Disclaimer : Hetalia ne m'appartient pas et est à Hidekaz Himaruya
Rating : T
Personnages : France et Angleterre
Genre : Romance

Autres : Je laisse les insultes d'Arthur en anglais, je trouve que ça rend beaucoup mieux que si j'essaye de les traduire.


Let's go to France!

Il avait oublier ce détail.
La France était de l'autre côté de la mer, donc logique, il devait traverser celle-ci pour y arriver.
Sauf qu'il avait un petit problème, un tout petit problème.
Il avait une peur bleue de l'eau.
Lorsqu'il s'était rendu compte en regardant à travers le hublot de l'avion qu'il était au-dessus de la mer, il avait viré au blanc. Enfin, il était devenu encore plus pâle qu'il ne l'était naturellement. Il s'était mit à agripper ses accoudoirs avec une force sous-estimé de lui-même et songeait fortement à hurler qu'on le laisse sortir de là et qu'on le ramène à Londres. Il aurait bien aimé faire cela mais il ne savait quoi le retenait de le faire, foutues bonnes manières !
Arthur était en train de trembler comme un malade et ses dents s'entrechoquaient avec force, à tel point que le bruit finit par attirer l'attention de son voisin.
Ce denier était déjà là quand Arthur avait atteint son siège, il avait juré un peu car il aurait aimé ne pas en avoir mais vu que celui-ci dormait il n'avait pas considérer cela comme un grand problème. Du coup il l'avait vite oublié et poussa un hurlement quand ce dernier lui adressa la parole.
Il ne s'y était pas attendu du tout et sous le coup des fortes émotions qu'il ressentait cela l'avait échappé.

Bon d'accord maintenant il avait attiré l'attention de tous les passagers à proximité et se sentait encore plus mal.
Enfin c'était jusqu'à ce que le type à côté de lui ne dise que tout allait bien et qu'il avait juste surpris son voisin. Les autres avaient arrêté de fixer Arthur mais ce dernier ne se sentait pas mieux pour autant.
Il avait envie de vomir.

« Vous allez bien ? » Lui demanda ledit voisin.

Arthur ne savait pas si il avait rêver mais il avait cru entendre un accent pendant que l'homme parler, enfin ce n'était pas comme s'il y accordait une quelconque importance, son esprit était fixé sur la mer et sur rien d'autre.

« Je... Je crois que je vais vomir... »

L'homme n'avait sans doute pas envie que son voisin vomisse, même si ce n'était pas sur lui et dans un sac l'odeur allait quand même se faire sentir et pour rien au monde il ne voulait cela. Il se mit donc en tête d'essayer de calmer son voisin.

« Que se passe-t-il ? Vous avez le mal des transports ? »

Arthur ne pouvait pas répondre. Il allait se taper la honte de sa vie. Il pouvait mentir et dire que c'était ça mais dès qu'ils auraient traversé la mer il se sentirait beaucoup mieux et l'homme s'en rendrait compte. Il décida d'opter pour un autre mensonge.

« Je... Ce que j'ai mangé ce matin à du mal passer... »

« Ah ça je peux comprendre, la nourriture anglaise n'est pas vraiment très... » L'homme s'arrêta tout d'un coup en se rendant compte qu'il était en train de parler avec un anglais et qu'il allait se montrer très impoli si il continuait.

« N'est pas vraiment très quoi ? » Arthur n'avait pas aimé le son sur lequel son voisin avait dit cela, comme si il insinuait que la nourriture de son pays était affreuse.

« Hum euh rien. » Répondit son voisin en se raclant la gorge.

Définitivement une critique si il ne voulait pas continuer.
Enfin pour le moment l'anglais s'en fichait, il se fichait qu'on insulte sa nourriture ou autre, il avait juste envie de sortir d'ici, de quitter ce foutu océan !
Voyant qu'Arthur devenait encore plus pâle et se tenait le ventre, le voisin s'inquiéta encore plus et décida de lui faire la conversation pour le distraire de sa nausée.

« Je m'appelle Francis et vous ? »

« A..Ar...Arthur... » Parvint à souffler le malade.

« Oh Arthur... Très joli nom ! Cela me fait penser au Roi Arthur, j'aimais beaucoup le conte à son propos lorsque j'étais petit. »

Bon sang c'est pas vrai, il avait une foutue envie de vomir et ce type trouvait que c'était le bon moment pour faire la causette ! Il avait des neurones en moins ou quoi ?!
Arthur ne répondit rien, non pas que l'envie lui manquait mais il sentait qu'il allait vomir ses tripes s'il ouvrait la bouche alors il la garda résolument fermé. Ce qui ne sembla pas déranger son voisin qui continua de parler.

« Vous allez en France pour des vacances ? Moi j'étais venu en Angleterre pour les vacances mais je vis en France sinon, je vais rentrer en deuxième année à l'université dans quelques jours. J'étudie la littérature française, vraiment très intéressant si vous voulez mon avis, je compte peut-être devenir professeur pour diffuser la beauté de la langue française. »

Ect, ect, ect !
Le français n'en finissait pas de raconter sa vie, Arthur n'en avait rien à cirer mais ne pouvait rien dire alors il se contentait d'écouter en silence, enfin presque. Il tremblait pas mal et ça faisait du bruit, ça, et ses dents qui s'entrechoquaient plus par colère que peur désormais. Enfin il devait avouer que le français était assez captivant, il le détournait de sa peur en le mettant en colère. Ce n'était pas franchement la meilleure méthode qui soit mais Arthur n'allait pas s'en plaindre. Il ne se rendit cependant compte qu'une fois l'horreur traversé que le français avait vraiment été utile. Quand il à vit à travers le hublot qu'il y avait de la terre sous eux et non plus l'eau, il se sentit tout de suite beaucoup mieux.
Son voisin ne manqua pas de le remarquer et il sourit exactement au même moment où Arthur se tourna vers lui, curieux de voir à quoi il ressemblait. Parce que bon il n'avait pas vraiment pu le voir. Quand il était arrivé tout à l'heure, sa tête était tourné vers la vitre et à part quelques mèches blondes, il n'avait rien vu, ensuite il était trop occupé à agoniser sur son siège, plié en deux, pour pouvoir tourner la tête et regarder son voisin de vol.
Un hoquet lui échappa lorsqu'il rencontra le regard océan de l'homme.
Il était... Taillé comme un Dieu !
Non mais sérieusement, il ne voyait pas très bien son corps mais il avait l'air d'être parfait et son visage... Oh son visage. C'était celui d'un prince de conte de fée ! C'était assurément cela pour avoir une beautée pareil !
Ses cheveux ondulaient légèrement et lui arrivés aux épaules, ils étaient d'un blond doré qui pouvait concurrencer la brillance du métal lui-même et ils avaient l'air si doux. Tellement doux qu'Arthur avait envie de les toucher pour voir si ils étaient aussi soyeux qu'ils en avait l'air. Mais il se retint.

Le français avait sans doute dû remarquer le regard d'admiration de la part de l'anglais car il lui fit un merveilleux sourire remplit de malice tout en lui disant « Tu aimes ce que tu vois ? ».

Arthur n'en revenait pas que ce type soit aussi odieux et se prenne pour une bombe sexuelle, bon d'accord il l'était mais ce n'était pas une raison pour s'en vanter ! Un peu d'humilité tout de même !

« Je ne vois pas ce que tu veux dire. »

Francis avait décidé d'être moins formel alors il n'allait pas se gêner pour lui rendre la pareille.

« Humm oui bien sûr. C'est pourtant toi qui me fixait comme si j'étais la plus belle chose que tu n'ai jamais vu. Je sais bien que je suis magnifique Arthur mais je n'aimerais pas te faire baver, je serais bien trop inquiet de croire que ton estomac ait décidé de se débarrassé de ce que tu as mangé. »

« You fucking twat ! »

Ça y est, il n'avait pas pu s'en empêcher, ce type l'énervait tellement qu'il n'avait pas pu garder son côté gentleman plus longtemps. Si il avait le physique d'un prince il ne faisait aucun doute qu'il avait l'esprit d'un antagoniste à l'intérieur de lui !

« Quel langage ! Je croyais que les anglais étaient des gentlemen ? »

« Les anglais n'ont aucune raison d'être des gentlemen avec des types dans ton genre. »

« Tu pourrais tout de même être un peu plus poli, je t'ai empêcher de ressortir le contenu de ton estomac tout à l'heure, un peu de reconnaissance ne serait pas de trop ! »

« Pardon ? Aidé ? Tu m'as juste assommé avec ta vie ! »

« Hey au moins ça a marché ! »

« Mouè. »

L'anglais croisa les bras contre son torse et le silence s'installa. Le foutu froggy ne devait pas avoir ressentit le besoin de répliquer autre chose car il s'était retourné vers le hublot sur lequel il portait désormais son intérêt. Arthur espérait qu'ils allaient bientôt arriver car il avait TRÈS envie de s'éloigner de ce type. Ou de l'étrangler. Au choix. Mais les gentlemen n'étranglent pas les gens, alors il voulait juste s'en éloigner.
Heureusement pour lui, un message annonçant qu'ils étaient bientôt arrivé se fit entendre et il poussa un soupir de soulagement.
Lorsqu'ils furent posé et qu'ils pouvaient sortir de l'avion, l'anglais se rua au dehors de celui-ci sans prêter la moindre attention à son voisin de voyage, pas même un petit au revoir ne fut dit.
Après tout pourquoi l'aurait-il fait ? Il ne connaissait pas ce type, il l'avait énervé et il n'allait plus jamais le revoir de sa vie alors cela importait peu.

Une fois dans l'aéroport, Arthur poussa un soupir de soulagement. Il était enfin loin de ce type odieux. Mais... Il était entouré de français maintenant...
Après un fail épique où il a voulu payer un chauffeur de bus avec des livres, un aller-retour bus-aéroport pour le moins ennuyant, un voyage de plusieurs heures en train et quelques minutes de marche, Arthur était enfin arrivé à la résidence étudiante de l'université qu'il allait fréquenter dans quelques jours.