Bon… Mes amis…(*t'as pas d'amis*) L'heure est grave… (*faut toujours qu'elle dramatise tout…*)… Parce que …. (*si t'as rien à dire, juste tais-toi*)… Bon ok, je la ferme!
Je ne réponds pas à toutes les reviews aujourd'hui mais je tiens à remercier très fort: Husnaa, toujoursmoi, Lela, Secret Girl, Le Chameau, PiitchounAgain, Guest!
De même, je tiens à dire que nous avons dépassé 793 vues sur mon OS 793 (*t'es pas drôle…*)!
Bon, j'arrête de m'éterniser! Bonne lecture les a-(*Tu n'as PAS d'amis!*)
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CHAPITRE 6
Ce jour-là, Hermione s'était préparée mentalement à revoir Draco Malfoy. Ils s'étaient donnés rendez-vous dans la demeure familiale du blond : le Manoir Malfoy. La gueule du loup. Le sujet du jour ? Les préparatifs et l'organisation de la deuxième phase de la mission. Tous deux savaient pertinemment qu'il y avait encore beaucoup de chemin à parcourir avant que la couverture parfaite soit constituée. Alors, qu'on se le dise, une séance de mise au point ne ferait de mal à personne.
Sur le chemin, la jeune femme avait pris garde de ménager sa robe au maximum. Rassurez-vous, ce n'était pas pour le blond peroxydé qu'elle ménageait sa toilette. Non, c'était pour parer une éventuelle apparition d'autres aristocrates. Comprenez bien, il serait particulièrement ardu de feindre une quelconque appartenance à l'aristocratie anglo-saxonne si elle paraissait dès le premier regard comme une sauvageonne. Les heures de travail avec sa préceptrice ne devaient pas être vaines.
C'est donc avec un port de tête irréprochable et une allure qui se voulait aussi bien gracieuse que décidée, qu'elle avançait vers le Manoir n'avait aucune crainte quant à ses capacités. Après tout, Mme. McGonagall lui enseignait tous les us et coutumes de l'élite anglaise. Oui, Hermione était parée à toutes les éventualités. Même Draco Malfoy.
Elle s'arrêta quelques instants. Elle y était enfin. D'imposantes grilles lui faisaient face et dissimulaient la demeure des regards trop curieux. Elle finit par prendre son courage à deux mains pour interpeller ce qui semblait être un majordome qui passait près de l'entrée.
« Excusez-moi, Monsieur ? »
Le domestique âgé d'une bonne cinquantaine d'année se retourna et jugea du regard l'intruse. Il avait, avec ses yeux délavé et pourtant perçants, la faculté de la mettre mal à l'aise d'un seul regard. Il s'approcha de seulement quelques pas et la jaugea.
« Votre nom Mademoiselle »
« Je me nomme Amber Smith. Je viens voir Draco Malfoy »
« Ah, Mademoiselle Smith… »
Il marqua une pause et regarda sa montre à gousset et repris d'une voix traînante.
« J'ai failli croire que vous ne viendriez jamais. La ponctualité ne fait donc-t-elle pas partie de vos préoccupations ? »
« Je vous demande pardon ? » s'insurgea la jeune détective avec surprise.
« Vous avez presque une minute de retard. Maintenant, veuillez me suivre. »
Hermione s'abstint de tout commentaire désobligeant à l'égard de ce désagréable majordome. Tel maître, tel domestique. Elle le suivit donc, essayant de ne pas s'attarder sur les merveilles végétales de la cour d'entrée. Le manoir qui lui faisait face, et dont elle se rapprochait, semblait avoir traversé les âges. Le style victorien dominait, mais, elle remarquait de-ci, de-là quelques touches de classicisme français ou de baroque italien. Une seule chose était sûre : elle était à l'image de la famille Malfoy et de son rang social. La jeune enquêtrice se doutait bien que la propriété s'étendait bien après la maisonnée. C'était assez impressionnant pour quelqu'un qui vivait comme elle le pouvait dans un petit appartement sans prétention.
Enfin elle arriva sur le pallier. Le majordome la fit entrer dans le hall et lui dit :
« Mademoiselle, je vous prie de bien vouloir patienter ici pendant quelques instants. Je m'en vais prévenir Monsieur Malfoy de votre présence. »
Il la laissa donc seule. Hermione fit un tour sur elle-même. La décoration était faite dans les plus beaux matériaux qui existent. Bien que lumineuse grâce à de belles fenêtres, la pièce semblait froide et impersonnelle. Pour un manoir familial, il manquait la chaleur qu'Hermione pensait trouver dans un foyer aussi riche. Cette absence rendait le lieu encore plus oppressant et imposant.
Ce fut une voix féminine qui la sortit de ses pensées.
« Qui es-tu ? »
La jeune femme se retourna pour découvrir son interlocutrice. Elle avait des yeux verts malicieux, une chevelure noire à rendre jaloux un corbeau, et un sourire assuré à la limite de l'insolence. Hermione ne s'en formalisa pas.
« Je me nomme Amber Smith. Et… »
« Ahh c'est donc toi ! »
« Pardon ? »
« Oui, oui je sais que tu te coltines Dray », dit-elle avec un sourire un brin machiavélique.
Hermione resta perplexe. Elle ne s'attendait pas à une telle éventualité. Ce crétin de Malfoy ne savait donc pas tenir sa langue ? Comme si elle lisait dans ses pensées, l'inconnue reprit :
« Ne t'inquiète pas, Draco a beau être insupportable, il sait tenir sa langue. Je suis au courant pour votre mission parce qu'il m'arrive d'aider à répertorier des missions à Slytherin quand j'ai du temps à perdre. Au fait, je suis Pansy Parkinson et accessoirement, je déteste les crétins, la minauderie et les gens qui sont inutiles. »
Ça au moins c'était dit.
« Les Parkinson ne sont-ils pas censés faire partie de la haute noblesse ? »
La dénommée Pansy plissa les yeux puis leva un sourcil.
« Pour quelqu'un qui n'a aucun titre, tu sais être directe. Il faudra au moins ça pour tenir tête au blondinet. Dans ma grande mansuétude, je vais t'éclairer. Je ne répèterai pas alors ouvre bien les oreilles qui doivent se cacher derrière cette…masse de cheveux. »
Elle marqua une pause comme si elle attendait qu'Hermione soit prête.
« Je ne voulais pas me contenter de devenir la bonne petite femme d'un pseudo gentleman et lui faire pleins de petits héritiers. J'ai fondé mon entreprise dans le textile. Je suis riche et affluente. Je me débrouille par moi-même et je ne me soucie pas de ce que pensent les autres. »
« Et ta famille… » le regard noir de Pansy l'arrêta et elle se reprit. « Je veux dire, au moins ça change des autres gourdes sans cervelle qui gloussent comme des crétines à la moindre occasion. »
La brune sourit, amusée par la jeune Gryffindor.
« Il y en a déjà bien assez comme ça, n'est-ce pas ? T'éviteras de te laisser faire par Malfoy, il peut être pénible quand il s'y met…»
« J'avais remarqué. », grommela Hermione.
Cette fois-ci, la jeune entrepreneuse ria franchement.
« Vois le bon côté des choses ! Il n'y a rien de plus jouissif et divertissant qu'un Malfoy enragé. Il déteste avoir tort. Enfin, je te dis ça mais j'ai cru comprendre que tu te débrouillais déjà très bien pour le faire tourner en bourrique. »
« Faire tourner qui en bourrique ? » résonna une voix glaciale.
Pansy Parkinson se tourna vers l'aristocrate et lui lança un sourire insolent.
« Tu es sûr de vouloir le savoir ? »
Il la fusilla du regard.
« N'es-tu pas censée commencer le costume que je t'ai commandé ? »
La voix avait été tranchante, claire et ne laissait aucun doute quant à la volonté de Malfoy. Pansy haussa les épaules et se tourna vers Hermione en lui tendant une carte.
« C'est là que tu pourras me trouver si tu ne le supportes plus. Au revoir, Amber Smith. »
Elle partit sur ce. Quoiqu'elle en dise, il y avait quelques limites que Malfoy n'autorisait pas.
« Bon, tu comptes regarder la porte pendant longtemps ? »
La jeune femme lui envoya un regard noir mais finit par le suivre.
Après avoir monté les escaliers et parcouru de nombreux couloirs, ils arrivèrent à la pièce désirée qui s'avéra être le bureau du jeune héritier.
« C'est vraiment grand ici ! Il y a combien de chambres dans ce manoir ? »
« Trop pour une pauvrette comme toi. C'est sûr que ça doit te changer de ton taudis. »
« Tu es d'une maturité à toute épreuve. Tu as beau penser ce que tu veux, ce n'est pas ton argent qui a été particulièrement efficace jusqu'à présent. »
« Tu devrais tenir ta langue un peu mieux. Un accident est vite arrivé… »
« Tes menaces ne me font rien Malfoy. Tu ne peux rien contre moi tant que cette mission est en cours. »
« Ne sois pas trop sûre de toi Smith. »
« Et toi ne me sous-estime pas. Ce serait une grave erreur. »
« Je ne te sous-estime pas. Je sais de quoi dont tu es capable. » fit-il d'un ton chargé d'accusations non dites.
Hermione resta perplexe et se contenta de changer sujet. Il ne valait pas la peine qu'elle se prenne la tête pour lui.
« Bon ! Ce n'est pas tout, mais on a du pain sur la planche. On doit parler de notre organisation quand je serai à la cour. »
« Bien parlons. »
Une seconde. Deux. Trois et Hermione poussa un soupir d'exaspération.
« Bon, je pensais me présenter en tant qu'héritière d'une fortune américaine. Je ne peux pas me faire passer pour une de tes cousines parce que tout aristocrate qui se respecte connaît ton arbre généalogique par cœur. En revanche, comme tu as passé plusieurs mois en Amérique, je peux aisément me faire passer pour la sœur d'une de tes connaissances ce qui expliquerait pourquoi tu m'héberges. »
« C'est une idée. J'aime bien le principe que tu sois américaine mais tu ne sais pas comment fonctionnent les mondains. Si tu ne fais pas partie, ne serait-ce qu'un peu, de ma famille, les potins feront rapidement le tour de l'Angleterre et je ne désir pas vraiment être associé à toi de cette manière.»
« Dans ce cas-là, disons une cousine germaine très éloignée. »
« Oui, ça ne me paraît pas trop mal. »
« Oh ! Je suppose qu'il faut que j'ai une couverture. Un nom qui fasse plus crédible. »
C'est précisément à ce moment-là que Draco craqua.
« Pourquoi ? Amber Smith ne te suffi plus ? » asséna-t-il.
Hermione écarquilla les yeux.
« Pardon ? »
« Oh voyons ! Tu ne m'as quand même pas pris pour un idiot à ce point-là, si ? Hermione Granger ça te dit quelque chose ? »
Sa voix était mielleuse et moqueuse. Paralysante. Elle ne savait pas quoi dire. Son cœur battait à tout rompre. Il savait. Amelia Jones lui avait recommandé d'être prudente et il avait fini par trouvé. Quelle idiote elle faisait ! Il se rapprocha d'elle et de manière provocante il rangea une mèche ondulée derrière son oreille.
« Tu as vraiment cru que j'allais travailler avec une fille sortie de nulle part dont je ne sais rien ? J'ai mes… sources. Qui de nous deux sous-estime l'autre Granger ? » murmura-t-il à son oreille.
Elle ne répondit pas. Elle gardait son calme. Il fallait qu'elle montre qu'elle avait la situation en main, qu'elle n'était pas déboussolée. C'était plus facile à dire qu'à faire quand on avait le sang chaud.
« Je me disais que tu n'avais pas une tête à t'appeler Smith. C'est trop commun et banal. Il te fallait un nom qui montre la puissance de ton pouvoir d'emmerdeuse. »
« Je te prie de rester poli Malfoy. En plus, ça ne change rien. »
« Ça change tout au contraire. »
« Tu es donc superficiel à ce point-là ? Depuis quand un nom modifie-t-il mon travail? Depuis quand un nom change ce que nous sommes ? Un nom n'est RIEN Malfoy ! Désolée de te décevoir. »
« Forcement quand on a rien et qu'on sort de la rue, que tu t'appelles Truc ou Machin ne change rien, tu restes une vermine. Enfin je suppose que tu sais de quoi je parle, petite orpheline des caniveaux.»
« P..Par…Pardon ? »
« Regardez-moi ce visage dépité. Tu es pathétique Granger. Encore plus que ce que je pensais la première fois que j'ai daigné poser mes yeux sur toi. »
Hermione se rappelait parfaitement de ce regard suffisant et arrogant. Le même qu'il était en train d'arborer à l'instant. La jeune femme fut submergée par une vague de rage. Elle le regarda droit dans les yeux et le défia. Sa voix tremblait de fureur.
« Mais qui penses-tu être Malfoy ? Hormis un héritier richissime ? Tu es juste une coquille vide. Tu t'estimes supérieur mais concrètement qu'est-ce que tu as fait qui mérite le respect des autres ? Rien ! Tu es qu'un pantin qui ingurgite les préceptes de son petit papounet sans réfléchir ! C'est TOI qui est pathétique ! De quel droit tu te permets de juger les autres alors que tu n'arrives même pas à la cheville des mendiants ? Ton rang n'est rien ! Ce sont les actes qui parlent et tu es aussi bavard qu'une tombe ! Redescend sur Terre ! Dans cette mission tu n'es rien de plus que moi. Moi, l'orpheline des caniveaux. »
La fureur irradiait littéralement de son visage. Ses yeux fous la foudroyaient. Son visage, d'ordinaire si froid et dénué d'émotion la crucifiait sur place. Pour peu, Hermione aurait eu peur. Elle avait peut-être légèrement exagéré..
« Comment OSES-TU ? TU.. »
« Draco… ? » résonna une voix féminine et fragile.
Il se tut immédiatement. Pris une profonde inspiration comme pour se calmer et recouvra son masque d'impassibilité. Ses yeux gris transpercèrent Hermione par leur froideur.
« Sors. »
Il n'en fallait pas plus pour qu'Hermione quitte le manoir sans demander son reste. Draco resta quelques secondes supplémentaires dans son bureau avant de déclarer d'une voix douce :
« Ne vous inquiétez pas Mère. Tout va bien, j'arrive de suite. »
Il remit avec soin ses cheveux en place et sorti de la pièce où venait d'avoir lieu la dispute.
En rentrant chez elle, Hermione avait trouvé une lettre. De Sirius Black. Ami d'enfance devenu croquemort. Comme le monde était petit. Elle regarda sa vieille montre à gousset qui ne la quittait jamais, dernier vestige de son enfance, de son passé. D'une main tremblotante, elle ouvrit la lettre.
« Hermione,
J'avoue avoir été surpris de te revoir. Tu n'as plus rien de la fillette de cinq ans que j'avais trouvée. Enfin, je ne t'écris pas pour jouer le sentimental. En tant que croquemort, je peux te dire que j'ai appris que le Duc de Nicham avait une résidence qu'il fréquentait très souvent. C'est à Brighton, tu trouveras l'adresse jointe à cette lettre. Comme tu semblais faire des recherches sur le Duc, je me suis dit que ça pourrait t'aider.
Je ne sais pas ce que tu faisais avec l'héritier Malfoy, mais méfie-toi de lui. Son nom ne fait pas de lui quelqu'un de fréquentable.
En espérant te revoir un jour, sinon Adieu.
S.B. »
Elle se saisit de l'adresse qui était jointe. Elle poussa un profond soupir. C'était reparti pour un tour. Elle sorti de chez elle sans prendre le temps de revêtir un manteau. Il fallait absolument qu'elle se change les idées. Elle savait déjà où.
C'était la fin de l'après-midi. Elle n'avait pas bougé depuis plusieurs heures. Elle était là, assise sur un banc face à la Tamise, les yeux dans le vide. Elle ressassait le passé, les mots de Malfoy qui l'atteignaient plus qu'elle ne le laissait entendre.
FLASH BACK
Tout s'était passé près de la bordure de Londres. Il faisait nuit et le froid de novembre était mordant.
Une petite fille était en pleur. Elle était seule. Elle avait peur.
« PAPAA ! MAMAAN ! »
Elle sanglotait tout en criant de toutes ses forces. Il n'y a pas quinze minutes elle était encore dans leurs bras. Ils étaient dans un fiacre qui devait les guider à Londres. Mais les chevaux se sont emballés. Le fiacre s'est renversé et la petite fille avait été éjectée. Elle ne trouvait plus ses parents.
« PAPA ! MAMAN ! »
Elle n'arrivait pas à se calmer et la fatigue finit par avoir raison d'elle. Elle s'endormit, grelottante, à même le sol.
FIN DU FLASH BACK.
Hermione chassa les larmes qui menaçaient d'obstruer sa vue.
« Petite orpheline des caniveaux. »
Elle posa son regard sur l'objet qu'elle tenait dans les mains. Sa montre à gousset.
« Voyons ! Comment peux-tu être si triste alors que c'est une magnifique journée ? »
Hermione sursauta. Elle tourna la tête, à sa droite une jeune fille aux cheveux blond platine venait de s'asseoir et regardait la Tamise. C'était Luna Lovegood, la fille du plus beau fleuriste de Londres.
« Oh ! Bonjour Luna. » dit Hermione en souriant.
« Bonjour Hermione. Cette robe te va bien mais elle manque un peu de couleurs. »
Pour être colorée, Luna elle, l'était. Bariolée était même plus adéquat si elle voulait être plus exacte. Elle n'était pas avec son charriot de fleur cette fois-ci mais elle avait conservé son petit canari.
« Qu'est-ce que tu viens faire sur cette rive ? Le magasin de ton père n'est-il pas de l'autre côté ? »
La jeune blonde regarda autour d'elle d'un air absent.
« Tu as sûrement raison. Mais j'ai vu que tu pleurais alors je suis venue m'asseoir ici. » dit-elle tout naturellement.
« Je ne pleurais pas. »
« Peut-être pas », commença-t-elle d'une voix distraite, « mais tu sais, ressasser le passé ne t'aidera pas à avancer. Ça va détruire tes neurones et tu ne seras plus capable d'affronter les vrais problèmes si tu rentres en dépression. »
Luna tourna sa tête vers Hermione et sourit.
« Il faut affronter le présent et l'eau de la Tamise doit continuer de couler sous les ponts »
« Cui cui cui »
« Oh, Nargole a faim. Je te laisse. Peut-être nous reverrons nous un jour. »
Elle se leva et Hermione fit de même. Elle avait des choses à faire et ce n'était pas en se ressassant son passé qu'elle allait avancer. Elle partit de l'autre côté, direction le Hogwarts. Elle était une Gryffindor nom de Dieu ! Ce n'était pas un vulgaire reptile rampant qui allait l'atteindre !
Elle arriva à la brasserie et se dirigea vers le comptoir. Elle interpella le gérant qui servait des boissons.
« Excusez-moi, vous êtes le gérant ? »
« Il n'est pas là, mais je le seconde. Il y a un problème Miss ? »
« J'ai une note à déposer à l'attention de quelqu'un. On m'avait dit la laisser au gérant. »
« Déposez la ici. C'est à l'attention de qui ? »
« Monsieur Malfoy. »
Il la dévisagea un instant comme s'il était curieux mais n'ajouta rien se contentant de récupérer le billet adresse à l'héritier.
Hermione le remercia d'un hochement de tête et, alors même qu'elle s'apprêtait à retourner sur ses pas, une voix l'interpella:
« N'est-ce pas là ma jolie princesse? »
Elle ne sut pourquoi, mais automatiquement elle se retourna pour découvrir le jeune homme de la librairie. Il pris avec une grande délicatesse sa main pour y déposer un chaste baiser en guise de salut. N'étant pas habituée à de tels gestes, elle ne put que détourner du regard non sans noter la douceur de sa paume.
« Monsieur Sabior? »
« Voyons, ne nous embarrassons pas de telles formalités Hermione. » fit-il de sa voix soyeuse.
Il lui adressa un sourire fort charmant. Hermione était à deux doigts de pouvoir être confondue avec une pivoine. Elle se ressaisit rapidement et repris la parole:
« Je suis bien heureuse de vous revoir je ne savais pas comment vous contacter pour vous dire que.. »
« Vous cherchiez à me revoir? Je suis particulièrement ravi de l'apprendre. »
« Oh non! N'allez pas imaginer quoi que ce soit! Je veux simplement vous parler du livre que vous avez commander. »
« Je suis tout ouïe. »
« Il se trouve qu'il y a une rupture de stock dans la librairie parisienne avec laquelle nous correspondons. Votre exemplaire risque donc d'arriver dans plusieurs semaines, peut être plus d'un mois. Voulez-vous toujours votre version originale? »
« Absolument. Tout vient à point à qui sait attendre, et ce, dans tous les domaines Princesse. »
La jeune femme fit mine de ne pas comprendre les sous entendus de sa phrase. Il se contenta alors de reprendre.
« Je suis certain qui vous vous démenez comme vous le pouvez pour m'obtenir cet ouvrage. En remerciement, laissez moi vous offrir quelque chose à boire. »
« Je ne pense pas que ce soit raisonnable… »
« Mademoiselle, avez vous un fiancé? Non. Alors il n'y a aucun mal à ce que vous acceptiez ma proposition. Et puis comme je suis nouveau en ville ça me permettra de connaître au moins une personne, charmante qui plus est. »
« Bon, dans ces cas là… Je prendrai un thé si possible, bien entendu. »
« Beauté… Si c'est moi qui te le propose, c'est que c'est possible. »
Elle émit un léger rire face à la répartie flirteuse de son interlocuteur. Il s'assirent confortablement et passèrent commande. Hermione lui jeta des regards furtifs. Il semblait totalement dans son élément, assis avec une véritable nonchalance. Son regard turquoise rieur et malicieux l'observait avec une intensité nouvelle.
« Erm… Alors comme ça, vous êtes nouveau à Londres? Quand êtes-vous arrivé? »
« Il y a un mois tout au plus. J'ai toujours été intrigué par cette ville, ses secrets, son dynamisme. Je vivais en Écosse avant de venir. »
« C'est étrange, vous en avez pas l'accent. » remarqua la jolie demoiselle.
« C'est parce que j'ai été élevé en Angleterre mais je suis parti vivre en Écosse pour découvrir ce pays si proche et pourtant si différent du notre. J'ai eu besoin de revenir à mes sources et j'en ai profité pour m'établir à Londres. »
Oh. Ça paraît plus logique présenté ainsi. »
« N'est-ce pas? Et vous, ma jolie, quelle est votre histoire? Vous me semblez bien indépendante pour une jeune femme de notre société. Je ne suis pas contre simplement intriqué. »
« Oh, et bien… Disons que j'ai appris à me débrouiller jeune très seule. Ce que j'ai aujourd'hui je ne le dois qu'à moi-même. Bien sûr, on m'a aidé, mais j'ai vite appris qu'il fallait que je me débrouille par moi-même si je voulais m'en sortir. »
Il semblait l'écouter avec tout l'attention du monde, comme s'il comprenait ce qu'elle avait vécu. Et de manière toute à fait naturelle, cela lui fit du bien.
« Mais, n'est-ce pas trop lourd à vivre de tout porter sur de si fragiles épaules? »
« Croyez-moi, elles ont fini par s'endurcir et se fortifier. », dit-elle dans un sourire sans joie avant de changer de sujet, « Vous sortez souvent votre numéro du gentleman séducteur? »
« Pourquoi? Il ne vous plaît pas? »
« Un peu trop artificiel à mon goût pour tout vous dire. »
« Et pourtant je pense ce que je dis! »
« Mais oui… Alors faites au moins preuve d'un peu plus d'imagination. » dit-elle avec un sourire malicieux.
Le beau brun qui se tenait face à elle arqua un sourcil, agréablement surpris par le mordant de son interlocutrice.
« Et bien aux qualificatifs princesse et beauté je me vois dans l'obligation de rajouter lionne! »
Hermione esquissa un sourire amusé et porta sa tasse de thé à ses lèvres. Ils parlèrent ainsi une bonne quinzaine de minutes et la jeune femme finit par apprécier la présence du dénommé Sabior.
Enfin ça c'était jusqu'à ce que Draco Malfoy fasse son entrée. Parfaitement habillé, chaque détail étudié, le visage impassible… Il ne fallait pas être Sherlock Holmes pour comprendre quel genre de personne il était. Le blond croisa le regard ambré d'Hermione et ne montra aucune émotion. La jeune femme, elle, n'avait pas oublié leur altercation et décida qu'il étant qu'elle s'éloigne du Hogwarts. Elle passa devant Malfoy sans rien dire. Le jeune homme l'ignora tout aussi royalement et croisa le regard de Sabior. Le regard sérieux, ils se saluèrent d'un hochement de tête. Il se tourna vers le gérant et dit:
« Vous avez quelque chose pour moi? »
« Oui, la jeune fille qui vient de partir a déposé un mot à votre attention. » Il lui tendit le billet et lui adressa un regard entendu « Et entre nous, sans vouloir être indiscrets bien sûr, mais elle est sacrément mignonne! »
Draco lui adressa un regard sombre qui calma immédiatement l'homme qui tenait le bar. Il se saisit de mot et le lu:
« Malfoy,
J'ai appris récemment que le Duc de Nicham avait une seconde demeure à Brighton. Il y a passé le plus clair de son temps dans sa fin de vie. On tient peut être une piste qui nous fournira de nouveaux éléments.
H.G »
Il retint un soupir, cette histoire commençait sérieusement à l'horripiler.
oOoOoOoOoOoOoO
Enfin!
Je sais, j'ai pris beaucoup (trop) de temps mais il vaut mieux que tard que jamais non?
N'hésitez pas à laisser une review, c'est vraiment encourageant pour poursuivre une fiction!
Désolée encore ! ( *triple andouille*)
J'espère que vous avez quand même aimé (au moins un peu) ce chapitre!
Bisous!
