Coucou ! Me revoilà ! :D
Oui je sais, je suis en retard ! Ne me frappez pas ! (*Si, si frappez la !*)
Bon voici des réponses aux adorables rewiews des anonymes que j'ai reçues !
Secret Girl :J'espère que ce quatrième chapitre sera à la hauteur de tes espérances ! Je suis heureuse que le chapitre précédent t'ai plu ! Merci pour tout et bonne lecture ! :D
Guest : Ahah le talent de géni te remercie :p ! Mon style trop (pas) parfait continue t'inquiète pas ! :p Bonne lecture !
Unepetitefolle : Oui ! Sale mauvaise lectrice :p ! Nan en vrai ça me fait super plaisir que t'es pris du temps pour m laisser une rewiew ! L'affaire Granger sera dévoilée… Une autre fois ) !Bonne lecture la folle :*
Le Chameau : Je suis heureuse que tu aies aimé ce chapitre et son suspens ! Merci d'avoir laissé une rewiew et bonne lecture :D
Le Dromadaire : Un chameau et un dromadaire, je suis presque plongée dans un zoo là ! Ah ! Ah ! Ah ! (*TU SORS !*) Nan en vrai, je suis super contente pour ta rewiew ! Je ne me suis pas dépêchée pour la poster, mais elle est là ! C'est ce qui compte non ? ) Quoi qu'il en soit, bonne lecture ! :D
Bonne Lecture à tous et à toutes! :D
…..
CHAPITRE 4
« Bonjour, je cherche un dossier concernant Ian Nickpsin. »
Instantanément, l'inconnu -ou plutôt l'archiviste- qui lui faisait face fronça les sourcils.
« Je ne connais pas de dossier au sujet de ce Nickpsin. Vous devez faire erreur. »
« Non, je ne pense pas. Je dirais plutôt que vous ne voulez pas que j'y aie accès. Mais voyez-vous, je dis ça seulement si ça peut vous faire changer d'avis, il se trouve que je suis en possession d'une autorisation signée par Sa Majesté en personne. »
L'homme haussa sensiblement les sourcils, sans aucun doute surpris. Il la jaugea du regard et dit :
« Dans ce cas-là… Prouvez-le. »
Légèrement exaspérée par cette attitude, Hermione sortit le papier royal de sa poche. L'archiviste s'en empara, et, c'est à contrecœur qu'il reprit :
« Mademoiselle, vous devez comprendre que cette affaire est interdite au public qu'il soit autorisé ou non. Cette affaire ne peut être vue que par des enquêteurs professionnels. Une jeune femme comme vous pourrait être traumatisée par son contenu… Ce n'est pas un jeu. »
Hermione leva les yeux au ciel :
« Vous semblez ne pas comprendre, Monsieur. Je veuxavoir accès à cette affaire. J'ai une autorisation, alors allez me chercher le vrai dossier de Nickpsin. »
« Mais… »
Hermione souffla bruyamment et lui montra la carte qui la rattachait à Gryffindor. L'homme écarquilla des yeux, faisant un allez retour du regard entre Hermione et sa carte/
« Est-ce que cette fois c'est suffisant ? »
« Je…Je reviens immédiatement. Attendez-moi quelques instants, je vais chercher le dossier. »
« C'est pas trop tôt… »
Ayant totalement évincé de son esprit l'affaire à son nom, Hermione rangea le pseudo dossier de Nickpsin et attendit que l'archiviste revienne. Après 183 petites secondes d'attentes, il réapparut et lui tendit un dossier nettement plus imposant que le précédent. C'est avec froideur qu'il crût bon de rajouter :
« Si jamais vous prenez peur, évitez de vous évanouir sur le parquet. Il a été refait il n'y a pas longtemps. »
Hermione resta bouche bée devant tant de mépris et de sexisme. Rapidement, elle se reprit et répliqua :
« Vous n'avez aucune crainte à avoir au sujet de votre parquet. »
« Alors dans ces cas-là, quand vous aurez fini, contentez-vous de le déposer sur la table. Je me chargerai de le ranger à sa place. »
« Bien. »
La jeune femme regarda le dossier. Elle allait enfin découvrir ce que cachait ce mystérieux meurtre…
OoOoOoOoO
Draco était au Hogwarts, une sorte de brasserie très réputée. À vrai dire, c'était l'endroit ou avait commencé sa mission. Enfin, la sienne et celle de cette dénommée Smith. Qui était, il fallait le souligner, sans aucun doute la fille la plus insupportable qui lui était donné de connaître. Assit devant le comptoir du bar, le reste d'un verre de whiskey bien entamé à la main, il se dit que peut-être… Dans un autre contexte il aurait pu l'apprécier. Non, ce n'était pas le terme exact, c'était plutôt « supporter ». Oui, peut-être que dans un autre contexte, il aurait pu la supporter. Elle et son regard audacieux, ses lèvres délicates qui affichaient un sourire désinvolte, ses boucles sauvages, sa présence inéluctable.
Sauf qu'on était pas dans un autre contexte. Il était censé être le meilleur dans son domaine et elle… Cette Amber Smith, dont il ne savait rien, s'était pointée comme une fleur sortie de nulle part avec sa petite robe de coton, ses cheveux désordonnés, son petit carnet noir dissimulé dans un des plis de sa robe. Elle avait embrassé du regard chaque détail du lieu et avait planté ses yeux ambrés dans les siens. Il n'avait jamais été regardé ainsi. La plupart du temps, il pouvait lire différentes impressions mais pas la sienne.
De la curiosité ? Oui.
De l'admiration? Souvent.
De la jalousie ? Ce n'était pas rare.
Mais jamais on ne le regardait comme s'il n'était qu'un vulgaire détail figurant sur le tableau que pouvait offrir le champ de vision. Et pourtant c'est ce que cette demeurée avait fait, elle l'avait regardé comme s'il était insignifiant. Il était persuadé qu'elle avait plus de temps à admirer le verni des tables de la pièce qu'à l'observer. Ça n'avait rien avoir avec le narcissisme prononcé dont il pouvait faire preuve, mais elle avait touché son amour-propre. Et ça, il le supportait très mal. Dès cette première rencontre, il ne l'avait pas apprécié, pas du tout même. Et puis Smith… Ça sonne mal.
Rajoutez cela au fait qu'elle en connaissait beaucoup plus sur lui que lui en connaissait sur elle. Et puis…Elle avait cette manière de le narguer qui était tout bonnement insupportable. Il but une gorgée de son whiskey. Si elle pensait que qu'il suffisait de le regarder de haut pour l'impressionner et gagner son respect, elle se fourrait le doigt dans l'œil jusqu'au coude. Elle était l'incapable et ne devait pas l'oublier ! Le regard perdu dans son verre, il remuait le fond d'alcool qui lui restait tout en ressassant ses mauvaises pensées. Il poussa un profond soupir et finit par le boire d'une traite. Même s'il pouvait passer ses journées ici, assis à ce comptoir, à flâner ou bien à réfléchir il devait se remettre au boulot.
C'est donc avec un certain regret qui remit sa redingote et qu'il déposa un billet sur le comptoir. Il salua le gérant du Hogwarts en silence, d'un simple signe de tête et sortit. Il ferma les yeux et inspira un grand bol d'air, profitant des rayons du soleil qui chatouillaient son visage. Après ce court instant de quiétude, il se remit en marche. Au loin, au bout de la rue à vrai dire, il put discerner une silhouette sans nul doute féminine, qui courait. Vers lui. Les cheveux fous volant dans le vent, elle semblait quelqu'un :
« AOY ! »
« ALOY ! »
« MALFOY ! »
Et merde. Il ne manquait plus qu'elle. Instantanément, il se retourna et marcha dans la direction opposée. Avec un peu de chance, elle ne l'avait pas encore vu et se contenterait de déposer un billet à son nom au Hogwarts.
Hermione courait du plus rapidement qu'elle le pouvait Elle pouvait nettement distinguer droit devant elle la chevelure blonde de Malfoy qui brillait au soleil. Quel ne fut pas son énervement lorsqu'elle vit que ce dernier, après l'avoir vue, prenait une direction opposée pour lui tourner le dos. Mais quel imbécile il faisait ! Il ne pouvait donc pas se montrer mature cinq minutes ? Et la mission ? Qu'est-ce qu'il en faisait ? Elle avait tant de choses à lui dire. Elle accéléra encore... Il ne s'en sortirait pas comme ça.
« MALFOYYY ! »
Il pressa le pas. Il ne devait pas courir pour grader sa crédibilité. Plus que quelques mètres, le bout de la rue n'était pas loin. Dans quelques secondes il pourrait la semer, elle perdrait sa trace et il repasserait plus tard pour voir ce qu'elle voulait lui…
BAAAM !
Draco se retrouva à terre, écrasé par la jeune Granger. Il était à terre alors qu'il portait sa toute nouvelle tenue. Avec un poids sur lui qui plus est. C'est alors que le visage contre le sol qu'il hurla :
« SMITH ! »
« Tiens ! Sans même me voir, tu sais que c'est moi ? Tu avoues donc que tu fuyais !» dit-elle, encore haletante de sa course.
« Un Malfoy ne fuit jamais. Et puis, de toute manière qui ça pourrait être d'autre ? Une vache qui court comme une dératée dans la rue, ce n'est pas fréquent si tu vois ce que je veux dire… » répliqua-t-il en se relevant et dépoussiérant sa redingote.
« Mais bien sûr… Tu es d'une hilarité sans borne Malfoy. »
« N'est-ce pas ? Mais… Tu ne trouves rien à redire ? » il marqua une pause qui s'accompagna du silence de la jeune femme « Et bien j'en déduis que ça fait 1-1, le score est égalisé ! »
Hermione ne répondit pas et réprima une puissante envie de lui tirer la langue. Elle tacha de se reprendre, elle n'était pas une gamine, elle avait une mission à accomplir.
« Trêve de plaisanterie Malfoy, si je suis là ce n'est pas pour rien ! »
« J'espère bien, je ne voudrais pas avoir salué ce bon vieux goudron sans une raison valable. Oh arrête de me regarder comme ça tu n'es absolument pas impressionnante Smith surtout pas avec tes… »
« Malfoy ce ne sont pas tes beaux yeux qui m'amènent mais la mission. », dit-elle en le regardant droit dans les yeux.
Instantanément, le visage de Draco changea pour prendre un masque impassible au sérieux qui semblait inébranlable. Il fronça les sourcils et s'apprêta à dire quelque chose mais Hermione l'en empêcha. Elle prit sa main et se mit à courir, l'entraînant dans sa course. Dans un premier temps, Draco ne réagit pas, trop surpris par ce geste. Réalisant enfin ce qu'il se passait vraiment, il retira violemment sa mais et s'arrêta.
« Tu t'es prise pour qui, Smith ? Qu'est-ce que tu crois faire ?. »
« Disons que je fais en sorte que tu bouges tes fesses. Ça ne se voit pas ? » dit-elle avec ironie.
« Il y a d'autres moyens ! Si tu veux être discrète c'est complètement raté ! Nan mais qu'est-ce que tu crois ? Un Malfoy qui court main dans la main avec une inconnue au goût vestimentaire douteux. Tu ne trouves pas ça un poil suspect ? Non seulement pour les commères mais aussi pour notre criminel. Mais qu'est-ce qu'on t'a appris à l'entraînement ? Ça t'arrive de réfléchir avant d'agir de temps en temps ? Et dire que je pensais que tu savais au moins te servir de ton cerveau… »
Hermione piqua du fard. Il avait raison et elle détestait ça. Elle avait agi sur le coup, suivant son instinct, elle devait faire attention. Le fait que ce soit son "coéquipier" qui le lui souligne la tuait. Elle qui avait l'habitude d'avoir toujours raison, qui avait le dernier mot elle avait agi comme une vraie débutante. Mais ce n'était ni le moment de pinailler sur qui avait raison ni le moment de prendre en compte un amour-propre légèrement froissé. Ils étaient adultes et devaient se comporter comme tels.
« On ferait mieux de se trouver un autre moyen de transport. Où est-ce que tu voulais aller ? »
« J'aurais aimé trouver un apothicaire qui s'y connaîtrait aussi en morphologie humaine, tu vois le genre ? »
« Ouais, j'en connais un, c'est le meilleur et de loin. On trouve toujours tout chez lui. Du moment qu'on sait ce qu'on cherche. Tu sais ce que tu veux au moins ? »
« Oui, je sais ce que je veux. Je ne serais pas venue te voir sinon. »
« Bien dans ces cas-là, allons-y »
« Pourquoi ne pas prendre un fiacre ? »
« Tu es aveugle ou quoi ? Il est occupé. »
« Plus pour longtemps… », murmura la jeune femme plus pour elle-même qu'autre chose.
« Pardon ? »
« Non, laisse tomber Malfoy. »
Il haussa les épaules sans la regarder et reprit :
« Je vais vraiment commencer par douter de tes capacités Smi…OHHH TU FAIS QUOI ? »
La jeune femme courrait encore une fois. Ça en devenait sérieusement épuisant. Elle ne pouvait pas faire une pause deux minutes ? Elle arrivait presque à la hauteur du fiacre qui roulait près d'elle.
« Je nous règle le problème de transport ! »
C'est avec exaspération et curiosité qu'il vit la jeune femme sauter sur le fiacre pour s'asseoir à proximité du cocher. Cette fille était une grande malade totalement inconsciente, c'était officiel. Néanmoins, il vit le véhicule ralentir jusqu'à s'arrêter. Il soupira et se dirigea vers le fiacre comme si de rien n'était. Il arriva à sa hauteur et vit Hermione debout, devant le cocher, tous deux plongés dans une conversation animée. Elle était pleine de bonne volonté mais tellement épuisante.
« Hum. »
« Tu ne vois pas qu'on parle là ? » vociféra la jeune femme.
« Je vois surtout que c'est inefficace. » trancha-t-il.
« Pas de commentaire Malfoy ! »
« Oh… Vous êtes Monsieur Malfoy ? » dit enfin le cocher.
Draco hocha la tête et l'homme se perdit dans de piètres excuses.
« Je… Je suis désolé, vraiment. Si j'avais su…Ouais, si j'avais su… Pour sûr j'vous aurais pas fait attendre ! J'vais tout de suite faire sortir tous les autres passagers ! » dit-il en exécutant de vaines courbettes.
Draco ne prit même pas la peine de le remercier et Hermione lui jeta un regard noir avant de détourner la tête pour montrer son agacement. Elle lui faisait dos comme le enfants le font lorsqu'ils sont contrariés. Il s'approcha et lui susurra à l'oreille :
« Je ne t'en veux pas d'être une incapable. Après tout, tout le monde ne s'appelle pas Malfoy. »
Oh, le fourbe. Hermione se retourna pour le dévisager. C'est avec surprise qu'elle s'aperçut qu' aucune trace d'amusement ou de narquoiserie ne résidait dans son regard polaire. Elle était face à deux orbes gris reflétant le plus profond des mépris et une froideur sans borne. Il la considérait donc réellement comme inférieure. Cette remarque qu'elle s'était faite lors de la première rencontre s'imposa de nouveau à elle. Elle se reprit et lui rendit son regard dédaigneux.
« Ton nom est bien la seule chose qui puisse jouer en ta faveur. Malfoy. »
C'était peut-être faux, mais elle n'allait pas l'avouer de sitôt. Il restait un parfait imbécile imbu de lui-même. Cela ne l'empêcha pas pour autant de répliquer :
« Essaie seulement de t'en convaincre. »
Elle ne répliqua rien estimant qu'il n'en valait pas la peine. Leurs petites joutes verbales qui avaient encore lieux il y a quelques minutes, venaient de laisser place à un échange de regard assassin.
« Voilà, Voilà ! Ils sont partis, vous pouvez occuper les sièges ! »
Hermione marmonna de brefs remerciements et Draco se contenta de rentrer dans le véhicule. Sans rien ajouter. La jeune femme avait beau avoir envie de le réprimander sur son comportement irrespectueux, elle préféra l'ignorer royalement et poser son regard sur la fenêtre.
Trois secondes. Il aurait au moins pu dire merci.
Deux secondes. Faire un signe tête, quelque chose.
Une seconde. Il avait tout de même éjecté des passagers.
Temps écoulé.
« Franchement, tu aurais pu le remercier un minimum, il nous a accepté alors qu'il était occupé. »
« Tiens, tu reparles toi ? Mais dis-moi, qui est tu pour t'estimer en droit de me faire la morale ? »
« Une personne civilisée ! »
Avant qu'il ne réplique quoi que ce soit, le cocher arriva à leur fenêtre et dit :
« Vous ne m'avez pas dit où vous vouliez aller. »
« Chez l'apothicaire Severus Snape. » répondit Draco ans même le regarder./
« Bien. » répondit l'homme, déçu de ne pas avoir retenu l'attention du célébrissime Draco Malfoy.
Le jeune homme reposa son regard sur Hermione qui regardait la fenêtre. Cette fille était vraiment un cas à part, une inconsciente. Elle était surprenant dans un sens. Malheureusement pour elle, Draco n'appréciait pas l'imprévisible, qu'on lui fasse faux bon. Elle avait beau sembler intelligente, elle agissait sur des coups de tête et ne réfléchissait pas assez aux conséquences que pouvaient avoir ses actes. En somme, elle était agaçante.
Il se racla la gorge pour attirer son attention et elle le fusilla du regard.
« Quoi ? »
« On dit pas quoi mais comment… Et ça se dit civilisée… »
Elle leva les yeux au ciel, ignorant la soudaine démangeaison qui s'emparait de sa main et lui intimait de lui en coller une.
« Plus sérieusement, qu'est-ce que tu veux faire chez Snape ? »
Oubliant en un instant sa rancœur, elle se retourna vers lui avec un mélange d'excitation et de doutes.
« En fait… Lors de mes recherches aux Archives, j'ai trouvé deux trois documents qui me laissent penser qu'on peut, peut-être, exploiter une nouvelle piste de recherche. Cependant, rien n'est sûr, je préfère m'assurer que je ne fais pas fausse route avant toute chose. »
« Alors pourquoi, m'avoir importuné ? » demanda-t-il exaspéré.
« Si jamais mon hypothèse s'avère juste, il va falloir qu'on soit efficaces et rapides. Sinon, j'aurais au moins eu le plaisir de gâcher ta journée. »
« Ton hypothèse a donc intérêt à être juste. »
« Sino quoi ? Tu ne peux rien me faire Malfoy tant que l'on coopère... Tu n'arriveras à rien sans moi. »
Agaçante et présomptueuse. En un mot elle était irrémediablement insupportable. Oui, Draco se sentait d'humeur à lui attribuer de doux adjectifs. Le véhicule s'arrêta et la voix du cocher les sortis de leurs pensées respectives.
« Vous êtes arrivés ! »
« Parfait » murmura Hermione pour elle même.
Draco sorti sans prendre la peine de tenir la porte à la jeune femme comme tout bon gentleman l'aurait fait. Hermione ne s'en formalisa pas. Après tout, elle était arrivée à son but et, oh miracle, avec le blond. La devanture de l'apothicaire était neutre, peinte dans des couleurs sombres sans qu'elles ne soient lugubres. Elle semblait être entretenue avec beaucoup de soin et de minutie. On pouvait y lire en lettres calligraphiques :
« Chez Snape,
Apothicaire depuis 1679. »
Ils entrèrent, une sonnette retentit. La lumière était tamisée, on pouvait distinguer divers objets, plus ou moins douteux, mais tous impeccablement rangés. Malfoy avait sans aucun doute raison sur un point : on pouvait tout trouver ici, à partir du moment que l'on sait ce qu'on cherche. Ce fut une voix grave et traînante qui rompit le fil de ses pensées.
« Bonjour. Monsieur Malfoy et Miss.. ? »
« Smith. »
Il hocha la tête en signe de salutation et sembla s'évertuer de mémoriser son visage et son nom. Après un léger temps il reprit :
« Que puis je faire pour vous. »
« J'aurai besoin que vous me fassiez part de quelques-unes de vos connaissances. »
Il afficha un sourire suffisant et dit :
« Mais Mademoiselle toutes les connaissances se paient… »
« Je le sais bien. Heureusement, Monsieur Malfoy, ici présent, possède des ressources suffisantes pour accéder à ses connaissances. » répliqua la jeune femme.
« Pardon ? » s'insurgea le jeune homme en total désaccord avec sa coéquipière.
Elle se contenta de le faire taire du regard sous l'œil amusé de l'apothicaire. C'était donc pour ça qu'elle l'avait fait venir… Snape les regarda tout à tour et dit :
« Bien, que voulez-vous savoir ? »
« J'ai besoin de savoir si vous pourriez m'éclairer au sujet des reptiles, surtout des serpents. »
« Mmmm. »
« Comment peut-on extraire un serpent de son terrier, ou son trou… Je ne suis pas une spécialiste de la question voyez vous. »
« Je m'en suis douté. Sinon, vous ne seriez pas là.. »
« Donc ? » S'impatienta Hermione.
« Connaissez-vous l'espèce à laquelle vous avez à faire.
Hermione nia de la tête et l'apothicaire soupira.
« Avant toute chose si vous voulez attraper en main propre le serpent, il faut l'appâter pour l'attirer dehors. L'appât doit aussi lui bloquer la gueule, pour empêcher qu'il vous morde. »
« Vous savez où nous pourrions trouver ça ? »
« Une pomme pas encore mûre fera l'affaire. Cependant… Il faudra l'enduire d'onguents qui imitent l'odeur du sang, de la chair fraîche. Sinon l'animal ne sortira pas. » il marqua une pause « À partir de là, vous devez frapper fortement, par coups secs et précis, le dessus du terrier… »
« Merci monsieur, savez-vous où nous pourrions trouver un tel appât ? »
Il afficha un sourire suffisant.
« Bien sûr que je le sais… Ici même. »
« Nous le prenons », dit Hermione en devançant les protestations de Draco. Elle sourit et rajouta « Vous mettez ça sur son compte, bien entendu »
Il leur apporta l'appât et Draco dû payer, presque contre son grès. »
« Bonne journée Monsieur. »
« Vous de même. »
Ils sortirent et Draco lui prit violemment le bras :
« Sérieusement tu te prends pour qui ? Tu es qui pour te permettre de me déranger pour te payer des infos bidons sur des reptiles ? Il va falloir que tu te calme Smith ! Crois moi tu as encore de la chance d'être en vie avec ta tête sur les épaules. Tu me fais encore un coup comme celui-là et je te détruis, toi, ta vie, ton avenir et tes relations. J'en ai les moyens ! J'espère que c'est clair !»
Réalisant qu'elle était allée trop loin, Hermione eut envie de s'excuser. Mais, lorsqu'elle croisa le regard de Draco qui irradiait de fureur, elle s'arrêta sur le champ, les mots coincés dans la gorge. Tout son visage semblait neutre au premier abord, mais ses yeux… Ses yeux la clouaient sur place tant ils exprimaient une agressivité sans borne. Elle n'avait jamais vu un regard si expressif ancré dans un visage si impassible. Elle le savait, il l'avait assassinée du regard une bonne centaine de fois en l'espace de quelques secondes. Intimidée plus qu'elle ne l'aurait voulu, elle baissa les yeux et murmura :
« Désolée… »
Draco ne dit rien, mais lâcha son bras et ses yeux se voilèrent de leur habituelle froideur.
« Que ce soit bien clair, je ne bouge pas d'ici tant que tu ne m'as pas expliqué le pourquoi du comment du petit numéro que tu viens de me faire. »
« Euh… Comment expliquer ça sans paraître folle à lier… »
« Tu es folle à lier. Quoi que tu dises ça ne changera rien à la perception que je me fais de toi. »
Hermione ne dit rien, préférant chercher les mots justes qui allaient accompagner son hypothèse.
« Je crois qu'un serpent a été implanté dans le corps du Duc… »
« Pardon ? »
« Oui je sais, ça semble capilotracté, mais essaie jute de m'écouter jusqu'au bout… Tu te rappelles la mâchoire complètement déboîtée du Duc ? » Draco hocha la tête, sceptique. « En faisant mes recherches j'ai découvert qu'Ian Nickpsin avait subi la même défiguration. »
« Et alors ? C'est quoi le lien avec tes maudits serpents ? »
« J'y viens, j'y viens… Lorsque j'ai trouvé le vrai dossier d'Ian Nickpsin, j'ai appris que lorsque les experts s'étaient occupés de son corps, l'un d'entre avait été mordu par un reptile qui serait d'un coup sorti du corps de la victime. L'expert et mort dans l'heure, foudroyé de douleur. À partir de la blessure, ils ont réussi à déterminer que c'était un serpent qui avait été introduit dans le corps de l'homme. Ils n'ont pas réussi à déterminer lequel. »
« Donc, si je comprends bien, tu veux extraire un prétendu serpent du corps d'un type à moitié décomposé. Et étant donné que les serpents ne courent pas les rues londoniennes tu vas t'en servir pour remonter jusqu'à l'endroit où il a été acheté. C'est ça ? »
« Exactement ! » dit-elle, fière d'elle.
« Et donc là c'est le moment ou tu vas m'obliger à t'accompagner à la morgue. »
« C'est ça ! »
« Très bien mais là tu vas où ? »
« Bah j'y vais ! Crétin ! »
« C'est de l'autre côté… Crétine ! »
Hermione se renfrogna et pris un air dédaigneux pour sauver le reste de sa fierté bafouée. Fichu Malfoy ! Lorsqu'elle arriva à sa hauteur, il émit un petit ricanement significatif qui l'horripila prodigieusement. Décidément, il y avait vraiment quelque chose de jouissif à l'appeler « Crétine ». Une sorte de bouffée de supériorité ne pouvait pas lui faire de mal. Après tout, ça ne fait de mal à personne de regonfler son ego à bloc. Comme s'il en avait besoin…
Ils arrivèrent au bout de quelques minutes à la morgue. À l'ombre d'une ruelle abandonnée trônait la résidence des morts. Draco la poussa l'intérieur sans états d'âme et Hermione réprima un frisson. L'endroit était morbide. Vraiment morbide. Un je-ne-sais-quoi qui rendait l'air irrespirable. La mort régnait en maîtresse dans ces lieux empreints d'une humidité malsaine. Des corps traînaient ici et là, plus ou moins bien conservés. Si Hermione se sentait prise par de légers vertiges, elle s'évertua à ne rien montrer. Elle réalisa rapidement que Draco n'était nullement affecté par les lieux. Cet homme était vraiment hermétique à toute chose. Il pouvait paraître accessible quelques instants et puis la seconde suivante, il était froid et méprisant.
Un homme arriva, brun les cheveux ondulés et les yeux bleus. Hermione hallucina. Ça ne pouvait pas être lui…
« Bonjour, bienvenue à la morgue des Black que puis- je faire pour v… Her… ? » commença-t-il abasourdi.
« Bonjours je suis Amber Smith et voici Draco Malfoy. Nous aurions besoin d'examiner un mort. » le coupa Hermione.
Devant le regard insistant de la jeune femme, l'homme ne dit rien. Mais il la questionna du regard. Elle serra sa montre et détourna les yeux, ne pouvant soutenir ce regard bleu qui la replongeait en enfance…
FLASH BACK
Une petite fille de cinq ans tout au plus était accroupie au sol pleurant toutes les larmes de son corps. Elle était seule et sale. Elle avait faim et froid. Abandonnée dans une ruelle, elle ne savait pas où aller. Un chien venait de lui voler un morceau de pain durement gagner.
« Eh miss ! Tu fais quoi toute seule ? »
C'était un garçon de 16 ans qui lui faisait face, un sourire confiant plaqué sur le visage.
« Je… Je… Je suis toute seule… J'ai peur ! » sanglota la fillette.
« Il faut pas ! Je m'appelle Sirius Black ! Je suis un gentil d'accord ? Alors arrête de pleurer miss… »
Il sécha quelques-unes de ses larmes et la petite fille lui offrit un sourire timide.
« Et toi comment tu t'appelles ? Où sont tes parents ?»
Devant le silence de la miss, il devina qu'elle n'avait aucun parent et qu'elle ne se souvenait pas de son nom. Il remarqua rapidement qu'elle tenait désespérément un objet contre sa poitrine. Il prit sa petite main et l'ouvrit. C'était une vieille montre à gousset où était gravé :
« Hermione Granger. »
Évidemment, elle ne savait pas lire…
« En fait, ton nom est écrit juste là… Regarde, tu t'appelles Hermione. C'est joli comme prénom Hermione ! »
La fillette lui offrit son plus beau sourire à travers les larmes enfantines qui ravageaient son visage innocent.
FIN DU FLASH BACK
« Miss Smith ? » demanda Sirius, intrigué par l'absence soudaine de sa cliente.
« Je… Euh… Excusez-moi ? Vous avez dit ? »
« J'ai besoin de voir votre autorisation… Je ne peux pas laisser des étrangers examiner un corps sans autorisation. »
Étrangers. Ce que cela sonnait faux dans sa bouche. Elle chassa ses pensées et montra son autorisation de la Reine. Sirius Black sembla étonné mais ne dit rien.
« Qui voulez-vous…étudier ? »
« Le Duc de Nicham. »
« Bien, suivez-moi. »
Il les dirigea vers un cadavre, ce n'était pas celui qui était en meilleur état mais ce n'était pas non plus le pire. Quoique son visage défiguré aurait fait tourné de l'œil plus d'un.
« Je vous laisse. Faite ce que vous avez à faire. »
Les deux coéquipiers hochèrent la tête.
« Malfoy, dépose l'appât dans la bouche du Duc et referme légèrement la mâchoire pour que le serpent reste coincé. »
Il leva les yeux au ciel.
« Je m'occupe de le faire sortir. »
Elle sorti des plis de sa robe un bâton en bois.
« Je ne cesserais jamais de me demander qu'est ce tu cache sous tes robes.. » fit-il exaspéré.
« Ahh si seulement tu savais.. » répliqua-t-elle en rigolant.
« C'est une invitation ? »
Hermione le regarda perplexe quelques instants. Elle n'avait donc pas compris l'allusion… Pauvre innocente. Soudainement elle rougit et s'insurgea :
« Mais non ! Qu'est ce que tu vas t'imaginer ? »
Ah si, elle avait finit par comprendre.
« Revenons en au problème tu veux ? »
« Oui oui, bien sûr »
Ils se mirent en position. Draco tenant fermement l'appât et Hermione s'apprêtant à frapper.
« Prêt ? »
Draco hocha la tête. Et elle frappa sans accorder un regard au Duc de peur ne pas être capable de soutenir ses yeux vitreux à moitiés dévorés. Après quelques coups, Draco sentit une pression s'exercer sur la pomme tandis qu'un grand « CRAC » résonnait.
« Je crois que c'est bon. »
Hermione ouvrit les yeux et aida Draco à enlever la pomme. Instantanément, un corps froid et couvert de sang s'enroula atour des poignets de la jeune femme tandis que la gueule du serpent restait bloquée dans son appât. Hermione paniqua réalisant qu'elle n'avait plus la parfaite maîtrise de ses mouvements. Draco fut plus rapide et agit de manière efficace.
Pour faire simple, il coupa la tête de l'animal.
La pression qui s'exerçait sur Hermione se relâcha en suivant.
« Bah le voilà ton serpent. »
OoOoOoOoO
Draco rentra enfin chez lui après cette folle journée. Ils avaient donné le corps du serpent à l'apothicaire qui n'avait pu résister à sa curiosité et avait accepté d'analyser l'animal. Et il avait ENFIN pu se débarrasser de la jeune femme. Aussi brillante qu'elle puisse l'être -oui, oui, elle était brillante, mais il ne l'avouerait pas de si tôt- , elle était aussi épuisante. Sacrée Smith…
« Dobby ! Tu sais si j'ai reçu des papiers administratifs ou des invitations ? »
« Rien de tout cela Monsieur. En revanche, Dobby a récupéré une lettre qui vous était adressée. »
« Fais moi voir. »
« Tenez Monsieur. »
Draco prit la lettre et s'enferma dans sa chambre. C'était une lettre de la Source.
« Monsieur,
J'ai suivi toutes vos indications, enquêté sur toutes les Smith de l'Angleterre. J'ai passé toutes mes propres sources au peigne fin. J'ai vérifié une bonne dizaine de fois les résultats. Tous les résultats.
Malheureusement, j'ai le regret de vous annoncer qu'aucune Amber Smith n'existe à Londres. Et aucune Amber Smith ressemblant à votre dessin n'existe.
Si vous aviez d'autres informations à me fournir, cela me permettrait d'affiner mes recherches.
Bonne journée.
S. »
C'était une blague, c'est ça ? Elle se foutait vraiment de lui ! Il la revoyait déjà, elle ses yeux ambré reflétant une lueur faussement innocente. Il balança sa chaise en l'air et déchira la lettre mais conserva l'enveloppe. Elle jouait la fausse identité avec lui ? Pathétique. Vraiment. Parfait, elle était une vraie peste. Une crétine qu'il se ferait un véritable plaisir de rabaisser, elle allait vraiment le regretter. Elle allait le regrettait amèrement.
« S.
Fais tes recherches à Fleury&Bott.
Tu pourras sûrement la trouver là.
Je la suspecte de se faire passer sous un autre nom.
Fais comme si tu ne connaissais rien d'elle.
Fais ton boulot quoi.
D.M. »
« DOBBY ! »
« Monsieur a appelé Dobby ? »
« Oui envoie cette lettre à l'adresse qui est écrite sur cette enveloppe. »
« Bien Monsieur… »
« Dobby ? »
« Oui, Monsieur ? »
« Tout de suite. »
….
Désolée pour le retard ! J'avais toutes les idées dans ma petite tête mais j'arrivais pas à mettre les bons mots au bon moments, la bonne phrase… Bref, j'ai pas d'excuse, je n'ai pas été efficace ! :/
J'espère qu'il n'y a pas trop de fautes, j'ai posté au plus vite :)
Dite-moi ce que vous en avez pensé ! Votre moment préféré, ce que vous attendez de la suite… Bref, n'hésitez pas à laisser une rewiew ! Ça fait toujours plaisir ! :D
Bises ! )
