Bonjour ou bonsoir, voici le chapitre 5.

Merci à Akadream , ReimaChan et akemi-kiseki pour leur commentaire.

akemi-kiseki : Merci pour ton commentaire et voici la suite !

ReimaChan: C'est vrai que je l'imaginais la tête collé à son téléphone en attendant le message de Fuji xD Merci pour ton commentaire et de voir que tu suis l'histoire me rend très contente :D

Akadream : C'est toujours un bonheur de lire tes longs commentaire. Et bien toutes les réponses à tes questions se trouve dans ce chapitre. J'espère qu'il te plaira. Pour ce qui est de l'obsession de Tezuka, on peut dire - pas qu'il empirera - mais qu'il fera faire à Fuji des choses... Je te laisse imaginer ;) Pour le coup de la lame, on ne saura pas qui a fait le coup alors je te laisse choisir toi même le coupable :) Ton avis est très bien sortit, ne t'en fais pas ^^ Merci pour ton commentaire et merci de suivre mon histoire ! :)

Prince of tennis appartient à Takeshi Konomi-sensei.

Bonne lecture !


.Pourquoi m'avoir menti ?.


Fuji se réveilla de bonne heure, le samedi matin. Elle avait largement cinq heures devant elle avant d'avoir à rejoindre le café pour y retrouver Akaya. Elle se leva de son lit et s'étira longuement. Tendant sa main vers son téléphone, elle vérifia ses messages. Peut-être que sa sœur lui en aurait envoyer un pour la prévenir d'un passage prochain, mais rien. Par contre, elle remarqua avoir reçu un message du garçon de deuxième année à Rikkai. Elle sourit à cela avant d'ouvrir le message.

« Dois-je t'apporter toutes mes interrogations d'anglais que j'ai déjà fais jusqu'à présent ?

Tu pourras ainsi constater mon niveau minable... Je te remercie de m'aider en anglais, vraiment.

On se retrouve au café »

Elle relit le texte deux fois, ses yeux à moitié ouvert à la première lecture. Suzune sourit en refermant son mobile et en le reposant sur la table de chevet. Elle venait de lui envoyer sa réponse et avait confirmée sa question, voulant examiner là où il avait le plus de difficultés.

Fuji se leva et se prépara lentement. Elle n'avait pas à se presser, vu l'heure qu'il était. Elle se prépara son déjeuner et rassembla ses affaires. Elle mangea calmement pour ensuite jeter un coup d'œil à l'horloge au mur. Elle avait encore assez de temps avant l'heure du rendez-vous.


Quand elle sortit de chez elle, son sac de tennis en main et habillée en conséquence, elle décida de traîner un peu en ville, regardant les différentes vitrines des magasins. Elle avait vraiment hâte de pouvoir à nouveau entendre le bruit de la petite balle jaune rebondissant contre sa raquette et frappant le sol. Ce bruit lui avait manquait durant toute cette semaine-ci.

En tournant au détour d'une rue, elle vit une chevelure courte brune familière. Une qu'elle n'avait plus revue depuis longtemps.

-Yuuta...

Ce n'était qu'un murmure, mais le garçon semblait l'avoir entendu et tourna sa tête dans la direction de Suzune. Cette dernière vit son regard se voiler, alors qu'il détournait ses yeux d'elle.

A chaque fois qu'ils se croisaient, ça se passait comme ça. Sauf que cette fois-ci, il marcha vers elle.

-Yuuta...

-Nee-san, pourquoi avoir fait ça ? Lui demanda-t-il interdit, bien que sa voix laisse entendre de la tristesse et de la colère.

Suzune ne répondit pas, sachant ce qu'il voulait dire. Il parlait sûrement de Echizen. Après tout, de tout les clubs de tennis qu'ils avaient affrontés jusqu'à maintenant qui n'était pas au courant de son départ précipité en Amérique ?

-Ce que tu as entendu n'est pas la vérité, commença posément la brune.

Son petit frère ne lui laissa pas le temps de continuer qu'il la coupa brusquement.

-Maintenant, on fait référence à toi en tant que mauvaise joueuse. J'entends des rumeurs comme quoi tu étais jalouse du talent de Echizen et que tu l'enviais au point de le blesser pour ne plus qu'il fasse ses techniques. Et comme toujours, je suis le petit frère de cette personne. Ne peux-tu pas t'effacer un tant soit peu de ma vie ? Avec ce que tu as fais, tu en as juste rajouté une couche.

La jeune fille se figea à ses paroles. Alors, il y avait de telles rumeurs sur elle ? Elle n'avait pas été au courant de ça.

-Tu crois ces rumeurs ? L'interrogea-t-elle.

-...Elle ne peuvent être que vraies puisqu'elles viennent de Seigaku. C'est Mizuki-san qui les a entendu en allant l'autre jour là-bas. J'ai aussi entendu dire que tu avais été exclue du club de tennis... Dans un sens, c'est une bonne chose pour moi. Tu n'apparaîtras plus dans les compétitions et je pourrais enfin prouver mes propres capacités, souffla-t-il.

La brune ne dit rien. A toutes leurs conversations, Yuuta rejetait la faute sur elle et ne l'écoutait jamais s'expliquer. Avec le temps, elle avait finit pas comprendre que ça ne servait à rien avec lui. Elle l'avait perdue définitivement...

Quand il l'a quitta après lui avoir avouer qu'il avait été déçu par son geste envers le garçon de première, elle partit s'asseoir sur un banc qu'elle avait vue sur son chemin. La brune n'avait pas vue son frère depuis un certain temps, mais il gardait toujours cette même rancune envers elle.

Son attention fut vite rattrapée quand elle lança un coup d'œil à sa montre. Elle était restée plus d'une heure et demi à flâner en ville. Elle se leva de sa place et marcha vers le café, près de la gare. Si elle s'était reprit un peu plus tard, elle aurait fait attendre Akaya.

Elle pressa un peu le pas en regardant l'heure. Elle sourit doucement en se voyant déjà jouer contre lui...


Quand elle arriva au café, elle vit Akaya apparaître au bout de la rue. Techniquement, elle était la première arrivée.

-Fuji-san, la salua-t-il en courant dans sa direction, un grand sourire sur le visage.

Elle le salua en retour. Il se stoppa à côté d'elle et replaça ses sacs correctement sur son épaule. Il se retourna ensuite vers elle.

-Je te suis, déclara-t-il à la brune.

Elle rit et commença à se diriger vers le parc, Akaya sur ses talons. Ils parlèrent un peu de l'anglais qu'ils allaient aborder après leur petit match avant de se concentrer sur ce qui allait se passer sur les courts.

-Fuji-san, j'ai vraiment peur d'entrer dans le Mode Bloodshot ou même pire, dans celui que j'ai utilisé contre Inui et Kaidoh, au National, lui avoua-t-il préoccupé.

La jeune fille posa sa main sur son épaule, rassurante.

-Ne t'en fais pas Kirihara, tout va bien se passer. Et puis, je suis là pour t'aider à le contrôler si tu n'as pas oublié, renchérit-elle, gentiment.

Akaya acquiesça bien que ses yeux reflétaient toujours l'appréhension. Il regarda du coin de l'œil la brune à côté de lui et retint un soupir. Il ne voulait vraiment pas la blesser. Et si ça se passait comme durant le tournoi du Kanto...

Fuji qui voyait son cadet broyé du noir, fronça des sourcils. Il n'avait pas à s'inquiéter autant, elle n'était pas aussi faible que ça. Mais elle ne le prenait pas mal pour autant, elle trouva plutôt ça mignon de sa part de se préoccuper d'elle.

Arrivés aux courts de tennis, Fuji remarqua avec soulagement qu'ils étaient vides. Ils les avaient donc pour eux tout seuls. Elle entra dans un des court, sortit sa raquette et deux balles de son sac. Elle fit un signe à Akaya pour qu'il rentre aussi et qu'il se prépare.

-Kirihara, tout va bien se passer, lui répéta-t-elle réconfortante. Et puis, si jamais je venais à être blesser, ne rejette pas la faute sur toi-même mais plutôt sur mon manque de réflexes.

Le garçon ne fit que se placer sur le terrain, attendant que Fuji fasse son service. Celle-ci fit rebondir plusieurs fois la balle sur le sol, ne pouvant retenir un sourire et la lança en l'air.

-Je ne vais pas me retenir, Kirihara, prévint-elle en frappant dans la balle.

Le match débuta alors. Akaya n'avait pas trop de mal à renvoyer la balle au début, mais quand la jeune fille commença à inclure ses contres, il perdit rapidement le premier jeu. Il respira un bon coup en se disant que ce n'était que le début, qu'il n'avait pas à s'énerver pour si peu.

Cependant, quand les trois jeu suivants furent également remporter par Fuji, quelque chose en lui se déchaîna. Il crispa sa main sur sa raquette en essayant de le repousser le plus possible. Il devait le retenir jusqu'au bout. Il ne devait pas le laisser sortir.

-Tu ne veux quand même pas te faire battre par une fille ? Laisse-moi sortir et je pourrais gagner le match-

Il retint sa respiration quelque instants tellement la tentation était forte. Il regarda Fuji se préparer à renvoyer la balle, en souriant. Elle semblait s'amuser... Lorsqu'il tendit son bras pour rattraper la balle et l'envoyer de l'autre côté, celle-ci toucha le filet alors qu'il tombait au sol après avoir trébucher sur ses propres pieds.

La brune s'avança près du filet, ne voyant pas le garçon se relever avant d'entendre un rire glaciale s'élever sur le terrain. Elle vit Akaya se redresser petit à petit et essuyer le sang qui coulait de son genoux. Fuji sue alors que ce n'était plus le Akaya avec qui elle avait prit l'habitude de discuter à une table dans le café.

-Je vais te teindre en rouge, ricana-t-il soudainement en prenant la balle dans sa main et en la compressant entre ses phalanges.

Fuji ouvrit ses yeux devant cela et se mit en place. C'était le même service qu'il avait fait contre elle au tournoi du Kanto. Elle s'en souvenait parfaitement.

-Fais attention à toi, même moi je ne sais pas où elle va rebondir, lui conseilla sarcastiquement le diable en lançant la balle.

Elle plissa ses yeux et regarda la balle arriver vers elle. Bien que le petit rond jaune aille dans une direction totalement aléatoire, elle le rattrapa et le renvoya de l'autre côté. Akaya en voyant cela, s'énerva un peu plus et dirigea toutes ses frappes vers les chevilles de la brune. Contrairement à l'Akaya normal, son autre lui avait distingué sa blessure à la cheville droite et il ne se retenait pas pour la viser, prenant énormément de plaisir à la voir souffrir à chaque coup.

Fuji essaya de raisonner le garçon en lui disant que le tennis n'était pas un sport destiné à blesser les autres, mais le deuxième année ne sembla pas faire attention à ce qu'elle disait, s'isolant du monde qui l'entourait. Elle serra sa mâchoire en comprenant que ce serait bien plus dur qu'elle ne l'avait crue. Comment arriverait-elle à le calmer ?

Le match continua sans que Fuji ne trouve le moyen de le ramener à la normale.


Quand le match se finit, Fuji gagna 6-4 face au garçon, sa cheville droite la faisant souffrir plus qu'elle ne l'avait jamais fait jusqu'à présent. Elle s'assit au sol, la tenant entre ses doigts. Sa chaussette blanche cachait le bandage qui se trouvait juste en dessous pour ne pas que Kirihara ne le remarque avant d'arriver ici. Mais maintenant qu'elle n'arrivait plus à se relever, il allait apercevoir sa foulure à la cheville.

Akaya, de l'autre côté du net, reprit ses esprits, dirigeant immédiatement son regard vers la brune de l'autre côté du terrain. Il la vit se tenir la cheville en grimaçant. Il mordit sur sa lèvre inférieur en courant vers elle, sautant par-dessus le filet, ne prenant pas la peine de le contourner.

-Fuji-san, je suis désolé. C'est de ma faute, s'excusa-t-il en s'accroupissant à côté de la jeune fille. Si seulement je m'étais retenu plus longtemps.

-Akaya, ne t'en veux pas. Cette blessure est déjà là depuis le début de la semaine, alors ne t'en fais pas, le contra-t-elle.

Le garçon arqua ses sourcils, interrogateur. Comment ça depuis le début de la semaine ? Ne venait-il pas de la lui faire à l'instant, durant le match ?

-Fuji-san, qu'est-ce que...

Il se tut un instant et tout dans sa tête sembla se mettre en place instantanément. La blessure au nez, celle à la main, sa nouvelle coupe de cheveux et là, sa cheville foulée. Tout était arrivée en à peine quatre jours alors qu'avant, à chaque fois qu'il la croisait durant une compétition, une fête de l'école ou même en ville, elle n'avait jamais semblée blesser ou encore démoralisée.

Et pourtant, durant la semaine qu'il venait de passer, il avait largement eu le temps d'observer la brune attentivement. Le premier jour elle n'avait rien eue, enfin pas avant qu'il ne sache qu'elle avait en faite une foulure à la cheville. Le lendemain, elle s'était ramenée avec un pansement sur le nez, à cause d'un ballon de basket. Le jour d'après, elle ne s'était pas présentée et pour finir, le jour qui avait suivit celui-là, elle avait une main dans le bandage et ses cheveux étaient désormais à ses épaules.

Ce n'était pas une coïncidence... Tout avait débuté depuis le jour où Echizen avait été trahi par Seigaku alors que Fuji avait essayée de le raisonner sur ce qu'elle pensait réellement.

-Pourquoi ne pas me l'avoir dit ? La questionna-t-il brusquement.

-Kirihara ?

-Tout a commencé depuis le Tournoi National... C'est eux, pas vrai ? Pourquoi m'avoir menti ?

Le garçon avait haussé la voix en la fixant dans les yeux.

-Je... Je ne voulais pas te déranger. Tu es déjà assez gentil pour me croire et pour passer ton temps avec moi. Je ne voulais pas t'encombrer plus avec des soucis qui ne sont pas les tiens, confessa-t-elle faiblement.

Elle soupira en fermant ses mains en poings. Elle pouvait sentir le regard de Kirihara sur elle, mais elle ne se sentait pas le force de le confronter visuellement. Elle était fatiguée de tout et elle ne voulait pas avoir non plus à se justifier maintenant, même si c'était à Akaya.

Alors qu'elle n'entendit plus rien autour d'elle, pensant que Kirihara lui en voulait, elle sentit quelque chose lui passer dans le dos et sous les genoux. Elle retint un cri de surprise alors qu'elle se sentit soulever du sol.

-Dans un premier temps, occupons-nous de ta cheville, tu ne penses pas ? Lui dit-il.

Suzune le regarda, déconcertée et perdue. Il ne lui en voulait pas plus que ça ? Elle leva sa tête vers lui et vit une moue sur son visage rougissant alors qu'il se pressait près du banc le plus proche du court. Elle rit doucement derrière sa main en passant ses bras autour du cou du garçon.

-Merci Kirihara, souffla-t-elle chaleureusement en enfouissant sa tête dans sa nuque.

Elle le sentit devenir plus chaud encore alors qu'elle riait un peu plus fort. Il était assez facile de le taquiner. Elle était vraiment heureuse de voir qu'il ne lui en voulait pas de lui avoir cacher ça, mais elle savait qu'elle ne pourrait pas éviter une conversation sérieuse avec lui. C'était indéniable qu'il lui poserait des questions.


Après qu'il l'ait posé sur un banc, il était parti chercher leur affaire sur le terrain, réapparaissant quelques secondes plus tard. Il sortit de son sac un gel refroidissant et un bandage. Fuji ne lui demanda pas pourquoi il était en possession de cela, inférant déjà qu'il avait du les apporter au cas où il se passerait quelque chose avec son mode.

-Je suppose que tu expliqueras tout chez toi ? Lui demanda curieusement Akaya.

La brune hocha de la tête en frissonnant au gel qu'appliquait le garçon sur sa cheville. Cette dernière était légèrement gonflée et bleu. Le garçon se demandait comment elle avait fait pour supporter cette foulure, alors que généralement on forçait la personne à ne pas marcher une journée entière pour que ça guérisse ou plus.

Alors qu'il rangeait ses affaires et que Fuji se levait du banc, prudemment, le ciel se couvrit de nuages gris, annonçant une certaine pluie à venir.

-Rentrons vite chez moi, conclut la brune en avançant pas à pas vers la sortie du parc.

A mi-chemin de l'appartement de Fuji, quelques gouttes commencèrent à tomber sur eux. La jeune fille, remarquant cela, attrapa la main de Kirihara pour ensuite commencer à courir vers chez elle.

-Fuji-san, tu ne devrais pas courir avec la foulure que tu as, essaya de l'arrêter le deuxième année.

-Il vaudrait mieux se dépêcher. S'il venait à pleuvoir des cordes alors que nous ne sommes pas encore couvert, tu risquerais de tomber malade avec le peu de vêtements que tu portes.

Fuji faisait référence à la veste du garçon qu'elle portait sur les épaules quand ce dernier le lui avait donné, ne se retrouvant plus qu'en t-shirt et en short. Il rougit à la phrase et pressa ses jambes à suivre le rythme de la brune. Ils arrivèrent ainsi rapidement chez elle, avant que le déluge ne tombe entièrement.

Les cheveux et vêtements partiellement mouillés, les deux joueurs entrèrent dans l'appartement de la plus âgée. Kirihara retira ses chaussures et déposa ses affaires, avec ceux de Fuji, au sol. La brune lui demanda de la suivre et ils se dirigèrent vers la salle de bain. Suzune tendit à Akaya une serviette pour se sécher les cheveux.

En se dirigeant dans une autre pièce, alors que le garçon aux cheveux bouclés la regardait faire, elle lui tendit des vêtements secs et propres.

-Ce sont des vêtements que Yuuta à laisser avant de partir pour l'internat. Il ne les met plus alors tu peux les porter, lui expliqua-t-elle impassible.

Il la remercia et retourna dans la salle de bain pour se changer. Quand il revint dans le salon, qu'il finit par trouver après un moment, il vit Fuji l'attendre, assise dans un fauteuil. Il l'y rejoignit et la remercie à nouveau pour avoir reçu ses vêtements. Ils étaient parfaitement à sa taille ce qui l'avait étonné en s'habillant.

-Ne me remercie pas, au moins, ils servent à quelque chose comme ça, lui sourit-elle.

Un silence s'installe après cette phrase et seul le son de l'aiguille avançant dans l'horloge accrochée au mur retentit dans la pièce. Le garçon osa demander, après plusieurs secondes, si elle pouvait tout lui expliquer, de ce qu'il s'était passé cette semaine.

-Tu dois t'être douter que je ne m'étais pas blessée pas moi-même, commença-t-elle en désignant sa main et sa cheville.

Le garçon hocha de la tête. Elle l'informa alors de toute la vérité. Tezuka qui l'avait poussé, qui lui avait lancé le ballon en pleine figure, des filles qui l'avaient coincés aux toilettes, de la lame placée dans son plumier. Elle lui expliqua aussi les farces qu'elle avait reçue d'Eiji, Momoshiro et Kaidoh, ainsi que de l'inefficacité du jus d'Inui sur elle. Cependant, elle ne lui parla pas de la discussion qu'elle avait eu avec Oishi, ni de la punition dont lui avait parlé Tezuka. Elle préféra le garder pour elle. S'il venait à être au courant, il lui dirait de refuser, relayant la sanction sur Oishi sans regret pour lui.

Le garçon, de son côté, se sentit idiot de ne pas avoir remarquer ce qu'il se passait avant.

-Pourquoi te laisses-tu faire, Fuji-san ?

-...Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Personne ne m'aidera, pas même mes camarades de classes. Il y a en une qui m'a déjà trahie, il faut donc s'attendre à ce que les autres fassent pareil. Le club de tennis est populaire à l'école et les fan-girls n'hésiteront pas non plus, déclara Fuji. Je vais juste attendre que l'année se termine. Au lycée, je suis sûr que tout se passera mieux. Il faut juste laisser couler.

Akaya mordit sa lèvre, se retenant de dire quelque chose. Il espérait aussi qu'au lycée tout s'arrêterait pour elle.

-Alors, allons-nous commencer tes leçons d'anglais, déballa soudainement la brune en souriant.

Le garçon grimaça en se rappelant ce petit détail. Il avala péniblement sa salive en plantant son regard dans celui de la jeune fille.

-Pourquoi pas une autre fois ? On pourrait tout simplement se faire un petit film, proposa-t-il.

Le sourire de la brune s'accentua alors qu'elle croisait les bras sur sa poitrine.

-Alors comme ça, le club de tennis ne te tient plus trop à cœur... ?

Akaya se figea tandis que tout lui revint en tête.

-J'ai failli oublié ça, marmonna-t-il entre ses dents.

-Bon, commençons maintenant ou nous n'aurons jamais terminés.

Le garçon se leva et partir chercher ses affaires. Il pria intérieurement pour qu'avec Fuji tout soit plus simple.


À suivre...


Mise à jour le 07-10-15.


Voilà la fin du chapitre 5. J'espère que ça vous aura plu. Qu'en avez-vous pensé ?

A bientôt pour le chapitre 6 !