Chapitre 6 :
Nous sommes a la veille des vacances de Noël et ce soir se déroule donc le fameux bal tant attendu de tous,l'excitation et la précipitation était également au rendez vous dans le château, tous semblaient avoir réellement besoin de participer a cette fête, les jeunes filles avaient épuisé toute leur réserve d'argent pour de magnifiques robes qu'elles ne mettront qu'une seule fois dans leur vie, les garçons eux subissaient le stress et la pression habituels en ce qui concerne la recherche d'une cavalière, enfin surtout les plus jeunes car nos étudiants récidivistes n'avaient plus ce problème, déjà, il étaient très peu et en plus, ils savaient qu'ils allaient vouloir profiter tous ensemble de cette soirée, peu leur importait le fait d'être accompagnés ou non.
Hermione elle était bien loin de tout ça, la tête dans sa valise a la recherche d'un petit carnet de note, elle pestait contre le monde entier en maudissant vents et marées, la jeune femme n'avait pas passé un trimestre des plus reposants, en effet, elle s'était beaucoup éloigné de Harry, sans aucune raison valable et cela la faisait terriblement souffrir, son meilleur ami était une des seules valeurs sures a laquelle elle pouvait s'accrocher. Elle avait également lutté pour remonter le moral des deux Weasley en vain puisque Ginny avait finalement abandonné et était repartit prêt de George alors que celui ci écrivait d'une écriture tremblante, certes, mais il ne cessait de lui dire que tout allait bien. Ron quand a lui, relevait la tête doucement, il se concentrait même sur ses études, Hermione mit d'ailleurs plusieurs jours a se remettre du fait que son ami venait parfois réviser avec elle.
Cependant, elle restait toujours vigilante vis a vis d'un autre sujet, Malfoy Fils. Même ci celui ci n'avait fait aucune vague depuis leur dernière conversation dans les donjons, il était aussi discret qu'un minuscule et insignifiant...petit insecte, elle n'avait pourtant cessé de remarquer que ses bleus ne guérissaient pas, qu'il subissait probablement toujours des crises de sa menace intérieur dont elle ignorait encore tout, le Serpentard avait dût trouver un moyen de subir ses tortures en silence, il avait même recommencé a être présent aux cours, tout en montrant une totale indifférence pour Hermione malgré leur conversation. Il ne semblait toujours pas décidé a lui avouer ses tracas.
Le bruit d'une marche qui grince la fit sortir de ses pensées, en relevant la tête elle vit Harry, qui était déjà habillé pour le bal et qui la regardait, un sourire aux lèvres.
- Tu n'es pas encore prête ? Il va falloir y aller.
- Je ne suis pas accompagnée, j'ai le temps.. Oh et puis Harry je pense que ça me dépasse, j'ai une tête a aller au bal ?
- C'est toi qui m'a dit au début de l'année qu'on devait essayer de vivre cette dernière année comme la plus belle et la plus normale, alors tu vas mettre une robe et descendre avec moi, on y va en ami..
- Je me demandais quand est ce que tu allais te décider a être sociable avec moi Harry Potter. Merci... Je vais m'habiller...
- Je t'attends.. Mais ne traînes pas trop quand même !
- Et Ron ?
- Il se débrouille très bien sans nous (il eût un petit rire) files …
Elle partit très vite se changer, la magie était d'une aide considérable en manière de vitesse pour s'habiller et se coiffer, elle souligna son regard d'un très léger trait de crayon, rien de plus, elle ne voulait aucun artifice sur elle. Une fois prête elle rejoignit son meilleur ami, lui fit un câlin devenu presque rituel.
- Tu ne me proposes pas de venir avec toi parce que tu t'es pris des vents au prêt des autres j'espère.
- Oh si bien sur, c'est tout a fait mon genre, je ne savais pas comment aborder le sujet mais maintenant que tu en parles...
- Tu es complètement nul tu ne sais même pas faire des blagues Harry.
Ils rirent un instant puis il lui prit la main et tout deux descendirent dans la grande salle, déjà bondée par une centaine d'élèves, de tout âge, de toute maison, tous riaient, semblaient complètement oublier la vie qui se déroulait autour. Ron les rejoignit, accompagné a la grande surprise d'Hermione, de Luna. C'est vrai que celle ci avait réussit a trouver des mots juste pour soulager la peine et la haine du roux. Hermione en fût ravie, mais elle voulait également avoir une conversation avec la Serdaigle, elle n'était pas revenu la voir en ce qui concerne ses rêves,elle aurait bien aimé avoir cette conversation avant les vacances, pourtant le bal de Noël ne semblait pas le moment le plus propice, la lionne se résigna finalement et profita de sa soirée avec ses amis, sans penser a rien d'autre.
... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... .. .. .. ... ... .. ..
- Par Merlin tu vas te dépêcher Pansy, tu ne vas pas a un défilé de mode, tu vas dans un amas de sorcier incompétents obsédé par l'idée de ne pas passer la nuit seuls ce soir !
- Et moi j'espère que ne parleras pas comme ça a ta future femme. Sinon je la plaint. Puis c'est bon je suis prête.
La belle sorcière sortit enfin de la pièce et sourit a son ami, sourire qu'il lui rendit, Drago s'était efforcé ses dernières semaines de vivre une vie de garçon de 19 ans normal, comme s'il ne portait pas le destin du monde sous la peau, avec cette technique il avait même réussi a réduire l'impact des crises de coups qu'il recevait.
- Je suis comment ?
- Belle.
- C'est vrai ?!
- Non.
- Oh...
- Non Pansy, c'est bon, tu es très bien comme ça, mais je le répète, tu te donnes trop de mal pour l'endroit ou on va. Allez viens.
Tu sais, même si tu me prends pour une grosse folle superficielle et sans cervelle, c'est ton droit d'ailleurs, je ne vais pas me fatiguer a te prouver le contraire, si tu n'es pas assez intelligent pour t'en rendre compte, je ne vais pas te courir après. Quoi qu'il en soit, faut que tu te décoinces ce soir, on y va tout les deux pour s'amuser, je crois que ça fait longtemps que tu as besoin de ça, je me trompe ?
- Non.. Non tu as parfaitement raison... Même si ça me tue de l'avouer, on va profiter ce soir alors.
Il mit la main dans le dos de Pansy et la fit avancer jusqu'à la grande salle, depuis qu'il avait perdu son meilleur ami, il était contraint et forcé de rester proche d'elle pour ne pas être totalement seul, c'était un comportement des plus hypocrites qui soit, puisque ces derniers temps il ne pouvait vraiment pas la supporter, mais l'hypocrisie et le mensonge faisaient tout deux partie du caractère d'un Malfoy, c'est pourquoi il n'avait aucun remord a être ainsi avec la jeune femme, il ne voulait simplement pas se retrouver seul en proie a toute une école, la solitude le terrifiait trop. Beaucoup de choses le terrifiaient d'ailleurs, comme le fait de quitter Poudlard demain matin et de retourner au manoir pour deux semaines, deux semaines ou il allait a nouveau affronter son père qu'il n'avait pas vu depuis un an, dans quel état allait il le retrouver ? Encore plus fou que la dernière fois, peut être calme ? Peut être sénile.. ? Sa mère ne lui avait donné aucune indication dans les lettres qu'il recevait, la femme restait très brève et parlait presque par énigmes afin de ne rien éveiller si la lettre tombait entre de mauvaises mains. Une fois arrivé dans la grande salle, l'effervescence prit possession de l'esprit de Drago, il avait envie, plus que tout au monde de se sentir vivant, peut être une dernière fois, après tout il ne lui restait que quelques semaines, il avait plusieurs fois reconsidéré la proposition d'Hermione mais il manquait cruellement d'estime et de confiance en elle, il préférait donc garder tout ça pour lui et aller s'amuser enfin, personne n'allait lui en vouloir de s'amuser un peu et personne ici ne le remarquerait, il lâcha la main de Pansy et alla chercher deux verres.
- Tu sais si tu restes avec moi personne d'autre ne viendra te parler.
- Ce n'est pas grave Drago, je n'avais pas spécialement envie de parler aux autres.
- Ouais.. Enfin ne compte pas sur moi pour t'inviter a danser toute la soirée, faire le prince charmant, t'apporter des verres, te dire que tu es belle et tout le pack du débutant romantique raté a deux sous hein.
- Je ne m'attendais pas a ça non plus.
Le bal commença enfin, les deux amis passèrent la soirée ensemble, a danser, a boire, a rire parfois, de quoi oublier vraiment tout ce qu'il se tramait derrière le décor. Hermione et Harry firent de même sans cesser de taquiner Ron de temps à autre.
A l'approche de la fin de soirée, Drago alla chercher un dernier verre a sa cavalière, mais lorsqu'il arriva devant le buffet, un voile noir et épais se fit devant ses yeux, il n'y vit plus rien, décidant de ne pas céder a la panique, il sortit de la grande salle a tâtons en bousculant quelques élèves et en leur envoyant des insultes habituelles pour n'éveiller aucun soupçon. Une fois dehors il s'appuya contre un mur et se laissa glisser le long en serrant très fort sa tête entre ses mains, des voix, incompréhensibles s'étaient ajoutée à sa perte de vision, sa respiration accélérait encore, une angoisse recommençait a naître dans sa poitrine, le fait qu'il n'y voyait rien augmentait encore plus ses peurs, il sentit également un besoin de crier lui monter a la gorge, ne sachant pas ou il était et qui pourrait l'entendre il recommença a se mordre la main au sang.
- Malfoy !
Cette voix qu'il commençait a bien connaître...
- Putain Granger c'est pas le moment, retourne au bal... Allez.
- Mais qu'est ce que t'es entrain de faire ?! T'as perdu la raison ou quoi ? (il pût sentir qu'elle lui bandait la main avec un tissus) ça suffit, tu ne peux vraiment pas continuer à te croire fort au point de lutter contre tes propres démons. Lèves toi.
- Je peux pas.
- Pardon ?
- Je peux pas je t'ai dis, je n'y vois rien. Aides moi a retourner a ma salle commune.
Il se mit debout, Hermione lui prit le bras et le tira jusqu'à la salle commune qu'il fit ouvrir.
- Je recommence a voir.. Un petit peu.. C'était terrible !
- Fais moi entrer et expliques moi.
- Alors déjà, jamais tu ne mettras un pied ici, ça t'es interdit Granger. Ensuite, non je ne t'expliquerais pas.
- Mais tu as dis la dernière fois...
- Oh mais je vais devoir t'apprendre que les gens ne font pas toujours ce qu'ils disent.
- Très bien, je vais aller voir McGonagall et lui expliquer le peu de choses que je sais sur toi, dit elle en tournant les talons vers la sortie.
Il lui saisit violemment le bras et la tira vers l'entrée.
- Si tu fais ça je t'assassine Granger.
- Je n'ai pas peur de toi. Tu en es incapable. Pour l'amour du ciel, parles Drago !
- Si tu cherches a m'humilier tu perds ton temps... D... Drago ?
- Oui, c'est bien comme ça que tu t'appelles ou alors ton identité est aussi superficielle que ton caractère ? Je ne suis pas ici pour rire, pour t'humilier, je suis ici parce que tu m'as ouvertement dis que quelque chose se tramait et que tu y étais lié. Je veux protéger mes proches, alors fais un effort.
- Si tu ne te mêles pas de mes affaires, personne ne souffrira, alors laisses moi tranquille.
- Je ne te crois pas, tu sais pourquoi ? Parce que tu es un faible, tu es incapable de te défendre tout seul, depuis que je te connais tu t'en es toujours pris a plus faible que toi, toujours en nombre supérieur, tu as besoin de te cacher derrière quelqu'un pour exister. Tu es faible et mesquin, tu ne te rends même pas compte que ton père essaie de vivre a travers toi, tu n'as même pas l'intelligence de remarquer que ce que tu fais, c'est mal. Tu es...
La gifle partit seule dans le visage de la sorcière, il la repoussa ensuite et la menaça de sa baguette magique tout en plongeant son regard glacé dans le siens, Hermione était complètement choquée et surprise pour pouvoir réagir a cet acte de violence. Il s'approcha encore d'elle, faisant luire un sort inconnu au bout de sa baguette, il s'approcha si prêt qu'elle pût sentir un souffle chaud et stressé contre sa peau.
- Très bien, tu veux te mêler de ma vie ? Tu ne me fais pas confiance ? Tu as gagné Granger, je vais t'embarquer dans mes enfers et j'espère honnêtement que tu y crèvera. Maintenant qu'on a eu cette conversation, dis adieu a ta vie, dis adieu a tes rêves, dis adieu a tes projets, tu vas venir avec moi, tu vas souffrir avec moi, tu vas subir avec moi et s'il faut, tu mourras avec moi. Je ne te lâcherais plus, je vais te monter qu'a force de s'obstiner on finit par le payer très cher, j'espère que tu regrette déjà le calvaire que je vais te faire bouffer Granger, oui, j'espère que tu regrettes déjà, et j'ai hâte de te montrer a quel point, tu t'es trompé, a quel point, depuis le début tu te trompes sur toute la ligne, te mettre en pleine gueule la vérité, que tu comprennes que tu n'es qu'une sale petite Sang de Bourbe incapable de comprendre un dixième de ce qu'il se passe dans le monde des vrais sorciers. Ce n'est pas avec tes petits bouquins, ta petite jupe d'écolière et ton sourire que tu vas réussir a vaincre quoi que ce soit. Alors maintenant que tu es ancrée a mes enfers Granger, je veux que tu fasses des efforts, des efforts qui te tueront s'il faut, mais je veux que tu sois prête a affronter ce que je te dirais en temps voulu, j'espère que c'est tout cas c'est pour ça que j'ai forcé Blaise a s'éloigner de moi, il n'a pas a risquer sa vie, par contre la tienne n'a aucune valeur a mon égard, donc tu es finalement, contre tout attente, la personne idéale pour tomber avec moi.
- On se revoit après les vacances, ici, même heure, dès le premier soir. Ne sois pas en retard. Et prépares toi, psychologiquement, a dire adieu a ta vie. Bienvenue dans mes enfers Granger.
- …
Le Serpentard la jeta dehors et referma violemment la porte, Hermione ne sût que répondre, son corps tremblait de long en large, les larmes commencèrent a lui perler au bord des yeux, Malfoy venait de lui glacer le sang et le suspens qu'il avait mit dans sa voix, dans ses actes, dans sa gifle, si violente lui fit perdre pied, lui fit perdre totalement confiance, peut être avait-il raison, peut-il valait-il mieux qu'elle ne sache rien.. Peut être qu'elle n'était réellement pas digne d'être une sorcière. Le jeune blond lui avait retourné le cerveau, elle retourna dans sa chambre, s'efforçant de ne pas pleurer, elle devait commencer a se transformer, afin d'être prête a encaisser la terrible vérité qui surgirait dans deux semaines, le Serpent devait sûrement avoir des détails à régler au prêt de ses parents avant de mettre en œuvre tout ses plans et c'est pour cela qu'il lui avait demandé de patienter. Elle se coucha sous les couverture bouillantes en fixant le plafond, que diable pouvait-il y avoir de pire que Voldemort ? Qu'est ce que Malfoy leur cachait a tous et comment cela se faisait-il qu'elle soit la seule a avoir remarqué ses comportements étranges ? C'était la première fois qu'elle se retrouvait seule face a une situation si compliquée, si malsaine, elle aurait tellement aimé avoir Harry et Ron avec elle, tout aurait été alors beaucoup plus léger a affronter.. Mais elle devait s'y résoudre, cette fois, ses deux amis ne la suivront pas, elle devait entrer, coûte que coûte dans le jeu et dans l'univers de Drago Malfoy.
Le lendemain, elle retrouva Ron & Harry sur le quai d'embarquement du Poudlard Express pour rentrer chez elle, elle avait proposé a Harry de partir avec elle pour les vacances de Noël, Ron ne pouvant pas l'accueillir cette année étant donné la situation de sa famille, et elle s'était juré de ne lui parler de rien concernant tout ce qu'elle endurait avec Malfoy. Les trois amis s'installèrent tranquillement dans un compartiment et le train les emmena loin du château et de tout les nouveaux tracas qu'ils s'étaient créé..
- Il faut que vous veniez au Terrier quand même, je supporte plus l'ambiance, hein, s'il vous plait.
- Je passe une semaine chez Hermione, je te rejoins la deuxième, on fêtera la nouvelle année ensemble comme deux ivrognes solitaires.
- Je suis bien d'accord Harry, je vais compter les jours je crois.
- Les garçons vous devriez réviser vos...
- ON SAIT ! Renchérirent les deux garçons de vive voix.
Arrivés a la fameuse gare, les trois amis descendirent et saluèrent Ron avant de se séparer et de filer de leur propre côté comme tout les passagers du Poudlard Express... Hermione partit avec Harry, elle était en ce moment la plus heureuse des jeunes femmes, enfin elle a allait retrouver son meilleur ami dans un contexte autre que scolaire après un an de silence qui a succédé une terrible guerre.
... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... ... .. .. .. ... ... .. ..
Il posa ses valises sur le pas de la grande porte, derrière cette grande porte se trouvait une immense battisse, une battisse riche, magnifique a vrai dire, mais qui elle aussi avait entre ses murs de terribles secrets, parfois même inconnus de ses propriétaires ; le manoir des Malfoy. Le jeune blond prit une profonde inspiration et poussa la poignée, il fit un pas à l'intérieur, toujours la même odeur, toujours le même poids sur les épaules, toujours la même culpabilité et le goût acide d'une mort a petit feu. Il entendit une démarche légère dans le couloir en face, légère mais pressée, dans la retenue mais dans la précipitation en même temps, il vit arriver au bout de celui ci, sa mère, un très léger sourire aux lèvres, elle aussi très fatiguée et paraissant plutôt faible, ce qui, je le conçois, est plutôt difficile a imaginer. Drago regarda sa mère, attendant une réaction quelque chose qui puisse lui indiquer comment il devait envisager son attitude maintenant, il savait qu'ils n'étaient plus tout seuls, qu'ils n'étaient plus libres, que leur bourreau était de retour, cet homme, son géniteur, il le haïssait autant qu'il l'admirait, mais ne pensait pas réellement l'aimer, c'était une fois de plus, une relation spéciale.
- On va bien ; finit par dire la jolie femme d'une voix terriblement douce et pourtant glaciale.
- Je vois. Je vais poser mes affaires.
- Rejoins nous dans le salon après, il doit te parler.
Le Serpentard alla ranger toutes ses affaires, installer son hibou dans sa chambre, il y resta un peu plus que nécessaire, quel homme allait-il avoir en face de lui cette fois ? Il avait vu tellement de facettes différentes de son père, cet homme capable d'adapter son comportement a toutes les personnes qui lui faisaient peur, qui oubliait sa propre dignité afin d'être sur de paraître bien face a ses supérieur, cet homme caméléon, cet homme sans figure, cet homme à qui il devait sans doute ressembler. Il se décida enfin a descendre, dans le grand salon aux rideaux sombres et tirés, dos à lui dans un énorme fauteuil morne et triste, à ses côtés se tenait Narcissa debout, regardant dans le vide et qui n'osait même pas respirer, toujours droite, toujours fière, toujours debout malgré tout. Le jeune garçon avança et se plaça en face de son père, qui n'avait, absolument pas changé malgré un an a Azkaban, ce fut ce qui le choqua le plus, aucun changement, si ce n'est peut être des traits un peu plus tiré et une peau pâle et fatigué, mais aucune trace de quelqu'un de détruit, non, c'était quelqu'un qui avait encore de la force. Lorsque les deux paires d'yeux glaciaux se croisèrent, un frisson parcouru Drago, son père avait encore la lueur vive et l'excitant au fond de ses pupilles de glace, alors il avait encore de l'espoir. Comment faisait-il, après tout le mal qui s'était passé, même Drago, sous sa carapace de fer avait peiné à se regarder dans un miroir pendant longtemps et lui... il voulait recommencer... Il recula d'un pas en heurtant sa mère lorsque Lucius se mit debout d'un coup et s'approcha de son fils, il ne voulait pas qu'il le touche, tout, tout mais pas ça, malheureusement il n'allait pas avoir d'autre choix. Le Mangemort saisit son fils par les poignets, le mit plus loin de sa mère par précaution et lui serra les poignets encore plus fort jusqu'à dessiner une marque rouge dessus et jusqu'à arracher une grimace de douleur a son enfant. Après cela, il sortit sa baguette et d'un geste précis il fit relever les manches de la chemise de Drago, ne prêtant aucune attention a la multitude de bleus, presque noirs, qui continuaient a apparaître de temps à autre, lui recouvrant le corps, comme si un gang de jeunes mal attentionné le ruaient de coup sans s'arrêter, mais la douleur, il s'y était habitué. Il releva un regard terrorisé vers son père qui ne lui adressait pas la moindre attention, ses yeux glacés dans lesquels commençait a luire une étincelle folle parcourant les bras de son fils jusqu'à se poser sur son avant bras gauche, cet avant bras sur lequel se redessinait progressivement, la fameuse marque noire.
- Je vais bien m'occuper de toi Drago. N'ai pas peur.
