Voilà, je sui désolée pour le retard mais entre le boulot, les révisions et le reste j'ai eu un peu de retard ! ^^'

Avant toute chose, des remerciements s'imposent ! :

Unepetitefolle : Merci pour ta petite rewiew elle m'a fait super plaisir, j'espère que tu aimeras ce chapitre ! :D

Le Chameau : Ma foi, j'espère que la suite te plaira ;)

Caza : OWWWWWWWWW MERCIIII ! :3 c'est super gentil de ta part de me dire ça et je suis heureuse que mon style d'écriture te plaise ! J'espère que tu aimeras autant cette suite ! :* Grooos bisous !

Secret girl : Merci pour ta rewiew, ton impatiente a été mis à dure épreuve ) :*

The Queen : Ahahaha merci pour ta rewiew j'espère que tu adoreras ce chapitre aussi ! )

Merci aussi à ax naito et Red Old Typewriter !

Bonne lecture ! :D

CHAPITRE 2

Trois jours. Cela faisait trois jours qu'Hermione angoissait comme jamais. Pourquoi ? Cela faisait trois jours qu'elle essayait de réaliser ce qui allait se passer dans une trentaine de minutes. Il était 8h27 et elle avait une entrevue avec Son Altesse Royale. Seulement 33 petites minutes restantes. Bien sûr, la jeune fille obéissant au fameux « vaut mieux arriver tôt qu'en retard », avait estimé judicieux de se montrer un temps relativement long à l'avance. Après tout, on ne sait jamais… Peut-être avait-elle mal lu… Peut-être que cette entrevue n'allait pas vraiment avoir lieu… Peut-être elle allait se faire remplacer à cause de son absence de noblesse… Peut-être… Peut… Stop !

La jeune femme était dans tous ses états. Elle triturait inlassablement ses gants en dentelle sortis pour l'occasion. Elle avait peur, non, disons plutôt qu'un pistolet sur sa tête l'inquièterait moins. Disons donc qu'elle était seulement très angoissée. Après tout, même si elle était considérée comme brillantissime, elle n'avait jamais fréquenté ce monde et elle craignait que la quantité de livres, qu'elle avait absorbée en seulement trois jours, ne soit suffisante pour qu'elle soit à la hauteur. Elle tenta de se raisonner. Elle n'avait aucune raison de paniquer pour cette entrevue. Non, aucune. Ce n'était pas comme si elle allait rencontrer la Reine alors qu'elle était seulement… Et bien… Euh… STOP ! Il fallait vraiment que cela cesse.

La jeune Hermione arrêta un instant de mener à mal ses jolis gants. Inspirer. Expirer. Elle ferma les yeux et tâcha d'oublier les dorures imposantes et le marbre froid du palais. Elle n'était plus dans la résidence de la Reine. Elle n'était plus devant ces deux énormes portes mêlant la majesté des richesses et une intimidation oppressante. Elle était ailleurs. Bien sûr son corps était toujours là, mais son esprit s'évertuer à rejoindre les recoins de son monde. Celui qu'elle seule connaissait : son imagination.

Son esprit avait laissé derrière lui sa plus belle robe d'un beau bleu pervenche, pour une simple tunique blanche. Il avait abandonné la soie et le satin pourtant si rares pour se contenter de la douceur d'un simple coton. Il avait quitté sa coiffure travaillée pour laisser courir ses boucles au creux de son dos. Elle ne portait plus ce lourd parfum réservé aux journées exceptionnelles. À présent, seul le vent de ses souvenirs venait caresser sa peau apportant la promesse d'un doux automne.

Plus de Reine, plus de palais, plus de portes, rien ne subsistait du décor qui l'entourait. Hermione revivait. Calme et enfin apaisée, la jeune femme ouvrit ses yeux. Et, même si la richesse et la splendeur du lieu l'assaillirent de nouveau, elle se sentait prête. Plus rien ne pouvait lui arriver, elle saurait faire face.

« Mademoiselle, Sa Majesté, la Reine est prête à vous recevoir. »

Hermione eut beaucoup de mal à réaliser que ce moment était réellement en train d'arriver. Elle allait vraiment voir la Reine, et, pour le coup une petite séance de relaxation dans les recoins de son imagination ne suffirait pas. Elle était là, au palais, dans sa robe de satin sertie de quelques broderies encombrantes, dans son corset beaucoup trop serré à son goût. Elle allait étouffer.

Prise en proie au doute, elle resta immobile, les yeux perdus dans le vide jusqu'à ce que cette même voix la rappelle à l'ordre :

« Mademoiselle ? Vous allez bien ? » questionna l'homme d'un regard inquisiteur.

« Oui, oui je suis là »

« Bien, veuillez me suivre, je vais vous conduire jusqu'à Sa Majesté. »

Hermione sentait son cœur taper contre sa poitrine, son sang battre dans ses tempes, ses doigts tremblotants qui s'accrochaient à la dentelle de ses mains gantées. Elle stressait comme jamais. Elle, la meilleure dans son domaine, dotée de connaissances qui ne connaissaient pas la définition du mot « borne », avait peur. Elle ne devait pas. C'est pourquoi elle s'avança, rassemblant tout le semblant de fierté possible, la tête haute. Elle était Hermione Granger, pas n'importe qui. Rien ne lui résistait. Le bureau s'ouvrit, elle entra.

La Reine était là, assise. La jeune femme s'inclina profondément murmurant un salut respectueux:

« Votre Majesté »

La Reine ne put s'empêcher d'esquisser un sourire face à cette jeune adulte qui semblait dans tous ses états.

« Vous pouvez vous relever, jeune fille »

Alors qu'elle relevait lentement sa tête avec un grand respect, Hermione se surprit à réaliser que son inquiétude l'avait complètement abandonnée.

« Bienvenue, Hermione Granger. Si je vous ai fait venir, je suppose que vous vous en doutez, c'est pour parler de la mission qui vous a été assignée. »

La jeune femme hocha la tête.

« Comme, Lady Jones a dû vous le dire auparavant, pour cette affaire vous allez devoir fréquenter certaines personnalités mondaines. Il va donc falloir que vous ayez une place parmi eux. Miss Jones m'a mise au courant concernant votre…identité. Nous aviserons en fonction de ce qu'il en restera lorsque viendra le moment de vous introduire. Afin que vous réussissiez au mieux cette tâche, vous aurez une préceptrice attitrée. Elle vous enseignera les habitudes mondaines que sont la danse, l'art de la conversation, les bonnes manières et d'autres détails plus ou moins importants pour votre entrée à la cour. Sachez que votre préceptrice a servi les plus grands et a parfait ma propre éducation. Voici Madame McGonagall. »

Hermione remarqua à ce moment une femme qui s'était tenue en retrait dans un coin de la pièce jusqu'à lors. La première chose que la jeune femme remarqua fut qu'elle avait beaucoup d'allure. Elle semblait assez âgée, mais, elle avait un maintien que les plus jeunes devaient lui envier les plus jeunes. Ses cheveux grisonnants étaient ramassés dans un chignon serré à l'extrême une coiffure peu fréquente à cette époque. Avec sa robe de velours tirant sur le vert sapin, Hermione se dit qu'elle devait étouffer sous la chaleur du vêtement, pourtant, elle ne laissait rien paraître. Elle avait des prunelles perçantes qui traduisaient toute l'intelligence, la sévérité et la tolérance dont un humain pouvait faire preuve. Elle n'avait pas prononcé un seul mot qu'Hermione lui vouait déjà une véritable admiration.

« Bonjour, Mademoiselle », salua-t-elle avec un accent prononcé qui devait provenir d'Écosse.

Hermione la salua en retour et la Reine repris.

« Miss Granger, j'attends de vous que vous lui fassiez une confiance aveugle et que vous lui montriez le plus grand respect. Quant à vous Minerva, je vous demanderai simplement d'être la plus efficace et rapide possible. Mais, si cela peut vous rassurer, j'ai reçu beaucoup d'éloges au sujet de cette jeune fille. Vous vous verrez au moins une à deux fois par semaines en fonction de vos disponibilités. Plus vite vous aurez fini cet apprentissage, plus vite vous pourrez attaquer la deuxième partie de cette mission. »

Hermione hocha la tête en signe d'acquiescement.

« Je propose que l'enseignement de Madame McGonagall se déroule chez Miss Granger. Ainsi, personne à la cour ne remarquera vos allées et venues et votre introduction n'éveillera aucun soupçon. Tenez, prenez cette feuille et inscrivez-y votre adresse. »

Hermione se saisit du billet que lui tendait la Reine et y écrit son adresse. McGonagall le récupéra et le lut avant de ranger le bout de papier dans un des plis de sa robe.

« Bien, avez-vous des questions Hermione Granger ? Ou nous pouvons mettre un terme à cette entrevue ? »

La jeune femme commença par nier d'un mouvement de tête, mais, elle repensa à une demande dont elle devait lui faire part.

« En fait si, il y aurait bien quelque chose », elle marqua une pause hésitante, « il se trouve que j'aimerais beaucoup avoir accès aux Archives Nationales pour faire mes recherches sur des crimes avec lesquels on pourrait éventuellement faire un lien. Et puis, c'est le seul endroit où je pourrai trouver des documents trouver des documents satisfaisants sur le dénommé Ian Nickpsin. »

La Reine l'observa, considérant avec une grande attention la demande de la jeune fille.

« Bien, je suppose que pour que l'affaire se déroule au mieux je dois faire tout mon possible pour vous aider… Soit, je vais vous signer une autorisation immédiatement. »

Elle ouvrit l'un des tiroirs richement ornés de son bureau et en sortit un document préparé au préalable. Elle se saisit de sa plume qui trempait dans un encrier plus noir que l'ébène, et, dans une calligraphie assidûment travaillée elle inscrivit : « Hermione Granger ». Une fois cela fait, elle donna le parchemin à la jeune fille qui le rangea précieusement.

« Ah, et prenez ce passe ! Il vous permettra d'accéder au lieu du crime. Votre homologue a déjà récupéré le sien. Maintenant je crois que tout a été dit. Vous pouvez disposer. »

« Merci d'avoir eu la bonté de me recevoir, Votre Majesté. », et elle s'inclina profondément.

Draco Malfoy était en compagnie d'une délicieuse créature qui s'était dévouée à passer une nuit paradisiaque à ses cotés. Cette charmante personne, dont il ne se rappelait absolument pas du nom, lui avait été conseillée par le célébrissime Blaise Zabini lors d'une de leurs multiples conversations concernant les (plus ou moins secrets) dessous de jupons des demoiselles de l'aristocratie.

Ah, ce cher Zabini ! Malgré sa couleur de peau, qui pouvait rebuter plusieurs personnes à première vue à cause des préjugés de l'époque, il faisait partie des personnes les plus influentes de l'univers des mondains. Et pour cause, il avait à sa botte une bonne partie de la mafia italienne et régulait les excès de cette dernière en Grande-Bretagne et dans son empire colonial. Les deux amis s'étaient rencontrés lors d'un cours d'escrime en commun alors qu'ils avaient 6 ans. Immédiatement, l'héritier de l'empire Malfoy&Cie et l'héritier mafieux s'étaient entendus et étaient devenus liés comme les doigts de la main.

Au départ, la famille Malfoy avait d'un très mauvais œil l'amitié qui unissait les deux garçons. Cependant, lorsque Mr&Mrs Malfoy avaient réalisé tous les avantages que pouvait procurer une telle relation, ils avaient reconsidéré leur point de vue et avaient accepté le jeune Zabini. Ils avaient grandi ensemble et passaient le plus clair de leur temps ensemble. À présent, l'un de leurs jeux favoris était de compromettre le plus de jeunes filles issues de bonnes familles aristocrates ou bourgeoises.

Par ailleurs, la demoiselle qui piaillait à présent comme la pire des pipelettes était l'une d'entre elles. Draco avait toujours sidéré par le flot d'âneries que pouvaient sortir ces jeunes filles qui étaient censées avoir une éducation très poussée. Et cette Mag... Non, Marlène… Non, Man… Bref, la fille pendue à son bras comme une cruche, était en train de faire un monologue sur sa vie qui, disons le, était inintéressante. Soudain, elle s'arrêta pour prendre une voix hautaine :

« Tien, je l'ai jamais vue, elle ! Sa toilette est vraiment démodée ! Ce doit être une petite bourgeoise qui veut se faire une place à la cour en passant sous la ceintures des vieux aristocrates ! »

Draco regarda qui pouvait bien être la cause de ces jérémiades. Il soupira d'un air profondément agacé lorsqu'il aperçut une chevelure brune qui semblait vouloir s'échapper de la coiffure travaillée d'une jeune fille : Amber Smith. Que pouvait-elle bien faire là ? Elle tenait fermement contre elle un papier et avançait d'un air décidé.

Il ne l'appréciait pas. Au-delà du fait qu'elle avait une chevelure peu commune et qu'elle n'avait aucun sens du style vestimentaire, elle avait une lueur d'insolence qui n'avait aucun droit de résider dans les prunelles d'une moins que rien. Elle releva la tête et croisa le regard du jeune homme. Une étincelle de désinvolture brilla dans ses yeux tandis que ceux de Draco se faisaient aussi froids que la glace. Elle maintient son regard et passa près de lui en le bousculant légèrement. Il la fusilla du regard, mais elle était déjà partie, un sourire triomphant ornant ses lèvres délicates.

Alors que l'aristocrate reprenait son monologue, Draco Malfoy réalisa qu'il ne connaissait rien de cette Amber Smith alors qu'elle semblait tout connaître de lui. Il était incapable de dire autre chose d'elle que son nom. Rien d'autre. Elle, en revanche, avait osé le tutoyer et pire encore, elle l'avait regardé avec dédain. Tout le monde savait qu'on ne regardait pas un Malfoy avec une telle insolence. Tout le monde, sauf elle. Il fallait qu'il en sache plus sur elle. Était-elle Anglaise, Française, bourgeoise, paysanne, échappée de prison ? Il ne le savait pas, mais il devait le savoir. Après tout comme les vieux sages avaient l'habitude de le dire : il faut connaître son adversaire pour pouvoir l'abattre. S'il y avait bien une chose dont il était sûr c'est qu'il allait l'écraser. Mission ou non. Après tout, qui était-elle pour oser s'estimer son égal, pour oser le regarder de haut ? Rien. Elle n'était rien.

« Eh oh ! Tu m'écoutes ? »

« Non, absolument pas. Ce fut un plaisir mais j'ai mieux à faire que de t'entendre jacasser. On remet ça à une prochaine fois. Ou pas. »

Et il partit choisissant de laisser derrière lui une jeune femme choquée et abandonnée. Draco en aurait presque ri s'il ne pensait pas à autre chose. Il monta dans son fiacre personnel et ne dit qu'une seule chose :

« Chez Blaise Zabini. Vite. »

« Bien »

Il n'avait pas besoin de s'embarrasser de quelconque formule de politesse ou de reconnaissance. Après tout, il était payé pour ça. Il s'enfonça profondément dans la banquette en cuir du véhicule. Il laissa un temps son regard vagabonder dans le paysage qui défilait à toute allure derrière la fenêtre du fiacre. Lorsque le véhicule s'arrêta, il était en train de regarder ses ongles parfaitement entretenus. Le cocher alla ouvrir la porte :

« Vous êtes arrivé Monsieur »

Draco se leva et sorti du véhicule avec toute la classe propre à un héritier Malfoy. Il passa une main dans ses cheveux soyeux et posa son haut-de-forme sur sa tête avec une grande nonchalance. Il se dirigea vers la demeure des Zabini. Elle était construite dans une belle pierre de taille et, bien qu'elle soit grande, elle n'égalait absolument pas la démesure de celle des Malfoy.

Il traversa le jardin qui s'étendait jusqu'à la propriété sans jeter le moindre regard aux bosquets taillés par des maîtres en la matière, ni même aux imposantes fontaines. Tout ça, il le connaissait par cœur. Arrivé sur le perron, il rajusta sa redingote et frappa à la porte d'entrée. Ce fut le majordome qui lui ouvrit, le même depuis des années.

« Bonjour, Monsieur Malfoy. Bienvenue au Manoir Zabini. »

Un simple signe de tête suffit, Draco n'avait pas besoin de s'étendre plus sur de pompeuses salutations. Après tout, le majordome savait que depuis tout son temps, Draco connaissait la demeure comme sa poche. Il gravit les escaliers qui le conduirent jusqu'au bureau du jeune homme. Il entra silencieusement, sans prendre la peine de toquer et, fait exceptionnel, il vit que Blaise était attelé à son bureau en train de ratifier quelques documents.

Dans un silence religieux, Draco décida de s'appuyer contre l'embrasure de la porte. Il n'avait que rarement vu un Blaise Zabini aussi sérieux que ce jour-là. Il avait le visage fermé avec un air très concentré et des lunettes qui trônaient sur son nez. Draco se contenta d'esquisser un rictus pour ne pas briser la concentration de ce véritable homme d'affaire. Sans même sortit la tête de ses documents, Blaise souffla et dit :

« Draco, que puis-je faire pour toi ? »

« Rien, rien, je ne voudrais surtout pas te déranger »

Blaise lui lança un regard entendu et Draco reprit :

« Sinon, je tenais à te remercier pour tes conseils avec cette…Ma-quelque-chose »

« Margaux ?

« Oui voilà, Margaux, elle était d'une compagnie…Agréable ? »

« Vraiment ? » Il fit un sourire en coin « Je suis heureux que tu apprécies encore mes recommandations. »

« Voyons Blaise, tu sais bien que s'il y a une chose que je ne vais pas critiquer chez toi, c'est bien ton…bon goût pour les femmes » ironisa Draco.

Blaise croisa ses mains et déposa son visage dessus avec un air sérieux :

« Et maintenant, la vérité? »

« Et bien, elle fut agréable lorsqu'elle s'est endormie après quelques…prouesses basiques. Mais alors qu'est ce qu'elle a pu débiter comme idioties dès le réveil ! C'est particulièrement agaçant ! »

Blaise explosa de rire et enleva d'un geste désinvolte ses lunettes pour les mettre sur le bureau :

« J'en étais sûr ! De toute manière Draco, dès qu'une se met à parler tu la méprises et elle devient automatiquement agaçante ! »

« Vois-tu Blaise, » dit-il en prenant place sur un des sièges qui faisaient face à son ami « j'ai un profond respect envers la gente féminine et tu sais pertinemment que je ne suis pas insensible à leur charme. Cependant, les conversations inintéressantes ne sont pas ma tasse de thé, et personne ne peut me le reprocher. »

« Certes. Cependant, on peut te reprocher de considérer indigne de ton intérêt le trois-quarts des conversations mondaines et donc d'être une personne particulièrement égocentrique. », répliqua avec amusement Blaise.

« Et qu'est ce que c'est censé me faire ? »

Blaise haussa les épaules en leva et préféra changer de sujet :

« Et sinon, cet agent de Gryffindor avec qui tu vas coopérer ? «

« C'est une parfaite inconnue particulièrement inutile du nom d'Amber Smith. »

« Mais encore ? »

Draco s'apprêta à répondre mais son ami l'en empêcha :

« Attends…Laisse-moi le plaisir de deviner… Elle est terriblement agaçante »

Draco grimaça Blaise le connaissait décidément trop bien. Un jour ça le perdrait.

« Si seulement elle n'était qu'agaçante ! Blaise elle est pire que ça ! Elle est hautaine, croit toujours détenir la vérité et s'estime au-dessus de l'étiquette. Elle se fiche des règles de vie aristocratiques comme de l'an 40 ! »

« Tiens, ça me rappelle vaguement quelqu'un mais je n'arrive pas à déterminer… »

« La ferme Zabini ! »

« Voyons, voyons mon cher ami… Que fais-tu de la politesse ? »

Le jeune homme se renfrogna sans pouvoir s'empêcher d'esquisser un habituel sourire en coin. Il se décala de l'embrasure de la porte et se rapprocha lentement mais sûrement du bureau de son ami d'enfance.

« Trêve de plaisanteries Zabini, comment vont les affaires ? »

« Et bien tout va pour le mieux. La mafia se tient tranquille et ça fait bien longtemps que je n'ai pas eu si peu de travail ! Parfois, je me dis que l'Empire Britannique a une chance inestimable de m'avoir dans ses petits papiers. Après tout, je suis vraiment génial ! »

« Heureusement que tu ne souffres pas de problèmes de chevilles qui enflent. » répliqua Draco, un brin sarcastique.

« N'est-ce pas ? » fit Blaise avec un grand sourire des plus innocents.

Draco leva les yeux au ciel et décida de ternir l'air suffisant qu'arborait son ami de toujours.

« Et sinon, avec Pans'? »

« Je ne vois absolument pas de quoi tu veux parler. »

« Oh vraiment ? »

Blaise le fusilla du regard

« Oui vraiment. Maintenant tu me lâches, j'ai des affaires à traiter. »

« Bah… Je ne comprends pas… Je croyais que tu n'avais rien à signaler en ce moment ? »

« Malfoy ? »

« Oui ? »

« Tu me soules. »

« Ça tombe bien, toi aussi » répondit Draco, un sourire provocateur plaqué sur le visage.

« Crétin. »

« Voyons, voyons. Que fais-tu de la politesse, mon ami ? » parodia Draco.

Il leva les yeux au ciel, profondément désespéré, avant de se replonger dans une pseudo lecture d'un document déjà lu et signé.

Draco esquissa, une fois encore, son légendaire rictus malfoyen. Il ne changerait jamais. Le beau blond savait pertinemment que Blaise en pinçait pour la (plus ou moins) charmante Pansy Parkinson. Mais voyez-vous, ce grand tombeur au charme très réputé n'osait aborder sérieusement la sulfureuse jeune femme autour d'un simple Earl Grey.

Pathétique pour un Anglais n'est-ce pas ? Il avait beau être un véritable coureur de jupon, il était incapable d'ouvrir son cœur. Rajoutez à cela le fait que Pansy Parkinson était une jeune femme qui savait se montrait intimidante et intouchable et vous obtiendrez 1m85 de Blaise Zabini totalement pétrifié. Ce qui est en soit vraiment très drôle, et, en tant que tout Malfoy qui se respecte, Draco ne pouvait s'empêcher de se jouer de la situation.

Se rappelant la raison de sa venue, il reprit :

« Ah, au fait, j'allais oublier : ta mère est là ? »

Blaise le regarda, perplexe :

« Ma mère ? Pourquoi ? »

« Et bien, j'ai à lui parler. »

« Toi ? Tu…Tu…Ma mère ? »

« Ahaha mais bien sûr que non ! Ce que tu peux te montrer idiot ! Elle connaissait bien le Duc de Nicham, et il se trouve que je cherche à mieux connaître ce personnage défunt pour avancer dans mes recherches. Et les relations du Duc pourraient mettre d'une grande utilité pour cerner des suspects. »

« Ouais je vois très bien le genre. Ah la sympathique agence Slytherin ! Je ne regrette pas de l'avoir quitté pour reprendre les affaires de mon père ? »

Draco haussa les épaules.

« Pour en revenir à ta demande, il se trouve qu'elle n'est pas là. Elle est partie à Venise avec un nouveau prétendant. Mais je te tiens au courant dès qu'elle rentre, et je vous arrange une entrevue.»

« Parfait ! J'ai une dernière demande à t'adresser et après je te laisse relire le stupide papier que tu as déjà lu un bonne quinzaine de fois. »

« Mmmm… »

« Tu pourrais vérifier que tes amis mafieux n'ont rien à voir dans cette histoire ? »

« Comme d'habitude ! Que ferais-tu sans moi Malfoy ? »

« Je suppose que je m'occuperais de ta chère et tendre Pan… »

« Sors. TOUT DE SUITE ! »

« À une prochaine fois ! »

Et il sortit récupérer son fiacre. Il avait une dernière chose à faire : se rendre chez S. ou plutôt la Source. Il savait que là-bas il trouverait ce qu'il voulait. Après tout, il est vrai que lorsqu'un Malfoy décide quelque chose, il est impossible de le faire changer d'avis. Il descendit du véhicule et se recouvra d'une de ses redingotes hors de prix.

Il regarda autour de lui et inspecta d'un rapide coup d'œil le lieux lugubre qu'il commençait à bien connaître. L'endroit était humide et sentait assez le moisi pour repousser les premiers venus qui se serraient égarés sur leur chemin. Seulement voilà, Draco n'était pas un petit touriste qui avait perdu sa route. Il savait ce qu'il voulait et venait justement le chercher. Il avait quelques mètres à parcourir dans l'ombre de ce qui était communément appelé L'Allée des Embrumes, là où malfrats, truands et filles de petite vertu se côtoyaient. Avec la discrétion, et l'élégance qui était propre aux félins les plus nobles, Draco continua son chemin sans prêter la moindre attention aux gloussements des uns, aux regards mauvais des autres.

Puis, il entra dans un des bâtiments qui longeaient la rue tortueuse. L'entrée était sombre, l'air humide, l'odeur âcre et malsaine, mais Draco savait pertinemment à quoi il s'en tenait en venant ici. Il ne voulait qu'une chose : le résultat. Tous les moyens étaient bons pour arriver à ses fins. Alors que la porte se refermait derrière lui, ne laissant qu'une très faible luminosité, une voix décida de sortir des profondeurs de l'entrée.

« À qui avons-nous l'honneur ? »

La voix était féminine mais sans grâce, et elle était teintée de tous les vices imaginables.

« Draco Malfoy. »

« Oh ! Monsieur Malfoy… C'est toujours un véritable plaisir de vous revoir frapper à notre porte. », la voix marqua une pause, « Avez-vous appréciez nos derniers services ? » reprit-elle, malicieuse.

« Entièrement. Mais aujourd'hui je viens pour une autre chose, une mission que je veux confier à La Source en personne. »

« Bien entendu, Mr Malfoy. Ce sera un plaisir de répondre à votre…demande. Vous savez comment… »

« Je paye en liquide dont la moitié dès aujourd'hui. Le reste dépend du résultat à la fin de la mission. Comme d'habitude. »

« C'est réellement un véritable plaisir de travailler avec vous Mr »

« Trêve de bavardages et de minauderies, j'ai une tâche à confier et vous… », il prit une expression dédaigneuse, « Et bien, faites ce que vous à faire ! »

Il y eut un bruit de chaise que l'on déplaçait et Draco suivit la silhouette féminine qui se détachait de la pénombre jusqu'à une porte.

« Voilà, c'est ici Mr Malfoy » fit la femme de manière langoureuse, se rapprochant de lui.

« Bien, vous pouvez disposer », répliqua-t-il sec et tranchant.

Et il entra. Immédiatement, la Source se trouva devant lui, le salua et dit :

« Que dois-je faire cette fois-ci ?»

« Et bien il se trouve que j'aimerais que vous fassiez quelques recherches… » , dit Draco avec la voix la plus détachée qu'il puisse se donner et un sympathique regard dédaigneux.

« Mais encore ? » Dit S un brin narquois…

Draco le fusilla du regard, mais répondit néanmoins :

« Le pourquoi ne te concerne pas. Sache juste que ces recherches portent sur une personne qui m'énerve particulièrement et que je veux savoir le plus de choses possibles sur elle. Et tu connais mon seul mot d'ordre : l'efficacité. »

Alors que la Source s'apprêtait à répliquer quelque chose, Draco lança une bourse pleine d'or.

« Je crois que cela suffira. »

« Quel est le doux nom de cette malheureuse personne ? »

« Amber Smith. »

Voilàààààà j'ai cru que j'allais pas y arriver à cause du boulot mes je me suis débrouiller pour le poster !

Encore une fois je suis désolée pour le retard et j'espère que ce chapitre vous a plus.

Je suis en pleine période d'examens alors je risque de pas trop avoir le temps d'écrire mais je ferai au mieux !

N'hésitez pas à me faire part de votre avis et de vos questionnements ! :D

À une prochaine fois! ;)