Bonjouuuuuuuuuuurrrr ! Oui je sais ça fait longtemps ^^' .Mais vaut mieux tard que jamais non ? :p

Alooors je remercie toutes les personnes qui ont pris le temps de laisser une rewiew.. ça me fait super méga top trop plaisir :D

PunkyPumky : Coucou ! Je t'ai bien reconnue :p Merci pour ta rewiew ! Je suis désolée pour les fautes ^^ Il faut absolument que je corrige tout ça:/ Sinon je suis heureuse que la fic te plaise aussi bien dans son rythme que dans la relation de Draco et Hermione ^^ Je suis vraiment désolée pour le retard de publication ^^'

Ps : Laisse moi un bout de Jack ! :p

Ps2 : Secret professionnel je ne peut pas te dire où est ce qu'il est… Mais si tu cherches des ingrédients… Je peux t'aider.

Le Chameau : Je peux comprendre que coup du serpent paraisse bizarre mais je ne fais pas de fantastique dans cette fiction. De la science, seulement de la science :p Je suis contente que tu aies aimé ! La chambre d'hôtel n'est pas pour tout de suite malheureusement XD

Le Dromadaire : Merci pour ta rewiew ! Je suis contente que tu trouve ça intéressant… Même si tu n'as pas aimé ma blague

Secret Girl :Ahahah merci ! J'espère que tu aimeras aussi ce chapitre ! :)

The anonymous : L'éditeur ? Pas pour tout de suite mais merci quand même

Husnaa (x2) :Merci pour tout ! Tes rewiews sont géniales ! J'espère que tu vas continuer à aimer cette fic' ! Contente que tu aimes quand Hermione a du répondant et envoie bouler ce petit crétin que j'adoooore (parce que oui il est super sexy ;) )!

PiitchounAgain : Merci beaucoup ! Je suis contente que aimes ! J'espère que tu aimeras aussi la suite ! :D

Je tiens aussi à remercier chaleureusement les lecteurs de mon OS 793 :

Guest 1 : Je suis vraiment heureuse que tu aies aimé et passé un bon moment en le lisant. Merci pour cette rewiew !

PunkyPumkin : Ahahahahah ! Merci pour tous ces compliments ! J'ai essayé de faire le moins de fautes possibles (désolée si il en reste quelques unes ^^) Je suis contente que tu aimes ce genre d'OS !: )

Le Dromadaire : Oui c'est vrai que ça change de cette fiction mais je suis contente que tu aimes la manière dont je l'ai écrit. J'en ai deux trois en tête mais pas pour tout de suite ! Merci pour cette rewiew ! :D

Le Chameau : Captivant ? Carrément ! Et bah je vais pas m'en remettre ! :p C'est vrai que j'ai été un peu dure avec Hermione mais ça se finit pas trop mal non plus :p Merci beaucoup !

Emilie : Désolée mais il n'y a pas de suite ^^… Mais libre à toi de choisir le futur d'Hermione ! Merci pour ta rewiew !

Guest 2 : Merciii ! Je suis contente que tu aies ressenti l'émotion du passage !

Piitchoun : Petite flemmarde ! Mais vas, je ne te hais point :p Je suis contente que tu aies aimé ! Merci pour cette rewiew.

Merci à touts les personnes qui me soutiennent et me suivent! :)

Trèves de bavardages !

Les personnages ne m'appartiennent pas mais la situation si !

BONNE LECTURE !

CHAPITRE 5

Draco était chez lui dans sa chambre plus précisément. Allongé sur son lit, la chemise défaite et les cheveux en bataille, il admirait avec un maigre intérêt le plafond qui envahissait son champ de vision.

Cela faisait près de trois semaines que Draco ruminait de la sorte, perdu dans ses pensées. Alors bien sûr il n'avait pas que cogité, il avait fait quelques recherches pour sa mission mais si peu. Il s'était rapidement rendu compte que dès qu'il se penchait un peu trop sur son enquête, l'image arrogante de sa pseudo coéquipière venait lui obstruer l'esprit. Il aurait aimé mieux se concentrer, avancer, arrêter de tourner en rond. Oui mais voilà, il n'arrivait pas à faire abstraction de ce léger détail qui avait -disons le- blessé son orgueil. Chose qui devenait bien trop courante ces derniers temps.

Ah elle l'avait bien eu avec ses yeux faussement innocents et sa petite silhouette inoffensive ! Elle était pire que tout ce qu'il pouvait imaginer. Il était censé être Draco Malfoy, fils du richissime Duc Lucius Malfoy, héritier de son empire industriel, coureur de jupon invétéré mais surtout… Il était censé être le meilleur espion et détective privé de Slytherin, au service de Sa Majesté ! Et il s'était fait avoir comme un débutant, il s'était laissé tromper par une moins que rien. Elle en savait bien trop sur lui en comparaison de ce qu'il savait sur elle. Il ne connaissait rien. Pas même son simple nom.

Pour une fois, il n'avait pas toutes les cartes en main et il ne supportait pas ça. Il se sentait vraiment crétin. Et, comme tout crétin qui se respecte, il étouffa un cri rageur dans ses délicats et onéreux coussins de soie.

Cela faisait donc trois semaines qu'il avait laissé la mission de côté -honte à lui- pour se changer les idées. Entendez par là la fréquentation de salons mondains et de jeunes filles en fleurs prêtes à s'épanouir devant le moindre de ses regards polaires. Quoi ? Il fallait bien passer le temps ! Il tentait de se convaincre -inutilement- que cette pause lui permettait de prendre du recul sur la mission pour mieux l'appréhender par la suite mais au fond de lui, il savait pertinemment qu'il aurait dû se montrer plus consciencieux dans son travail. Il aurait dû aller chercher les résultats de l'analyse, il aurait dû se concentrer !

C'était sa faute à elle.

Il n'avait pas réussi à se la sortir de l'esprit. Le pire, c'est que ce n'était pas comme s'il l'appréciait. Non ! Il se coltinait une fille qu'il ne supportait pas jusque dans les recoins de sa tête. C'était épuisant à la longue. Trois semaines qui n'avaient rien de semblable au répit et déjà il allait la revoir. Si quelqu'un avait une corde à lui passer c'était le moment.

Il poussa un profond soupir, passa une main désinvolte dans ses cheveux et se leva. Il allait la retrouver. Aujourd'hui était leur premier rendez-vous hebdomadaire pour faire un récapitulatif de leurs recherches respectives. Il s'étira. De toute manière, il allait se venger. Elle n'allait certainement pas s'en sortir comme ça.

La vengeance est un plat qui se mange froid. La sienne sera glacée et il prendra un plaisir non dissimulé à la voir déguster sa gastronomie. C'est sur ces réflexions peu bien veillantes qu'il revêtit sa redingote et son haut-de-forme favori : le plus cher. Il se détailla quelques instants dans un miroir de grande qualité : il était parfait et il le savait.

Lorsqu'Hermione arriva au Hogwarts, il devait être deux heures de l'après-midi à quelques minutes près. Elle entra, vêtue d'une simple robe qui mettait en valeur ses épaules délicates et sa taille de guêpe. Avec le soutien appuyé de sa perceptrice Mme. McGonagall, elle avait pris l'excellente résolution de se familiariser avec les tenues féminines qui se portaient actuellement et dons par conséquent avec ses ennemis de toujours : les corsets. Elle était particulièrement fière d'elle, il fallait le dire !

Ainsi, lorsqu'elle n'était pas sur le terrain, dissimulée par des accoutrements variés et anodins, elle portait les nouvelles robes offertes par sa préceptrice en personne. Elle avait beau préférer de loin les beaux ouvrages que contenait une bibliothèque, elle avait pris la décision de s'investir totalement dans sa mission. Elle aller jouer le jeu jusqu'au bout.

Contrairement à certains… Notamment son partenaire qui semblait avoir oublié de faire ce pourquoi il était payé : bosser et enquêter. Trois semaines qu'il n'avait donné même pas une seule nouvelle. Trois semaines qu'elle n'avait pas pu le contacter. Il n'était même pas allé chercher les résultats de l'analyse. Autant vous dire qu'elle l'attendait de pied ferme. Cela faisait trois fichues semaines que…

« Alors… Smith ? Je t'ai manqué ? »

Elle hésitait : fallait-il le castrer d'abord ou le faire bouillir à petit feu en premier ? Elle se retint in extremis de l'assassiner du regard et adopta une voix mielleuse.

« Ohhh Malfoy ! Comment est-ce que tu vas ? »

Surpris tant par la question que par le ton de la jeune femme, le bel héritier failli la regarder avec de grands yeux incrédules. Oui failli. N'oublions pas qu'un Malfoy restait un Malfoy ce qui signifiait qu'il évitait de montrer qu'il n'avait pas une maîtrise totale de la situation –surtout les rares fois où ça arrivait.

« Oui, pourquoi ? » dit-il avec un sourire charmeur.

« Ils ne t'ont rien fait ? » questionna-t-elle faussement inquiète.

« Ils ? »

Il ne comprenait décidément pas où elle voulait en venir.

« Et bien, ceux qui t'ont enlevé pendant trois semaines. Tu sais, les méchants pas beaux qui t'ont empêché de faire ton boulot et de me tenir informée un minimum ! » Tandis qu'elle le fixait avec un regard mauvais, il comprit où elle voulait en venir. « À moins que TU… »

C'était donc ça. Draco poussa un profond soupir et la coupa

« Minute la lionne. Tu arrêtes de blablater dans le vide, on se pose tranquillement à une table, tu fais preuve d'un peu plus de discrétion pour une fois, et après, seulement après, tu pourras me faire la morale si ça te chante. »

Hermione se tut. Ce n'était absolument pas le moment de se faire remarquer. Elle croisa le regard de Draco et elle entra sans rien rajouter. Ils s'assirent à une table, la même que le jour de leur rencontre. Aucun ne parlait. La tension était palpable. Hermione se retenait de toutes ses forces de lui mettre un joli poing dans sa gueule d'ange, et l'ange en question s'évertuait à ne pas lui balancer le verre d'eau qu'on venait de leur servir dans la figure.

Ce fut le jeune serveur qui venait de leur apporter de quoi se désaltérer gratuitement qui brisa le silence :

« Que désirez-vous prendre ? »

Draco adressa un regard moqueur à Hermione et se tourna vers le serveur :

« Un thé, le meilleur que vous aillez. Avec un soupçon de lait. »

« L'eau me suffira, merci . » dit à son tour Hermione.

Le serveur parti et Draco regarda La-fille-dont-il-ne-connaissait-pas-le-nom :

« Tu sais que cela ne se fait pas d'entrer dans café ou même une brasserie sans rien prendre ? »

La jeune femme comme si de rien était. Elle but une gorgée de son eau sous le sourire narquois de Draco et changea de sujet :

« Bien, nous ne somme pas ici pour rien. Je pense qu'il est temps de faire un récapitulatif de nos recherches respectives ! Je commence donc. Alors, en ce qui concerne Ian Nickpsin : C'était un homme on ne peut plus normal qui vivait sans histoire. Il était père de deux petites filles et marié à une dénommée Cécilia Chastdoc. Il est mort à 28 ans, sans dettes. Après avoir fait un minimum d'étude il s'est mis à travailler pour Burt&Co. en tant qu'ouvrier pour construire des rails. Il avait de bonnes relations aussi bien avec ses collègues qu'avec ses supérieurs. Sa famille a déménagé après sa mort, personne ne sait où. Il est tout simplement de trouver un dossier pour déterminer où elle vit actuellement alors qu'elle semble avoir été surveillée pendant plusieurs mois. Je n'ai pas réussi à déterminer par qui. De nombreuses informations me manquaient. »

Elle fit une pause, laissant le temps à Draco d'analyser les informations qu'elle venait de lui transmettre. Elle replaça une mèche de cheveux qui lui obstruait la vue et reprit :

« Il se trouve que M. Nickpsin a subi la même défiguration que le Duc. Va savoir comment, mais un serpent a été logé dans le crâne du cadavre après qu'il ait été poignardé par différentes lames de couteau -sûrement pour ne pas laisser d'indices quand aux types ou marques des poignards utilisés. Lorsque les autorités l'ont retrouvé, un policier s'est fait mordre. 13 minutes plus tard, le brave homme avait rendu l'âme. Pour que tu te fasses une idée de la puissance du venin : le type mesurait 2,03 mètres et pesait 156 kilos et il a suffit de treize petites minutes pour qu'il tombe raide mort. Personne n'a réussi à identifier la race de ce serpent, mais on a trouvé ça dans le ventre du reptile… »

La jeune femme tendit à Draco un vieux morceau de papier, taché par ce qui semblait être du sang. Dessus, ne figurait qu'une seule chose :

« Ian nickpsin »

Draco resta perplexe. Le papier était sans aucun doute voulu et destiné aux enquêteurs. Mais quel était le réel but, reconnaître la victime ? Le meurtrier n'avait même pas pris la peine d'écrire la majuscule sur le nom de famille. Il avait du l'écrire dans une certaine précipitation…

Il posa son regard sur la jeune femme, cherchant une réponse à ses interrogations muettes, mais elle était perdue elle aussi dans ses pensées. Elle fronçait légèrement les sourcils : signe évident d'une concentration intense. Alors qu'elle triturait abstraitement une de ses boucles, elle finit par croiser son regard. Elle n'en savait pas plus.

« Et toi, qu'as-tu trouvé ? »

« Quoi que tu penses, et de toute manière je m'enfiche, sache que j'ai effectué quelques recherches. Le Duc de Nicham est noble en charge des archives qui était très apprécié de son entourage sans que cela soit réellement réciproque. La majorité des gens l'appelaient Will pour ne pas le confondre avec son cousin William-Archibald Nicham. Il s'est marié seulement une fois. Elle est morte lors de l'accouchement de leur premier enfant. Le nouveau-né n'est resté vivant que quelques minutes. Il n'a jamais eu de maîtresses par la suite. Il fréquentait très peu de femmes. Il faisait patri des proches de la Reine et n'avait aucun héritier, aucun héritage. Il a parrainé une entreprise de fabrication de navires. Toute sa fortune est revenue à la Couronne. Il est mort poignardé et aucune trace n'a été retrouvée sur le lieu du crime.»

« C'est tout ? Mais tu t'es contenté de lire le journal ma parole ! »

« Figure-toi Smith, que je me suis débrouillé pour récolter des informations sur lui auprès de son entourage sans éveiller de soupçons. Dans les milieux mondains, ce n'est vraiment pas une tâche aisée. Surtout lorsqu'on s'appelle Malfoy. » tenta-t-il de se justifier.

« Et là je suis censée t'applaudir ? » dit la jeune femme ironiquement « Mais bon je suppose que tu as fait ce que tu peux avec tes piètres capacités. Je suis allée chercher les résultats de l'analyse pendant que tu jouais au super ninja pour récupérer tes informations. »

Elle marqua une pause triomphante.

Il se trouve que c'est exactement le même serpent qui a été introduit dans le corps du Duc. C'est une espèce inconnue que l'apothicaire Snape s'évertue à identifier. Dès lors qu'il aura fait une quelconque trouvaille, il nous informera. Dans le rapport qu'il m'a remis, j'ai retrouvé un bout de papier similaire à celui de Monsieur Nickpsin… »

Comme précédemment, elle lui donna le bout de papier rougit lui aussi par du sang mais où restait discernable une chose:

« WILL »

C'est ainsi que les gens le surnommaient lui avait dit une vieille connaissance. Une fois encore, Malfoy ne cernait pas l'utilité du mot. Hermione le sorti de ses pensées :

« Ce que je ne comprends pas, c'est que le fait que ces deux meurtres, bien qu'effectués de la même manière, ne semblent avoir rien en commun. Je ne vois pas de lien logique qui rapproche les deux victimes. »

Elle soulevait un problème que lui-même ne savait pas résoudre. Devaient-il affronter un homme qui tuait juste pour le plaisir et passer le temps ?

Draco soupira. Ce n'était pas logique. Quand on tue pour le plaisir, pour le fait de tuer, on ne prend pas le temps de laisser le nom de la victime. Non, il devait avoir un but. Mais lequel ? Cela restait encore à découvrir. Il but une gorgée du thé qu'on lui avait alors qu'il était perdu dans ses pensées.

Cette affaire devenait plus complexe qu'au départ. Il aurait du se concentrer un peu plus et laisser son ego meurtri de côté pour faire équipe avec la lionne. Mais comment ? Elle l'insupportait. Il jeta un regard sur la jeune femme dont il ne connaissait rien. Elle prenait des notes sur un simple cahier noir qu'elle avait toujours avec elle. Elle paraissait extrêmement concentrée dans ses écrits. Il y a une chose qu'il ne pouvait pas lui retirer malgré sa cachotteries et son absence de discrétion : elle n'était pas totalement dépourvue de neurones. Elle arrivait à susciter chez lui un mélange d'admiration et de profond mépris.

D'un côté, elle sortait de nulle part et arrivait à obtenir des affaires importantes. Elle s'investissait pleinement et n'hésitait pas à se montrer audacieuse pour réussir. Elle n'était pas ceux qui se défilaient devant la complexité.

Mais de l'autre, elle se montrait trop tête brûlée, parfois immature, et était assez arrogante pour espérer pouvoir le berner avec un nom aussi banal que Smith. C'était assez pitoyable, irritant et particulièrement dégradant pour lui-même.

Hermione leva ses yeux ambrés pour croiser un regard haineux et méprisant la fixer avec une insistance gênante. Elle fut surprise. Elle savait qu'il ne l'appréciait pas -et elle le lui rendait bien- mais pas à ce point. Elle pouvait comprendre que « Môssieur » s'estime supérieur à cause de son rang. Le mépris avait donc une explication rationnelle, mais la haine était inexplicable. Il y avait presque de la répulsion dans les nuances grises et bleues de ses iris. Qu'avait-elle donc fait pour mériter une telle aversion ?

Elle leva un sourcil. Il ne cilla même pas.

« Il y a un problème Malfoy ? »

« Oh bien sûr que non Smith... » siffla-t-il d'un air mauvais.

Ce ton hautain, cette manière de la dénigrer avec une voix mielleuse et hypocrite et puis son nom, Smith, qui sonnait comme la pire des insultes. Cet homme était sans aucun doute une des vipères les venimeuses de cette terre.

Elle rangea son petit cahier noir dans un sac prévu à cet effet et se décida à affronter les orbes polaires du blond. L'aversion de l'un alimentait celle de l'autre au travers d'un simple regard meurtrier.

Elle finit par se lever et Draco l'ignora superbement. Déjà qu'il était obligé de la revoir dans une semaine…

OoOoOoOo

Luna Lovegood avait toujours été une fille à part. Elle faisait partie de celles et ceux qui s'émerveillaient devant les choses anodines de la vie et voyait des évidences là où personne n'en remarque. Elle n'avait pas spécialement la tête dans les étoiles, mais elle appréhendait le monde avec une vision unique et différente qui lui était propre. Elle arrivait à cerner l'essence même de ce qui l'entourait et décelait vos secrets les plus enfouis et vos émotions refoulées comme s'il s'agissait d'évidences aussi visibles qu'un nez au milieu de votre figure.

Certains la trouvaient folle et étaient mal à l'aise en sa présence mais Luna n'y accorde pas d'importance. Lorsqu'on se moquait d'elle, Luna passait outre. Elle préférait danser, vendre ses fleurs et parler à Nargole : son canari. Elle n'allait pas changer pour eux. Pas pour ceux qui ne voyaient pas la magie qu'habitait la vie et la méprisait.

Elle se promenait en vendant les fleurs de son père, Nargole sur son épaule. Son père, Xénophilius Lovegood était fleuriste. Il lui arrivait de partir parcourir le monde à la recherche de nouveaux spécimens. C'est lors d'une de ses escapades qu'il lui avait ramené son canari. Elle n'avait jamais quitté l'oiseau qu'elle avait rebaptisé comme l'une des créatures de son imagination enfantine.

Elle avançait dans la rue avec son chariot de fleurs et elle vit une jeune femme brune qui s'emblait passablement énervée. Elle était jolie et semblait broyer du noir. À tel point qu'elle la bouscula. Certaines fleurs venaient s'éparpiller sur le sol et la jeune fille se retourna immédiatement pour aider Luna en s'enlisant dans de plates excuses.

« Tu n'es pas obligée de m'aider. » dit Luna d'une voix fluette.

« Bien sûr que si ! » répondit la jeune femme en souriant.

Lorsqu'elles eurent ramassé toutes les fleurs, Luna lui tendit une plante inhabituelle qui semblait être une fleur aux pétales fins et aiguisés. Si un orange éclatant dominait, les touches violettes créaient un contraste saisissant.

« C'est pour te remercier de m'avoir aider. »

Devant l'émerveillement de la brune face à cette plante qui lui semblait inconnue, Luna continua :

« C'est une plante originaire d'Afrique australe. C'est un Strelitzia. Plus communément appelé Oiseau du paradis. »

« C'est magnifique, mais je ne peux pas accepter une fleur pour t'avoir bousculer. »

« Si pourquoi ? En plus, cet oiseau te ferra voler loin de tes soucis et de ce garçon qui t'irrite et te sous estime » dit Luna, un brin nonchalante.

Hermione fut étonnée par tant de claire voyance, mais ne le montra pas. Elle esquissa un léger sourire à l'égard de la blonde.

« Merci… »

« Luna Lovegood. »

« Hermione Granger. »

Elles se sourirent mutuellement puis Luna ajouta d'une voix rêveuse :

« Tu vas être en retard… »

Et elle se remit à vagabonder avec ses jolies fleurs. Hermione la regarda un instant se disant qu 'elle n'avait jamais vu quelqu'un à ce point plein de rêves et de lucidité. C'était étrange mais pas déplaisant. Puis elle reprit son chemin.

OoOoOoOo

Lorsqu'Hermione arriva à sa librairie elle quitta enfin l'énervement qu'avait provoqué Malfoy. Elle était à sa place. Ce fut Perceval Pince qui l'accueillit avec un grand sourire.

« Hermione ! Que fais-tu là ? »

« Je m'octroie un peu de répit dans la plus belle librairie de Londres ! » dit-elle en lançant un clin d'œil au gérant.

« Tu as aimé le livre que nous t'avons offert ? »

« Je n'ai malheureusement pas eu le temps de le finir. »

« Toi ? Ru n'as pas eu le temps d'engloutir u livre de puis la dernière fois ? »

Hermione baissa les yeux, rongée par une culpabilité qui n'avait pas lieu d'être. Elle se reprit et lança avec son plus beau sourire :

« Cependant, je voulais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi. J'ai décidé de venir vous aider à la librairie dès que le temps me le permet ! »

« Ah mais non Her… »

« Hermione ! » le coupa une voix « Que nous vaut le plaisir de cette visite inattendue? »

« Bonjour Madame Pince. Je viens vous aider pour tenir la librairie de temps en temps ! »

« Je disais donc à Hermione que ce n'était pas… »

« Quelle excellente idée Hermione ! Tu pourras t'occuper des clients pendant que Perceval et moi nous nous occupons du reste ! Tu es toujours de bons conseils. »

« Mais… » commença Perceval Pince.

« Chéri tais-toi avant que je t'assomme avec le livre que je tiens dans mes mains. »

Hermione ne put retenir son rire cristallin. Il étaient tout simplement géniaux.

« Vous pouvez compter sur moi ! » sourit la jolie jeune femme.

« Bien alors nous montons à l'étage nous occuper de la réserve et des comptes. »

Hermione se retrouva seule sans le ressentir. Elle arpenta les rayons de livres. Elle aimait tellement ce lieu. Elle rangea quelques livres qui n'étaient pas à leur place quand on entra. Son premier client. Excitée, elle se retourna pour découvrir un homme qui se tenait à l'embrasure de la porte.

Elle se rapprocha souriante. Il semblait chercher quelque chose.

« Bonjour, puis-je vous aider ? »

Il se tourna vers elle plantant ses yeux d'un bleu électrique dans les ambrés de la jeune fille.

« Et vous êtes ? » dit-il suspicieux.

« Hermione Granger, j'aide à la librairie de temps en temps » répondit-elle sans se détacher du regard glacé. « Vous cherchez un livre en particulier ? »

Il esquissa un sourire presque enjôleur. Et Hermione se surprit à le détailler. Il devait avoir un peu plus de trente ans. Il était grand et avait de longs cheveux noirs attachés dans un ruban. Son visage était incontestablement beau. Il avait des traits masculins tout en étant fins et ses yeux bleu clair étaient d'une profondeur incroyable et une lueur d'intelligence -à moins que ce ne soit de la malice- les habitait.

Elle détourna comme elle put le regard de son client.

« Je cherche du Baudelaire. » dit il d'une voix chaude et envoûtante. « Les Fleurs du Mal. »

« Oh ! Excellent recueil » lança Hermione, surprise qu'on lui demande de la littérature française. « Vous préférez quelle version ? L'originale écrite en français ou la traduction anglaise ? »

Il sembla réfléchir un instant posant son regard sur les rayons avant d'en revenir à la jolie jeune femme qui lui faisait face.

« Les deux, Princesse »

Immédiatement, Hermione baissa les yeux et rougit outre mesure sous le regard amusé de l'homme qui l'observait avec un certain intérêt.

« Je…Je vais voir ce que j'ai… Att..Attendez quelques secondes » balbutia-t-elle.

Elle s'engouffra dans les rayons, le cœur battant. Owh ! Hermione t'es plus une adolescente de dix-sept ans ! Reprends toi. Ce n'était qu'une simple boutade. Elle attrapa la version anglaise du recueil et retourna vers son client qui l'attendait, les bras croisés sur sa poitrine. Elle évita de le regarder et dit.

« Nous n'avons que la version anglaise actuellement… Mais je peux commander la version originale. »

« Parfait. Je passe commande alors. » dit il avec un sourire en coin.

« Je.. Je vais avoir besoin de votre nom. »

« Scabior. Juste Scabior » Répond il en accentuant son sourire.

Hermione nota le nom et encaissa la version anglaise.

« Vous aimez Baudelaire ? »

« Oui, j'aime le fait de voir du beau dans la laideur et inversement… »

Hermione sourit tandis qu'il payait. Il se retourna vers la sortie et elle l'interpella :

« Par contre, je ne sais pas quand arrivera le livre »

« Tant mieux ! Ça me donnera une raison de venir tous les jours beauté. »

Hermione s'évertua à cacher ses rougissements avec ses boucles aux multiples reflets. Il s'apprêta à franchir le seuil de la porte, mais il se retourna une dernière fois.

« Au revoir Hermione. »

Son nom dans sa bouche sonnait étrangement. Ce n'était pas négatif… Juste inhabituel pour elle. »

« Au revoir… Scabior »

Il était déjà parti.

Bon je ne suis pas particulièrement fière de ce chapitre surtout vu le temps que j'ai mis à l'écrire… Ne m'en voulez pas ^^ La suite n'arrivera pas avant un bout de temps parce que je pars en Angleterre pendant plus d'un mois et que je n'aurais pas accès à l'ordinateur… Mais si ça peut rassurer, tout est prêt dans ma tête jusqu'au chapitre 16 ! Alors même si je mets du temps à publier, je ne l'oublie pas ! :D

N'hésitez pas à laisser une rewiew ! Que je sache ce que vous en avez pensé ! Votre moment préféré, ce qui vous a fait rire, etc... C'est super motivant de recevoir des rewiews ! Vraiment ! ^^

Plein d'affection pour vouuuuus !

À une prochaine fois ! :)