Et voilà. Un lent rétablissement pour le pauvre Sam, et ça craint un peu... Retour de Claire (parce que putain, je l'aime !)


Castiel était à bout. Ses forces s'amenuisaient au fil des jours. Il avait l'impression qu'il allait mourir d'épuisement. Ça ne lui arriverait pas, il le savait, mais à ce rythme-là, c'était ce qui arriverait au corps immobile face à lui.

_ Allez, Sam, insista-t-il, espérant que l'humain l'entendrait. Mange au moins une bouchée…

Pas de réponse si ce n'était un regard vide, et des lèvres désespérément closes.

Trois jours que Sam n'avait ni mangé ni bu. Trois jours que Castiel l'avait sorti de sa chambre de torture, mais il doutait même que l'humain s'en soit aperçu.

_ Sam, répéta-t-il d'une voix aussi douce que possible. Allez, Sam, s'il te plaît…

Cette fois-ci, les prunelles vertes de Sam croisèrent bien les siens, conscients. Pourtant, le chasseur tourna la tête, et baissa les paupières.

Sentant la colère l'envahir peu à peu, épuisé par la situation, Castiel aboya :

_ Bordel, Sam Winchester, tu vas m'avaler cette assiette qu'on en finisse !

Il entendit distinctement le cœur de Sam s'accélérer, et il parut soudain avoir du mal à respirer. Dans ses yeux à nouveau ouverts, Castiel décela de la terreur.

_ Désolé, murmura-t-il d'une voix suppliante. Mince, Sam, je suis désolé… Je ne voulais pas… N'ai pas peur de moi, ajouta-t-il. Je t'en supplie, Sam, n'ai pas peur de moi…

Sam retourna à son immobilité, et Castiel ressentit une profonde envie de se mettre à pleurer comme un enfant.

_ Réagis, Sam… supplia-t-il, retenant des sanglots. S'il te plaît… Je n'en peux plus de ça… Dis juste quelque chose, n'importe quoi…

Quand Castiel quitta la pièce plus d'une demi-heure plus tard, Sam n'avait pas bougé.


_ Allôôôôôô ? bailla longuement Claire en décrochant.

_ Je… je voulais pas t'obliger à rentrer là-dedans, balbutia Castiel d'une voix tremblante. Mais, je… j'ai besoin de ton aide, C-Claire…

Elle fut immédiatement réveillée, et se redressa dans son lit :

_ Castiel ! Qu'est-ce qui t'arrive ?

Plus de deux semaines qu'elle n'avait plus de nouvelles de lui, si ce n'était un texto quelques jours plus tôt : « je vais bien. Te recontacterai plus tard. »

_ J'ai besoin de ton aide, répéta l'ange. Si tu veux bien…

_ Évidemment que je veux, répondit Claire. Où est-ce que tu es ?

Moins de deux heures plus tard, elle arrivait devant l'ancien bunker des Winchester :

_ Il n'y a pas de risques que Dean vienne ici ? interrogea-t-elle en fixant Castiel, qui était assis par terre au bord de la route.

_ Non, c'est un endroit trop évident pour qu'il y passe. Je… Quelqu'un a besoin de ton aide à l'intérieur, Claire. Juste… essaie de le faire manger et boire… Je… Moi j'y arrive plus…

_ J'y vais, murmura Claire, vaguement inquiète par l'état de Castiel. Toi, ça va ?

Il hocha la tête, et s'allongea, les bras en croix, fixant le ciel nuageux. Elle l'abandonna là, et entra dans le bunker, suivit les escaliers et arriva dans la pièce centrale, où trônaient un canapé et une télévision.

Et sur le canapé, se trouvait un homme, vaguement habillé d'un peignoir blanc sale, aux traits tirés et au teint cireux.

_ Hey… Bonjour, salua-t-elle en s'approchant, pour ne pas le surprendre. Je m'appelle Claire, je suis une amie de Castiel…

Pas de réaction de la part de l'homme. Elle se demanda comme l'ange l'avait connu. Dans tous les cas, il avait l'air d'avoir dégusté. Il était trop maigre, ses os saillaient, et il était couvert de cicatrices. Castiel avait du tenter de le soigner mais n'avait sans doute pas assez d'énergie. Seules ses longues jambes paraissaient plutôt en état, quoique elles aussi trop maigres, et sans un poil de muscle.

_ Castiel m'a dit que vous n'aviez pas mangé depuis quelques temps, reprit-elle en s'asseyant sur le siège de Cas', face à l'homme. Il faut manger, ce n'est pas bon de se laisser mourir de…

Il tourna la tête vers elle, et elle le reconnut. Ce fut ses yeux qui le trahirent. Les yeux verts qui lui rappelèrent immédiatement Sam. En lui brossant ses cheveux en bataille, et en lui faisant prendre une trentaine de kilos, peut-être qu'il redeviendrait un peu le colosse au cœur tendre qu'elle avait connu.

Il était censé être mort !

_ Sam !

Sans pouvoir se retenir, elle attrapa une de ses mains décharnées, la serra contre les siennes.

_ Je suis tellement contente de voir que tu vas bien… Que Dean ne t'a pas…

Elle n'eut pas le temps de finir, ne savait même pas ce qu'elle allait dire, de toute façon, mais la réaction de Sam l'interrompit, la fit sursauter. À l'entente du nom de son frère, il l'avait regardé avec une telle horreur…

_ Sam… répéta-t-elle. Il n'est pas là… Je ne sais pas ce qu'il t'a fait, mais il n'est pas là.

Il remua. Avec difficulté, plia ses genoux, gémit. Claire l'aida, comme elle aurait aidé un enfant. Lentement, gémissement après gémissement, mouvement après mouvement, il replia ses jambes contre lui, entoura ses genoux de ses bras abîmés, et posa son front dessus. Recroquevillé comme un animal terrifié.


Claire était aussi épuisée que Castiel. Il la regarda se retourner dans son lit, sans parvenir à trouver le sommeil. Lui ne parvenait pas à la quitter des yeux.

_ Tu sais, murmura-t-elle finalement, ce n'est pas de ta faute…

Elle ne savait pas ce qui s'était passé. Elle ignorait tout. Castiel avait lâchement abandonné Sam pour veiller sur Claire, qui en avait beaucoup moins besoin que le chasseur.

_ Tu as réussi à lui parler ? demanda-t-il, passant outre son commentaire.

_ Non. Mais il m'entends, c'est sûr. Il suffit de le voir chaque fois que je parle de Dean.

_ Et il a mangé ?

La jeune femme mit plusieurs secondes à répondre, et par une question qui n'avait rien à voir :

_ J'ai vu des traces d'aiguille sur sa main droite et dans le creux de son coude… Il était drogué, tu crois ?

_ Peu de chances, répondit Castiel. Dean le voulait conscient.

_ Alors il était perfusé, Cas'… Et je commence à penser que c'est la bonne solution. Parce qu'encore quarante-huit heures comme ça, et ton sauvetage n'aura servi à rien.

_ On ne peut pas lui infliger ça après ce que Dean…

_ C'est pour son bien, Castiel, l'interrompit-elle. Le temps qu'il se remette. Quand il recommencera à manger, alors on pourra la lui enlever…

Le silence régna dans la pièce pendant quelques minutes. Ce fut Claire qui rompit à nouveau un silence qui commençait à être pesant.

_ Tu sais combien de temps Dean l'a gardé prisonnier ?

_ Non, répondit-il. Aucune idée. Un certain temps, je dirais… Les dernières nouvelles que j'ai eu de lui datent d'il y a huit ans…

_ Il n'aurait pas survécu aussi longtemps, commenta Claire à mi-voix.

Castiel se contenta d'opiner. Même les Winchester avaient leur limites.


Castiel se demanda quand il s'était endormi, et comment diable cela avait-il bien pu lui arriver, étant un ange, quand il fut réveillé en pleine nuit par un cri de Claire. Il lui fallut quelques secondes pour se rappeler qu'un cri signifiait souvent une urgence.

_ Claire ?!

_ Sam n'est plus là ! hurla-t-elle d'une voix paniquée.

_ Quoi ?!

Il se leva, épousseta son trench-coat, et rejoignit la fille de son vaisseau dans le salon, où il put constater la même chose. Des traînées de sang un peu partout, l'assiette de purée qu'il essayait de faire manger à Sam depuis trois jours, brisée par terre, mais pas de Sam.

_ J'ai entendu un bruit, alors je me suis levée pour voir ce que c'était. Quand je suis arrivée, il n'y avait plus personne…

_ Quoi comme bruit ?

_ Un cri… On aurait dit un animal, mais je savais que ce n'était pas le cas… expliqua-t-elle à mi-voix, à deux doigts de fondre en larmes.

Dean ne pouvait pas les avoir trouvé, pas déjà. Si le démon les avait dénichés, ils seraient tous morts, du moins, Claire et lui le seraient, et Sam serait de retour sur sa table de torture.

Tout à coup, un bruit de verre brisé les fit tous deux sursauter. Claire tourna la tête dans tous les sens pour voir d'où venait le vacarme, qui avait été immédiatement suivi d'un cri rauque, mais Castiel, qui avait une ouïe surnaturelle, sut tout de suite d'où ça venait. Attrapant le poignet de Claire, il l'entraîna dans la salle de bain.

Un spectacle pitoyable les y attendait.

Sam était debout sur ses jambes tremblantes, s'appuyant d'une main contre le lavabo. Le miroir était brisé et couvert de sang, tout comme les mains du chasseur, et sa tête. Difficile de dire avec quoi il l'avait frappé, son crâne, ou sa main droite. Et dans le lavabo, des touffes de cheveux bruns. Il en avait encore une dans la main.

_ Bon Dieu, murmura Claire.

L'humain n'avait pas du les voir, car serrant son poing droit, il continuait à pleurer comme un enfant en regardant le miroir sur lequel s'imprimait à présent une étrange toile d'araignée. Puis, ses doigts pliés en serres, il dirigea sa main vers sa tête, enfonçant les ongles dans son crâne, arrachant autant de cheveux qu'ils le pouvait.

_ Tu n'es plus là ! hurla-t-il au miroir brisé. Je fais comme je veux, tu n'es plus là, tu vois !

Ce fut le front du chasseur qui heurta le miroir, avant qu'il ne se laisse tomber au sol, son menton cognant durement le lavabo. Dans un geste presque compulsif, il continuait à s'arracher des cheveux, et Castiel comprit très vite que le sang qui maculait la tête de Sam venait de son cuir chevelu à vif.

_ Sam…

Ce fut Claire qui s'agenouilla auprès du jeune homme, et qui lui attrapa doucement les poignets.

_ Arrête ça, ordonna-t-elle d'une voix douce. Tu te fais du mal, c'est tout…

Il ne tenta pas de se dégager, ne semblant même pas les voir.

_ Sam, répéta-t-elle, en le regardant dans les yeux. Écoute-moi, s'il te plaît…

Toujours pas de réaction.

_ Je devrais en profiter pour finir de le soigner, intervint Castiel.

Claire hocha la tête. Le peu qu'elle apercevait des épaules et des bras de Sam lui semblait assez mal en poing, et elle ne parlait même pas des nouvelles blessures qu'il s'était lui-même infligées.

Castiel allait poser deux doigts sur son front quand Sam se dégagea brusquement de l'étreinte de Claire, et attrapa à son tour son poignet, rivant son regard vert dans le sien :

_ Non, prononça-t-il d'une voix grave.

_ Sam, tu es sûr que…

Il secoua lentement la tête, et répondit :

_ Je veux les sentir cicatriser… Toutes…

Il ne finit pas sa phrase, mais le contenu était clair. Sam avait besoin de sentir guérir de lui-même les blessures provoquées par Dean. Castiel croisa les prunelles inquiètes de Claire, et l'interrogea du regard. C'était elle l'infirmière, après tout. Elle hésita presque une minute avant de hocher la tête. Castiel s'éloigna d'un pas, et le bras de Sam retomba, alors que son regard était à nouveau dans le vague.

_ Sam…

Plus de réactions. Comme si, épuisé par ces soudains efforts, Sam était replongé dans sa transe.

_ Il ne te répondra plus avant un bon moment, lâcha Claire à voix basse. Cas'…

_ Il n'a pas voulu que je guérisse ses blessures…

_ C'est malsain, expliqua-t-elle lentement. Il veut sentir qu'il triomphe sur Dean, parce que son corps va se remettre de ce qu'il lui a fait subir…

_ C'est tant mieux. S'il triomphe sur Dean, je veux dire.

_ Ça le serait, si ça n'entraînait pas des comportements comme ça…

Elle désigna le miroir.

_ Dean ne voulait pas qu'il ait les cheveux courts, ou j'imagine qu'il devait aimer ses cheveux. Alors Sam s'en débarrasse, de la pire des manières. Dans le sang et la douleur, pour prouver à Dean qu'il n'a plus aucun pouvoir sur lui. Si c'est comme ça qu'il réfléchit, alors tous ses actes se feront en fonction de Dean. Et il ne pourra jamais l'oublier.

_ Merde, jura Castiel entre ses dents. Je dois le guérir, alors ?

Elle secoua la tête :

_ Mauvaise idée. Mais je crois qu'on peut faire quelque chose pour qu'il se sente mieux…


Sam commençait à comprendre. Peut-être n'était-ce pas un rêve. Peut-être Castiel était-il vraiment là, avec lui. Il sentait de manière très réaliste, l'un de ses bras dans son dos, alors qu'il le manipulait comme une marionnette. On l'assit sur une chaise.

Castiel s'agenouilla face à lui, et tenta de lui sourire. Sam voyait bien la tristesse et la peur derrière ce sourire :

_ Claire va arranger les choses, d'accord ?

Il ignorait qui était la fameuse Claire. Si c'était un rêve, il pouvait s'en foutre totalement. Si ce n'en était pas un, il pouvait sans doute faire confiance au jugement de Castiel.

Puis il entendit un bruit de ciseaux, et tout son être se glaça.

Oui, il avait rêvé. Il allait se réveiller, c'était le jour où Dean lui coupait les cheveux et lui rasait la barbe. Puis s'amusait, toujours avec les mêmes ciseaux.

_ Hé ! Hé, du calme, Sam ! s'exclama Castiel en serrant ses mains dans les siennes. Regarde-moi dans les yeux… Reste avec moi, d'accord… ?

Il allait se réveiller. Sam ferma les yeux, pria toutes les divinités qu'il connaissait de rester dans ce rêve, de ne jamais se réveiller.

_ Sam !

Les interjections de l'ange l'empêchaient de réfléchir.

Il n'en voulait plus, de l'espoir ! Il avait assez donné ! Les larmes dévalèrent ses joues. Il n'en pouvait plus ! Toujours espérer, toujours être déçu. Toujours penser à Dean, toujours souffrir.

Deux mains calleuses se posèrent sur ses joues, et le regard azur se riva dans le sien.

_ Tout va bien, articula Castiel. Claire et moi voulons t'aider, rien de plus.

_ Empêche-le de bouger la tête, ordonna une voix féminine, musicale. Je ne suis pas une pro, alors si en plus il remue, ce sera un massacre.

Les mains de Castiel se firent un peu plus dures, mais sans pour autant lui faire mal. Juste pour l'immobiliser. Et les ciseaux firent leur œuvre. Du coin de l'œil, Sam pouvait voir les mèches brunes tomber par terre. Elles étaient plus longues que d'habitude. Trop longues. Les ciseaux coupaient trop près de son crâne.

_ Pousse-toi, s'il te plaît, demanda la même voix de femme à Castiel, en se penchant à côté de lui. Bon, je passe à devant… C'est un peu bizarre, mais j'ai fait de mon mieux.

Il rencontra le même regard bleu que celui de Castiel, mais sur un visage plus doux, plus clair, en forme de cœur. Elle lui présenta les ciseaux avec un petit sourire, et reprit son œuvre devant lui.

_ C'est bien, commenta Castiel, sans lâcher les mains de Sam. Ça a l'air droit, en tout cas…

Elle se recula un peu, et grimaça. Manifestement, elle n'aimait pas ce qu'elle voyait.

_ Oui, c'est vrai que c'est bien, répondit-elle pourtant.

Elle lui tendit un miroir, et voyant qu'il ne faisait aucun geste pour l'attraper, lui désigna son reflet :

_ Tu veux que je passe à la tondeuse, ou pas ?

Il tressaillit un peu face à son reflet. Ses cheveux étaient plutôt courts, avec quelques endroits chauves, à vif, et il avait une barbe.

_ Je vais te raser aussi, promit-elle en voyant l'attention qu'il portait au bas de son visage. Pour la tondeuse, c'est comme tu veux…

Les mains de Dean se glissèrent dans ses cheveux, tirèrent violemment alors qu'il jouissait.

Le souffle de Sam s'accéléra.

_ Oui, murmura-t-il d'une voix tremblante. Rase tout… Je veux plus rien… Rase tout… Tout…

L'espace d'un instant, la fille – sans doute Claire – et Castiel cessèrent de le dévisager pour se regarder. S'il avait été dans son état normal, Sam aurait sans doute pu déchiffrer le message qu'ils venaient de se faire passer, mais ce n'était pas le cas.

_ Bien sûr, se contenta de répondre Claire en allait chercher un rasoir et de la mousse à raser.

Le rasoir fut de trop pour Sam. Les souvenirs fusèrent en masse. Rasoir. Une des armes préférées de Dean. La seule qu'il avait déjà utilisé lorsqu'il le baisait. Les seules traces laissées sur son dos avaient été à ce moment-là… Son frère avait aimé voir le sang couler pendant qu'il jouissait.

Il ne devait pas se laisser emporter par ses souvenirs. Ç'avait été une des premières choses qu'il avait appris des siècles auparavant, à Stanford. La pire torture se situait dans la tête de la victime et nulle part ailleurs.

« Bordel de Dieu… Petit frère, tu es tellement bandant... » « Tu ne pourrais pas être plus sexy que quand tu te débats et que tu hurles » « Un putain de cul qui ne demande qu'à être baisé... »

Les remarques de Dean hurlant dans son cerveau, Sam se laissa aller… Se laissa entraîner dans ses souvenirs.


Claire et Castiel se regardèrent à nouveau. Ils avaient tous deux clairement vu le moment où Sam avait abandonné la lutte. Ce moment, où Claire était revenue avec le rasoir.

_ C'est horrible, déclara-t-elle à mi-voix, et l'ange hocha la tête.

_ Mais il progresse, non ? Il t'a parlé. Une phrase complète. Il savait ce qui se passait…

Claire savait que Castiel s'accrochait à ses espoirs, mais elle se devait de mettre les choses au clair. Il y avait des choses qu'elle avait vu, des choses qu'elle savait.

_ Castiel… N'espère pas… N'espère pas retrouver le Sam Winchester que tu as connu…

Dans beaucoup de cas de torture, souvent minimes, les gens changeaient. Radicalement. Plus renfermés, plus apeurés.

Et le cas de Sam était loin d'être minime. Voyant son regard un peu perplexe, un peu inquiet, elle clarifia :

_ Son frère l'a torturé, Castiel. Pas n'importe qui. Son protecteur, presque… son âme sœur. Alors… tu ne peux pas t'attendre à le retrouver… Même s'il se remet… Sam ne sera plus jamais le même.


Une Claire réaliste face à un Cas' idéaliste ! Vous êtes de quel côté ?