Hellou! I'm back! (*et en anglais maintenant?*)
Avant tout, une réponse aux anonymes s'impose!
Nadra: Ahhhhh toi aussi tu aimes Sabior? Je l'adore! Il est vraiment génial et c'est une petite perle à exploiter! Je suis contente que l'histoire te plaise et j'espère que tu vas continuer à aimer! Merci d'avoir pris le temps de laisser une review! :D
Unepetitefolle: Tiens! Salut toi moi aussi j'aime beaucoup Sabior! Lui une menace pour Draco? Peut-être bien que oui, peut-être bien que non :p Je suis contente que Pansy et Luna te plaisent aussi! :D Merci pour ta petite review! :D :*
Le Chameau: Rien que pour t'avoir captiver je suis trop fière de moi! Merci beaucoup! :D
moi: Je sais que c'est toi et non moi mais je te remercie du fond du coeur de ta review! :D Vive Pansy je suis d'accord, tu en auras un peu pour ce chapitre aussi d'ailleurs! :D Je suis contente que leur relation te plaise parce que je veux pas que ce soit trop niais ^^
Secret Girl: Je suis contente que tu aies aimé le chapitre! Merci d'avoir laisser une petite review et de continuer à me suivre! :D
Je tiens aussi à remercier du fond du coeur choupette13 pour corriger mes fautes beaucoup trop nombreuses! :D
Bonne lecture! :D
CHAPITRE 7
Toc. Toc. Toc.
Draco poussa un léger soupir. Il passa une main dans ses cheveux blonds avant de se masser l'arête du nez, l'air contrarié. D'un geste las, il rangea les documents qu'il avait sous les yeux pour les mettre loin des regards indiscrets. Gérer les entreprises de son père qui était aux Indes et avoir en même temps une enquête qu'il devait mener à bien, commençaient à l'épuiser et à fortement l'agacer. Il avait beau être supérieur au commun des mortels il n'était pas encore dotés de pouvoirs magiques.
TOC. TOC. TOC.
Là tout de suite, sur le champ, il n'avait aucune envie de répondre. Il fit donc un effort considérable pour garder son calme et dire d'un ton solennel :
- Entrez.
La porte s'ouvrit pour laisser entrevoir son meilleur ami Blaise. Il portait un costume parfaitement bien taillé, fait sur mesure sans aucun doute, et qui mettait en évidence sa silhouette virile et élégante. Sans rien dire, il enleva son haut de forme et entra dans le bureau du blond pour s'assoir face à lui, l'air de rien.
- Alors Draco, on te voit de moins en moins à la Cour, commença-t-il d'une voix moqueuse.
- Oui je sais mais comme tu peux le voir, je croule sous la paperasse.
- Ton père n'est toujours pas rentré des Indes?
- Non, il essaye avant de s'en mettre plein les poches. Tu le connais il ne sait pas s'arrêter. Il y a donc de plus en plus de négociations à faire et son retour s'annonce plus éloigné que prévu… Enfin, de toute façon, que veux-tu que j'y fasse?
- Bah rien, tu n'as pas vraiment le choix en fait, répondit-il avec un grand sourire narquois.
Le blond le fusilla du regard et Blaise changea aussitôt de sujet :
- Enfin, tout ça pour dire que ton retour fera des heureux. La gente féminine comme à s'impatienter, murmura-t-il d'un air malicieux.
- Je suis sûr que tu t'en occupes très bien pour moi, répliqua Draco en poussant un soupir à fendre l'âme.
- Bien entendu. Plus sérieusement, tu as récolté des infos sur ton enquête?
- Oui mais rien de vraiment utile. On n'a quasiment trouvé aucune piste qui nous permette de trouver de véritables suspects. En clair, on n'avance pas.
Rien que le fait d'en parler lui donnait des envies de meurtre. Il détestait ne pas avoir le moindre suspect à interroger, il haïssait le fait que le meurtrier courrait toujours dans la nature sans avoir à s'inquiéter de se faire bientôt arrêter. Et par-dessus tout, il méprisait son incapacité à montrer ses talents professionnels. D'un geste nerveux, il se pinça une nouvelle fois l'arête du nez, l'air fatigué.
- Ça fait plus d'un mois qu'on est dessus et il n'y aucune avancée. Enfin, on est censé partir pour Brighton dans l'espoir de trouver d'autres informations clés sur le Duc. Espérons que ça marche.
Ses doigts tapotaient sur le dossier de la chaise toutes les deux secondes. Les yeux dans le vague, Drago reprit d'une voix plus calme :
- Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi la Reine a eu besoin de nous mettre sur cette affaire … Certes la victime faisait partie de la noblesse et il y a eu d'autres meurtres similaires il y a des mois de cela… Mais pourquoi vouloir absolument mettre deux agents sur l'affaire ? Si elle le voulait, elle avait juste à étouffer l'affaire et museler la presse. Après tout, ce ne serait pas la première fois.
Son ami ne répondit rien. Il savait pertinemment que lorsque Draco se mettait à réfléchir de cette manière, il fallait le laisser tranquille sous peine de mourir dans d'atroces souffrances. Enfin, au bout de quelques longues minutes le blond sortit de ses pensées pour reporter son attention sur son ami qui en profita pour relancer la conversation:
- Et Amber Smith ? Ça se passe bien avec elle ? Comment se débrouille-t-elle sur le terrain ?
- Il n'y a jamais eu d'Amber Smith, cracha Drago. Elle s'appelle en réalité Hermione Granger. Tu imagines à quel point j'ai été heureux de l'apprendre.
- Non, sérieusement? Tu t'es fait avoir comme un débutant? Je l'aime bien cette fille, elle a du cran!
- Tu dis ça parce que ce n'est pas toi qui dois te la coltiner tout le long d'une enquête complètement idiote. En plus, elle va faire son entrée à la Cour en tant qu'aristocrate américaine alors qu'elle n'a aucun savoir-vivre. Son cas est complètement désespéré !
- Oui enfin Draco, t'es le premier à dire que l'aristocratie ne sait plus se comporter correctement et pourtant tu ne fréquentes que ces gens-là. Ne fais pas comme si c'était ça qui te dérangeait vraiment.
- Et ça serait quoi selon vous, monsieur le devin ? s'exclama Draco exaspéré.
- Elle t'intrigue et titille ton égo. Tu la vois comme un adversaire auquel te mesurer, quelqu'un à ta hauteur. Le problème c'est que tu es tellement centré sur toi-même que tu ne sais pas comment réagir face à cette situation. De plus, elle est l'exact opposé des femmes que tu fréquentes habituellement. Elle représente un inconnu qui t'attire. Ne cherche même pas à nier. Je te connais trop bien pour ça.
D'abord interloqué par ce qu'il venait d'entendre, Drago finit par éclater de rire.
- Euh… Blaise ? Tu es sûr que tout va bien ? Tu sais que tu n'es pas dans un livre d'étude psychologique de ma personne? Un inconnu qui m'attire…Je t'ai pas demandé de faire la blague la moins drôle de ton répertoire tu sais.
- Voile-toi la face si ça te chante, je sais que j'ai raison. On en reparlera quand tu lui auras montré tes talents au lit
- Je t'en prie Blaise, cesse de parler comme un imbécile ! On parle de…
- Oui Zabini, cesse d'agir comme un crétin! Coupa une voix aigüe.
Les deux jeunes hommes se retournèrent pour voir à qui appartenait la voix féminine qui venait de briser leur conversation privée. Devant eux se tenait Pansy Parkinson, le regard déterminé et colérique. Blaise se tourna lentement vers Draco lui demandant une aide quelconque dans un dernier regard désespéré. Amusé, son meilleur ami l'observa et se contenta de lui répondre par un sourire sadique.
- Bonjour Pansy, que nous vaut l'honneur de ta présence ? Demanda Drago d'une voix sensuelle.
- Je suis simplement venue torturer et réduire en cendre l'idiot présomptueux qui te sert d'ami, répondit sèchement Pansy.
Draco esquissa un sourire amusé. Blaise allait passer un sale quart d'heure. Son sourire s'accentua d'autant plus quand il aperçut la peau sombre de son camarade pâlir de plus en plus.
- Oh, dans ce cas-là… Je suppose que je vais vous laisser… hum, disons … discuter, dit-il d'une voix mielleuse pleine de sous-entendus.
Il regarda Pansy et Blaise se toiser, la jeune femme dominant largement la bataille visuelle. C'était assez drôle de voir Blaise réduit au silence par une femme qui faisait deux têtes de moins que lui. Tout en délicatesse, Drago se leva de son siège et attendit de toucher la poignée de porte avant de se retourner vers eux et de dire d'une voix ferme.
- Je vous préviens, je vous interdis de mettre ne serait-ce qu'un bout de papier sur le sol. Tout doit rester propre et rangé, comme si vous n'étiez jamais venus ici… L'accès à mon lit et ma chambre est également privé donc n'y mettait pas un seul orteil. Non, en fait, pour faire plus court, ne touchez à rien et ne bougez pas de cette pièce avant d'avoir terminé votre…conversation.
Ses deux interlocuteurs le fusillèrent du regard.
La porte se referma à peine derrière lui que Drago s'arrêta net et tendit l'oreille derrière la porte, sans pouvoir s'empêcher de prêter attention à ce que ses deux amis se disaient.
- Alors comme ça tu viens essayer de compromettre mes employés? Demanda Pansy d'un ton inquisiteur.
Blaise était dans une situation pour le moins délicate.
- Je ne vois pas de quoi tu parles, tenta-t-il de répondre.
- Arrête de faire l'imbécile. Tu peux culbuter qui tu veux mais tu te tiens éloigné de mes affaires ce qui inclut mes employés. Et, la taille de leurs décolletés n'est pas une excuse valable.
Un long silence s'installa aussitôt. Draco, de l'autre côté de la porte, imaginait très bien Blaise et Pansy se toiser du regard, l'air mauvais. Il se doutait de ce qui allait suivre et se représenta avec une facilité déconcertante le sourire audacieux que son meilleur ami était sur le point d'afficher.
- Pourquoi ces menaces ? Demanda soudainement Blaise. Serais-tu jalouse Pans'?
- Moi ? Ne prends pas tes désirs pour la réalité. J'ai simplement une entreprise à tenir et tu as une mauvaise influence sur mes couturières. Cela détériore leur travail et donc l'efficacité de mon entreprise ce qui, au final à une mauvaise influence sur moi. Point final.
- Tu comptes réellement me convaincre ainsi ?
Draco entendit un pas. Blaise venait sans l'ombre d'un doute de se rapprocher de la jeune femme.
- Ne le prend pas personnellement - quoique si tu peux-, répondit Pansy d'une voix moins provocante que quelques instants plus tôt, mais je ne veux rien avoir à faire avec toi que ce soit de près ou de loin.
-Tu n'as pas toujours tenu ce discours.
Il se rapprocha encore.
- Certes, mais c'est celui que je tiens en ce moment.
- Est-ce que tu le tiendras encore longtemps, ronronna-t-il en s'avançant encore un peu plus.
- Éloigne-toi, Zabini, s'énerva Pansy.
- Pourquoi ? Je te mets mal à l'aise ?
Alors que Blaise s'approchait de plus en plus dangereusement de sa proie, Draco choisit ce moment pour faire irruption.
- N'oubliez pas, je ne veux aucun ébat dans cette maison.
Les deux amis regardèrent le nouvel arrivant avec surprise, pour se mettre à rougir comme deux enfants pris sur le fait accompli. Draco afficha un rictus moqueur et referma la porte pour se retrouver nez-à-nez avec son serviteur Dobby.
- Monsieur, vous avez reçu du courrier, annonça le serviteur en se courbant le plus possible.
- Bien, merci Dobby. Tu peux disposer.
L'air de rien, Drago se saisit des deux lettres et ouvrit la première nonchalamment.
« Monsieur Malfoy,
J'ai quelques informations à vous fournir :
Votre dénommée Hermione Granger semble avoir eu une enfance difficile. Après la mort de ses parents elle a été plus ou moins prisent sous l'aile des propriétaires de la librairie Fleury&Bott. Elle vient leur prêter main forte de temps en temps sans contrepartie financière.
Je sais aussi qu'elle a survécu à un accident, elle en garde une cicatrice qui lui barre la nuque. Cependant, elle n'a pas souhaité s'étendre sur le sujet qui semble être très douloureux pour elle. Mais j'ai confiance, chaque chose viendra en temps et en heure.
Pour terminer avec quelques banalités, elle aime porter du bleu pervenche, elle est frileuse et ne semble pas habituée aux relations amoureuses.
Tenez-moi au courant si vous avez d'autres questions à son sujet.
C'est toujours un plaisir de travailler avec vous.
La Source. »
Il rangea rapidement et avec soin la lettre dans une de ses poches. C'étaient le genre d'informations qu'il devait garder précautionneusement, surtout que cette effrontée arrivait à titiller sa curiosité. Il y avait vraiment quelque chose de jouissif dans le fait de détenir des informations sur cette idiote sans qu'elle ne le sache. Il soupira de contentement avant d'observer la seconde lettre, un sourcil plus haut que l'autre : sceau vert émeraude, grande qualité de papier, calligraphie masculine et aristocrate. Deux mots suffisaient pour savoir qui lui écrivait : Lucius Malfoy.
« Draco,
Mes négociations aux Indes avancent bien et avec un peu de chance, l'affaire sera bouclée d'ici quelques semaines. J'espère que tu es à la hauteur de l'entreprise en Angleterre.
Évite de faire des idioties. Tu es mon héritier, ne l'oublie pas.
Embrasse ta mère,
Lucius Malfoy. »
Il posa la lettre en soupirant. Rien de nouveau sous le soleil. Il prit de quoi se recouvrir pour affronter l'automne et sortit de son Manoir, l'esprit en ébullition. Ce n'était pas que les lettres de son père ne l'intéressaient pas, mais il avait d'autres choses à faire et à penser. Notamment aller voir Hermione Granger. Il avait réussi à obtenir une autorisation pour pénétrer dans la propriété du défunt Duc à Brighton. Il se devait de prévenir sa… partenaire.
Lorsqu'il arriva à Fleury&Bott, il la trouva dos à lui avec cinq gros livres sur la tête. Il se fit silencieux et s'adossa précautionneusement à l'un des rayons pour ne pas interrompre l'amusant spectacle qui lui faisait face. Elle essayait de marcher la tête droite en s'équilibrant maladroitement avec ses bras.
Oui, c'était une scène assez comique, mais étrangement pas déplaisante à voir.
Elle tanguait de manière assez pitoyable et il se retrouva obligé d'étouffer un ricanement lorsqu'elle manqua de trébucher. La pile de livre finit par tomber et elle poussa un soupir d'exaspération. La jeune femme récupéra les ouvrages et tenta de les replacer sur sa tête sans grand succès. Draco fit un pas vers elle tout en gardant le silence, curieux de voir comment elle allait faire face à la pile qui lui résistait. Hermione parvint tant bien que mal à stabiliser les cinq ouvrages sur son crâne et se mit à marcher avec hésitation. Elle contrôlait le plus possible sa respiration de peur de détruire le mince équilibre qu'elle venait de réussir à instaurer et ses joues se colorèrent légèrement en rouge, signe qu'elle s'y mettait de tout son coeur.
Draco, amusé, se rapprocha et posa ses mains sur les épaules de la jeune femme. Elle sursauta aussitôt et les livres tombèrent une nouvelle fois. Elle se retourna violemment prête à frapper l'intrus mais le blond fut plus rapide et lui retint le poignet comme si de rien n'était.
- Voyons Granger, ne t'affole pas. Je viens juste t'empêcher de te ridiculiser plus longtemps.
- Merci Malfoy, mais je me débrouille parfaitement bien sans toi.
- Oui, j'ai cru voir ça, dit-il narquois. Enfin j'espère que le jour-j tu seras plus convaincante.
Elle ne répondit rien, prise en proie par un dilemme. Elle regarda successivement les livres et Draco. Draco et les livres. Elle finit par pousser un profond soupir et lui donna les livres, non sans lui avoir adressé un regard noir. Le jeune homme la gratifia d'un sourire vainqueur et se sentit plus revigoré que jamais. Il put se saisir des cinq ouvrages et se positionna dans le dos d'Hermione.
- Bien, tiens ta tête droite et fixe un point bien en face de toi.
Il posa les livres sur la tête de la jeune femme très facilement grâce à sa grande taille. Les ouvrages vacillèrent un court instant avant de se stabiliser totalement.
- Parfait, murmura-il, maintenant tu te laisses faire. Tout est dans la position des épaules et le port de tête.
Il posa ses puissantes mains aristocratiques sur le tissu crème qui recouvrait les délicates épaules de la jeune femme et les baissa tout en tirant légèrement vers l'arrière. Le cou semblait s'être allongé et son port de tête avait une allure plus noble.
- Ensuite, il faut que tu gardes les bras près du corps. Tu n'es pas un funambule débutant qui fait ses premiers pas en tanguant pitoyablement avec ses bras.
Hermione ne put s'empêcher de lui écraser le pied en y mettant visiblement toutes ses forces. Malgré la douleur qui lui tiraillait le corps, Drago ne montra aucun signe de faiblesse. Il obligea la jeune femme à lui faire face et ancra ses yeux gris-bleu dans ses prunelles ambrées. Une fois encore, il la regardait comme si elle n'était qu'un être inférieur et il appréciait de voir que cela faisait toujours autant de mal à Granger.
- Tu te crois drôle ? siffla-t-il d'un ton venimeux.
- Excuse-moi, j'ai momentanément perdu l'équilibre.
- Je te prierais de ne pas croire que je suis assez idiot pour avaler tous tes piètres mensonges.
Encore et toujours du dédain. Hermione trépignait intérieurement mais elle savait que si elle voulait réellement apprendre à marcher comme une véritable aristocrate il fallait qu'elle se contienne et fasse preuve d'extrême patience. Elle se contenta donc de reprendre son exercice et essaya de se reconcentrer sur le même point fixe que précédemment. Draco, quant à lui, dissimula avec peine un rictus triomphant. Sans pouvoir se retenir davantage, il reprit :
- Maintenant, il faut que tu avances. Pour cela, essaie de limiter les instabilités de ton buste. C'est un peu comme s'il y avait une séparation imaginaire de ton corps au niveau du bassin.
Dans un premier temps il lui maintint la tête pour qu'elle garde la même allure et comprenne ou il voulait en venir. Etrangement, il se trouvait plus patient qu'à l'ordinaire. Enfin, c'était compréhensible, il était hors de question qu'il apparaisse devant la haute société avec à son bras une demeurée incapable de savoir marcher correctement.
Une fois qu'elle eût trouvé son équilibre, il lâcha progressivement l'encadrement de son visage et la regarda déambuler avec bien moins de maladresse. S'il avait été complètement honnête avec lui-même, il aurait avoué qu'elle était presque gracieuse. Presque, parce qu'il ne fallait pas exagérer tout de même. Et ce n'était même pas la peine qu'il en fasse la remarque, car elle risquerait de se prendre trop au sérieux par la suite. Une fois arrivée à quelques centimètres du mur, son instructeur improvisé continua :
- Bien, maintenant tu effectues un demi-tour et tu reviens vers moi.
À la grande surprise de Draco, elle ne répliqua même pas et, c'est avec beaucoup de précaution qu'elle retourna sur elle-même, prête à lui faire face. Elle avançait précautionneusement avec un air incertain et concentré peint sur le visage, et un bout de langue sortait de son bouche, signe qu'elle était plus concentrée que jamais. C'était tellement improbable pour Draco de la voir autrement que fière et totalement assurée qu'il ne put s'empêcher d'être surpris et il retint un ricanement de justesse.
Elle était presque arrivée jusqu'à lui lorsque Mme Pince fit irruption pour interpeller la jeune femme.
- Ah Hermione! Je te cherchais partout!
La jolie jeune fille aux cheveux châtains fut tellement surprise qu'elle en perdit aussitôt l'équilibre.
Résultat?
Sans qu'il ne le voit venir, le grandissime héritier Malfoy se retrouva propulsé à terre à tête et reçut en plein visage deux des livres censés se trouver sur la tête de Granger. La surprise passée, il se sentit plus ridicule que jamais et sentit la colère le submerger brutalement.
-Je vais finir par croire que tu le fais exprès, Granger.
Hermione, embarrassée par cette inhabituelle maladresse, aida le jeune homme à se relever.
- Hum, hum, s'exclama Mme Pince, je ne vous dérange pas au moins?
- Non, pardon Madame, répondit immédiatement Hermione, vous avez besoin de mon aide ?
- Pas le moins du monde jeune fille. Je voulais simplement te dire que la librairie parisienne avec qui nous échangeons est sur le point de renouveler son stock de livres. On devrait donc recevoir Les Fleurs du Mal en français d'ici deux petites semaines et tu le pourras le remettre à ton ami. Il est fort charmant par ailleurs, rajouta la vieille femme avec une voix malicieuse. Enfin, ce jeune blond n'est pas mal non plus ! Au moins tu as bon goût !
Hermione écarquilla les yeux et sentit le rouge lui monter aux joues.
- Ah non ! Ce n'est pas ce que vous croyez ! Nous sommes simplement… heu…
- Collègue, continua Drago. Nous travaillons simplement sur un projet et ma présence ici ne s'explique que par l'avancée de son déroulement. Rien de plus.
- Oh, fit la vieille femme visiblement déçue, dans ce cas-là, je vous laisse parler de vos affaires et je vais m'occuper des miennes. Perceval a encore mélangé un rayon dans lequel je venais de mettre de l'ordre ! Mais que ferait-il sans moi, on se le demande !
Les deux jeunes agents regardèrent l'archiviste partir aussi vite qu'elle était arrivée. Hermione esquissa un léger sourire affectueux.
- Ils sont tellement bienveillants.
- Je n'en doute pas, répondit Draco sans se laisser attendrir le moins du monde, mais je ne suis absolument pas venu pour ça.
Hermione sembla réaliser avec qui elle se trouvait et soupira d'exaspération.
- Alors pourquoi es-tu venu ici ?
- Après le message que tu m'as laissé au Hogwarts, je suis allé rendre une petite visite à Sa Majesté. Il se trouve que notre affaire secrète nous oblige à rester obligatoirement à Londres. Nous avons donc besoin de sa permission pour un quelconque déplacement, même s'il s'agit de notre enquête. Je suis donc allé lui demander l'autorisation de quitter la ville et de pouvoir inspecter la propriété du Duc de Nicham à Brighton.
- Et donc ? anticipa la jeune fille, les yeux pétillants.
- Et donc j'ai pris la liberté de nous prendre deux billets pour le prochain train vers Brighton.
- Quand ? demanda Hermione tout en rangeant les livres qui jonchaient le sol.
Dans trois jours.
Et tu pouvais pas me prévenir avant? J'ai des choses à gérer ici aussi, s'outra Hermione.
Ce ne sont mes affaires Granger. La mission est la priorité. Rendez-vous à 9h20 à King's Cross. Sois à l'heure.
Hermione soupira d'agacement avant de répondre:
- Je le serai.
- Bien.
Il s'apprêtait à franchir le seuil de la porte de Fleury&Bott lorsqu'il se retourna une dernière fois, un air sérieux présent sur le visage.
- Au passage Granger, essaie de rester concentrée avant tout sur notre enquête.
- Pourquoi ne le serais-je pas?
- Les beaux yeux de ton… ami ne doivent pas devenir une distraction.
- Tu connais Scabior? dit-elle en fronçant les sourcils.
- Pas personnellement mais j'ai mes sources.
Sur ce, il quitta la librairie sans plus de cérémonie.
Hermione resta un instant pensive avant de reprendre son rangement. Quoiqu'il dise, elle n'en avait cure.
Trois jours plus tard, 9H11.
Draco venait de faire son entrée en gare. Il épousa le lieu du regard et se dirigea vers l'une des imposantes machines fumantes. Comme à son habitude, il était parfaitement apprêté. Avec un sac rempli du strict nécessaire dans sa main il avançait surement, tout en adressant un regard supérieur à tous ceux qui croisaient son chemin. Sa partenaire finit par apparaître dans son champ de vision et ils montèrent tous deux dans le wagon sans prendre la peine de se saluer.
oOoOoOoOoOoOooO
Voili voilou!
Mon nouveau chapitre posté un bien moins de temps que la dernière fois! Dites moi tout:
Que pensez-vous de Blaise et Pansy? Du caractère hautain de notre blondinet?
Quel a été votre moment préféré?
Que pensez vous qu'il va se passer dans le prochain chapitre?
N'oubliez pas de me laisser votre avis! :D
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Gros bisous et à la prochaine ! :D
