Bonsoir, toutes mes excuses pour ces rares mises à jour. J'avoue ne pas beaucoup trouver de temps pour cette traduction. De plus, je travaille également sur deux autres projets de fanfic en ce moment. J'espère que cette publication me pardonnera.
Oui, c'est LE chapitre ! Enjoy ;)

Note de l'auteur : Ça y est, jolis petits pervers. Le moment epic wincest est arrivé. Merci de me suivre depuis le début, j'espère que vous trouverez dans ce chapitre une récompense bien méritée.


8. Let it go / Libérée, délivrée

Anna gigota, essayant d'être plus à l'aise sur le ballot de paille qu'elle utilisait comme siège de fortune. Sentant une tige piquer sa jambe, elle soupira et laissa tomber, se disant que de toute façon le léger déconfort dans sa jambe la distrayait du trou béant dans sa poitrine.

Le style de colère unique de la reine trempait Arendelle de neige fondue. Elle pouvait l'entendre marteler l'épaisseur du toit de l'étable de Kristoff, comme si elle essayait de s'enfoncer au travers et forcer Anna à sentir le puissant pouvoir de la peur et de la colère de sa sœur.

Le livreur de glace était assis sur une enclume, la selle de Sven enroulée autour de l'une de ses cuisses alors qu'il l'huilait. Le renne lui-même grignotait paresseusement une carotte dans un coin de la grange, regardant Olaf qui scrutait un trou entre les planches usées de la porte.

"Wow, c'est vraiment humide dehors," déclara le bonhomme de neige. "La reine Elsa doit vraiment être contrariée."

La rouquine parla, la culpabilité troublant sa voix. "Elle l'est, Olaf. Elle est blessée et effrayée. Et c'est ma faute. Encore."

La colère d'Anna contre sa sœur n'a pas duré, et des que la blonde fut hors de sa vue, elle fut prise d'angoisse. La plaie ouverte sur sa joue n'était rien à côté de celle qu'Elsa avait ouverte dans son cœur. Elle fut forcée de se faire à l'idée que ses propres remarques avaient probablement été tout aussi dures et déchirantes pour sa sœur. Elle s'était écroulée dans l'allée jusqu'à ce que Kristoff la trouve, la ramenant dans sa petite demeure pour la nuit. La fille n'avait répondu à aucune de ses tentatives pour savoir ce qui s'était passé, mais alors qu'il l'écoutait dormir par intermittences dans son lit alors qu'il était couché au sol, son cœur se cassa à chaque appellation du nom de la reine qui lui parvenait.

Maintenant, avec rien d'autre à faire que d'attendre la fin du bombardement d'Arendelle par les éléments, il tourmentait désespérément son cerveau pour trouver un moyen d'égayer son amie, sans engager quoi que ce soit qui lui rappellerait sa sœur.

En en ayant terminé avec la selle, il la raccrocha soigneusement sur la crémaillère, se dirigeant vers une forge construite au hasard qu'il avait créée dans le seul but de créer des fers à cheval pour Sven. Il prit le tisonnier gisant contre les pierres et caressa les braises orange jusqu'à ce qu'elles brillent. Soudain frappé d'inspiration, il se tourna vers Anna, souriant.

"Hey, Anna," la rousse s'arrêta de tripoter une tige de paille et leva les yeux vers lui. "Tu as déjà utilisé une forge ?"

La fille le regarda avec le premier sourire qu'il ait vu sur son visage de toute la journée. "Nan. Mais je ne dirais pas non pour cogner sur quelque chose maintenant."


Anna aurait pu faire un fantastique forgeron, si les fers à cheval étaient supposés être aussi plats que des planches.

La force avec laquelle elle frappait le métal chaud avec le marteau était suffisante pour impressionner Kristoff, et il avait vu la fille frapper un loup dans la tête avec un luth. La rousse se réprimandait elle-même entre les coups.

CLANG

"Je ne peux pas croire-"

CLANG

"-que j'ai été assez stupide-"

CLANG

"-pour laisser cet homme m'embrasser."

CLANG

La rouquine se tourna vers Kristoff à bout de souffle, une perle de transpiration courant sur sa tempe. "Je ne l'apprécie même pas ! C'était juste - j'avais bu trop de vin et Elsa m'avait à peine laissé la toucher. Et après des années à ne pas avoir pu le faire, et la nuit dans la bibliothèque... l'avoir loin de moi à nouveau..."

L'homme hocha la tête en signe de compréhension. "Je sais, Anna. Et je suis sûr que quelque part à l'intérieur d'elle, Elsa le ressent aussi. Mais ..." il fit une pause, conscient de la manière dont son amie tenait la paire de pinces chauffées à blanc dans une main, et un énorme marteau dans l'autre, "... peut-être que tu ne comprends pas contre quoi ta sœur se bat ?"

Voyant que la rousse ne se précipitait pas sur lui avec les outils, il continua. "Elle a cette énorme responsabilité pas seulement pour Arendelle, mais aussi pour toi. A la tête de votre famille, ta réputation, et la réputation du royaume, repose essentiellement sur ses épaules. Elle est déjà redoutée par pratiquement tous les pays voisins... peux-tu imaginer le nombre de fourches qui pourraient être pointées dans sa direction si ils apprenaient qu'elle avait choisi sa propre sœur comme amante ?"

Anna fronça les sourcils, ouvrant la bouche en défi. Il s'attendait à une tirade sur le fait qu'elle se fichait de ce que le peuple pensait, mais a sa grande surprise, ses épaules s'affaissèrent et elle céda. "Tu as raison."

L'homme cligna des yeux. "Vraiment ?" Il secoua la tête pour repousser le doute. "Je veux dire. Oui, j'ai raison. Et si je connais Elsa- en fait, tu sais, je ne la connais pas, vraiment, mais je la connais assez pour voir combien elle se soucie de toi - ta sœur a besoin de toi maintenant. Elle a besoin de quelqu'un qui lui fasse savoir qu'elle fait les bons choix-"

Anna l'interrompit avec colère. "Mais ce n'est pas le cas, Kristoff. Elle me repousse au lieu de m'en parler, ce qui veut dire que je n'ai absolument pas mon mot à dire la dedans !" Elle fit des grands signes pour elle-même. "Ne devrais-je pas à avoir à choisir moi-même si je veux risquer ma réputation ou pas ?"

"Vous devriez vous mettre d'accord ensemble," dit l'homme énergiquement. "Aucune de vous ne devrait prendre de décisions seule." Kristoff plaça gentiment ses grosses mains sur les épaules de la rousse. "Anna, autant que je veux vous voir, toi et Elsa, heureuses, aucune de vous ne va y arriver si Elsa croit qu'elle n'est pas un digne monarque. Et la seule façon que ça fonctionne est que tu lui montres qu'elle l'est déjà, parce que ton opinion est la seule qui l'importe".

Anna se blotti dans l'étreinte de l'homme, acceptant le réconfort qu'il était heureux de lui donner. "M'amènerais-tu à elle?" étouffa-t-elle dans sa poitrine.

"Au château ? Oui, bien sûr," répondit l'homme.

Il la sentit secouer la tête contre lui. "Non, elle ne sera pas là-bas. Elle va être là où elle va toujours quand elle essaye d'exclure les gens."

Kristoff sut ce que la fille allait dire avait qu'elle ne le dise.

"M'amènerais-tu à la montagne du nord ?"


Malheureusement pour Kristoff, la requête d'Anna signifiait un départ immédiat, pas un confortable. Poussant Sven à aller plus vite à travers le grésil glacial, il se donnait presque des coups lui-même pour avoir donné le premier grand conseil de sa vie en plein milieu de cette tempête.

Le palais de glace avait paru encore plus menaçant à travers le rideau de pluie glaciale, grossissant de plus en plus jusqu'à ce que finalement, quand l'homme avait perdu presque toute sensation sur son visage et ses mains, ils arrivent au bas des marches de glace.

La rouquine embrassa sa joue - pas qu'il pouvait le sentir - avant de sauter au bas du traineau. "Merci Kristoff !" Hurla-t-elle par-dessus le rugissement du vent. "Sois prudent en redescendant !" Elle se retourna pour monter les marches. Il attendit jusqu'à ce qu'elle ouvre l'énorme porte de glace du palais avant de fouetter les reines de Sven, et ils recommencèrent la difficile chevauchée vers Arendelle. Espérant que même si les deux sœurs n'avaient pas entièrement enterré la hache, la cadette serait au moins capable de stopper ce foutu temps.

Anna se tenait dans le silence du hall d'entrée de la majestueuse création de sa sœur. Le vent soufflant et les coups de grésil semblaient à des kilomètres de là, depuis l'intérieur de cette structure. D'une certaine façon, la blonde avait réussi à mettre une barrière entre le palais et l'extérieur... comme ce qu'elle faisait avec elle-même.

"Elsa ?" Appela-t-elle nerveusement. "Tu es là ?"

Il n'y eut pas de réponse.

Soudain heurtée par la peur que, finalement, peut être que sa sœur était dans le château d'Arendelle. Et qu'Anna allait devoir rester dans un palais de glace sans eau ni nourriture jusqu'à ce que quelqu'un remarque qu'elle était absente. Elle paniqua. Elle avait été une statue de glace une fois, et c'était une sensation incroyablement déplaisante. Il n'était pas question que cela recommence.

"Anna ?" La rouquine poussa un soupir de soulagement en guise de réponse. "Que fais-tu ici ?" demanda sa grande sœur, apparaissant au sommet des escaliers, et Anna fut prise d'une soudaine sensation de déjà-vu.

"Je, Um, voulais savoir... comment tu allais." Elle tripotait ses mains. "j'ai en quelque sorte- bien, j'ai dit des choses horribles, Elsa, et j'ai besoin de te dire que je suis désolée."

La reine regarda sa sœur comme si elle souffrait. "Anna..." sa voix s'étrangla.

La rouquine avait presque peur de demander. "Tu- es-tu toujours en colère contre moi ? Pour l'avoir embrassé ?"

La reine secoua la tête violemment. "Mon dieu non... je n'ai jamais été en colère contre toi. Lui peut-être, mais principalement contre moi-même," lâcha-t-elle.

Anna souffla, se raidissant pour sa dernière question - celle dont elle voulait la réponse plus que tout. "Ces choses que tu as dites... à propos de Hans. Tu les penses vraiment ? A propos de moi ?"

La blonde voulut pleurer, la vile suggestion qu'elle avait fait la nuit dernière sonnait dans ses oreilles avec toute la fureur des vents hurlant qu'elle savait juste en dehors du palais. "C'était une chose écœurante à te dire, Anna. Et je suis si, si désolée-" son souffle se coupa, mais elle avait besoin que sa sœur sache - même si cela la tuait d'y penser - peu importe ce que elle et Hans avaient fait n'avait rien de honteux. "Si toi et Hans-" elle avait presque craché son nom, mais les mots moururent sur ses lèvres quand la rousse l'interrompit en secouant la tête.

"Il ne s'est rien passé, Elsa. Hans et moi... nous avons dansé. Et, bien, nous nous sommes embrassés, aussi, mais à part ça..." elle s'interrompit.

La blonde sentit l'étau autour de son cœur se desserrer légèrement.

Anna commença à monter les marches, mais elle fut stoppée par sa sœur, mettant une main en avant. "Non, attends. Ne- juste... Reste ou tu es. Ne viens pas plus près," dit-elle d'un ton agité, posant ses yeux à l'entaille en cicatrisation -mais encore assez sévère- sur la joue d'Anna.

La rousse roula des yeux. Maintenant que sa peur que l'ainée soit encore furieuse contre elle fut disparue, elle fut vite remplacée par la ténacité. Ignorant la supplication de sa sœur, elle continua son chemin. "Non, Elsa. Je viens plus près que tu le veuilles ou pas." Lançant un regard de défiance à sa sœur durant son ascension, elle ajouta, "Cela devient ridicule. As-tu vraiment fais autant de kilomètres à cause d'une minuscule égratignure ?" Elle toucha la marque en question. "Ça ne fait même pas mal !"

A maintenant quelques pas de la reine, elle regarda la blonde reculer rapidement, agitant ses mains et faisant apparaitre une sorte de vitre de glace étincelante qu'Anna ne l'avait jamais vue créer auparavant. Découragée, elle s'avança jusqu'à se tenir devant l'étrange barrière, le nez pratiquement pressé contre elle. Hésitant seulement pendant une seconde, elle chercha comment l'enlever de son passage, trébuchant dessus quand l'une de ses mains glissa au travers.

Elsa parut aussi surprise qu'elle.

La rousse la regarda béatement. "J'imagine que tu perds la main, hein ?" Elle traversa complètement la barrière. "Tu ne peux plus m'arrêter maintenant."

Mais le visage d'Elsa passa de la surprise à la curiosité. "Anna," dit-elle doucement. "Tes cheveux." Le visage de la rousse se froissa de confusion. Se tournant vers sa droite, elle tenta d'obtenir un aperçu de son reflet dans les murs vitreux du palais. Plissant les yeux, elle réalisa que sa distinguable mèche blanche était réapparue.

"Que diable..." souffla-t-elle. Soudain elle sentit une vague de chaleur. Bougeant inconfortablement, elle se retourna vers sa sœur. "Hu, tu as placé une sorte de ... chauffe-glace ici ?"

Le visage de la blonde refléta le ridicule de sa question.

"Oui, tu as raison, c'était stupide." Elle fronça les sourcils. "Pourquoi fait-il si chaud ici ?"

Un regard de compréhension traversa le visage d'Elsa. "Oh..." souffla-t-elle.

La rousse plissa les yeux vers sa sœur. "Quoi 'oh' ? Qu'est ce qui se passe ? Qu'est ce qui m'arrive ?"

Une fine couche de gel se propagea de la paume de la main droite de la reine alors qu'elle la leva vers le visage de la jeune fille. Pressant gentiment la main vers la joue de la rousse, elle demanda, "tu sens ça ?"

Anna eut un sourire abruti. "Ouais, c'est agréable."

"Mais pas froid ?" Pressa la reine.

La rousse plissa le front. " Bien... non. Pas vraiment. C'est juste- C'est normal. Chaud, même." Réalisant soudain, elle lâcha, "Est-ce que tu viens juste de me transformer en une sorte de... personne de glace qui ne ressent pas le froid?"

"Je ne t'ai transformé en rien du tout !" Objecta la reine. "C'est toi qui a traversé ce - cette-" elle jeta sa main en direction de la barrière, "-chose, alors qu'elle a été clairement conçue pour t'arrêter."

"Bien, je suis désolée, j'ai dû louper cette leçon ou il est expliqué que les 'plaques de glace bizarre' voulaient dire 'stop' en langage Elsa," railla la jeune fille. "Uh, ce n'est pas grave," dit-elle finalement, dédaigneusement. "Au moins maintenant nous pouvons réellement parler sans que je me gèle les fesses ici."

Elle enleva gants, manteau et bonnet qu'elle abandonna sans cérémonie sur le col, remarquant que sa sœur regardait le choix de sa tenue d'un air perplexe, et avec une autre émotion qu'elle n'arrivait pas à déchiffrer. Baissant la tête pour se regarder elle-même, la rousse tenta d'expliquer. "Oh, hu, j'étais chez Kristoff... avant de venir ici," elle agita ses mains, indiquant les alentours, "et je n'avais pas de vêtements à part la robe que je portais la nuit dernière, donc il m'a prêté ça."

C'était vrai, Anna voulait tellement rejoindre la montagne rapidement qu'elle avait négligé de considérer la température à laquelle qu'elle allait devoir faire face, et Kristoff l'avait presque ramenée dans sa maison alors qu'elle courait sous la pluie glaciale. En lui lançant au visage un pantalon et une tunique de fourrure qui étaient trop petits depuis des années, il lui avait demandé de ne venir le voir qu'une fois correctement habillée pour une 'dinette dans un palais de glace', comme il l'avait si éloquemment dit. Complétant la tenue avec une cape, deux gants dépareillés, et une paire de bottes qu'il avait confessé avoir appartenu à une fille qu'il avait 'connue' -Anna choisit de ne pas relever- Kristoff était finalement satisfait et certain qu'elle ne gèlerait pas jusqu'à la mort.

Maintenant, debout devant sa sœur, qui était élégamment habillée dans l'une de ses propres créations de robes de cristaux de glace, elle se sentait stupide.

Mais ce fut un sentiment d'assez courte durée, alors que sa sœur confessa, discrètement, "j'aime bien." En rougissant, elle ajouta "ça te donne un air... sauvage."

La rousse sentit un absurde sentiment de satisfaction, et fit un clin d'œil à la reine. "Vous aimez avoir un peu de sauvagerie dans votre vie, n'est-ce pas, reine Elsa ?" Elle s'avança vers son ainée en se pavanant légèrement.

À sa consternation, la blonde recula encore, tourna les talons et disparut à travers la voute qui conduisait à sa pseudo salle de bal.

"Oh mon dieu," se murmura-t-elle. Elle cria sur la forme fuyante de sa sœur. "Elsa, allez, c'était juste une blague."

"Ce que je ressens pour toi n'est pas un sujet drôle, Anna," insista la reine. "Ne comprends-tu pas ça ?"

"Si," commença la cadette, sur la défensive. "Je comprends ça. C'est pourquoi je souhaite que tu en discutes avec moi au lieu d'essayer de prendre toutes ces décisions toi-même."

La blonde se retourna face à sa sœur, paraissant fatiguée et frustrée. "Qu'est-ce qu'i discuter, Anna ? Ça," elle fit un geste entre elles, "ne peut pas avoir lieu ! Le peuple d'Arendelle va nous chasser hors du royaume si ils le découvrent."

"Si ils le découvrent ! " Rétorqua Anna. "Nous vivons dans un château géant, Elsa. Qui le saurait ?"

" Ce n'est pas la question ! " La blonde était de plus en plus désespérée maintenant. "Ce que je ressens pour toi est- tu sais que ce n'est pas bien !"

Anna tenta de cacher la douleur qu'elle ressentit. "Bien, donc ce que je ressens pour toi n'est pas bien non plus, alors ?"

"Non !" claqua la reine.

La rousse jeta ses mains en l'air. "Bon dieu, Elsa. Est-ce que tu t'es entendue ? Tu es tellement aveuglée par ta peur de me blesser que tu refuses de même penser à ce que je pourrais vouloir."

"Anna," plaida sa sœur. "Tu ne comprends pas-"

"Si, Elsa. Je comprends vraiment." Anna s'avança vers sa sœur en continuant à parler. "Tu ne comprends pas que je suis une adulte, et que je n'ai pas besoin de quelqu'un pour prendre des décisions pour moi." Le visage de la jeune fille était maintenant si près de celui de sa sœur qu'elle pouvait pratiquement sentir la chaleur émanant des rougeurs sur son visage. "En fait, à partir de maintenant, tu n'as plus à avoir le dernier mot la dessus. Je vais décider de ce que je veux, et je vais le prendre maintenant."

Et elle le fit.

Ecrasant ses lèvres contre celles de la blonde, Anna la plaqua presque contre l'un des murs de glace de la pièce. Elle pouvait sentir Elsa agripper ses épaules, essayant de la repousser, ses cris de protestation étouffés par la bouche de la jeune fille. Refusant de prêter attention à ses vœux, Anna saisit rudement les poignets de sa sœur, les épinglant sur la froide surface de part et d'autre de la tête de la blonde. Elsa gémit en essayant de reprendre le contrôle de ses mains, mais la rousse se contenta de grogner, appuyant son corps encore plus fort contre celui de son ainée.

La reine réussit finalement à détacher ses lèvres de celles de sa sœur, jetant sa tête en arrière, ses yeux papillonnant rapidement sur le visage d'Anna. La cadette attrapa le menton d'Elsa et la força à rencontrer son regard. Les yeux de la blonde étaient noirs de désir, mais elle essayait encore d'arracher sa tête des griffes de sa sœur.

Anna n'en avait pas encore finit avec ça. "Dis-moi que tu n'en as pas envie," dit la rousse, à bout de souffle, "et j'arrêterai."

Elsa ferma les yeux, sa poitrine haletante. Anna roula des hanches vers l'avant, et la reine jeta la tête en arrière, laissant échapper un gémissement rauque. Elle jeta son bras libre autour des épaules de la princesse, enfonçant ses ongles dans le tissu de sa tunique. "Anna..." pleurnicha-t-elle, ouvrant ses yeux pour regarder sa sœur avec une faim effrénée.

Ce fut suffisant pour que la rousse perde le contrôle. Capturant la bouche de sa sœur une fois de plus, elle lâcha le poignet d'Elsa et emmêla une main dans ses cheveux blonds, creusant avec les doigts de son autre main dans la hanche de la reine.

Mordant la lèvre inférieure de l'ainé, elle balaya sa langue sur les petites coupures qu'elle avait laissées, avant de forcer le passage dans la bouche de la blonde. Leurs dents entrèrent en collision à cause de la férocité du baiser, mais Anna ignora ce détail et continua de sonder la fraiche humidité. Elle alternait entre mordre la lèvre d'Elsa et la faire gémir avec sa langue.

Anna voulait plus. Elle tira sur les cheveux blonds qu'elle tenait pour pencher sa tête et exposer le pâle tronçon de peau douce du cou de la reine. Descendant sa bouche vers son pouls battant activement, elle pressa sa langue à plat contre lui, le sentant accélérer avec tout le désir refoulé s'agitant à l'intérieur de la jeune femme. Elle suça, fort, avant de l'apaiser avec un baiser, continuant de tracer un chemin le long de sa mâchoire jusqu'à son oreille. Faisant légèrement courir ses ongles sur l'estomac de sa sœur, elle sentit ses muscles sauter sous sa peau alors qu'elle mordillait gentiment son lobe.

Elle pouvait sentir la chaude respiration d'Elsa sur sa joue alors qu'elle haletait, faisait des minuscules sons de plaisir qui déchainèrent Anna. Raclant ses dents contre la peau sensible sous l'oreille de la reine, elle la sentit frissonner, poussant involontairement ses hanches contre celles de la rousse. La princesse sourit à la découverte de ce point sensible, le mordillant encore une fois avant de retourner presser ses lèvres contre celles de sa sœur.

Elle fut prise par surprise quand Elsa, avec une force alimentée principalement par la pure envie, se jeta contre Anna assez violement pour qu'elle trébuche et tombe en arrière, entrainant la blonde avec elle. Atterrissant sur le sol glacé dans un bruit sourd, la rousse n'eut même pas une seconde pour récupérer que les lèvres de la reine furent sur les siennes de nouveau, sa main tiraillant sur la ceinture autour de sa taille, grognant de ne pas trouver la boucle.

Souriant dans le baiser, Anna baissa les mains pour détacher la ceinture elle-même, le balançant sur le côté alors que les mains d'Elsa revenaient pour soulever la tunique par-dessus la tête de la princesse, révélant la plus délectable étendue de taches de rousseur sur laquelle la reine n'avait jamais porté les yeux. Glissant le bout de ses doigts de la hanche d'Anna jusqu'à ses seins nouvellement exposés, la blonde laissa échapper un ronronnement satisfait.

"Tu vois, maintenant ce n'est pas vraiment juste," railla la rousse, tirant sur la robe de sa sœur. "Tu es encore complètement couverte et moi..." elle agita une main au-dessus de son torse dénudé.

Elsa sourit et tournoya une main dans les airs, ce qui força sa robe à se désintégrer complétement. Elle était assise complétement nue, chevauchant les hanches de la jeune fille.

"Wow," souffla Anna. "Maintenant ça, c'est un talent utile."

Elle fut forcée de se taire par la reine plaçant un doigt contre ses lèvres, puis, atteignant une mèche de cheveux pour l'éloigner du visage de sa sœur, Elsa se baissa pour couvrir le corps de la rousse avec le sien.

La réponse d'Anna fut explosive.

La sensation des seins de la blonde contre les siens la rendait folle. La jeune fille ferma involontairement les yeux et se cambra à ce contact, gémissant fortement avant que le son ne soit avalé par sa grande sœur l'embrassant à nouveau. Incapable de faire plus que se tordre sous le corps au-dessus d'elle, Anna tenta de se concentrer à rendre la pure quantité de plaisir qu'elle recevait.

Plaçant ses mains sur la taille d'Elsa, la rousse l'embrassa vigoureusement, glissant finalement ses mains sur ses fesses. Les agrippant fermement, elle poussa ses hanches vers le bas jusqu'à ce qu'elles heurtent les siennes, et des étoiles explosèrent derrière ses paupières.

"Mmmf, mon dieu" grogna la blonde, alors qu'elle détachait ses lèvres de celle d'Anna, roulant des hanches. Elle vint embrasser le cou de la princesse, puis sa clavicule, jusqu'à ce qu'elle soit à quelques millimètres de sa poitrine.

"Elsa," se lamenta la fille, attendant désespérément que la langue violente de la reine ne continue sa descente. La blonde sourit méchamment, mettant un bras sur le côté de la tête d'Anna, trainant un doigt entre ses seins, laissant une mince ligne de givre dans son sillon.

Se cambrant encore une fois, la jeune fille tenta de supplier silencieusement Elsa d'arrêter de la taquiner, mais la blonde déplaça le bout de son doigt givrant vers son mamelon gauche et fit des cercles autour. Son corps pouvait ne pas avoir été dérangé par le froid, mais la rousse n'était pas entièrement immunisée a l'incroyablement délicieuse sensation que le doigt froid procurait contre se peau brulante.

Juste au moment où Anna se sentit comme si elle ne pouvait pas être plus excitée, sa sœur prit son autre téton dans sa bouche, enroulant brutalement une langue mouillée autour du mamelon.

"Putain!" Anna n'avait jamais juré de sa vie, mais ses sens devenaient sauvages et elle perdait rapidement le contrôle. La femme au-dessus d'elle utilisait sa langue de la manière la plus parfaite. "Oh ! Mon dieu, n'arrête pas ! "

Elle agrippa une poignée de cheveux blonds, retenant la tête d'Elsa contre sa poitrine, son autre main toujours fermement sur le derrière de l'ainée, l'utilisant pour garder la reine pressée contre elle. Elle sentit la main droite de sa sœur se déplacer de sa poitrine vers son estomac, jusqu'à ce qu'elle coure le long de la ceinture du pantalon qu'elle avait négligé de retirer. Incapable de réassembler assez de dextérité pour l'ôter, et ne voulant pas qu'Elsa arrête, elle pleurnicha simplement à nouveau et donna des coups de hanche dans les mains de la reine, la suppliant de résoudre le problème.

La solution de la blonde fut simplement de descendre ses mains sous le vêtement et presser ses doigts dans l'humidité lisse qu'elle trouva.

Anna avait pensé avoir déjà perdu le contrôle, mais ce n'était rien comparé à l'extase absolue produite par Elsa la touchant juste là.

"Aaaah ! Oh put- hnnnng ! " Elle était incapable de former des mots corrects, mais sa sœur n'avait pas besoin d'encouragements. Faisant glisser un doigt en minuscules cercles autour d'un nœud dur, Elsa déplaça ses lèvres vers l'épaule d'Anna, le mordant alors qu'elle glissait légèrement sur sa gauche, lui permettant un meilleur accès au sexe d'Anna, tout en sentant aussi une délicieuse friction contre la cuisse de la rousse.

Sentant la blonde osciller au-dessus d'elle - essayant de trouver la même sensation toxique qu'elle donnait au même moment a sa petite sœur - Anna se concentrait juste assez pour déplacer ses mains des fesses d'Elsa, par-dessus ses hanches pour trouver les fines boucles blondes entre les jambes de la reine. Les caressant tendrement, elle l'entendit gémir dans son épaule. Avec le dernier élan de lucidité qu'elle possédait, la rousse plongea un doigt à l'intérieur de sa sœur, et fut récompensée avec un bruit venant de la blonde qu'elle ne pouvait décrire que de pur bonheur.

Elsa renvoya la faveur une seconde plus tard, et l'esprit d'Anna se vida.

Elle sentit un feu s'allumer dans son ventre, grossissant rapidement alors que les doigts de sa sœur bougeaient habilement, un pouce pressé contre son clitoris, frottant avec de petits mouvements circulaires. À chaque coup, Elsa glissait contre sa cuisse, le doigt de la rousse replié pour frotter le point sensible à l'intérieur d'elle, la faisant lâcher de minuscules gémissements à chaque instant.

Maintenant toutes deux recouvertes d'une fine couche de sueur, le couple haletait et se frottait l'une contre l'autre, essayant de trouver le rythme dont elles avaient si désespérément besoin pour les emmener au septième ciel. Anna pouvait sentir un tiraillement à l'intérieur d'elle, de plus en plus fort jusqu'à ce qu'il menace de l'engloutir. Elle était si proche.

"An- Anna. Putain ! S'il te plait !" cria sa sœur, agrippant sa taille avec sa main libre, ses ongles laissant des marques en forme de croissant sur la peau claire de la princesse.

Entendant son nom échapper la blonde avec autant de désespoir, combiné avec la douleur et le plaisir des supplications d'Elsa dans une grisante combinaison qui intensifia chacun de ses sens, c'en était trop pour Anna. Elle atteignit le bout.

Ses gémissements faisaient des échos sur les murs de glace alors qu'elle jouissait, se cambrant sur le sol, cela lui fit pousser en profondeur son doigt dans la blonde, et Elsa suivit sa sœur dans un hurlement.

De la glace explosa quelque part au-dessus d'elles, recouvrant le sol d'éclats bleus. De la neige s'échappait dans toutes les directions, avalant la pièce. Les deux femmes étaient inconscientes, perdue dans une pure extase, les sens en feu, et avec la sensation de se tenir au sommet du paradis.

Des minutes étaient passées avant qu'Anna n'ouvre les yeux, sentant les minuscules après coup de son orgasme à travers elle alors qu'elle caressait les cheveux de sa sœur, embrassant la tempe de la blonde alors qu'elle revenait à elle.

Elles se calmèrent rapidement, et Anna retira doucement son doigt de la femme, la sentant frémir. Déplaçant son bras autour des épaules d'Elsa, elle attira la blonde plus près d'elle pour la câliner, et retint un gémissement alors que le doigt de sa sœur la quitta.

Le cœur remplit de quelque chose qu'elle ne pouvait décrire, elle tourna légèrement sa tête pour embrasser la tempe de la blonde, souriant quand la blonde inclina la tête pour la regarder.

"Hey," dit la rousse, tendrement.

"Hey toi," répondit Elsa, renvoyant son sourire. "C'était... wow."

Anna gloussa. "Ouais, c'était wow." une larme s'échappa de l'œil de la jeune fille, et sa sœur l'essuya avec sa paume. "Tu es tellement belle," lança-t-elle, faisant courir ses doigts dans les cheveux ébouriffés de la reine.

La blonde enterra son visage dans le cou d'Anna, rougissant. La princesse la tira en arrière pour l'embrasser, avant de venir murmurer a son oreille "Je t'aime. Tellement."

Elsa essaya de rire, mais cela sortit plutôt comme un sanglot. "Je t'aime aussi," murmura-t-elle en retour, déposant sa tête sur la poitrine de la rouquine. "Merci de ne pas avoir renoncé à moi."

"Jamais," répliqua Anna.