Yellow lecteurs, lectrices!
Après plusieurs jours d'attente, voici pour vous la première vraie interaction de Lee avec d'autres personnages.
Comme d'hab' bienvenue aux news followers Xuxu-chan et nonameforyou. Et encore et toujours merci à irezei pour ses reviews fidèles et la proscrinatrice Zaraelle qui a enfin retrouver les mots de passe de son compte! Gloire à elle!
Sur ce, bonne/mauvaise lecture!
Une fois n'étant pas coutume, Lee avait caché sa vaste chevelure si reconnaissable dans une capuche de sweat à l'effigie d'une quelconque équipe de football, "trouvé" dans les tribunes, honteusement délaissé lors d'un match amical. Ses mains sombres enfoncées négligemment dans sa poche ventrale, ses longues jambes enfoncées dans un jean beaucoup trop serré et bien loin de ses baggys habituels, des chaussures empruntées à un malheureux malchanceux pensant qu'entrer dans un magasin de chaussure ne l'exposait pas aux disparition intempestives, son visage bien trop connu des autorités concernés enfoncé sous cette même capuche rouge et or, l'homme qui entrait dans cet endroit de dépravation ne fut pas un instant reconnu. Comme tous les soirs depuis son ouverture, le Chaudron Baveur était bondé de jeunes et de moins jeunes venus s'abreuver ou se vider l'esprit grâce aux musiques entraînantes, aux écrans de fumées, aux faisceaux de rayons colorés et aux dealers astucieusement dispersés aux quatre coins de la salle.
Une fois n'étant pas coutume, Lee n'était dans cet endroit pour être un client des divers services fournis en ce lieu. Pas ici pour danser, pas ici pour boire, pas ici pour draguer, pas ici pour se droguer. Une fois n'étant pas coutume, le visage de Lee n'arborait pas son sempiternel rictus de dragueur en chasse, pas le moindre sourire sur son visage aussi froid et insensible qu'une statue de marbre. Ses yeux marrons ne pétillaient pas de malice et de joie de vivre. Au milieu de tous ces corps en mouvement s'égarant dans le giron de Satan, sa marche droite comme la Justice, ses yeux ternes et impardonnable fixant le vide, Lee n'était pour une fois pas en ce lieu pour s'amuser et s'oublier, espérant qu'un lendemain n'existerait jamais.
Se dirigeant vers l'un de ses fournisseurs de "distraction illégales", Lee ne se gêna pas de bousculer un innocent client, qui l'insulta copieusement au passage, pour s'accaparer l'attention de Seamus Finnigan.
-Putain, Jord... commença à protester l'honnête commerçant avant de se faire tirer par le col de sa chemise d'un vert insultant son sens du goût jusqu'à un coin un peu moins bruyant s'avérant être les toilettes de l'établissement.
-Ecoute, se méprit l'irlandais en réajustant ses vêtements alors que le métis s'assurait que les lieux soient vides de témoins intempestifs. Je ne suis pas vraiment de se bord. Alors, je suis vraiment flatté, fit il en s'avançant vers la sortie malheureusement verrouillée, mais je vais devoir décliner l'invi...
Sa phrase fut coupée par la poigne ferme du plus âgé le clouant encore et toujours par le col au mur crade et couvert de graffitis des toilettes.
-Toi, écoute moi, gronda sourdement l'homme prêt à toutes les extrémités pour retrouver sa meilleure amie, ses mains agrippant trop fort la pauvre chemise. Angelina a disparue, et tu vas me dire tout ce que je veux savoir, sinon, le menaça t il en sortant de sa poche ventrale un canif bien aiguisé reflétant lugubrement la lumière du néon éclairant la scène du plafond écaillé, sinon, répéta t il en effleurant le visage juvénile du trafiquant de tout et n'importe quoi avec un sourire tout ce qu'il y avait de flippant, tu vas devoir passer le reste de ta méprisable vie sous un masque.
-D'accord! D'accord! paniqua comme il le fallait l'irlandais en transpirant comme un goret. Qu'est-ce que tu veux savoir? demanda-t-il en essayant de se calmer et en louchant sur la lame beaucoup trop près de son visage constellé de taches de son.
-Il y a quatre nuits, commença-t-il, Angie et moi sommes allés dans ce trou à rat. Je suis le seul à en être ressorti. Alors, recommença-t-il à sourire en levant son ridicule bout de métal, tu vas tout me dire sur ce qu'il passé cette soirée là. Absolument tout, articula-t-il en rapprochant son visage sombre du sien.
-Il y a quatre nuits? répéta le pyromane et collectionneur d'armes à feu, ses yeux verts se levant automatiquement au ciel en quête de souvenirs brumeux. Lundi soir, tu veux dire? demanda t il confirmation.
-A ton avis? grinça acidement Jordan.
-Mais j'en sais rien! gémit presque l'irlandais. Cette fille plombe toujours mes affaires! Elle m'a même pété le nez une fois! J'essaye toujours d'être le plus loin d'elle, je ne sais pas ce qu'il lui ait arrivé! essaya t il de se protéger.
-Si tu essayes toujours d'être à l'autre bout de la salle, tu dois bien savoir dans quel endroit elle se trouvait avant de disparaître des radars, grogna Lee en secouant comme un prunier la cible prioritaire de la vindicte Johnson.
-Au bar! cria le pauvre irlandais en essayant de lui faire lâcher prise. Elle était au bar la dernière fois que je l'ai vue!
-Bien, fit le vengeur encapuchonné en lâchant sa proie, qui tomba lourdement au sol en se malaxant la gorge tout en lui jetant un regard habituellement destiné aux fous furieux sur le point de se transformer en serial-killer.
Et, s'il découvrait lors de sa quête le corps sans vie d'Angelina, peut-être se transformerait-il véritablement en tueur en série.
-Tu as des informations sur un groupe qui s'amuserait à faire de la traite de blanches? lui demanda une ultime fois Lee.
Et, fait étrange, Seamus cessa tout mouvement, son souffle se coinça même dans sa gorge pendant que ses yeux verts s'agrandissaient d'horreurs.
-Tu sais, l'accusa Lee du haut de toute sa taille.
Le pauvre dealer porta les mains à hauteur de son visage pour échapper à l'ire jordanesque.
-Je peux pas en parler, glapit la pauvre chose résistant peu aux menaces.
-Si tu ne me le dis pas, recommença-t-il à gronder comme une panthère affamée, j'emmène ta langue avec moi.
Dans un glapissement fort peu viril, l'irlandais plaqua ses deux mains sur sa bouche.
-Tu parles, lui annonça Lee avec un présent de vérité générale judicieusement bien exploité.
-Les chinois, avoua Seamus avec un débit de parole extraordinaire. Ce sont les chinois. Les marocains et les turcs se sont complètement appropriés le marché des stupéfiants, il leur fallait autre chose pour concurrencer, ou autre chose en attendant de trouver un marché où il pourraient devenir un concurrent sérieux. Ils se sont tournés vers les armes mais les russes ont un monopole là dessus et ils sont faillis tous les massacrer. Après ils ont essayé la contrebande et les contrefaçons, mais ils se sont heurtés aux français et aux italiens. Puis ils ont essayé de s'allier avec les irlandais mais ils se sont faits jetés. Il leur fallait un truc avant qu'ils soient complètement sur la paille alors ils ont trouvé ça.
Lee resta quelque secondes à fixer l'irlandais, ses yeux clignant à chaque fois qu'une information venait s'imprimer dans son cerveau fort peu sollicité.
-Les chinois? répéta Jordan avec incrédulité. Mais ce sont pas les chinois qui ont extorqué un paquet de fric à la LSE? n'y comprit plus rien le menaçant Lee.
-Non, fit le plus au courant des deux des affaires mafieuses de la capitale. Ca, c'était les japonais.
-Et pourquoi ils se sont pas associés? perdit le nord le métis. Entre bridés, ils auraient put se soutenir.
-Ils peuvent pas se piffrer, fit l'irlandais en hochant négativement sa petite tête blonde. Ils se font toujours la guerre pour des cailloux dans la mer de Chine.
-Tu t'y connais drôlement en politique souterraine, dis moi? fit Lee avec suspicion, ses yeux sombres se plissant.
-Euuuuh... fit quand à lui le pauvre bavard, ses yeux verts cherchant désespérément une sortie et un moyen de quitter la ville avant que ses patrons ne sachent qu'ils espionnait des conversations tellement privées qu'il risquait plus que perdre sa langue.
-T'es un putain d'indic! n'y crut pas le détective en herbe, un sourire incrédule peignant son visage.
-Chhhht! répondit précipitamment ladite mouche en lui faisant signe de baisser d'un ton.
-J'y crois pas, n'y crut il réellement pas en se laissant aller contre le mur face au traître caractérisé. Tu collectionnes les armes illégales, appuya t il. Y a un bazooka chargé dans ta baraque.
-Tant que les poulets ne le savent pas, ce missile anti-char n'existe pas.
-Ben tiens, grimaça Lee. Et ton katana volé à un musée national, combien tu penses écoper pour recel d'antiquité?
-Pas tes affaires, répliqua le dealer.
Sur un dernier petit rire incrédule, complètement abasourdi par l'ahurissante bêtise de son fournisseur habituel, Lee sorti des cabinets d'une saleté incomparable, prenant bien soin à remettre correctement sa capuche sur sa tête fort reconnaissable, puis il se dirigea vers le bar. Il commanda sa tequila habituelle, s'attardant sur le comptoir surchargé, essayant à l'aide de sourires et de clin d'oeil d'attirer une barmaid dans un coin sombre pour lui extirper des informations. Il savait que Katie Belle travaillait le lundi soir jusqu'à la fermeture et entretenait de rapport presque amicaux avec Angelina. Si elle avait réellement traîné près du bar, Katie le saurait. Le problème, malheureusement, étant que son contrat l'obligeait à garder sa précieuse petite bouche fermée sur les différents trafics ayant lieu dans l'établissement ô combien prestigieux.
Après une séance de bécotage des plus satisfaisantes pour cette chère Katie, Lee arriva avec une subtilité dont il ne savait pas faire preuve à lui faire confirmer la présence de son amie au bar le soir de sa disparition. L'innocente Katie, ignorant tout de son tragique destin, mentionna même que la métis s'était pris la tête avec un groupe vantant sans scrupules la qualité de leur marchandise. Katie avait même rit en lui annonçant qu'elle les avait suivis dans la backroom pour leur "refaire le portrait façon Picasso". La jeune femme ne s'étonnait d'ailleurs que maintenant de l'absence de la volcanique Angelina. Après l'avoir suivis dans la plaisanterie, Lee osa lui demander le nom des personnes ayant soufferts de l'ire Johnsonesque. Ce fut le seul moment où la barmaid plissa ses ravissants yeux bleus de suspicion, mais accepta tout de même de lui livrer sur un plateau les quatre hommes basanés que Lee savait appartenir à la pègre turque.
Les potentiels agresseurs d'Angelina n'étant pas présents ce soir-là dans le Chaudron Baveur, Lee envoya un texto au détective amateur l'informant de ses découvertes, lui confirmant qu'il lui raconterait tous les détails le lendemain, mais que présentement, il était obligé d'aller se coucher s'il ne voulait pas ressembler à un zombie ou tomber de son affreux scooter et compromettre ainsi sa précieuse livraison. La seule chose que lui répondit l'agoraphobe furent deux lettres sans la moindre ponctuation.
-"ok"? C'est tout? marmonna dans sa barbe la réincarnation de Watson pendant qu'il marchait dans les ruelles glauques de la capitale.
George avait grandement intérêt à avoir un crédit téléphonique en déficit sinon il ne donnait pas cher de sa peau.
Une vibration dans la poche arrière de son jean beaucoup trop serré à son goût lui annonça que le rouquin se prenant pour Van Gogh avait enfin décidé de le remercier de lui dire quelque chose d'un tant soit peu plus constructif qu'un simple "ok".
raport moi 12 pizza n importe léquel
Lee en stoppa sa marche, proprement outré par le culot monstre du rouquin le prenant un peu trop pour son larbin personnel.
maintenan
Mais c'était qu'il le prenait vraiment pour son larbin, l'enfoiré clîitré dans sa baraque de la famille Adams! Voilà qu'il lui donnait des ordres, maintenant, l'odieux Sherlock Holmes incapable de faire un pas dehors. Il venait juste de simplement se mettre sur le dos une bonne partie de la pègre locale en fourrant son nez dans des affaires qui ne le concernaient pas, mais monsieur s'en foutait plus que l'état de son horreur de jardin. Des types fort peu recommandables allaient lui courir après et il venait de pourrir ses relations avec son dealer, et monsieur lui demandait, rectification, ordonnait de lui apporter des pizzas dans l'heure, alors qu'il lui avait bien spécifié être complètement crevé et que la pizzeria était d'ailleurs fermée depuis belle lurette.
"entre par effraction"
-Que j'entre par... n'y crut tout simplement pas le pauvre livreur de pizzas. Mais c'est qu'il est sérieux en plus, ce frappa-dingue. Vas. Chier, tapa t il avec hargne tout en reprenant sa marche. T'attendras. Demain.
maintenan
-Rêves, marmonna-t-il avant de ranger son mobile dans sa poche ventrale, bien déterminé à ne pas répondre à ce dégénéré profond ignorant les horaires humains.
Une énième vibration lui annonça que George n'avait pas l'intention de dormir sans avaler ses douze pizzas. Et encore une autre. Et encore une autre. Soupirant à fendre la pierre, Lee se résolu à déverrouiller son mobile.
je pe resoudre l affaire
j ai besoin de cé pizza
lee amène moi cé pizza ou tu ne retrouvera pa ton ami
-Mais c'est qu'il ose me faire du chantage, cet enfoiré! explosa le métis, ulcéré au possible.
entre par effraction
-Un jour, prophétisa Lee en se mettant en route pour commettre un autre forfait qui annoncera son licenciement, je le tuerais, grogna t il, chacun de ses pas frappant férocement le sol.
George avait intérêt à avoir une bonne raison de vouloir ces satanés immondices gras, sinon, allergiques aux contacts ou pas, Lee lui fouterait son poing dans la gueule.
