Comme promis la suite de cette OS qui du coup n'en est plus un! Merci pour m'avoir donné la 9ème place du concours.
Merci à ceux qui ont voté, à tous ceux qui m'ont laissé une review au dernier chapitre. Merci aussi pour vos mises en alerte et favoris.
J'espère que cette suite vous plaira, je ne sais pas encore combien de chapitres comportera cette histoire, si elle sera courte ou plutôt longue.
Je vous souhaite à tous des très joyeuses fêtes de fin d'année!
Pov B
Nous avions du nous endormir à un moment donné... Lorsque mes yeux s'ouvrirent je ne distinguais rien d'abord, la nuit était encore dense et pourtant aux travers de ses ramures d'encre s'infiltraient quelques éclats de lumière bleutée. Le jour se lèverait bientôt, une nouvelle journée viendrait dans la jungle Laotienne.
Je tirais sur nous le drap râpeux, si les jours vibraient d'une écrasante chaleur ce n'était pas le cas des nuits qui étaient fraîches et piquantes sur les rives du lac.
Edward dormait, paisiblement. Son bras passant au dessus de ma taille m'emprisonnait dans son étreinte, m'empêchant toute fuite bien que je n'avais pas la moindre envie de fuir.
Je m'approchais de lui et humais dans son cou sa fragrance virile. Ma bouche traça des arabesques câlines, je récoltais des perles de sueur séchée, douce saveur salée depuis si longtemps oubliée.
Me fondant dans son étreinte je goûtais le bonheur d'un homme dans mon lit. Je n'avais pas connu ces plaisirs charnels depuis si longtemps... Maintenant que je venais d'en avoir une bouchée des plus savoureuses j'allais avoir toutes les peines du monde à m'acclimater de nouveau à ma vie ici. Pas d'homme... c'était le poids le plus lourd à porter de mon exil.
Je regardais le jour se lever à travers les persiennes entre-ouvertes. La clarté bleue de l'aube s'infiltrait tout doucement dans la chambre. La magie de la nuit s'était éteinte, le vieux poste ne crachotait plus sa musique à l'extérieur. La moiteur avait laissé place à la vivifiante fraîcheur du matin... Le songe charnel de notre nuit n'était plus qu'un souvenir, la vie devait reprendre son cours et moi je devais travailler.
J'ignorais ce que deviendrait ma relation avec Edward, allions-nous nous revoir? Sûrement, il était mon voisin. Allions-nous passer le temps qu'il lui restait ici d'une agréable manière? Je n'en avais aucune idée. Hier était une enclave temporelle dans notre quotidien, un fragment de poussière qui n'était pas destiné à se produire mais qui était arrivé, à la faveur d'une nuit alcoolisée ou d'une monotonie insipide qui nous emprisonnait tous les deux... Toujours est-il que c'était arrivé, ignorant tout de la façon dont il comptait gérer ça je décidais de laisser couler, de voir où le vent nous porterait, de toute façon je n'avais rien de mieux à faire que ça.
Mon corps portait les stigmates de notre nuit, des perles de sueur avaient séché dans la vallée de mes seins, parfumant ma peau d'une senteur épicée et musquée. Je quittais la chaleur des bras de mon amant d'un soir, ne pouvant profiter plus longtemps de sa compagnie et je me dirigeais vers la salle de bain.
La douche délaça mes muscles avec efficacité, c'était comme sentir les nœuds couler et se défaire sous la caresse de l'eau chaude.
Je lavais mes cheveux folâtres ce matin. La senteur de la fleur d'Ylang imprégnait ma peau d'une brume de fraîcheur agréable.
Je sortis vivifiée, prête à affronter une nouvelle journée de chaleur suffocante. Mes muscles pourtant dénoués par la caresse de l'eau m'élançaient comme pour me rappeler le plaisir de ma nuit. C'était comme un rappel agréable de cette soirée de sensualité, un rappel que j'emportais avec moi pour la journée. Lorsque ce serait trop dur je pourrais toujours m'y replonger pour trouver un peu d'apaisement.
En prévision de la chaleur qui aujourd'hui encore ne manquerait pas de tomber sur la région, j'enfilais une simple tunique courte d'un bleu sombre. Le col Mao qui allait me démanger furieusement après quelques heures de marche dans la montagne contrebalançait avantageusement le peu de longueur de la tunique. Malgré la chaleur, malgré la difficulté du travail je devais rester stricte dans mes choix de vêtements pour gagner la confiance, les asiatiques étaient très pudiques.
Je passais par la chambre pour constater qu'Edward dormait toujours. Sa tête reposait maintenant sur le côté du lit que j'avais occupé. Je restais quelques secondes dans l'encadrement de la porte à le regarder dormir. Il ne subsistait aucune trace de l'homme d'affaires dur et guindé, seulement l'image touchante d'un petit garçon profondément endormi.
Je secouais la tête, furieuse que de telles pensées me traversent l'esprit. Dans la cuisine je préparais mon petit déjeuner et le pris comme à mon habitude sur la terrasse de bambous face au lac encore blotti dans ses brumes vaporeuses. Les sons de la nuit s'étaient éteint dans l'obscurité de la jungle. Seul le clapotis de l'eau et le chant discret des oiseaux troublaient le silence.
Je fermais les yeux pour le laisser me pénétrer, ces rares moments d'apaisement de la nature étaient un luxe que je ne voulais pas manquer. Toute la journée la jungle chanterait bruyamment, seulement le matin elle prenait quelques repos et laissait l'oreille se délecter de la saveur fraîche du calme.
Le bouillon de riz et de champignons me brûlait la langue, comme une caresse de feu il descendait dans ma gorge. Ce repas serait le seul avant de nombreuses heures... je n'avais aucune idée de quand je pourrais m'arrêter le temps de manger quelque chose. C'était tous les jours pareil, il fallait composer avec l'incertitude, toujours...
Pour rendre mon déjeuner plus consistant je mangeais quelques morceaux de mangue de la veille et un peu de riz froid. Du bout de mes baquettes j'attrapais le reste des champignons au fond du bol d'émail puis repoussais le tout. Un flash incongru de souvenirs du passé me traversa. Je me souvenais de mes petits-déjeuners là bas, en occident... Depuis quatre ans tout avait changé pour moi, même mes habitudes alimentaires, surtout mes habitudes alimentaires. Je me demandais quelle sensation ça ferait de manger un pancake... j'en avais oublié le goût, et même la consistance. Je ne parvenais pas à me rappeler... comme tant de choses que j'avais oubliées depuis que j'avais abandonné ma vie aux portes de l'aéroport.
C'était étrange de repenser à ça, d'ordinaire jamais ces pensées ne me traversaient, j'étais pleinement satisfaite de ma vie ici, en dépit de la solitude, j'avais fait de cet endroit ma nouvelle maison. Alors pourquoi me torturer avec ces souvenirs qui devaient demeurer oubliés. Décidément Edward détraquait tout chez moi, l'excès de plaisir me faisait perdre la tête.
Le temps passait et je ne pouvais m'accorder le loisir de rêvasser ainsi. La journée serait longue, comme celle d'hier, comme celle d'avant hier... comme elles l'étaient depuis quatre ans.
Avant de quitter la maison je passais par la chambre. Edward émergeait doucement du sommeil. Ses yeux étaient embrumés et ses cheveux en bataille, tant de désordre lui donnait un petit côté enfantin qui finalement ne lui sciait pas mal, tellement différent de ce qu'il était réellement.
"-Je dois partir, il y a un peu de bouillon de riz dans la cuisine et du thé. Lorsque tu quittes la maison glisses la clé sur la poutre à l'entrée. Bonne journée." Je disparus avant qu'il n'eut pu répondre quoique ce soit, je n'étais pas sûre de pouvoir gérer ce lendemain. Je ne voulais pas voir dans ses yeux de la gène ou du regret, car pour ma part je ne regrettais rien. Cette soirée était comme un sursaut de vie pour moi, mon quotidien manquait de saveur, d'une épice capiteuse qui l'aurait rendu plus savoureux. Je l'avais trouvée alors je ne voulais pas qu'il me gâche mon plaisir. Rêver, encore quelques heures...
Chaque matin avant d'entamer ma tournée des villages je devais me rendre à l'agence qui m'employait. Elle distribuait le travail, enregistrait les appels de la nuit, gérait le planning.
Elle était située à quelques kilomètres en amont de la rivière, je n'avais pas à me plaindre j'étais celle qui en était le plus proche. Nombre de médecins devaient faire des kilomètres et des kilomètres chaque jour ou presque pour s'y rendre, d'autres géraient leur travail par communications téléphoniques. Moi, je n'avais qu'à prendre le petit bac à moteur accroché sur le ponton face à ma cahute et naviguer sur les eaux douces de la rivière.
L'exercice exigeait un peu de doigté et surtout beaucoup d'habitude, à cette heure matinale les brumes épaisses qui couvraient le lac étaient encore plus opaques sur le cours d'eau.
A mes pieds sur le sol humide de la barque était posé mon sac de vieille toile kaki, tout ce qui me serait utile était contenu dedans. Mon stétho, mon marteau à réflexes, un tensiomètre qui n'était plus de la première jeunesse et le plus de médicaments que je pouvais grappiller à l'agence. Car en dépit de tous les efforts que l'on pouvait faire, en débit de toute notre bonne volonté ce soucis matériel était celui qui était le plus difficile à gérer. Cette aide humanitaire qui n'arrivait jamais, ces colis thérapeutiques qui devaient arriver de la grande ville et qui restaient bloqués quelque part dans la campagne, revendus au marché noir, volés ou tout simplement jamais envoyés...
Ici on pratiquait une médecine différente de partout ailleurs, se contenter des maigres moyens, parer au plus urgent mais bien souvent se résigner à ne rien faire. Et c'était ça le plus dur je crois... ne rien faire! Rester là à attendre alors que dans notre tête se mettaient en place tous les rouages consciencieusement appris des thérapeutiques à appliquer. Ne rien tenter par faute de moyen alors que toutes les belles cases du diagnostic étaient remplies, qu'il n'y avait aucun grain de sable, rien d'un peu dérangeant qui manquait ou ne correspondait pas. Des cas d'école parfaits... de ceux qu'à la fac on nous présentait et qu'on ne retrouve presque jamais dans la vraie vie. De ceux pour lesquels il y aurait des choses à faire...
Oui c'était vraiment ça le plus dur, de se dire que ce qui en occident pourrait être soigné à coup de traitements agressifs mais efficaces devait se contenter ici de mener à l'agonie.
A mon arrivée au Laos, animée de la meilleure volonté du monde et d'un complexe de superwoman tenace je me débattais dans cette boue épaisse, je ne pouvais me résigner... Habituée à la facilité d'occident, parfaitement entraînée à la mise en place des traitements, je ne pouvais rester là sans rien faire, à attendre et à accompagner. Au cours de mes stages déjà, là bas dans la lointaine Amérique, le palliatif ne me seyait pas, je n'avais pas encore acquis cette capacité de résignation. Je n'avais pas accepté de ne pas être un super héros, de ne pas sauver toutes les vies, de ne rien sauver du tout. Cet apprentissage pour moi avait été brutale, lorsque perdue en pleine jungle j'avais du me débrouiller seule, harceler mes supérieurs pour avoir plus de médicaments... M'agiter comme un moustique impatient pour des résultats quasi inexistants... j'avais compris, enfin, que parfois le mieux à faire était de tenir la main sans se démener dans le vide. A mon arrivée j'envoyais chaque cas jugé urgent à la grande ville dans l'espoir bien naïf de les faire hospitaliser dans l'un des trop rares centres de soins... Et puis finalement j'avais appris à me taire et à me résigner... Le grand père dévoré par son cancer pancréatique foudroyant n'avait pas sa place dans une chambre médicalisée surchauffée. Pour ce cancer qui déjà dans les pays riches promettait bien peu de chances de rémission, il valait mieux rester là et accompagner cet homme en lui évitant les souffrances, plutôt que de l'arracher à sa famille, à sa maison qu'il avait toujours connue, à tout ce qui avait composé sa vie pour qu'il s'en aille mourir dans un lieu qui ne lui était pas familier...
Oui cet apprentissage avait été brutale, et parfois encore il l'était, se résigner était en médecine la chose la plus difficile à faire. Admettre qu'en dépit de nos connaissances on ne pouvait rien faire, admettre que des gens meurent alors qu'ailleurs on aurait sûrement pu les soigner...
La tête pleine de ces pensées, de cette rétrospection nécessaire, je poursuivis mon chemin sur le cours d'eau boueux de la rivière.
Les rives parées de verdure luxuriante se réveillaient, le soleil doré dardait ses rayons dans l'amas d'émeraudes. Les bambous tanguaient dans la brise légère, la chaleur montait doucement sur la terre. Je respirais de grandes bouffées du parfum encore frais de la jungle au sortir de sa nuit. Dans cette fragrance végétale et fraîche, flottaient quelques notes de lotus.
Je saluais sur les rives les paysans déjà au travail, affairés dans les jardins flottants ou dans les rizières bercées par les vents.
Autours des femmes qui d'une mains relevaient les pans de leurs robes de lin fané et de l'autre cueillaient les petite feuilles de thé d'un vert tendre, les enfants couraient. A demi nus pour la plupart ils jouaient à se poursuivre dans ce marécage boueux.
Au passage de ma barque tous relevaient la tête et reconnaissaient ma tignasse brune et ondulée brillant dans le soleil, ils me saluaient de grands signes. J'étais une des leurs désormais, je faisais parti de leur grande famille. Je n'étais plus l'étrangère...
Le jour où enfin j'avais cessé de combattre les croyances populaires, lorsque j'avais cessé de vouloir imposer mon savoir médicale objectivé face à leurs cultes, j'avais gagné le respect. Le jour où je pus m'asseoir et me taire, observer les rites la bouche close j'avais gagné le droit d'être des leurs. Dans cette région bercée de pensées chamaniques il fallait être extrêmement prudent, ne pas heurter les gens et concilier leurs coutumes à nos habitudes de travail. Ça avait été un apprentissage difficile et fastidieux, mais maintenant j'avais la certitude d'être écoutée, et même comprise, j'avais pu par mon silence défier leur méfiance à l'égare de l'étrangère que j'étais.
Dans le jour toujours plus ensoleillé et chaud, je contournais la pagode sacrée vers laquelle une procession se dirigeait déjà. Les barques parées de rubans blancs avançaient vers l'îlot au centre des flots. Mêlé au clapotis des vaguelettes sur la coque des embarcations, s'élevait dans l'air matinal le chant des pèlerins. Clameur familière et vibrante qui chaque matin accompagnait mon périple aquatique. J'avais la certitude de ne jamais pouvoir abandonner ça... ma vie occidentale semblait bel et bien terminée, je ne pourrais renoncer à cette paix et à ce calme que seule la jungle d'Asie peut nous apporter...
Pov E
J'ouvris péniblement les yeux tant la lumière qui filtrait aux travers des persiennes était vive. La chaleur était déjà écrasante, presque suffocante et moite. Je sentais des gouttes de sueurs dévaler de mon front, tremper mes cheveux. Le draps un peu râpeux m'irritait la peau déjà mise à mal par la touffeur environnante.
Je sentais flotter comme une brise un parfum délicat, un parfum féminin. Mais en tâtonnant le lit de mes mains je le trouvais vide, désespérément vide.
Je n'étais pas dans ma chambre, ni même chez moi. Les yeux perdus dans les voiles de la moustiquaire je tentais de reprendre mes esprits et de retrouver mes souvenirs.
Bella, ma voisine... la soirée, la nuit... Tout me revient pas brides, par vagues presque ininterrompues, chaque nouveau souvenir était encore plus délicieux que le précédent.
Je me remémorais chaque détail de notre soirée, et de notre nuit... tout avait été tellement au dessus de mes espérances.
Presque midi... je me souvenais de ses paroles du matin, elle avait du quitter la maison à l'aube. Ne supportant plus cette chaleur indicible je me levais, remis un peu d'ordre dans le lit aussi froissé que mes cheveux et me dirigeais vers la cuisine.
Le bouillon dont elle m'avait parlé le matin était posé sur la table, dans un bol couvert pour éviter la visite des insectes. Je le fis réchauffer et le bus à longues gorgées, savourant son goût un peu salé. Je n'aurais pas pu avaler ça le matin comme elle l'avait sûrement fait elle. Un peu de riz, je croquais dans quelques fruits disposés sur l'assiette et nettoyais rapidement la cuisine. Elle m'avait fait l'honneur de ne pas me mettre dehors ce matin, je tenais à lui laisser la maison en état.
Le plus sage maintenant que je n'avais plus rien à faire ici aurait été de retourner chez moi, mais je n'en avais pas la moindre envie. Vagabonder au milieu de ses objets familiers me donnait un plaisant sentiment d'être proche d'elle, de la sentir à mes côtés.
Cette femme m'avait décidément envoûté, je ne me reconnaissais pas, moi l'amant d'une nuit toujours disparu au matin.
Je déambulais presque nu dans sa maison, m'imprégnant de son univers.
La sueur continuait de dévaler ma peau, la rendant désagréablement moite et humide. Je finis par me décider pour une douche. Chez elle puisque quitte à être impoli, autant l'être jusqu'au bout!
La salle de bain était minuscule, spartiate, n'ayant rien du confort qu'on aurait pu en attendre. Bella se contentait de peu de choses, elle vivait comme les autochtones, enfin ceux ayant des revenus confortables. Rien d'ostentatoire ni d'exigeant. Cette femme était une énigme, elle était forte, presque résignée, un brin sauvage aussi.
Je me douchais avec son gel parfumé, sentir son parfum couler sur ma peau me faisait me sentir plus proche d'elle encore et ravivait mon envie de la sentir dans mes bras, sous moi, ma bite enfouie dans ses profondeurs. C'était une amante hors pair, tigresse, chaude, délicieuse.
Je ne pouvais pas passer la journée chez elle à l'attendre, ça aurait paru bizarre, alors je fermais la maison. Je voulais la revoir, vite, le plus tôt possible, aussi je gardais la clé avec moi et ne la laissais pas comme elle me l'avait demandé. Je pourrais toujours faire passer ça pour une négligence et au moins ainsi elle devrait venir me voir.
Je passais l'après midi à me promener dans la forêt, toujours près du village, sur les sentiers maintes fois foulés par les paysans, je ne voulais pas me risquer au dehors, dans la jungle sauvage. Magnifique et magnétique elle m'attirait inexorablement vers elle et je devais lutter pour ne pas lui céder, pour ne pas la laisser me dévorer. Car c'est ainsi qu'elle agit cette jungle luxuriante, elle vous attire dans ses filets de verdure, vous emprisonne et vous dévore. On raconte que jamais plus on ne peut se passer de la jungle une fois qu'on y a goûté, pire que le désert encore, sans cesse on veut y revenir. Je comprenais ça sans peine, sa force magnétique était puissante, toute aussi irrésistible que les dangers qu'elle refermait. Sans guide je n'avais aucune chance de survie au milieu de son labyrinthe foisonnant. Je ne parlais pas la langue du pays et je n'avais aucune envie de passer du temps avec un guide touristique, et un paysan du lac était exclus, jamais ils n'auraient accompagné un étranger sur leurs terres...
Je pensais à Bella, peut-être accepterait-elle un jour de m'emmener dans sa tournée des villages, j'avais une folle envie de la voir interagir avec les gens d'ici, elle les comprenait, ils l'acceptaient...
J'imaginais ses longues jambes nerveuses parcourir les sentiers de terre brune et poussiéreuse, la sueur courant entre ses seins ronds et fermes, ses cheveux se balançant doucement au rythme de ses pas alors que le soleil aveuglant darderait ses rayons sur nous, pauvres fous téméraires gravissant la montagne.
Elle me donnait des envies de nature, des envies de découvrir la vie ici, de la découvrir vraiment. Moi aussi je voulais fuir ce quotidien qui m'emprisonnait, moi aussi je me prenais à rêver de fuir mon pays... Mais je n'avais pas sa force, ni son courage. J'étais ici en simple touriste et je savais qu'il en serait toujours ainsi. Je n'avais pas la force de caractère suffisante pour laisser la jungle me consume et me dévorer...
Je rentrais de ma promenade épuisé et fourbu. La piqûre sur mon ventre m'élançait douloureusement, mes muscles me tiraillaient et brûlaient. Sur ma peau abîmée par le soleil, la poussière se collait à la sueur qui n'en finissait plus de couler. Je me sentais sale, fatigué, mais tellement vivant! Je pris une douche, depuis mon arrivée ici j'avais l'impression de ne faire que ça.
Le soleil amorçait sa descente derrière la cime immense des arbres. Bella ne tarderait pas à rentrer... Mes contemplations clandestines m'avaient apporté une parfaite connaissance de son emploie du temps.
Propre et vivifié je sortis sur le balcon pour ne rien manquer de son arrivée.
Il ne me fallu pas attendre longtemps, la petite barque à moteur glissa sur la rivière sombre. Elle sortit sur le ponton de bambou, ses jambes dénudées brillaient dans le soleil, sa peau semblait dorée et tellement douce même d'ici. Ses cheveux flottaient dans son dos, à peine relevés, les efforts de la journée avaient dénoué sa coiffure. Ses mains musclées par le travail attachèrent la corde autours de la poutrelle de bois. Chargée de son sac elle se dirigea sur la jetée en direction de sa maison. Pas une fois elle ne leva le regard vers moi. J'en fus soulagé, je n'aurais eu d'autres choix que de lui apporter ses clés, hors je voulais qu'elle vienne frapper à ma porte, j'aurais ainsi plus de possibilités de la retenir pour la soirée.
Sa tunique bleue enserrait son corps délicieusement, ce petit corps nerveux que j'avais eu tant de plaisir à voir bouger sous moi et sur moi... Cette femme étonnante chantait pour moi comme une sirène envoûtante, toutes mes pensées de la journée avait été tournées vers elle.
Je la perdis de vue, mais pas longtemps. Quelques coups discrets mais énergiques furent frappés. Ma déesse d'Asie venait de rejoindre mon antre où je comptais bien la capturer.
Pov B
Mes clés étaient introuvables, et la porte close. Edward avait du les garder, à dessein ou non je ne pouvais le savoir. J'osais espérer qu'il avait une idée derrière la tête en les oubliant. Il avait occupé toutes mes pensées de la journée. J'étais seule depuis si longtemps que je m'accrochais à lui comme à une bouée pour m'empêcher de sombrer, éviter de m'enfoncer dans ma solitude pesante...
La journée avait été longue, épuisante, suffocante. Même après quatre années passées ici je ressentais les effets de cette chaleur moite. La mousson approchait et dans la touffeur de l'air, dans l'humidité ambiante on la sentait... J'étais pressée de me débarrasser de mes vêtements collants de sueur et de poussière, ma peau en était toute brunie.
Je montais chez Edward et frappais à sa porte, j'aurais préféré le voir à un autre moment, quand je me serrais débarrassée de toute cette crasse et de ma fatigue. Quand dans l'eau fraîche mes muscles auraient pu se délasser.
Je chassais une mèche de cheveux de mon visage quand il apparut dans l'encadrement de la porte.
"-Salut"
"-Salut, je pense que tu as gardé mes clés... enfin j'espère sinon je suis enfermée dehors!"
"-Ah oui attends, entres j'ai oublié de te les laisser." Sa voix ne sonnait pas très assurée, j'étais sûre maintenant que son excuse était fausse.
Je le suivis dans le salon d'allure coquet, les meubles de bambous et de bois étaient harmonieux, la maison d'apparence confortable.
Autours d'une table basse de gros fauteuils de rotin semblaient inviter à une détente agréable après une journée de travail.
"-C'est sympa chez toi."
"-Ce n'est pas vraiment chez moi mais je suis content que ça te plaise. Je t'en pris installes toi. Tu préfères quoi jus de fruit? Rhum?"
"-Edward je serais vraiment ravie de passer du temps avec toi, mais je n'ai envie que d'une chose là, une douche et de changer de vêtements!"
"-Ça fait deux choses ça! Et j'ai une douche aussi tu sais..." Il m'adressa un de ses sourires en coin létale pour ma petite culotte. Je pris quelques instants pour le détailler. Ses cheveux encore humides tombaient sur son front, dans un désordre improbable et sexy trahissant une douche récente. Il portait une chemise bleue pâle, dont les manches courtes faisaient saillir ses bras puissants et musclés, couverts de fins poils noirs. Je me pris à rêver de ces bras autours de mon corps mince... Sa chemise entrouverte sur sa poitrine me laissait tout le loisir de dévorer son torse du regard... un torse que je savais musclé juste comme il fallait. Il portait un jean sombre et je pensais que c'était la première fois que je le voyais habillé décontracté. Ses pieds nus reposaient sur le sol de bambou sûrement tiède. Dieu du ciel, même les pieds de cet homme étaient sexy, un mélange de virilité et de décontraction terriblement excitant.
Soudain je réalisais que je n'avais aucune envie de le quitter, même si je devais renoncer à ma douche, je voulais rester en sa compagnie, pouvoir encore admirer son corps parfait et son visage divin. Pouvoir fantasmer sur cet homme qui la veille seulement avait fait à mon corps des choses merveilleuses et indicibles.
"-Ah oui vraiment?"
"-Humhum... et du savon, et du shampoing... Elle est grande et tu pourrais y passer le temps que tu veux."
"-Vraiment? Mais dans ce cas tu devrais aussi me prêter une chemise."
"-Tu pourrais très bien rester nue aussi tu sais."Il s'était rapproché de moi et son doigt chaud glissait dans mon cou. Je me mordais la lèvre pour ne pas gémir, son contact faisait voleter des papillons dans mon ventre, je sentais mon intimité me tirailler agréablement. J'avais envie de lui... de toutes les façons possibles et imaginables.
"-Mais si tu veux vraiment une chemise je peux aussi t'en prêter une... du moment que tu passes la soirée avec moi, je suis prêt à toutes les concessions!"
Je déposais mes lèvres sur sa mâchoire, tout près de sa bouche, délibérément provocante.
Pov E
Elle prenait sa douche, dans ma maison... je devais me faire violence pour ne pas la rejoindre, mais ça aurait été légèrement mal venu et précipité.
Son baiser m'indiquait qu'elle ne regrettait rien de ce qui s'était passé la vieille et j'espérais bien pouvoir réitérer l'expérience aujourd'hui.
Elle sortit après quelques temps les cheveux humides cascadant sur ses épaules. Elle sentait mon odeur, un mélange de cèdre et de santal. C'était troublant de voir qu'elle sentait moi, avec juste un soupçon de son parfum à elle.
Sa chemise, enfin ma chemise blanche trois fois trop grande couvrait le haut de ses cuisses. Le premier bouton était ouvert et son voisin se nichait au creux de ses seins. Je parvenais difficilement à détacher mon regard de ce petit point niché là où j'aurais voulu me blottir.
La voir porter mon vêtement me fit un effet étrange, plaisant, je la sentais plus proche de moi ainsi. Ses petits pieds nus glissaient sur le sol encore tiède, elle avait des pieds charmants, mignons et sexy, un peu potelets. Elle tenait au bout de ses doigts ses espadrilles poussiéreuses. La chemise blanche collait à sa peau humide révélant dans un savant jeux de transparences son corps exquis. Je m'approchais d'elle et posais mes mains sur ses hanches. Elle ne me repoussa pas et au contraire se colla plus contre moi.
Je ne résistais pas et embrassais ses lèvres sucrées et pulpeuses. Sa langue vint chatouiller la mienne, notre baiser était brûlant, mouillé, vibrant. Sa bouche jouait contre la mienne, prenait vie avec la mienne. Je goûtais sa saveur du bout de ma langue, me délectant de la sentir si proche.
Nous étions assis sur les gros fauteuils de rotin. Tous près l'un de l'autre. Elle buvait son verre de rhum avec un aplomb tout masculin, ce mélange subtil de féminité et de force était diablement sexy, toute ma Bella était sexy! Je regardais le liquide ambré couler entre ses lèvres chaudes, c'était un spectacle hautement érotique.
Ses espadrilles gisaient sur le sol. J'avais pris ses petits pieds nus entre mes mains chaudes et en massais la plante, les chevilles délicates et graciles. Comme un petit couple se retrouvant après une journée de travail. Cette pensée me plaisait, elle ne m'était pas dérangeante et en vérité je crois que j'aurais aimé qu'on le soit... ce petit couple paisible!
"-Dure journée?"
"-Longue surtout, crapahuter dans les montagnes sous la chaleur de plomb n'est pas la chose la plus agréable qui soit. La mousson arrive bientôt et c'est un soulagement, même si je passerai mes journées avec des vêtements trempés, au moins il ne fera plus si chaud! Mais non il y a des journées bien pires..."
"-J'imagine... Tu dois voir des choses inexistantes partout ailleurs..."
"-Qui ne devraient surtout plus exister, mais parfois il faut se résigner, faire du mieux qu'on peut, même si ça ne suffit pas toujours, même si ça ne suffit jamais..."
"-Je te trouve extrêmement courageuse."
"-Je ne le suis pas."
"-Je pense que si, tu as tout sacrifié pour cette vie, pour ces gens."
"- C'est surtout eux qui m'ont tout apporté, je n'ai pas sacrifié grand chose. J'aurais pu me contenter de faire ma mission et de rentrer, comme c'était prévu. C'est parce que j'ai trouvé ce qui me manquait que je suis restée, enfin je crois que c'est pour ça."
"-Tu es donc parfaitement heureuse?"
"-Pourquoi ai-je l'impression que c'est une question piège?"
"-Ça n'en est une que si tu ne penses pas vraiment ta dernière phrase..."
"-Non tu as raison, il manque toujours quelque chose. Mais cela sera toujours le cas non? Au moins j'ai trouvé l'apaisement et aussi ce frisson que je recherchais tant. Et je ne me sens plus que comme un simple bien de consommation. C'est ça plus que tout encore que je ne supportais pas. La société occidentale est tellement puante, tellement individualiste, elle a sacrifié tous ses idéaux et je n'étais pas prête à sacrifier les miens."
"-Donc tu es partie... ça c'est ce que je trouve courageux. Abandonner son pays pour ne pas perdre son idéale."
"-C'était surtout une fuite en avant... Et quand on court sans vraiment savoir où on va, la seule façon de ne pas tomber c'est de courir encore plus vite. Je n'ai pas tant sacrifié tu sais..."
"-Mais tu es seule, seule dans un pays qui n'est pas le tien, ou qui n'aurait pas du l'être, très seule..."
"-On ne peut pas tout avoir, là encore il faut se résigner. Mais c'est vrai, cette solitude est mon plus grand poids."
"-Si c'était à refaire tu referais la même chose?"
"-Je pense oui... je n'aurais pas d'autre choix et si il faut offrir sa solitude sur l'autel des idéaux c'est finalement un mince prix à payer. Et toi que fuis-tu vraiment? Personne ne vient se perdre au cœur de la jungle si il ne fuit pas quelque chose..."
"-Ma vie, je crois que moi aussi je fuis ma vie... mais je n'ai pas ton courage, ce n'est que temporaire. Je ne peux penser à sacrifier tout ce que je suis."
"-Plutôt tout ce que tu as..."
"-Mais finalement les deux sont intrinsèquement liés, je ne peux pas défaire le tout et cloisonner. Je n'ai pas ce courage alors je fuis seulement pour quelques temps, dans l'espoir de retrouver un peu d'apaisement, que tout ce cauchemar de lassitude qu'est devenu ma vie cesse."
"-Je ne dirais pas que tu manques de courage, mais plutôt que tu manques de lâcheté. Tout abandonner suppose fuir, mais toi tu referas face à tes responsabilités et ça j'en suis incapable, je me terre ici, et je me résigne..."
Après avoir parlé longuement, s'être épanché, je n'avais pas fait ça depuis des années et je découvrais avec plaisir que ça faisait du bien, de se confier comme ça... après tout ce temps passé à se raconter nos vies je lui montrais mes peintures et mes esquisses.
Je l'observais alors qu'elle elle observait mes toiles. Elle mordillait sa lèvre inférieure. En regardant les peintures les plus osées, un rouge délicat colorait ses joues, c'était incongru mais d'une façon charmante, elle qui était si forte, je ne me serais pas attendu à la voir rougir.
Ses tétons pointaient sous le fin tissu de la chemise, je pouvais presque sentir le parfum de son excitation qui réveillait la mienne...
"-Elles sont magnifiques Edward, tu es vraiment un artiste, il se dégage une sensualité de ces toiles..."
"-J'aimerais tedessiner... nue..."
"-Tu sais tu n'es pas obligé d'en passer par là pour me voir nue..."
"-J'aimerai quand même le faire... Et donnes moi cette fameuse méthode pour te contraindre à te déshabiller..."Elle me fit un petit sourire en coin et ses doigts détachèrent un premier bouton de la chemise, celui juste au creux de ses seins... Les pans s'écartèrent, révélant une parcelle de sa peau laiteuse. Puis un autre bouton, un troisième, c'est son ventre plat maintenant qui s'offrait à ma vue. Le dernier me révéla son intimité déjà luisante de désir. Je restais quelques secondes à la contempler, magnifique dans la lumière du soir...
Elle crocheta mon cou de ses bras et me rapprocha d'elle. Nos lèvres s'entrouvrirent l'une sur l'autre dans un baiser d'abandon. Je passais un bras derrière ses genoux et la portais comme une jeune mariée dans la chambre.
Sur mon lit immense couvert de draps blancs elle ressemblait à une perle dans son écrin. Elle était belle, envoûtante.
Tel un prédateur je fondis sur elle, embrassant le haut de sa poitrine qui se soulevait de façon désordonnée.
Je cueillis dans ma bouche gourmande son petit téton rose tendre, je le malmenais, la faisant gémir d'envie. Ma bouche descendit le long de son ventre. M'attardant sur son nombril je fis monter le désir en elle en soufflant sur son épiderme. Sa petite chatte coulait d'envie, je pouvais voir des perles humides sur ses lèvres. Sans jamais poser ma bouche j'effleurais son mont de Vénus, glissant juste la pointe de ma langue le long de son clitoris qui se décapuchonna pour poindre vers moi. Bella se cambra, désireuse de plus de contact. Mon érection était douloureusement comprimée dans mon jeans, aussi je la libérais alors que je continuais de lécher Bella. De profonds coups de langue venaient récolter son humidité, je me délectais de son goût capiteux, sublime ambroisie. Sa jambe passée sur son épaule m'offrait tout l'accès à sa fente mouillée. Ses petits doigts nerveux tiraient mes cheveux à la recherche de plus de plaisir, j'aimais ce contact qui nous rapprochait, nous fondant l'un dans l'autre.
Elle n'était plus que gémissements lascifs, complaintes de plaisir. Elle avait empoigné ses seins alors que je dévorais toujours son intimité brûlante. La pointe de ma langue titillait sans cesse son bouton de rose dardé de plaisir. Son orgasme nous surprit tous les deux, elle poussa une profonde complainte avant de se liquéfier dans ma bouche.
Pov B
Je retombais mollement de mon orgasme fou. J'avais joui à me faire recourber les orteils de plaisir. Edward était tellement doué avec sa langue que j'aurais voulu qu'il me lèche pour toujours. Ma mains continuait de grattouiller la base de sa nuque alors qu'il embrassait mes cuisses. Il remonta doucement, la pointe de sa langue tançant un chemin entre mes seins mouillés de sueur. Il m'embrassa et je pus sentir sur sa langue les fruits de mon plaisir.
"-Bébé viens en moi maintenant!"
"-Tout de suite ma belle, j'ai pensé à ça toute la journée tu sais.''Son sexe dur et gonflé s'enfonça jusqu'à la garde dans mon intimité surchauffée.
"-Putain Bella c'est tellement bon!"
"-Oui Edward plus fort!" Il me prit fortement, juste comme j'aimais.
Je sentis mes parois l'enserrer comme si elles ne voulaient jamais le lâcher. Je jouis autours de son membre enfoncé en moi en hurlant tout mon soûle. Ma jouissance déclencha la sienne, il vint en plusieurs jets brûlants au fond de mon ventre.
Haletants tous les deux nous savourâmes la sensation de délicieux apaisement que nous avait donné notre orgasme.
Le visage enfoui dans mon cou Eward me respirait alors que je caressais son dos musclé. Mes doigts glissaient sur le satin de sa peau, traçant le dessin de ses muscles bandés.
Nous restâmes longtemps blottis l'un contre l'autre. J'avais posé ma tête sur son torse et sa main me caressait les cheveux, presque tendrement. La nuit tombait doucement et les bruits de la jungle qui s'éveillait venaient jusqu'à nous. Il faisait chaud encore, nos corps transpirant retrouvaient une respiration normale. La douceur des draps caressait ma peau, je me sentais bien, apaisée. Ma solitude ne me pesait plus, j'avais comme trouvé mon port d'ancrage après des années d'errance. Je ne voulais pas le quitter ce port, je me sentais trop en sécurité ainsi amarrée.
"-Un jour tu m'emmèneras avec toi dans les villages? Je ne connais encore rien de ce pays, j'ai envie que tu me le fasses découvrir!"
"-Si tu veux. Combien de temps restes-tu encore ici?"
"-Plus qu'une semaine maintenant malheureusement..." Une semaine, voila tout le répit qui m'était accordé. Dans une semaine il retrouverait sa vie et moi la mienne, lui son Amérique et moi ma solitude... Je n'étais rien d'autre qu'une distraction, aussi plaisante soit-elle, je n'étais rien d'autre qu'une compagnie de vacances... Une semaine et je devrais m'éloigner de ce port où je venais à peine de m'amarrer, parcourir les mers encore, bercée par les flots tanguant des marées, avec pour seule compagnie ma solitude...
Voila, j'espère que ça vous à plu... Je poste la suite je sais pas trop quand. Le plus tôt possible.
Pour ceux qui suivent Une nuit d'été le prochain chapitre devrait arriver demain je pense, et celui du Manoir la semaine prochaine. Voila voila.
Merci de me lire et j'attends vos impressions...
A bientôt!
