sûre de sa liberté.


La liberté était enivrante, envoûtante et addictif... mais pourtant complètement effrayant en même temps.

L'anonymat qu'elle avait était merveilleux ; elle pouvait faire tout ce qu'elle voulait. Elle était Dokuro Chrome, non Yoinara Nagi. Sa propre personne et non la poupée de sa mère.

Cependant, elle avait mal calculé. Il était trop tard pour trouver un appartement et elle était à peu près sûre que ses parents seraient en mesure de la retrouver si elle louait une chambre d'hôtel pour y dormir. Ça ne lui laissait pas beaucoup de choix, surtout qu'il était presque en hiver. Alors que l'hôtel était hors de question et qu'elle ne voulait pas déranger ses amis si tard dans la nuit, cela ne lui laissait que le terrain de Kokuyo. Chrome hésita. Il y faisait sombre et froid en plus de lugubre quand ses amis n'étaient pas autour, mais... C'était juste pour la nuit. Cela ne devrait pas être si mal, non ?


Tsuna se redressa. Il vérifia l'horloge et vit qu'il était passé trois heures du matin. Il n'y avait dont, logiquement, aucune raison pour lui d'être réveillé, aucune raison pour que son sang couraient ainsi dans ses veines et donc aucune raison pour laquelle son coeur battait si fortement dans sa poitrine. Logiquement.

Tsuna rit de manière ironique à lui-même, se hâtant de sortir de son lit. Depuis quand sa vie suivait-elle la logique ?

Il s'arrêta un bref moment pour laisser une note pour sa mère avant de prendre son manteau et ses chaussures et de courir vers la porte.


«Chrome-san ...»

Sans hésitation, Tsuna se débarrassa de son manteau et l'enroula autour de Chrome. C'était un manteau fabriqué par Haru, donc il était assez sûr que Chrome retrouverait de la chaleur dans un court laps de temps. En attendant ce moment, il s'assit à côté d'elle jusqu'à ce que les frissons s'arrêtent.

Une minute plus tard, Tsuna se rendit compte que les mains de Chrome devaient être complètement gelées et il appela son inventaire pour en sortir ses mitaines. Alors qu'il les mettait sur les mains de la jeune fille, elle commença à remuer.

« Ts-Tsuna-san ? » murmura-t-elle.

« Je suis là, Chrome-san. Est-ce que tu vas bien ? Peux-tu marcher ? »

Chrome hocha la tête.

« Très bien. Pourquoi ne pas rester chez moi ce soir ? Nous pourrons parler demain. »

Elle acquiesça une nouvelle fois et se leva. Tsuna prit un moment pour bien l'installer dans ses bras pour soutenir son poids.

« Je suis désolée, Tsuna-san... »

« Nous en parlerons plus tard. Maintenant, il faut se concentrer sur la marche vers la maison, » dit fermement Tsuna.

Il pouvait sentir le léger sourire de Chrome contre sa peau.

« Merci, Tsuna-san. »


Privé de Sommeil

Après avoir offert à Chrome un thé aux chrysanthèmes, Tsuna l'amena dans l'une des chambres supplémentaire de la demeure Sawada et ne sortir de ladite chambre que quand il s'était assuré que la jeune fille était bien installée. Il se tenait alors dans le couloir pendant un certain temps, se demandant s'il devait aller vérifier les autres ou tout simplement aller se rendormir. Son inquiétude pour ses amis pris le dessus sur son désir de sommeil et il marcha dans le couloir, jeter des coups d'oeil dans les chambres. Tout le monde était dans leur lit et dormait. Tsuna souffla de soulagement.

Il atteignit la dernière chambre, celle de Mukuro, et l'ouvrit. Il se figea tout comme la personne dans la pièce.

« Encore éveillé ? » demanda Tsuna.

Mukuro cligna des yeux avant que son habituel sourire ne reprenne sa place sur son visage.

« Tout comme toi, Tsunayoshi-kun. Pourquoi ne pas venir dormir avec moi ? » offrit-il malicieusement.

Tsuna le regarda pendant un moment, puis haussa les épaules et entra dans la chambre. Il était vraiment fatigué, il faisait froid et sa chambre était trop loin dans le couloir. Il n'avait pas vraiment envie de faire tout le long trajet jusqu'à sa chambre et puisque Mukuro proposait...

«Tsunayoshi-kun? »Bafouilla Mukuro.

Mais Tsuna était déjà couché sur la moitié du lit et dormait comme s'il était mort au monde dès que sa tête avait touché l'oreiller. C'était... Etrange. Tsunayoshi était vraiment insouciant d'exposer ainsi sa faiblesse à Mukuro.

A moins que... Tsunayoshi avait confiance en lui ? Ah, alors il était à la fois un imprudent et un imbécile. Comment pouvait-il lui faire confiance même en sachant le crime que Mukuro avait commis ? Il avait éradiqué toute une famille, pour l'amour de Dieu !

Il se rappelait du jour où Mukuro avait parlé de l'Estraneo Famiglia à Tsunayoshi. Le garçon ne l'avait pas regardé avec dégoût ni pitié. Il ne lui avait jamais dit que Mukuro n'aurait pas dû tuer la famiglia mais ne l'avait pas félicité pour son geste sanguinaire. Il était juste là, assit à écouter silencieusement et ne jugeant jamais, juste montrer sa compassion.

Contemplant la forme endormie de Tsuna, Mukuro devait admettre que peut-être, juste peut-être, Tsunayoshi n'était pas une mauvaise personne.

Soudain, Tsuna se réveilla en sursaut et tomba du lit, comme s'il avait été réveillé par un bruit fort. Il toucha le sol et se recroquevilla en plaçant ses mains sur ses oreilles.

« Pourquoi ne pas me laisser dormir, » sanglota-t-il. « Pourquoi me parler de drapeaux dans le milieu de la nuit, pourquoi... »

Mukuro regarda Tsuna, ne sachant pas quoi dire.

Tsunayoshi était vraiment une personne étrange.


Nouvelles Armes

« Des armes ? » demanda Mukuro à Tsuna quand Shouichi lui tendit un trident. « Je croyais que tu ne voulais pas devenir un patron de la mafia. »

« Ouais. »

Tsuna examinait ses nouveaux gants en coton. Chrome ne lui avait jamais vraiment rendu les siennes, mais il en avait des nouvelles maintenant.

« Le truc des armes est juste pour nous. On jouait avec ça bien avant de connaître quoique ce soit sur la mafia. »

« Je vois... » répondit Mukuro en regardant son nouveau trident avec intérêt. « Ils sont très bien faits. »

"Merci, Mukuro-san! »

Haru avait entendu la conversation en passant par là.

« Ah ! Il y a une fonction supplémentaire pour cacher le trident puisqu'il est assez voyant. Tu vois... »

Haru procéda ensuite à montrer comment transformer l'arme de Mukuro en un pendentif pouvant servir de bracelet ou de collier. Tsuna se demanda vaguement comment avaient-ils réussi à faire ça avant de décider que c'était une information qu'il ne voulait pas savoir pour le bien de sa santé mentale. Il vivait dans un monde où les gens pouvaient émettre des flammes de rien. Cacher un trident n'était pas vraiment un gros problème, non ?

« Hey, Tsuna, regarde ! » s'agita Yamamoto en jouant avec une batte de baseball dans ses mains.

Soudain, la batte éclata en flammes bleues et devint un sabre.

« Je peux utiliser ce sabre pour pratiquer le style que mon père m'a appris ! ... Tsuna, tu vas bien ? »

Tsuna avait enterré son visage entre ses mains. Ne pas être surpris, se dit-il. Ne pas être surpris. Tout est possible et tout va bien. Peut-être que s'il se le répétait assez à lui-même, il pourrait commencer à y croire.


Cette chose, en Italie

« Primo Jr., à propos de cette chose en Italie... »

« Désolé Daemon-san, je ne peux pas parler maintenant ! » s'excusa Tsuna en poursuivant Lambo et la grenade rose qu'il avait dans la mains. « Je suis occupé ! »


«Première Jr.-»

« Waaaah ! Hibari-san, je suis désolé ! » glapit Tsuna en passant devant Daemon sans même le voir.

L'esprit soupira et se résolu à parler à Tsuna une autre fois.


« J'ai trouvé quelque chose... Tsunayoshi ?! »

Le garçon était couché sur le sol, immobile. Une vérification rapide montra qu'il n'était qu'inconscient. Daemon poussa un soupir de soulagement et regarda avec amusement le tuteur du garçon le traîner pour plus de formation.

Ce n'était que plus tard qu'il se rappela avoir quelque chose à dire au brunet.


«Tsunayoshi-»

« Désolé, Daemon-san, peut-on parler plus tard ? »

Tsuna lui offrit un sourire d'excuse.

« J'ai besoin d'aider Chrome-san à trouver un appartement pour elle. »

L'oeil de Daemon se crispa mais il ne dit rien. Juste se retourner et disparaître.


«Daemon-san? »

Pas de réponse.

« Daemon-san, ne voulais-tu pas me parler de quelque chose ? »

Toujours le silence.

« Daemon-san...? » continua Tsuna en regardant l'esprit.

Daemon ne le regardait pas.

« Es-tu en train de... bouder ? »

« Tu n'as pas mieux à faire ? » demanda sèchement le fantôme.

Tsuna secoua la tête en souriant. Donc, l'homme pouvait aussi avoir un caractère comme ça.

« Pas vraiment, j'ai dit aux autres que je voulais te parler. Je suis désolé de t'avoir ignorer avant. »

Daemon essaya de se convaincre de ne pas regarder Tsuna mais échoua lamentablement lorsqu'il jeta un oeil au brunet. Il céda sous les grands yeux pleins d'espoir que le plus jeune lui donnait.

« Très bien ! » dit-il avec toute la fausse réticence qu'il pouvait encore rassembler. « Je suppose que je pourrais te le dire. »

« Merci, Daemon-san ! »

Des étincelles apparurent derrière Tsuna lorsqu'il sourit et Daemin dut prendre un moment pour rassembler ses pensées.

« Et bien, j'étais en Italie quand je suis tombé sur quelque chose d'intéressant. »

Tsuna hocha la tête, le poussant à continuer.

« C'était un homme avec des cheveux noirs et des cicatrices sur son visage, coincé dans la glace ! »

Tsuna resta bouche-bée.

« Quoi. »

« Hahi ! C'est terrible ! » intervint Haru en entendant ce qu'avait dit Daemon.

Il n'y avait plus de retour en arrière possible.

« Pouvons-nous faire quelque chose ? »

« No- » commença Tsuna.

« Oui, effectivement, » coupa Daemon. « Avec votre niveau actuel de force, Hamgure devrait être en mesure de pénétrer la forteresse dans laquelle se trouve l'homme et le sortir. »

Tsuna plissa les yeux.

« Tu l'avais prévu. »

Le fantôme fit comme s'il n'avait pas entendu la déclaration du brunet.


Hamagure tenait une réunion.

« Nous ne devons pas aller en Italie, » déclara Tsuna.

« Mais il y a un homme bloqué dans la glace ! Nous devons le sauver ! » contredit Haru.

Kyoko et Chrome acquiescèrent. Hana, d'autre part, semblait préférer être ailleurs.

« Je ne sais pas. Je pense qu'il devrait être congelé pour une raison, » réfléchit Gokudera.

« Exactement ! » siffla Tsuna. « Que faire s'il était vraiment effrayant ? »

« Haha, alors nous devrons devenir amis avec lui, n'est-ce pas ? D'ailleurs, Tsuna, ne pensais-tu pas que Daemon était effrayant aussi ? » remarqua Yamamoto.

L'oeil de Tsuna se crispa, mais il ne dit rien. Au lieu de cela, il regarda simplement Mukuro.

« Mukuro, tu ne devrais pas avoir envie d'y aller non ? Je suis sûr que ça à un lien avec la mafia ! Tu détestes la mafia ! »

« C'est exactement pourquoi je veux y aller, Tsunayoshi. Si la mafia a pris le temps de geler cet homme, le dégeler la mettrait sûrement en colère, » répondit Mukuro.

Tsuna se tourna vers Hibari.

« Hibari-san, nous ne devrions pas aller, non ? Nous partirons de Nanimori ! »

Hibari grogna en accord.

« Je ne veux pas quitter Nanimori, » répondit-il simplement.

Les yeux de Mukuro brillaient et il tira Tsuna sur ses genoux.

« C'est bien alors. Plus de Tsunayoshi pour moi. »

Les yeux d'Hibari se rétrécirent.

« J'ai changé d'avis. Je veux y aller. »

« Quoi ? » cria Tsuna alors qu'il se débattait, essayant de se tortiller hors de la portée de Mukuro.

Hibari grognait encore à Mukuro. Les deux s'étaient hais dès la première rencontre. Tsuna pensait que c'était idiot, mais l'intensité de la haine qu'ils entretenaient l'un pour l'autre pouvait atteindre des niveaux cosmiques. Peut-être, songea Tsuna, qu'ils s'étaient rencontrés dans une autre vie et avaient juré de se haïr pour l'éternité.

Tsuna réussit à se déloger de l'emprise de Mukuro et se tourna vers Reborn, son dernier espoir.

« Reborn, c'est une perte de temps, n'est-ce pas ? Nous pourrions aller faire plus de formation à la place ! »

Reborn semblait pensif, ce qui était une mauvaise chose. Mais il était aussi méfiant, ce qui était meilleur. En fin de compte, Reborn vint à une décision, et ce n'était pas celle qu'aurait aimé Tsuna.

« Dame-Tsuna, je peux te former en Italie aussi, » souligna-t-il.

Ils partaient pour l'Italie.


Nouveau

Daemon avait réussi à se procurer une place pour eux en Italie. Ce n'était pas un hôtel, mais une villa au milieu des bois.

Les choses avaient déjà pris un mauvais départ.

Tout le monde semblait excité, sauf Hana qui était venue seulement parce qu'elle était amie avec eux.

« Parfois, » confia-t-elle à Tsuna. « Je souhaite ne pas avoir de coeur, juste pour te laisser seul à leur folie.

Hana était vraiment trop bien pour Tsuna.

L'avion atterrit en Italie et un bruit étrange que seul Tsuna entendit accompagna son premier pas sur le sol italien. Avec sa crainte renouvelé, il parla.

« Menu Jeu, journal de quête. »

Et c'était là, juste comme il le craignait.

[ Histoire : Varia ]

Tsuna savait qu'il aurait dû rester au Japon.


Histoire vie quotidienne terminée.

Passez à l'Histoire suivante ?

[ Oui ] [ Non ]


Note de l'auteur

Devinez qui Daemon a trouvé en Italie.

Ici, c'est le chapitre qui a détruit tout mon planning. Mais pas d'inquiétude, les choses qui vous vouliez ( et que j'ai dit que j'aimerai couvrir ) dans la vie quotidienne ( Baka bataille de boules de neige et tout ) seront écrites. Plus tard. Après Varia.

Comme je le dis, l'histoire va où elle veut aller.

Autre notes :

Chrome est intelligente, mais elle n'a pas toujours la capacité d'anticiper. Cela viendra avec l'expérience. Ma mère m'a appris à prendre la fuite : la partie la plus importante est de voyager léger.

Je pourrai peut-être recevoir le travail ( à temps partiel ) auquel j'ai postulé. La raison de cette annonce : ça va être frénétique ( emploi en maternelle le sont généralement ) et je n'aurai pas beaucoup de temps pour écrire. Et bien, ce n'était pas comme si vous attendiez beaucoup de ma part vu mon arrêt soudain auparavant. J'ai juste pensé que vous aimeriez le savoir.

Note de la traductrice

J'ai oublié de sauvegardé ce chapitre. J'ai dû recommencer plus des trois quart dudit chapitre vu que tout mon travail était parti en fumée.

Nous arrivons lentement aux nombres de chapitres qu'à déjà écrit l'auteur et je pourrais, ensuite, me concentrer sur un autre projet du même auteur. Juste comme dit plus haut, il faudrait ensuite attendre un peu pour que la suite sorte.

Je trouve que le moment entre Mukuro et Tsuna est trop chou. J'ai aussi beaucoup rit avec l'histoire des chambres inconnues dans le ménage Sawada... Surtout la phrase « Il y a des choses que sa mère ne lui disait pas. » lol. Sans oublier le petit moment avec Tsuna se faisant traîner par Reborn...

Bon, au moins, maintenant, l'on sait préparer une bonne fugue, hein ?