Bon, je commence à perdre de l'avance sur mes chapitres... Dire que le prochain n'est même pas encore fini... Je fais de mon mieux ^^

Sam et Claire commencent une nouvelle vie loin de Castiel, Dean, Crowley et de tous les êtres surnaturels. Reste à savoir si ce sera le cas longtemps, tout le monde sait que les Winchester attirent les emmerdes !


Franck Johannson avait l'air d'un centenaire. Il n'avait que soixante ans, mais le poids de son passé se reflétait dans sa posture, son visage, ses yeux. N'importe quel soldat aurait pu le dire sans hésitation : cet homme avait fait la guerre. Et c'était le cas. Pour tout dire, il en avait fait deux, dont une mondiale. La quatrième, opposant les États-Unis au Royaume-Uni.

Maintenant, ce vieil homme bourru, vivait à Buford, dans le Wyoming. Petit village d'une cinquantaine d'habitants, situé au milieu de nulle part. On pouvait décemment dire que seuls des gens de plus de cinquante ans vivaient ici. Loin d'internet, et de toute technologie. C'était à peine si les habitants avaient tous un smartphone.

Tous étaient pareils. De retour de guerre, ils ne parvenaient pas à se retrouver dans la société. Ils étaient mieux seuls, à vivre leur vie tranquilles en touchant les allocations de l'État. Tout le monde connaissait tout le monde, et la vie y était calme. Heureuse.

De temps à autre, il y avait un mort. Vieillesse. Tristesse. Impossibilité de vivre avec les souvenirs de la guerre.

C'était le cas du voisin de Franck, Charles, mort plus de trois ans auparavant. Personne n'avait racheté sa maison au village, jusqu'à ce jour.

Ce qui interpella Franck en premier lieu, en voyant débarquer les nouveaux arrivants, ce fut leur âge. Un couple, d'environ trente ans. La femme était lumineuse. Avec ses cheveux blonds dorés, ses yeux bleu vifs et sa peau d'un blanc laiteux, elle avait l'air d'un ange, ou du Soleil lui-même. Elle était de taille moyenne, mais l'homme à côté d'elle la faisait paraître petite. Il s'appuyait sur son bras d'un air fatigué, et avait une canne dans son autre main, se servant des deux supports comme des béquilles.

Et si la femme avait l'air du soleil, lui au contraire, semblait exhaler l'ombre et la nuit. Ses yeux foncés scrutaient chaque coin avec angoisse, et il se tenait courbé, comme si il n'arrivait pas à soutenir le poids de son corps.

Il était trop jeune pour avoir fait la guerre, pour l'avoir même connue, mais Franck aurait juré qu'il revenait du front.


Sam s'appuyait plus sur Claire que sur sa canne, savourant le bras chaud de la jeune femme sous sa main. Il avait enlevé ses lunettes de soleil, mais avait encore du mal à supporter la chaleur et la luminosité de l'astre.

_ Ça va ? s'inquiéta-t-elle en le sentant se soutenir sur son bras plus que de coutume.

_ Oui, articula le chasseur avec difficulté.

_ Tu vas voir, on va être heureux ici, promit-elle en lui caressant doucement la main.

Il hocha la tête, camouflant soigneusement ses doutes. Il s'arrangerait pour qu'elle soit heureuse, il leur devait bien ça, à elle et à Castiel. Mais lui… Il doutait d'être heureux un jour, quand chaque fois qu'il fermait les yeux, il voyait son frère, que tout lui rappelait ce dernier. Il suffisait d'un bruit de pas dans un demi-sommeil, d'un éclat vert ou noir, d'une voix grave ou d'un sourire.

Il devenait bon comédien, dissimulant toujours mieux la présence de Dean à Claire et Castiel, parvenant à faire passer ses absences angoissées dans ses souvenirs pour une longue réflexion et ses crises de larmes la nuit pour des grognements synonymes d'un sommeil un peu agité.

Il lui restait une unique chose pour tenir le coup. Le temps. Environ soixante ans. C'était tout ce qui lui restait à endurer. Après ça, il mourrait comme un vieil homme normal. C'était loin des quatre-cent ans qu'il avait passé à fuir Dean.

Il crispa sa main sur le bras de Claire, un peu trop. Il devait cesser de penser à Dean, pas maintenant. Comme si l'avoir dans ses pensées à l'instant présent allait assombrir l'endroit lumineux qu'était cet endroit, cette maison. Leur maison.

Petite, en grosses pierres, elle ressemblait à une de ces maisons de bergers de son temps. Il devait avouer qu'il aimait bien. Peut-être parce que Dean aurait détesté.

Claire ne cessait de lui répéter qu'il ne devait pas aimer les choses ou pas en fonction de ce que son frère pensait. Parfois, il n'en avait pas l'impression, et elle le lui faisait remarquer avec quelques propos bien placés. D'autres fois, il en était parfaitement conscient et faisait avec.

En six mois, ses cheveux avaient repoussés, et pour satisfaire Claire et Castiel, il les avait laissé ainsi, même si il se réveillait certains matins avec l'envie intense de les arracher mèche après mèche, et de s'écorcher la peau jusqu'au sang, pour enlever la crasse que son frère avait laissé sur son corps.

Souvent, il devait lutter pour toucher Claire et Castiel, par peur de leur communiquer cette saleté que Dean lui avait refilé. Surtout Claire, avec sa gentillesse presque innocente et son sourire lumineux. Il avait peur de la salir, de la faire devenir comme lui. Comme Dean.


Castiel sortit en les entendant arriver. Il les connaissait par cœur. Claire pleine d'espoir, et Sam, silencieux, au fond du trou.

Les abandonner ainsi, ça faisait mal. Même s'il savait que c'était ce qu'ils voulaient. Il avait l'impression qu'on lui arrachait une partie de son cœur pour la piétiner.

Il se força à sourire à Claire, qui lui retourna une joie lumineuse qui lui donna envie de pleurer. Elle était si heureuse qu'il s'éloigne d'elle. Il savait que ce n'était pas vraiment ça, que c'était le fait de vivre une vie normale et de vieillir avec un homme aimant et sensible, peut-être d'avoir des enfants.

_ Castiel ! s'exclama Claire en se jetant dans ses bras.

Elle l'étreignit longuement, le serrant si fort que s'il avait été humain, il serait sûrement mort étouffé.

_ Salut, Claire…

Elle parut percevoir sa mélancolie, et immédiatement, son visage changea. Malheureuse.

_ Je sais ce que ça te coûte… Castiel, tu… tu peux rester avec nous, tu sais ?

Non, il ne pouvait pas, et ils le savaient tous les trois. Il força son visage à ne rien laisser paraître, et lui fit un grand sourire de ceux que Jimmy faisaient à sa fille quand elle n'était qu'une enfant.

_ Ça ira, ma puce. Je vais avoir des choses à faire.

Ce fut Sam qui se tendit, il le vit immédiatement. Ses longs doigts fins se crispèrent sur sa canne, et les cicatrices du bas de son visage blanchirent quand il serra les mâchoires.

Claire, peu convaincue, hocha pourtant la tête. Elle serra à nouveau Cas' contre elle, enlaça Sam, se dressa sur la pointe des pieds pour l'embrasser sur la joue et lui murmurer à l'oreille :

_ Je vais à l'intérieur, d'accord ? Rejoins-moi quand tu en auras envie.

Ce fut au tour de Sam de jouer la comédie. Il glissa sa main libre dans les cheveux de Claire, et l'attira contre lui, l'embrassant doucement sur les lèvres :

_ J'ai hâte.

Castiel savait qu'il ne mentait qu'en partie. Vivre avec Claire ne gênait pas le chasseur, c'était vivre tout court le problème. L'ange comprenait – ou croyait comprendre – ce qui se passait dans la tête de Sam. Il voulait guérir, vraiment, et surtout, se sortir Dean de la tête, et la jeune femme était plus que prête à l'aider. Et il espéra qu'un jour, quand il reviendrait pour prendre de leurs nouvelles, il ne verrait plus Dean chaque fois qu'il ferait un tour dans la tête de Sam, mais juste les pensées normales d'un couple à peu près normal.

Claire disparut dans la maison, laissant les deux hommes en face à face.

_ Tu n'as pas à faire ça, Castiel.

Bon Dieu… Même après huit ans de torture, ou même quatre-cents ans, si on y réfléchissait bien, le cadet Winchester avait toujours la même sensibilité, et le même esprit de sacrifice.

_ Sam, j'ai des choses à me faire pardonner…

_ Tu n'as rien à te faire…

_ Laisse-moi parler, s'il te plaît. Je t'ai abandonné.

Le chasseur ouvrit la bouche pour parler, mais Castiel poursuivit avant de lui laisser le temps de l'interrompre.

_ Je t'ai abandonné, Sam, répéta-t-il. Je n'aurais pas du te laisser affronter Dean seul, je n'aurais pas du couper les ponts avec toi. Alors d'abord, je suis désolé pour ça. Je suis désolé de ne pas pouvoir t'aider à te rétablir mieux que ça, et je suis désolé pour tout le reste. Pour toutes mes erreurs, pour toutes les choses que je n'ai pas su empêcher.

_ Et puis quoi ? répondit lentement Sam. Tu crois que toutes ces merdes sont de ta faute ? D-Dean est devenu comme ça à cause de toi ?

Comme chaque fois, il avait un léger bégaiement en prononçant le prénom de son frère, et les ongles de sa main gauche étaient enfoncés dans le dos de main droite, un moyen de rester ancré à la réalité.

_ Non. Mais si j'avais veillé sur toi comme je l'avais promis à ton frère…

Les yeux de Sam s'agrandirent, et il ouvrit la bouche, puis la referma sans rien dire. Castiel se mordit la lèvre inférieure. Il n'avait jamais raconté à Sam la dernière conversation qu'il avait eu avec Dean.

_ Ne fais pas de conneries, Castiel, reprit Sam après un long moment, passant outre le silence et cette promesse qu'on lui avait cachée. Ne va pas narguer Dean. Ne le cherche pas. Fais-toi oublier. Nous, on fera de même ici.


Franck était intrigué par ses nouveaux voisins, et ne tenait pas longtemps face à un mystère. Il réussit à rester éloigné d'eux une journée avant de venir les inviter à boire un café.

Et il se retrouvait maintenant, assis face à eux. Plus il voyait l'homme, plus il avait l'impression que ce dernier avait fait la guerre, sans doute à cause de son regard hanté, mais aussi à cause des cicatrices qui parcouraient son visage, et ce qu'on voyait de ses bras et de ses mains.

_ Je m'appelle Claire, au fait, se présenta la jeune femme.

Claire. Ça lui allait comme un gant. En revanche, il doutait que le type s'appelle Ombre. Ou Mort.

_ Et voici mon mari…

Elle bafouilla un peu sur le « mari ». Sans doute n'étaient-ils pas mariés depuis longtemps, ou bien le type n'était revenu que peu de temps avant cette discussion. Encore une fois, tout penchait vers la théorie de la guerre.

_ Sam, finit-elle.

Ce dernier, silencieux, se contenta de le saluer d'un signe de tête prudent.

_ Enchanté, je m'appelle Franck, répondit-il. Alors, qu'est-ce qui vous amène dans ce coin perdu ?

Il était curieux. Pour venir ici, nul doute qu'il fallait se cacher de quelque chose. Cela dit, ils avaient choisi le bon village. Ici, tous les habitants étaient muets comme des tombes dès lors qu'on avait gagné leur loyauté.

_ Oh… On fuit la ville, expliqua Claire avec un sourire réservé. Tout ce qui est foule ne nous convient pas vraiment…

Tu veux dire « ne conviens pas à Sam », songea Franck. Malgré ça, il sourit. Il les aimait bien. Cette jeune femme douce, un peu timide, et farouchement protectrice, et ce jeune homme silencieux, réservé, et tellement intriguant.

_ Et vous êtes mariés depuis longtemps ? s'enquit-il.

_ Depuis moins d'un an, lâcha Sam, intervenant pour la première fois dans la conversation. Mais je connaissais Claire quand elle n'était qu'une petite fille.

Claire rougit furieusement, et lança un regard noir à son mari, qui l'avait apparemment taquiné à sa façon. À les entendre, Claire avait plusieurs années de moins que Sam. Étrange, ils avaient l'air d'avoir le même âge.

_ Vous avez des enfants ?

_ Non, mais on va s'y mettre, sourit Sam.

Le coin de sa bouche était un peu tordu par une cicatrice. Claire le dévisagea avec stupeur, et Franck retint un sourire.

Manifestement, les enfants n'étaient pas prévus au programme jusqu'à maintenant.


Plus de 400 ans plus tôt.

Dean ouvrit les yeux. Ses mains étaient couvertes de sang, un sang qu'il lécha avec un peu trop de plaisir. Un cri rauque le fit tressaillir, et il quitta ses doigts écarlates pour porter son regard sur le sol. À ses pieds, un homme agonisant. Il fit immédiatement le lien avec le sang sur ses mains.

_ Dean… haleta le blessé.

Et Dean croisa le regard vert de son petit frère.

_ Sam ! Bordel de merde, Sam !

Il se mit à genoux, attrapa la main de Sam :

_ Sammy, reste avec moi, petit frère. Sammy…

Dans les yeux de Sam, uniquement de la terreur, alors qu'il tentait vainement de s'écarter.

_ Ne me fais plus de mal… suppliait-il.

_ Sammy, c'est moi… Je ne te ferais jamais de mal…

De la terreur, juste de la terreur. Son petit frère ne pouvait pas être terrorisé à l'idée d'être avec lui. Ce n'était pas possible. Pas possible. Sam n'avait pas peur de Dean. Il ne pouvait pas avoir peur de lui. C'était lui qui le protégeait, qui le protégerait toujours.

_ Ne me touche pas, sanglota Sam.

Dean posa ses mains sur les joues de Sam, l'attira contre lui :

_ Je ne te ferais jamais de mal, Sammy, répétait-il.

Le bras de Sam bougea, et le regard de son frère aîné, attiré par le mouvement, se posa sur le couteau qui perçait le ventre de son petit frère. La Première Lame. La. Première. Lame.

Ses mains couvertes de sang.

La Première Lame.

Sam en train d'agoniser dans ses bras, le suppliant de ne pas le toucher.

Non, Sam n'agonisait pas. Plus.

Ses yeux mi-clos fixaient un point dans le vide, et ne bougeraient plus jamais.

_ Sam… Sam… Sammy…

Il le secouait, fort.

_ SAMMY ! SAAAAAAAAM ! JE T'EN SUPPLIE, SAM !

Ses mains compressaient vainement la plaie béante.

_ SAMMY ! SAMMYYYYYY !

_ DEAN !

Dean ouvrit les yeux, et croisa le regard inquiet de Sam. Sa joue droite le brûlait, comme si on l'avait giflé. Derrière Sam, il pouvait voir la silhouette de Castiel.

_ Ça va, Dean ?

_ Sam…

Il attira son frère dans ses bras, le serra à l'en étouffer. Dans ses prunelles vertes, il pouvait voir la peur, l'inquiétude. Mais pour lui. Pas de lui.

_ Promet-moi que tu n'auras jamais peur de moi, Sammy, murmura l'aîné.

_ Ça me paraît évident, répondit son petit frère, en resserrant son étreinte. Promis, Dean. Ne t'inquiète pas.

Enfin, il relâcha Sam, soulagé de le voir en un seul morceau.

_ Ça ira ? s'inquiéta-t-il à nouveau.

_ T'inquiètes, lâcha Dean d'une voix qu'il tenta de faire paraître désinvolte. Ça va. Retourne te coucher, Sammy.

Deux heures du matin, s'aperçut-il en jetant un coup d'œil au réveil, alors que Sam lui répétait une fois de plus que s'il avait besoin de lui, il était dans la chambre à côté. Comme s'il l'ignorait.

Enfin, son petit frère quitta la chambre, le laissant seul avec Castiel.

_ C'est la première fois que Sam est obligé de te réveiller, commenta l'ange.

Quoi ? Comment ça la première fois ?

_ Il sait… ?

_ Évidemment qu'il sait, répondit Castiel. Toutes les nuits, il est là, à te caresser les cheveux en attendant que tes cauchemars passent.

Non, Sam ne pouvait pas savoir. Il ne devait pas savoir que Dean rêvait toutes les nuits qu'il le tuait.

_ Cette fois, c'était violent. Tu as frappé Sam quand il a tenté de te rassurer.

Quoi ?!

_ Je perds le contrôle, Cas'… avoua Dean. De plus en plus. Ça va de plus en plus loin. Avant j'avais à peine le temps de le toucher que je me réveillais. Cette fois… Cette fois il était mort. Il est mort dans mes bras, Cas'…

_ C'est le déroulement normal, Dean. Il est un peu ralenti, mais… Mais tu vas dégénérer lentement jusqu'à devenir un démon.

_ Et après je tuerais Sam.

Pas de réponse cette fois-ci, à l'exception d'un hochement de tête grave de l'ange. Dean frissonna, se blottit sous sa couverture.

_ Je préférerais mourir que de le tuer, Castiel. Je ne veux pas lui faire de mal, jamais.

Castiel s'assit au bord du lit de Dean, posa sa main sur son épaule.

_ Il y a des choses que même toi, Dean Winchester, tu ne peux pas empêcher…

_ Arrête ! s'insurgea Dean. Ne traite pas Sam comme un futur cadavre sous prétexte qu'il est mon frère !

_ Je ne le traite pas ainsi, protesta Castiel. Et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour le protéger, tu le sais parfaitement, Dean !

_ Même de moi ?

L'hésitation de Castiel fut perceptible, et le chasseur laissa exploser sa rage, sa fureur, sa peur et sa tristesse.

_ Tu vois, ça ? C'est ce qui tuera Sam ! Cet instant d'hésitation va tuer mon frère ! Je vais tuer mon frère !

Il agrippa la main de l'ange, enfonça ses ongles dans sa paume :

_ Jure-moi que tu vas prendre soin de lui, Cas'. Jure-le-moi.

_ Dean…

_ Jure que tu t'interposeras entre Sam et moi autant de fois qu'il le faudra.

_ Je te jure que je ferais tout ce qu'il faudra pour prendre soin de Sam et le protéger. Même de toi.

La réponse de Dean fut immédiate, terrifiante.

_ Surtout de moi.


J'avais besoin de représenter un Dean un minimum gentil, parce qu'à la base, c'est quand même l'un des héros de la série, et s'il y a une chose qu'on ne peut pas nier, c'est son amour presque malsain pour Sam ! On retrouve Dean avec un plan d'enfer au prochain chapitres, et Sam se dévoile (enfin) un peu à Claire ! Les choses s'accélèrent, et je pense qu'il restera peut-être trois ou quatre chapitres au maximum ^^