Le chapitre un !
Merci beaucoup à elo-didie, Lyxie, Lily Luna, Cristal de glace et Artmis pour vos reviews qui m'ont fait super plaisir ! Vraiment, merci ! Contente que ce début vous plaise ^.
Et non, pas de Harry x Ginny ! Je peux comprendre les gens qui aiment ce couple (bon, nan, soyons honnêtes, en fait je peux pas…) mais je n'en écrirais probablement jamais.
Ce sera un dark Harry. Je suppose qu'il ne doit rester que des fans d'Harry et Tom à suivre cette fic… À ce propos, vous préférez un Tom jeune ( et beau XD) ou sous l'apparence qu'il a à la fin de la série ?
Tout est possible !
Chapitre I :
Harry se laissa traîner sans protester par la sympathique vieille dame de l'accueil.
On le déposa devant l'infirmerie de l'établissement, où un homme dans la cinquantaine lui fit passer des dizaines d'examens pour savoir s'il était ou non en bonne santé, afin de ne pas contaminer les autres pensionnaires en cas de maladie.
Quand ce fut fait, ils s'empressèrent de lui trouver une chambre, où il serait seul pour le moment puisqu'il était encore nouveau.
Il y avait à l'intérieur un lit et une unique couverture, pas d'oreiller, on n'était pas au Palace Hôtel non plus, une petite commode usée par le temps et un lavabo.
La pièce faisait approximativement dix mètres carrés.
L'accueil de l'hôtel ne mentait pas sur son intérieur en tous cas, c'était un bon point.
La personne chargée de lui faire visiter et de s'occuper de lui pendant la première semaine lui remit une pile de vêtements qui avaient dû voir succéder des générations entières d'orphelins et l'emmena afin de lui montrer la cantine et les différentes salles de cours.
Harry s'étonnait de n'avoir vu encore aucun autre enfant. Il y en avait ou c'était un mythe ?
Finalement, l'heure du dîner arriva plutôt rapidement, et on le conduisit dans la petite cantine qui ne devait pas pouvoir abriter plus d'une petite centaine d'élèves, qui étaient d'ailleurs déjà en train d'arriver par petits groupes.
Ils jetèrent un regard curieux au nouvel arrivant. Apparemment, personne n'avait l'habitude de voir de nouvelles têtes par ici, surtout aussi jeunes.
Harry grimaça légèrement, puis alla s'installer à une petite table vide, espérant ne pas être déranger.
Son souhait ne fut pas exaucé puisque des garçons beaucoup plus âgés que lui, qui devaient avoir dans les quinze-seize ans, vinrent s'asseoir à côté de lui. Le plus jeune les ignora autant que possible pendant que l'on servait le repas du soir, ne souhaitant pas être pris à part pour l'une ou l'autre de leurs conneries.
Le dîner, essentiellement constitué d'une soupe verte à la couleur plutôt douteuse, d'un pain mou, ayant dû tremper dans une eau quelconque au réfectoire et de pâtes baignant dans leurs huiles se termina rapidement et tous les pensionnaires purent rentrer dans leur chambre rapidement.
Harry avait compris qu'il ne faisait pas partie de ce monde depuis son arrivée, aussi il essayait d'éviter un maximum les autres enfants.
Le lendemain, on lui fit prendre connaissance de la classe qu'il allait devoir rejoindre pour suivre des études comme les autres enfants, afin de rester à jour sur ce qui concernait les programmes scolaires.
On lui prêta rapidement le matériel nécessaire, lui recommandant de tout garder en bon état puisqu'il n'aurait rien de plus en cas de perte ou de détérioration.
Apparemment, il allait entrer en deuxième classe de cours préparatoire (désolée, je sais pas du tout comment ça s'appelle en Angleterre… ^.^' ).
On l'introduisit donc en plein cours dans la salle de classe, sous le regard vaguement irrité de son nouvel enseignant (chouette, il avait déjà un ami) et scrutateur du reste des élèves.
Son professeur l'enjoignit à aller s'asseoir rapidement pour ne pas perturber davantage le cours.
Il s'exécuta donc, sortit un petit cahier de son sac à dos, adorable présent laissé par ses parents, et entama de recopier les leçons de grammaire et de conjugaison anglaise que son instituteur inscrivait peu à peu au tableau ( qui ne datait pas des dernières découvertes d'ailleurs, ils avaient dû trouver le matériel de toutes les salles dans des bennes à ordures), sans se préoccuper du fait que deux bon tiers de la classe en était encore à peine au titre.
Bof. Chacun ses problèmes après tout.
Lorsque la vieille cloche annonçant la fin des cours sonna, anesthésiant en même temps les tympans des malchanceux se trouvant à proximité pour une durée indéterminée, Harry rassembla rapidement ses affaires avant de quitter la salle de cours.
Il ne savait pas si c 'était dû à son imagination, mais il avait la très forte impression que ses camarades puaient.
Il allait devoir faire une étude là-dessus.
Il prit la même place à table que la veille, lorgna à peine un repas qui lui sembla encore plus nauséabond que celui d'hier soir si c'était seulement possible, se contentant d'écraser les pommes de terre bouillies présentées en quelque chose de pire. Et pourtant ce fut dur.
Puis il se leva bien avant tout le monde et retourna dans sa salle de cours.
Il ne pouvait pas essayer de nouvelles choses maintenant, alors autant profiter du temps qu'il lui restait pour étudier calmement.
La dernière sonnerie de la journée finit par retentir enfin, annonçant la fin de la dernière heure de cours de la journée.
Ce n'était vraiment pas trop tôt.
Harry dévala les escaliers en direction de sa chambre en courant.
Les airs particulièrement stupides ( ils devaient le faire exprès, ce n'était pas possible autrement) commençant sérieusement à lui taper sur le système.
Il arriva finalement dans sa chambre, et s'accouda contre la porte en la refermant pour pouvoir souffler un peu.
Puis il sortit ses affaires de cours de son sac, et essaya de s'entraîner à les faire léviter comme il le pouvait.
N'ayant personne ni pour l'aider ni pour en parler, il devait bien admettre qu'il était plutôt fier de ce qu'il arrivait à faire.
Contrairement à Cédric, à qui on mâchait le travail, avant de le remâcher pour être bien sûr que ce n'était pas trop dur.
Non vraiment, tout bien réfléchi, il préférait largement être dans sa situation que dans celle de la pauvre loque incompétente lui servant de frère.
Il se fit la promesse de se venger de sa famille et du monde sorcier qui l'avait rejeté, tout en fixant ses affaires toujours en suspension au-dessus du sol.
Un an avait passé depuis qu'il était entré dans cet orphelinat.
Sans exagérer, on pouvait dire qu'il ne connaissait absolument personne, et donc qu'il n'avait logiquement pas un seul ami.
En fait, il ne cherchait pas à s'en faire. Ce n'était pas son but. Lui voulait juste acquérir assez de pouvoir pour se venger un jour.
Quant à ces derniers, leur attitude vis-à-vis d'Harry était à peu près la même. Les seuls qui avaient tenté de l'approcher s'étant vu rembarrés sans délicatesse, ils n'essayaient plus. Ils le respectaient pour son intelligence, mais c'était tout.
Et il n'était pas mentir que de dire que certains le jalousaient un peu, aussi. De leur point de vue, c'était presque de sa faute s'ils étaient mauvais. Les bons élèves solitaires étant toujours plus facile à ridiculiser, Harry avait vite été l'objet de plaisanteries de mauvais goût, puis de farces vraiment désagréables.
Sauf qu'au bout de seulement six mois, motivé par la rage, ce dernier avait fini par réussir à maîtriser davantage sa magie, tout du moins assez pour rendre les mauvais tours qu'on lui avaient fait. Et si les plaisanteries de ses camarades avaient été méchantes, les sienne furent franchement cruelles. Un élève un peu plus âgé s'était de nombreuses fois amusé à mettre du sel dans son verre d'eau. Lui avait fait brûler toutes ses affaires scolaires. Avant de le rendre irrémédiablement chauve.
Seulement, personne n'avait la moindre preuve contre lui. C'est pourquoi les pensionnaires se contentaient à présent de l'éviter.
Pour des raisons inconnues, ils avaient tous peur de lui. Harry aimait d'ailleurs l'impression de pouvoir que cela lui donnait. C'était absolument malsain. Il était malsain.
Il était arrivé aux grilles du parc, à l'endroit où l'on ne pouvait plus aller plus loin, lorsque quelque chose d'incompréhensible se produisit.
Il était en train de souhaiter réussir à sortir de cet orphelinat, son sac sur le dos (il préférait ne pas le laisser seul dans sa chambre), lorsque les grilles du parc s'ouvrirent en grinçant.
Tiens, c'était nouveau, ça. Il jeta un regard interrogateur à droite, à gauche, devant et derrière lui, avant de constater qu'il n'y avait personne.
De toutes façons, si la porte était ouverte, c'était bien qu'il pouvait sortir, non ?
Il se contenta donc de franchir la porte, puis se mit à courir pour s'éloigner le plus possible de cet endroit, disparaissant dans la noirceur de la nuit qui tombait déjà.
Vos avis? :)
Je pense poster environ un chapitre toutes les semaines au moins, sauf événement exceptionnel.
