Je reviens un peu plus tôt que d'habitude (pour m'excuser du retard de la dernière fois ^^)

Voici donc le troisième chapitre :D

Mes petits remerciements habituels:

Le Chameau: Merci. (un mot pour un mot :p) Nan en vrai j'espère que tu aimeras ce chapitre :D

Moi: Merciiiiiiiiiiiiiiiii moi (ça fait trop bizarre de dire moi alors que c'est toi ;) ). Breffffff! Je suis vraiment heureuse que tu adores le début et j'espère que ce chapitre te fera lui aussi plaisir! :D

Merci encore à ceux qui m'encourage au quotidien, draymione malfoy et bien sûr ma chère Red Old Typewriter :*

Allez bonne lecture à tous! :D

CHAPITRE 3

Draco avait les yeux fermés pourtant il était persuadé que l'obscurité se faisait moins sombre qu'il y a quelques heures. Il y avait une douce sensation de chaleur et de bien être qui l'accompagnait. Il y avait ce contact soyeux qui l'envelopper. Il y avait le chant du rossignol qui parvenait à ses oreilles. C'est précisément à ce moment que Draco décida d'ouvrir ses paupières pour quitter définitivement les bras de Morphée. Instantanément il referma ses orbes gris, aveuglé par la luminosité du soleil qui s'infiltrait dans sa somptueuse chambre.

Le soleil venait de se lever et, fidèle à lui-même, l'héritier des Malfoy s'était réveillé aux aurores pour entamer sa journée. « L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt » était l'une des rares choses que son père lui avait enseignées alors qu'il n'était qu'un bambin. Avec la grâce d'un félin, il s'étira de tout son long, se leva et enfila de quoi se recouvrir afin de ne pas rester dans la simple chemise qu'il portait. Lorsqu'il descendit pour avaler son habituel déjeuner pour le moins copieux, il remarqua que Dobby, son serviteur, finissait de lui servir le café.

« Bonjour Monsieur. Dobby espère que Monsieur a bien dormi. »

« Oui. Merci Dobby, tu peux disposer. »

« Déjeunez bien Monsieur. »

« Humm…»

Et le petit serviteur sorti sans demander son reste laissant Draco, seul, dans cette pièce spacieuse qui s'imprégnait de l'odeur fumante du café qui venait d'être servi. Il ne sut jamais pourquoi, mais à cet instant précis il pensa à son père. Qui, comme lui, avait pour habitude de s'asseoir à cette grande table pour boire son café matinal ; qui, comme lui, prenait un journal dans le silence des espaces du manoir ; qui, comme lui restait insensible à tout…

« Draco ? Mais… Tu es déjà debout ?! Tu ferais mieux de te reposer un peu plus ! Tu vas finir épuisé et tu seras inefficace ! »

Insensible à chose sauf à une chose : sa mère, Narcissa Malfoy.

« Mère, vous êtes censée être au lit. Le médecin a fortement préconisé que vous vous reposiez et que vous limitiez au maximum vos efforts. »

« J'estime que voir mon fils est la meilleure raison qui puisse exister pour que je me lève. », dit-elle en passant affectueusement la main dans les cheveux blond solaire de son fils.

En temps normal, Draco aurait littéralement assassiné l'imprudent qui aurait eu l'audace de faire ce geste. Oui mais voilà, cette personne audacieuse était sa mère, l'une des rarissimes personnes qui comptait à ses yeux. Avec toute la tendresse dont il était capable, il déposa un léger baiser sur le front de sa mère.

« Il faut que j'y aille, Mère. »

« Prends soin de toi, mon fils. »

Draco acquiesça et quitta la demeure familiale tandis que sa mère ne le lâchait pas du regard. Il décida de partir à pied estimant qu'un peu d'air frais lui ferait le plus grand bien. Le vent matinal frappait durement son visage, mais Draco resta impassible, continuant sa marche dynamique. Enfin, il arriva sur les lieux du crime. L'endroit était désert, il montra l'autorisation de la Reine à deux gardes et on le laissa passer pour voir le cadavre. Il devait même pas être 7:00 et il appréciait travailler dans le calme, sans personne.

C'est pourquoi, il fut particulièrement étonné d'apercevoir sa coéquipière déjà arriver depuis un certain temps, entrain de prendre des notes. La première pensée qu'eut Draco fut qu'elle n'avait rien à faire là. Alors même qu'elle ne le regardait pas et prenait des notes de manière très rigoureuse, elle semblait le narguer. Décidément, il avait un sérieux problème avec cette fille. Ce n'était pas comme si elle lui tirait la langue, elle observait juste le cadavre du Duc, et retranscrivait des impressions avec empressement tout en retroussant son nez, sûrement à cause l'odeur du corps en décomposition.

Draco regarda à son tour la charogne pourrissante qui lui faisait face et fut pris par le dégoût. Le Duc offrait des yeux révulsés et vitreux qui semblaient être un nid pour les larves pullulantes des environs. Sa mâchoire était totalement déboîtée et le sang autour de lui semblait n'avoir coaguler que par petit amas tandis que les insectes de la plus répugnante des espèces venaient parcourir son corps pour le ronger un peu plus profondément à chaque instant. Ses cheveux gris se confondaient avec l'herbe morte qui s'étendait sous les restes de son corps. Pour Draco, le Duc présentait une peinture abjecte et pathétique de la condition mortelle de ses personnages qui s'estimaient intouchable de par leurs richesses abondantes.

Il reporta son attention sur la dénommée Amber Smith, et, avant qu'il n'ait le temps de faire le moindre commentaire, elle parla sans même s'arrêter d'écrire.

« Alors comme ça l'héritier des Malfoy est un lève tôt ? »

« Je te demande pardon ? »

« Et bien, j'avoue être étonnée de te voir debout de bonne heure… Les bras de ta compagne n'étaient pas assez confortables ? » dit-elle, malicieuse.

« Jalouse ? » répliqua-t-il ?

« In-intéressée. »

Draco esquissa un sourire moqueur et reprit, plus venimeux :

« Bref, qu'est ce que tu fais ici ? »

« Quelque chose que visiblement tu ne fais pas. »

« Tu es censée faire des recherches sur Ian Nickpsin. Pas sur le Duc de Nicham. »

Elle sortit la tête de ses notes et le regarda comme s'il était le plus grand crétin que la Terre est portée.

« Oui mais si je viens prendre des notes sur la mort du Duc de Nicham c'est pour que mes recherches sur Ian Nickpsin soient plus fructueuses ! Pour établir des similitudes entre les deux assassinats. Efficacité ça te dit quelque chose ?»

Bien sûr que Draco connaissait ce mot, il faisait même parti de sa devise quotidienne. Le jeune homme n'avait qu'une seule envie : la frapper et ce de manière assez forte pour qu'elle ferme sa grande bouche insolente. Il s'apprêtait à répliquer, mais un homme l'interrompit.

« Excusez moi de vous déranger », commença-t-il, « mais je tenais simplement à vous signaler que d'ici trois heures, le corps sera transporté à la morgue et ce jusqu'à ce que la famille se déclare. »

« Parfait, de toute manière j'ai fini » répondit Hermione en fermant son cahier de notes.

Elle ramassait ses affaires lorsque Draco l'apostropha :

« Eh Smith ! »

« Oui, Malfoy ? »

« Comment tu as su que c'était moi ? »

« Ton mépris et ton narcissisme sont tellement reconnaissables, que même les yeux fermés je saurais que tu es là. » dit-elle en lui lançant un regard provocateur.

Draco ne répliqua rien et elle parti sans même le saluer. L'homme qui les avait interrompus ne put s'empêcher de dire :

« Elle a l'air d'avoir un sacré caractère, ma foi. Il doit falloir bien du courage pour lui résister. »

Draco le fusilla du regard, et, tandis que le blond se mettait à faire son travail Hermione se retourna et l'appela :

« Au fait Malfoy ! »

Il leva la tête vers la silhouette féminine qui l'avait appelée et elle cria :

« 1-0 pour moi » et elle repartit, sautillante.

« 1-0 »? Elle était sérieuse ? Mais pour qui se prenait-elle ? Elle voulait jouer avec ses nerfs ? Très bien ils joueraient, et elle allait rapidement s'apercevoir qu'un Malfoy ne perd pas. Jamais.

Lorsqu'Hermione rentra chez elle, elle n'eut même pas le temps de se changer que déjà quelqu'un sonnait à sa porte. Rapidement, la jeune femme envoya son chat dans sa chambre pour qu'il ne la dérange pas. Puis, elle se dépêcha d'ouvrir la porte pour accueillir une personne qu'elle attendait avec impatience : Minerva McGonagall.

« Bonjour, Madame. »

« Miss Granger. Êtes-vous prête pour notre leçon du jour ? »

« Oui, j'ai revu les enseignements que vous m'aviez donnés hier et j'ai fait quelques recherches pour les maîtriser au mieux. »

« Parfait, reprenons où nous nous en étions arrêtées voulez-vous ? »

Hermione hacha la tête : sa matinée commençait pour de bon. Ce jour-ci, elle apprenait les règles de la conversation : les différents titres et formules de politesse à utiliser selon l'interlocuteur, comment ne pas froisser un noble qui est en tord, les conversations basiques, les sujets qu'il ne fallait pas aborder, se retirer d'une conversation avec subtilité sans être offensante. Pour la jeune femme c'était comme un défi qu'elle avait pris à cœur de relever. Hier elle avait appris à se comporter correctement lors d'un dîner et à utiliser les bons couverts au cours du repas.

Tout cela était autant de choses qu'elle n'avait jamais eu le loisir d'apprendre dans son enfance. Toutes ces petites futilités s'enseignaient dans de nombreux ouvrages et McGonagall avait pour rôle de les perfectionner et de les approfondir. Et, il fallait le dire, Hermione était une jeune femme qui apprenait vite. Après trois longues heures d'entraînement, McGonagall reprit :

« Bien, je pense que c'en est assez pour aujourd'hui. »

« Soit, décidez comme bon vous semblera. »

« Une révérence et ce sera tout. »

Hermione s'exécuta.

« N'oubliez pas de garder le dos bien droit. Les jeunes femmes doivent rester fière. »

La jeune femme acquiesça et la préceptrice approuva. Après cela, Hermione reconduisit jusqu'au palier la vieille dame, qui la salua d'un respectueux signe de tête accompagné d'un minuscule (mais bien présent) sourire de fierté. Une fois partie, Hermione ouvrit la porte à son chat qui n'attendait que ça pour se précipiter sur elle.

« Alors, comme ça je t'ai manqué ma petite boule de poil ? »

Elle le prit sur ses genoux pour le caresser tandis que ce dernier ne put s'empêcher de ronronner de plaisir au contact de sa maîtresse.

« Tu sais Pattenrond, aujourd'hui ta maîtresse a refermé le caquet d'un grand blond prétentieux comme pas permis. Il est tellement arrogant, si seulement tu avais pu voir sa tête quand je l'ai envoyer boulé… Tu t'en fous, pas vrai ? »

« Miaou. »

« Je suppose que ça veut dire oui… » soupira-t-elle.

Elle reposa le chat parterre qui feula de mécontentement. Elle se reposa quelques minutes et, fidèle à son habitude, elle se mit à écrire les évènements de la journée qu'elle n'avait pas encore retranscrit. Elle finit sa dernière phrase et rangea le cahier qu'elle venait de terminer avec tous les autres déjà remplis d'encre.

Quelques heures plus tard, elle repartait déjà directions les Archives Nationales. Les Archives résidaient au cœur de Londres et avaient la réputation d'être très bien gardées. C'était un bâtiment particulièrement imposant qui mélangeait avec beaucoup de goût une architecture baroque et classique. Elle fut tout d'abord intimidée, mais, lorsqu'elle franchit les grandes portes de bois qui marquaient l'entrée des Archives, elle se sentit directement dans son élément. Elle eut l'impression de basculer dans un autre monde.

L'entrée était circulaire et le plafond semblait être immensément haut. Il n'y avait rien de particulièrement impressionnant à ce que tant de personne s'affairait sans prononcer le moindre mot. Ce qui l'était plus en revanche, c'était le fait que leurs pas sur le carrelage n'émettait pas le moindre bruit. Le carrelage, c'est censé résonner, non ? Seul le bruissement des pages tournées et retournées venait briser le silence religieux du lieu. Le bruissement et Hermione. Oui, car voyez-vous, Hermione avait beau savoir beaucoup de choses, elle n'avait pas encore acquis la capacité de se déplacer sur du carrelage sans bruit.

Dès qu'elle entra, le sol résonna sous ses pas et toutes les personnes, jusqu'à ce moment affairées, s'arrêtèrent et la regardèrent comme si elle débarquait d'une autre planète. Hermione, un brin mal à l'aise, se dirigea avec le plus de discrétion dont elle était capable, vers un des bureaux : celui de Mrs Pince. Lorsque l'archiviste aperçu la jeune femme, elle fut d'abord surprise puis, elle sembla gênée…

« Oh Hermione, c'est toi !? Je suis désolée… Pour ce que tu m'avais demandé… J'ai beau essayer de les convaincre, ils ne veulent pas…»

« Ce n'est pas grave Madame, j'ai fini par obtenir une autorisation. », sourit Hermione.

« Bien. Dans ce cas, fais-moi voir ça jeune fille. »

Hermione lui tendit son autorisation qu'elle avait fait faire par Sa Majesté le Reine en personne. Mrs Pince s'en saisit et ses yeux s'exorbitèrent au point qu'Hermione crut un instant qu'ils allaient sortir de leur globe oculaire.

« Un autorisation signée par… Par la Reine ? »

Hermione hocha la tête :

« Il semblerait bien que oui. »

« Je suppose qu'il est inutile que je te demande comment tu as fait ? »

Hermione se contenta, encore une fois, de lui adresser un sourire innocent.

« Bien je vais t'accompagner. À quel Département veux-tu avoir accès ? »

« Quel quoi ? »

« Ici, il y a différentes sections où sont triés, en fonction du sujet, tous les dossiers qui nous parviennent. Cela nous permet d'être plus organisé et de ne pas mélanger les actes de mariages avec les registres d'immigration. Ces sections sont appelées Départements. Tu comprends ? »

« Oui bien sûr, c'est beaucoup plus clair maintenant. Dans ces cas-là, j'aimerais pouvoir étudier le Département qui traite des meurtres et des meurtriers. », dit-elle, résolue.

« Ce Département n'est pas… »

« J'ai une autorisation… »

« Oui, mais… »

« De la Reine. »

« Soit. J'abandonne. Toujours aussi tenace n'est-ce pas ? »

Hermione ne répondit pas.

« Suis-moi. »

Et Hermione la suivit, sans un mot de plus. C'était inutile. Ainsi, elles s'engouffrèrent dans le labyrinthe des archives.

Il y avait tant de couloirs, à la fois si semblables et si différents. Hermione n'aurait pas été capable de dire précisément combien de temps elles marchèrent elle était trop concentrée à essayer de retenir le trajet avec tous ses couloirs, ses moindres tournants et chacune de ses portes… On ne savait jamais. Peut-être qu'un jour ça lui servirait. Après 5 étages montés, 68 couloirs et 77 intersections, elles arrivèrent devant un mur. Hermione, perplexe, montra son étonnement :

« Un mur ? »

La vieille femme sourit, énigmatique.

« Voyez vous, l'architecte Dumbeldore est un homme de génie et le génie est quelque chose qui peut être utile pour dissimuler certaines choses des regards indiscrets. Tu peux comprendre que certaines affaires doivent rester secrètes. C'est pour ça que je ne voulais pas que tu aies accès à ce lieu. »

Hermione fronça les sourcils (signe de grande concentration), ne comprenant pas la remarque de l'archiviste. Puis, soudainement, tout sembla plus clair.

« C'est un passage secret n'est-ce pas ? »

Mrs. Pince ne dit rien et tira une brique similaire à toutes les autres. De manière extrêmement prévisible, une porte s'ouvrit à la droite des deux femmes et non devant comme Hermione aurait pu le penser. Elles pénétrèrent dans le lieu et Hermione fut abasourdie par ce qu'elle voyait : une salle de 25 mètres de long et 13 de large s'étendaient devant elle. C'était vraiment impressionnant. Cette salle était remplie de dossiers tous plus gros les uns que les autres. Les rayons étaient tous très hauts et remplis d'histoire à glacer le sang du premier venu. Hermione resta stoïque, c'était son boulot. Elle n'était pas une demoiselle fragile qui tombait en pamoison dès que l'on parlait de quelques millilitres de sang. Non, Hermione savait dans quoi elle s'aventurait, à quel genre de fous elle avait à faire. Elle les avait déjà confrontés, et, pour l'instant elle était toujours revenue indemne. Mieux, elle s'en sortait avec brio.

« Nous sommes arrivées, bienvenue dans le Département Mystères, Crimes et Affaires classées. »

La jeune femme ne répondit pas, se contentant de porter un regard semi-circulaire sur la salle de ce département. Mrs Pince la laissa là et Hermione s'engouffra dans les rayons. Elle se mit à chercher parmi les autres mystères qui cachaient ce très cher Ian Nickpsin. Il était par là, elle le sentait. Prenant une grande inspiration, elle commença à passer en revue tous les dossiers qui lui tombaient entre les mains. Grâce au rangement très organisé des affaires, il ne lui fut absolument pas difficile de trouver le dossier du défunt personnage qu'elle convoitait.

La première chose sur laquelle Hermione tomba fut un article de presse sans grande importance -et au style d'écriture douteux-. Il était extrait d'un quotidien très connu que la majorité banale des Londoniens lisait.

« Il devait être 19h57 lorsque l'atrocité fut commise. Quelle atrocité ? Tenez vous bien cher lecteur ! Hier soir, un jeune homme de 28 ans a été froidement assassiné dans les rues de Londres. Il s'agissait d'un honnête citoyen et ouvrier du nom de Ian Nickpsin. Le corps a été sévèrement mutilé et la police est incapable de déterminer qui est le coupable de cette boucherie ! Personne n'a eu accès à la dépouille, même pas la famille qui a tenu à exprimer pour notre gazette son indignation :

"Il n'avait jamais rien fait à personne ! C'était un honnête travailleur. Il faisait même des heures supplémentaires ! Il était un mari aimant et un père exemplaire. Que vais-je dire aux enfants lorsqu'ils me demanderont où est leur père ? On me l'a enlevé, lâchement. Et maintenant on m'interdit de le voir ? Je ne peux pas pleurer sur le corps de mon mari, lui dire adieu ? Au moins une dernière fois ? Pourquoi !? Si je maudis ceux qui on tué l'être que j'aimais le plus au monde, je maudis tout autant ceux qui ne veulent pas me le rendre. Ceux qui ne laissent pas le temps pour un dernier au revoir. Je…(part en sanglotant)"

Ce témoignage déchirant pourrait laisser croire les autorités nous cachent quelque chose… Quoi qu'il en soit, faites attention lorsque vous vous promenez… Un meurtrier est parmi nous.

Padma PATIL. »

Un peu plus loin était joint un autre article de presse qui relatait des émeutes et du sentiment de panique qui avait gagné le cœur des Anglais quelques jours après le meurtre. Maintenant qu'Hermione relisait ces événements, elle se rappelait vaguement d'un couvre feu qui avait été mis en place pendant près de deux semaines. Enfin, cela ne l'avait pas empêché de faire son boulot correctement et de remplir sa mission. Hermione chassa ses souvenirs et passa au document suivant.

Il s'agissait s'une sorte de fiche d'identité de la victime :

« Nom :Nickpsin

Prénom : Ian

Né le : 17 mars 1860 à Londres

Mort le : 24 août 1888 à Londres

Marié à : Cécilia Nickpsin, née Chastdoc le 03 octobre 1865

Enfant(s) : deux jumelles nommées Roseline Victoria Nickpsin et Catherine Helen Nickpsin

Domicilié à : Bushey -nord ouest de Londres-

Suivi scolaire et professionnel :Il a suivi que le strict minimum d'une éducation. Il est rentré dans la vie professionnelle à 14 ans et a enchaîner les petits boulots. Il a fini par obtenir un travail stable en tant qu'ouvrier dans les chemins de fer de Burt&Co.

Dettes : 0 shillings

Fortune à la mort estimée à : 6832 shillings.

Absence de testament. Les biens reviendront à la veuve lorsque les enquêteurs le décideront. »

Hermione retranscrit ces informations dans son tout nouveau carnet. Elle regarda la photo du jeune homme qui était mise avec la fiche récapitulative. Il avait les cheveux ondulés et sombres, mais la lumière laissait plutôt penser à du brun qu'à du noir jais. Il avait des yeux pétillants et clairs avec un visage relativement carré, des lèvres minces ainsi qu'un nez court et retroussé. Il avait l'air sympathique et en contemplant ce portrait Hermione fut, un bref instant, prise de compassion. Il était à peine plus âgé qu'elle et avait laissé derrière lui une femme aimante et deux fillettes qui auraient à grandir sans leur père…

La jeune femme se ressaisit, elle ne devait pas ce laisser atteindre par ces émotions. Elle devait rester le plus objective possible pour ne pas perdre moindre élément et ne pas commettre d'erreurs de débutant. Et surtout pour cette mission, plus que pour aucune autre. Il en allait de son honneur.

Lorsqu'elle reposa la photo, elle fut surprise de constater qu'il n'y avait aucun autre document. Pas de résumé d'enquête, pas d'article plus approfondis, pas de suspects supposés, pas de rapports plus précis sur la situation de la victime, pas d'autre témoignage… Elle avait beau passer tous les documents, elle se rendit bien vite compte que le dossier n'était pas complet. C'était tout simplement impossible. Il ne pouvait pas contenir que deux pauvres articles, une biographie rapide, un portrait et figurer dans ce département aux côtés de dossiers beaucoup plus importants. Hermione fronça les sourcils. Tout ne pouvait pas être là. C'était comme si on avait voulu faire disparaître des informations. Si on avait voulu qu'on en sache le moins possible. Mais qui ? Là était la question.

Impuissante, Hermione se contenta de repartir à la recherche d'un autre dossier peut-être plus complet cette fois-ci. Elle retourna dans les rayons, et, prenant son courage à deux mains elle reprit ce qu'elle avait entreprit un peu plus tôt. Près de 45 minutes plus tard elle tomba sur un dossier d'un jaune délavé. Plus mince que les autres, Hermione le sorti légèrement pour apercevoir le titre : « Affaire Granger ». Avant qu'elle n'ait eu le temps de faire quoi que ce soit quelqu'un l'interrompît :

« Qu'est ce que vous faites là ? »

Surprise, Hermione abandonna le dossier et se retourna vers l'intrus qui la toisait d'un regard inquisiteur. Elle secoua la tête, elle avait du mal lire…

« Bonjour je cherche le dossier complet d'un dénommé Ian Nickpsin. »

Voilàààà c'est un peu plus court que d'habitude mais je voulais le poster aujourd'hui!

J'espère que ça vous a plu! :D

Dites moi ce que vous en avez pensé, si vous avez des questions je me ferais un plaisir d'y répondre (dans la mesure du possible bien entendu :p)

Bisous,

Petite plume de folie