Chapitre 4 :

[ -Ne t'inquiètes pas, je suis là, je suis là, tu n'es pas tout seul, tu ne le sera jamais, n'oublies pas que je t'aime, que je ne te laisserais jamais tomber, il ne faut pas que tu oublies ça, restes accroché a cette réalité, je sais, je sais que c'est dur, tellement dur pour toi, mais pour nous aussi, pour nous tous, tu ne peux pas flancher de cette manière, pas avec tout le soutient que je t'offre, je n'accepterais pas de te perdre toi aussi, tu es trop important, trop précieux, trop fragile. Malgré tout tu restes mon pilier, mon petit soleil, je veux revoir ton sourire comme autrefois, ton rire qui paraissait si pur, si tendre, si chaleureux, qui avait parfois même le don d'en énerver plus d'un. Mais maintenant je le regrette ton putain de rire, on le regrette tous, s'il te plaît, recommences, recommences a rire, tu étais si beau, si complet, si lumineux. Je donnerais tout ce que j'ai en moi pour prendre ta douleur et pour avoir droit une fois de plus a ton sourire...

Je t'en supplie, cesses de hurler son nom, c'est en vain, c'est inutile, ça ne fais que te torturer, nous torturer tous, alors qu'on a besoin nous aussi d'un instant de répit, il nous faut du répit, je t'en supplie, pense un tout petit peu a nous. Je sais qu'on t'as arraché une partie de toi, je sais que tu n'es pas entier, que tu es partis en même temps que lui, je sais tout ça, mais il faut que tu arrives a passer au dessus, à rattraper ton destin a pleine main et a relever ta jolie petite bouille, tu es beau, tu ne peux pas savoir comme tu es beau lorsque tu souris, lorsque la vie émane de ton corps, lorsque tu ris. Là tu dors petit ange, tu ne peux pas savoir comme tu es beau lorsque tu dors, toute peine, toute torture, toute tristesse a quitté ton esprit, je suis sure que tu rêves de belles choses, tu es entrain de sourire, comme je le voulais, il faut que tu persévères dans cet effort mais lorsque tu es éveillé cette fois. Je t'aime, je vais te le répéter maintes et et maintes fois pour que ça rentre dans ta sale petite tête, hein, souris encore, continue, un jour tu seras fort, un jour tu seras a nouveau fier et debout malgré toutes ces déchirures qui nous ont martelés un a un. Sois fort mon petit prince, tu as toujours été mon modèle et mon pilier, là tu flanches, c'est a moi de te soutenir, je ne te lâcherais jamais, quoi qu'il arrive. Je serais toujours là, je veux que tu t'en sortes, car tu es quelqu'un de talentueux et de méritant. Dors, repose toi, que tes rêves prennent temporairement le dessus sur notre triste réalité, mais n'oublies pas tes objectifs, ceux que je t'aiderais a accomplir, ceux qui nous aideront a récupérer nos étoiles éteintes... Dors mon petit ange. Demain est un autre jour..

Elle déposa un timide baiser tiède sur le front du jeune homme et partit regagner sa chambre, dans l'espoir qu'aucun cri ne la sortirait de son sommeil. ]

- Je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir accepter vos absences a répétition monsieur Malfoy, surtout a vous, je pense que vous devriez vous estimer heureux d'avoir été ré accepté a Poudlard.

- Je croyais que tout était pardonné, c'est bien la phrase que l'ont nous a dite le soir de la rentré, a moins je ne me trompe professeur.

- Ne commencez pas a jouer sur les mots, je n'ai pas a vous pardonner quoi que ce soi, je sais ce qu'il s'est passé dans votre famille, du moins j'en ai eu écho, mais il en va de soi qu'un garçon avec la conscience normalement constituée ne s'amuserait pas a se faire remarquer de la sorte, n'est ce pas ?

- J'ai été forcé de revenir ici professeur, je me trouverais mieux ailleurs et je pense que tout le monde se porterait mieux sans ma présence entre ces quatre murs.

- Je comprends un peu toutes vos pensées, j'ai cru comprendre que vous souffriez d'un grand malaise, n'en voulez pas a Blaise, je l'ai forcé a me parler, il était très gêné de la manière dont son meilleur ami se comportait. Vous avez un comportement presque militaire avec vos camarades Drago, vous ne parlez a personne, vous êtes totalement neutre, venant d'un garçon comme vous, c'est fort étonnant, la nuit vous dormez avec la baguette contre la poitrine et vous parlez dans votre sommeil. J'aimerais que vous me disiez ce qui vous tracasse, car je sais que, ce n'est pas parce que la guerre est terminée mais nous sommes toujours très vigilants, il y a de nombreuses rumeurs, concernant l'ancien clan ou était votre père, les mangemorts, des histoires de vengeance parmi les familles des victimes, qui veulent créer et ouvrir un nouveau courant et s'en prendre a tout les sangs pur ayant participé a la grande bataille, contre le bien.

- Pourquoi vous me dites tout ça ? Je suis encore censé représenter un danger potentiel pour vous. Ces informations sont censées être confidentielles, surtout vis à vis de moi.

- Parce que je sais ce qu'il s'est passé dans votre famille Malfoy, je sais que vous n'y êtes pour rien pour beaucoup de choses. Malheureusement, je sais que vous avez malgré tout des idées et des valeurs que je n'approuve pas, que peu d'entre nous approuvent ici, mais ceci n'engage que vous.

- Je garde mes pensées et mes valeurs ainsi que mes idées de deux races différentes, je ne pense pas que quelqu'un soit capable de me faire changer d'avis, a moins que cette personne soit très persuasive, peut être que je l'écouterais Puis si cela ne vous convient pas, vous pouvez me renvoyer. Mais.. Mais qu'est ce que vous essayez de me faire dire là ?

- Qu'est ce que vous savez ?

- Je ne sais rien, il n'y a rien a savoir, la guerre est terminée. Tout reprends son cour monsieur, tout s'arrange, vous n'avez pas a vous en faire. Et n'essayez pas de me forcer a dire des choses que je ne souhaite pas.

Le jeune garçon sourit de manière totalement fausse à son nouveau directeur de maison, prit son sac et sortit du bureau, il avait envie a la fois de courir vers Blaise et de lui lancer une centaine de sorts, se défouler sur lui, de quel droit avait il raconté ses soucis au directeur de maison ? En quel honneur ? Maintenant il était sur que son cas allait être surveillé et il n'avait pas besoin de ça, pas avec la chose qu'il portait en lui, si jamais quelqu'un le découvrait, il serait tué sur le champ, il fallait absolument qu'il protège ce qu'on lui avait donné, il ne pouvait pas se permettre d'échouer une nouvelle fois à une mission, surtout celle ci, qui était de la plus haute importance, en effet, il portait en lui, la clé de tout, de la paix, ou alors de la destruction de l'humanité tout entière, en effet, son « arme » n'avait pas seulement pour but de réduire en cendre le monde des sorciers.. Bien au contraire. Les situations passées risqueraient bien de refaire surface plus rapidement que prévu... Il suffirait de se jeune homme essaya de calmer ses pulsions, il ne fallait pas qu'il s'en prenne a son ami, il fallait juste qu'il trouve un moyen de cacher encore mieux ses soucis. Il entra dans sa salle commune, il se jeta dans un fauteuil froid, mais confortable, il fût saisit a nouveau de violentes douleurs, dans les côtes, dans l'estomac, comme des coups, une ruée de coup, il retira son vêtement de sorcier et souleva son pull, des bleus apparurent presque aussitôt, il sentit encore un coup, puissant au creux du ventre, qui lui coupa la respiration et l'empêcha de crier de douleur. Il se replia sur lui même, ressentant encore les coups, tous plus forts les uns que les autres, la douleur finit par lui faire perdre connaissance, il s'endormit sur le fauteuil.

- Hey, Malfoy ... MALFOY! HEY !

- Mhhh... Blaise, c'est toi ? Qu'est ce qu'il y a ?

- T'as encore loupé un cours, tu vas finir par te faire virer là, ça peut plus durer, je dis ça pour toi hein.

- Tu ferais mieux de ne rien dire pour moi. Et de reculer de quelques pas avant de prendre mon poing sur ta vieille tête.

- Oh tu vas vite te détendre Drago, c'est bon, j'ai parlé parce que je m'inquiétais pour toi, si tu t'ouvrais un peu plus, j'aurais pu garder un secret, je suis le seul ami qu'il te reste, les autres sont soit morts, soit en fuite. Alors arrêtes un peu maintenant. Et réfléchis.

- Je ne peux pas t'expliquer, car il n'y a absolument rien a expliquer, je suis malade en ce moment, j'ai juste besoin de repos. Merde.

- Tu fais des cauchemars tout les soirs.

- Mon père vient tout juste de sortir de prison et ma mère a donné nos derniers sous pour payer mon année a Poudlard, on sait pas comment on va vivre après, tu vois, ça arrive, même a nous, alors si tu pouvais éviter de faire naître des rumeurs ou des bruits sur ma famille, ça m'arrangerais, on a déjà prit assez cher comme ça, j'ai pas envie de me coltiner une autre étiquette, une autre image, une autre réputation a rentrer. Merci.

- Ok excuse moi Drago, mais tu es vraiment étrange en fait, je me disais au début que c'était a cause de la guerre, puis je me suis dis que tu étais le seul a avoir des réactions comme ça, alors ça m'a beaucoup inquiété, je ne voulais pas que tu sois en danger ou que tu souffres tu comprends.

- Comme si mon bien être pouvais t'apporter quelque chose.

- J'ai perdu mon petit frère Drago, alors oui maintenant, même les choses les plus insignifiantes, comme notre amitié, pleine de fierté, bah j'y tiens et j'essaie d'en prendre soin, la guerre t'as encore plus endurcit, c'est dommage, tu devrais montrer ton bon fond a d'autres personnes ( le jeune homme se leva et prit direction de la sortie ) on a cours de sortilèges, j'y vais, fais comme tu veux.

Blaise semblait vexé, ce qui ne chagrina pas plus que ça le jeune blond, beaucoup d'autres choses lui couraient dans la tête. Il se décida néanmoins a aller en cours pour éviter encore des représailles ou des menaces d'exclusion, ce qui serait embêtant a quelques mois de l'obtention du diplôme et après que sa mère ait intégré leurs dernières économies dans l'éducation de son se dirigea vers la salle de cours, en prenant soin avant de vérifier que ses bleus ne soient pas visibles, surtout depuis que Hermione l'avait remarqué, surtout pas elle, il ne voulait surtout pas qu'elle sache, ça risquerait plus que tout, de faire tomber a l'eau tout les plans qu'on lui avait dicté et il se retrouverait sévèrement punit. Son destin en décida autrement puisqu'il la heurta de plein fouet alors qu'il rêvassait en marchant.

- MAIS TU NE PEUX PAS FAIRE ATTENTION ?! S'indigna la jeune femme. Je suis sure que tu l'a fais exprès !

- Oui, bien sur, je me suis levé ce matin et je me suis dis « tiens, ma vie est si triste, si monotone … et si j'allais me jeter sur Granger pendant qu'elle pique un marathon pour aller arriver en cours en première, avoir la première petite place bien chaude au premier rang pour me ramasser tout les postillons du prof en pleine gueule, car elle est tellement fière de se faire remarquer qu'elle est prête à bouffer n'importe quoi ! »

- T'es vraiment.. t'es irrécupérable Malfoy, j'ai changé, j'ai grandis, je suis une femme, j'aurais pensé que toi aussi tu changes et que tu deviennes un homme, ou du moins que tu fasses semblant... C'est totalement navrant. Vraiment.

- Je ne veux pas savoir ce que tu fais de ta féminité, tu crois qu'il suffit d'avoir vécu une guerre, d'être tombé amoureuse et de revenir prendre ses cours normalement en pseudo héroïne pour être une femme ?

- Tu comprends rien. Vraiment. C'est affligeant.

La sorcière semblait désespérée du comportement du fils Malfoy, elle aurait pensé qu'un minimum d'intelligence, d'amour propre et de maturité auraient germé dans sa tête, mais apparemment non, elle s'apprêta a reprendre son chemin …

- Excuse moi.

- Je te demande pardon ? J'ai mal compris.

- J'ai dis, excuse moi.

- Wouah, en voilà un net progrès.

- Tu comptes te foutre de ma gueule encore longtemps juste parce que je me suis excusé ou tu vas juste faire comme tout le monde et continuer ton chemin ? J'étais pas obligé de le faire.

- Ca va je plaisante Malfoy, ravales ta sale fierté cinq minutes, c'est bon. J'accepte tes excuses.

- Merveilleux.

Elle était néanmoins, véritablement choquée du revirement de situation, elle accéléra le pas pour aller en cours afin qu'ils ne marchent pas côte a côte (il ne faut pas abuser non plus), mais elle se rendit bien compte que ce net changement, si rapide, si sincère, elle l'avait sentit dans la voix de Drago lui avait fait énormément plaisir, elle refusait de se l'avouer depuis le début, mais elle était convaincue qu'il ne régnait pas que du mal et de la bêtise chez lui. Elle repensa soudain aux bleus sur son corps, elle s'arrêta et retourna face a lui.

- Si tu as besoin de parler, je suis là.

Il ouvrit de grands yeux outrés et effarouchés a la fois, il n'avait pas envie de rire, ni de se moquer d'elle, mais une surprise comique pût tout de même se lire sur son visage pâle.

- On est toujours pas intime Granger, ça changera pas. J'ai rien a te dire.

- J'essayais seulement d'être avenante.

- Avenante avec moi ? C'est une bonne blague, j'ai pas confiance. Il paraît que les gens de ton espèce mordent. Je n'ai aucun contre sort contre la rage.

- Ce qui signifie, que tu as tout de même quelque chose a dire, puisque tu n'a pas confiance. Tu caches quelque chose... Tu ferais mieux de travailler un contre sort pour la bêtise des gens de ton espèce Malfoy.

- Vas t'instruire Granger, l'histoire de ma vie, c'est pas pour les petites filles.

Elle s'arrêta net, poussa un petit grognement qu'on ne pût pas vraiment traduire avant de reprendre sa marche, déterminée jusqu'à la salle de classe, elle passa devant lui en lui mettant un coup d'épaule et s'assit à la place habituellement réservée au Serpentard. Celui ci voulut rétorquer quelque chose mais le prof venait d'arriver et il jugeait inutile de s'attirer ses foudres alors qu'il avait fait sécher ses cours plus d'une fois. Il prit place un peu plus loin et essaya de se faire le plus discret possible tout en lançant des regards menaçant a Hermione, cependant il lui parut que toute cette histoire tournait a l'ironie et la provocation plutôt qu'a la méchanceté. Le cours se passa tout a fait normalement, excepté l'absence toujours inexpliquée de Ron, Hermione pût voir Harry lui lancer des regards forts inquiets tout le long de la séance. Elle pensait bien que Ron avait été rejoindre sa petite sœur après avoir reçu la lettre mystérieuse, mais elle aurait aimé être vraiment sûre et son absence ne fût relevée par aucun professeur, ils savaient et pas eux. C'était une fois de plus, totalement injuste. Le court se finit, tous quittèrent la salle, la journée se passa sans rebondissements (si on considère que quelques explosions en cours de potion malgré leur 7eme année d'études ne sont pas des rebondissements) et la jeune femme se retrouva seule avec son meilleur ami dans la salle commune tandis que tous vaquaient a leurs occupations.

- T'as l'air tendue Hermione, je me trompe ?

- Non.. Tu ne te trompes pas. Tu sais Harry, j'ai l'impression que malgré la paix qui est sois disant revenue, on nous ment encore, on nous cache des choses... Tout est follement étrange dans cette école...

- Tout à toujours été follement étrange dans cette école, mais je vois ce que tu veux dire... J'avais envie d'aller voir McGonnagall et de lui demander pour Ron.

- Je pense avoir une explication pour lui tu sais.. j'ai compris même s'il ne m'a rien dit et je sais que tu es au courant.

- Je peux te dire que ça concerne...

- Non ne me dis rien, j'en parlerais avec lui Harry, je te remercie.. Je sais qu'il reviendra, on va lui écrire avant d'aller dormir d'accord ?

- J'ai pas eu la force de racheter un hibou tu sais.. Mais on en trouvera bien un a la volière qui voudra aller au Terrier.

- On a réglé le problème du roux (la jeune femme eut un petit rire, un rire apaisant qui fit du bien au deux.(

- Oui voilà, j'aimerais vraiment que ce soit réglé définitivement.. Dis moi, il y à autre chose qui t'inquiète ?

- Oui Harry mais .. Mais je veux que tu restes calme hein. Mais je crois qu'on n'en a pas finit avec Malfoy...

- Hein ? Qu'est ce que ce petit con vient foutre dans notre conversation ?

- Ecoute, il est.. Il est complètement bizarre.. J'ai parlé avec lui..

- TOI ? Il a parlé avec toi alors qu'il t'as traité de tout les noms ?

- On est d'accord c'est bizarre, on aurait dit qu'il avait envie, besoin de causer tu vois...

- Expliques moi... J'ai pas confiance en lui.

- Moi non plus, j'ai vu il y a quelques jours, qu'il était couvert de bleus, j'ai fais le lien avec ses absences répétées, ça ne peut pas être son père, donc j'ignore qui le frappe, je ne pense pas que ce soit d'autres élèves de Poudlard, ça me paraît trop gros comme explication.

- Des bleus tu dis ? Ouais, c'est bizarre, même si au fond il mérite des baffes.

- Des baffes, pas de se faire tabasser.

- Ouais (le sorcier haussa les épaules d'une manière totalement nonchalante)

- Peut être que tu devrais aller lui causer, étant donné que tu l'a sauvé de...

- Non ! Non Hermione, j'ai plus rien a voir avec cette famille maudite, rien du tout, je ne veux pas lui adresser la parole et tu ne devrais pas non plus, tu devrais le laisser crever avec ses problèmes.

- Mais peut être que ses problèmes ne vont pas tarder a devenir les nôtres si on les ignore...

- Alors il sera seul face a toute une école, tout un peuple sorcier, il n'ira pas bien loin.

- J'aurais pensé que …

- Non Hermione, vas, vas lui parler si tu veux, mais moi cette fois, je ne te suis pas. Pas cette fois.

- D'accord, d'accord, c'est bon, on oublie...

Un grand blanc gênant s'installa entre les deux amis, Hermione n'avait pas envie de ça, pas du tout, elle sentit une grande pointe de tristesse s'emparer de sa gorge et de ses yeux, elle se leva et dans un automatisme presque romantique alla dans les bras de son meilleur ami qui la serra fort contre lui.

- Tu as raison, je suis parano, j'ai tellement peur d'avoir loupé un détail qui fait que tout pourrait nous retomber dessus, comme si nous n'avions rien fait pour nous défendre...

- Non Hermione, c'est terminé, IL est mort, les Mangemorts et les autres adeptes sont enfermés en cellule ou dans une tombe. Il n'y a plus rien... Plus rien a craindre, c'est pas un seul petit con surprotégé par l'argent de sa famille qui va nous faire peur, d'accord ?

« Il ne me fait pas peur. Il me terrifie. »

- Oui tu as totalement raison Harry, on va l'oublier et se concentrer sur notre dernière année. Enfin là on va surtout écrire a Ron, tu veux bien ?

- Oui je veux bien.

Elle lui sourit, embrassa sa joue et se leva pour aller chercher de quoi écrire, elle prit tout son temps elle voulait se vider l'esprit, sortir ces visions de sa tête, a propos de vision, elle ne lui avait toujours pas parlé de Luna, a cette idée, une nouvelle boule, dans son ventre cette fois, se créa, elle eût envie de crier et de pleurer, une nouvelle peur l'envahissait, tout se mélangea dans son esprit, elle voulait savoir, elle DEVAIT savoir c'était plus fort qu'elle, mais pour cela, il fallait qu'elle se rapproche de Drago Malfoy et il ne se laisserait jamais approcher, sûrement pas par une Sang de Bourbe comme elle, elle savait qu'il ne la supportait pas, pourtant sa soif de savoir et sa peur allaient devenir plus forts que les contraintes que lui imposaient le Serpent, elle allait passer outre la détermination du blond. Il ne pouvait pas rester comme il avait toujours été avant la guerre, une guerre ça change un homme, ça change un peuple, une guerre c'est détruire pour reconstruire après, si Drago avait gardé sa façade de marbre sous son visage pâle et inquiétant, c'est qu'il y avait une raison de rester comme ça, quelque chose n'avait pas été réglé un an auparavant et le danger restait donc présent et plus important que jamais, tout ces sentiments se bousculèrent dans l'esprit de la belle lionne et finirent par créer une pagaille sans nom et totalement illogique, elle secoua la tête et revint vers son ami.

- J'ai le papier et l'encre.

Les deux Gryffondor écrivirent donc a leur ami, dans le seul but et espoir d'avoir de ses nouvelles rapidement et de se préparer psychologiquement au comportement a adopter au retour du jeune roux, après une brève lettre, Hermione se proposa pour aller porter la lettre a un hibou de la volière, elle dit bonne nuit a Harry qui monta se coucher et elle sortit discrètement de la salle commune, elle marchait doucement, le calme, le noir et l'interdit d'une marche nocturne dans ce grand château lui faisait le plus grand bien, elle ferma les yeux le temps de quelques pas, le temps de se remémorer quelques souvenirs d'avant, du temps ou tout ses amis étaient vivants et souriants, du temps ou ses seuls soucis étaient de réussir ses études, du temps ou l'innocence et l'émerveillement étaient les principaux sentiments qui évoluaient chez elle, tout ça était beau, tout ça était bon, tout ça était pur.. tout ça était fragile et beaucoup trop éphémère... Maintenant il fallait vivre avec tout le reste et en y repensant, elle ne s'en sortait vraiment pas trop mal, vivante, debout, famille et meilleurs amis intacts, debout et vivante, c'était ce qui comptait le plus, tous n'avaient pas eût cette maigre chance,maintenant elle savait qu'elle devait sourire, vivre pour ceux qui avaient périt, montrer, comme lui disait Neville le premier jour dans le train, il fallait continuer, il fallait revenir, pour montrer que malgré tout le malheur et toutes les pertes, ils n'abandonneraient jamais, ils seraient toujours forts et fiers. Elle sourit a cette pensée et accéléra le pas au cas ou un professeur lui tomberait dessus. Elle arriva a la volière, toujours cette ambiance particulière rythmée par des centaines de battements d'ailes et de piaillements tous plus ou moins suraigus, elle s'approcha pour en appeler un, elle n'y voyait pas grand chose mais elle sentit quelque chose lui bondir dessus, elle se prit un énorme tas de plumes en plein visage, si fort qu'elle en tomba sur les fesses, elle râla un bon moment essayant de donner des coups dans le vide puis ouvrit les yeux et vit face a elle le plus bel oiseau qu'il lui ait été donné de voir dans toute sa vie de jeune sorcière, celui ci était très gros, un plumage très fournit, aussi fournit qu'un animal à poil, ses plumes étaient d'un bleu nuit presque hypnotique. Le gros oiseau tourna sa tête vers Hermione, elle vit deux grands yeux jaunes vifs mais beaucoup plus intelligents qu'un oiseau de base, il lui rappela dans le regard un peu Hedwige, la chouette défunte de son ami, il avait le même air presque humain, attentif et même doux que celle seule chose était totalement étonnante c'est qu'une espèce d'aura magique brillait autour de lui, comme s'il s'agissait d'une créature fantastique, elle aussi dotée de pouvoirs, pourtant sur un oiseau c'était purement impossible, elle n'avait jamais entendu parlé d'oiseau magique, du moins d'oiseaux comme ceux ci, car il y avait bien sur les phénix, mais ça n'avait rien à voir. Elle se releva et tendit timidement la main vers lui, il ne la pinça pas mais il ne se laissa pas toucher, dès qu'elle eût effleuré ses plumes, il se mit a piailler et a se secouer dans tout les sens, comme une grande dame bourgeoise qu'on aurait aspergé d'eau ou qui aurait touché une personne pauvre dont la seule vue répugnait.

- Tu es une vraie princesse toi. Allez c'est bon, j'ai besoin d'un oiseau, c'est urgent, stupide bête. Je me demande a qui tu appartiens, approche toi, je ne vais pas te faire de mal, tu es beau en plus, je veux juste te toucher.

Alors qu'elle se surprit elle même a causer à un stupide animal, elle pût remarquer qu'il avait lui aussi une lettre a la patte. Sa curiosité déjà piquée au vif reprit le dessus, elle fit apparaître une petite boule de lumière au bout de sa baguette et la baissa prêt de l'animal pour essayer d'apercevoir une quelconque signature, elle vit que la lettre avait été pliée a la va vite, dans l'urgence, peut être la panique (tout ses sens étaient décuplées étant donné ses peurs et ses angoisses, elle se faisait très vite des idées saugrenues et parfois folles), elle pût donc apercevoir une écriture très gracieuse, fine, précieuse, féminine, la seule phrase qu'elle pût lire sur le bout de papier mal plié était « Ne t'avises plus de te faire remarquer, protèges toi .. » la lettre n'était pas signée.

Le hibou finit par la pincer et remonter se percher en haut en virant tout les autres qui s'y étaient confortablement installés pour y régner en roi. Encore des questions vinrent trotter dans le crâne d'Hermione. La lettre était importante, mais l'oiseau ne pouvait pas la porter directement au propriétaire et en plus, elle n'était pas signée. Est ce que tout ces éléments avaient un lien entre eux ou était ce juste une peur enfantine d'une guerre passée et d'une jeunesse détruite qui prenait le dessus sur la logique sur infaillible de la belle sorcière?