Bonsoir tout le monde! Avec du retard voila le nouveau chapitre, je n'en suis pas totalement satisfaite, j'espère que vous aimerez malgré tout!

Je vous promets que le prochain sera beaucoup plus rapide, le week-end prochain normalement!

Je sous souhaite avec un peu de retard une très bonne année!

Je fais rarement de la pub mais là je voudrais en faire pour deux fictions que j'aime beaucoup: www. fanfiction s/6672068/1/High _Anxiety_Version_ Francaise; traduite par Pomme d'Or, cette histoire est magnifique!

Et la deuxième:

s/7611048/1/La_matheuse_paumee_et_le_footballeur_b ranche écrite par Space Bound Rocket, que j'aime énormément aussi.

Maintenant place au chapitre! N'oubliez pas ma petite review ;)

Pov E

Le soleil ne semblait pas encore levé, derrière mes paupières il n'y avait que la nuit. Une caresse fraîche sur ma joue me tirait doucement du sommeil. La main de Bella traçait des cercles légers sur ma peau qui s' hérissait à son contact. Je serrais sa taille de mon bras pour la rapprocher de moi, ses courbes douces et nerveuses se pressaient contre mon corps. A peine tiré de ma nuit j'avais déjà envie d'elle... le corps de cette femme était comme une drogue, enivrant et promesse de mille plaisirs.

Nous passions toutes nos nuits ensemble désormais. Le temps filait vite et nous voulions profiter de nos derniers jours. Tout ça allait me manquer! Elle allait me manquer lorsque je quitterais ce pays de rêves et d'exotisme, lorsque je devrais me couler de nouveau dans ma vie morne et sans attrait.

Ces vacances m'avaient apporté tellement plus que ce que j'avais imaginé. Mais elles avaient aussi chamboulé tout mon monde intérieur, oh pourtant si bien rangé! Moi l'homme sans attache m'était lié à ce petit bout de femme. Elle était aussi perdue que moi dans les vastes remous de la vie, et pourtant sa force était sans faille, son courage immense. Bella était entrée dans ma vie comme une comète aveuglante, bouleversant tout sur son passage, mais elle m'apportait aussi un message d'espoir. Cette femme avait été capable de prendre son destin en main. Comme j'aurais aimé pouvoir faire de même, avoir son courage et sa force d'esprit. La force d'envoyer au loin toute cette vie de merde qui m'emplissait d'une telle lassitude. A quel moment ça avait foiré? Je n'en avais pas la moindre idée! Un jour j'étais un jeune homme plein d'ambition à qui le monde souriait et le lendemain j'étais un riche homme d'affaire plein de lassitude et de dépit. Mon travail ne m'apportait plus ni le piment ni le frisson qu'il m'apportait au tout début. Mon entreprise vivait bien, plus que bien même, mais mon cœur était mort, il ne palpitait plus de joie et d'envie dévorante comme autrefois. J'avais beau me perde dans mes loisirs sans fin rien ne parvenait à me réchauffer, j'étais glacé, et mort...

J'ouvris les yeux sur le corps de Bella étendue près de moi, elle était totalement réveillée et semblait pressée que je sorte du lit.

Rien n'avait pu me réchauffer sauf cette femme... cette femme plus précieuse que la plus belle des pierres d'Asie, cette femme étonnante, mélange subtil de force et de fragilité.

Aujourd'hui était un grand jour pour moi. Bella avait accepté que je l'accompagne dans les villages. J'étais impatient de la découvrir au travail, de découvrir ce pays enchanteur dont je ne savais rien finalement en dépit des quelques semaines passées ici!

Je rêvassais encore lorsque Bella quitta le lit pour se rendre à la salle de bain. Le temps pressait.

Nous prîmes un solide petit déjeuner, un bouillon salé accompagné de riz à la mangue, la journée allait être longue et épuisante.

L'aube s'infiltrait doucement aux travers des rideaux de bambous. Le lac devant nous s'éveillait, les brumes le recouvraient tel un voile cotonneux. Le spectacle était magnifique, envoûtant, presque magique.

Je couvais des yeux ma compagne qui s'activait dans ses préparatifs matinaux. Revêtue d'un petit short en jean qui avait connu des jours meilleurs et d'une tunique en coton blanc elle était un appel au sexe, criant de sensualité. Elle couvrit ses cheveux d'un chapeau conique à la mode orientale et m'entraîna à sa suite sur le ponton.

"-Tu vas mourir de chaud habillé comme ça!"

"-Je n'ai rien d'autre..." Je portais un pantalon décontracté de toile claire et un polo fin mais j'avais conscience que ma tenue était loin d'être appropriée, mais après tout, je n'avais pas prévu de crapahuter dans la montagne lorsque j'avais décidé de passer mes vacances ici.

Les doigts de Bella détachèrent la corde qui retenait la barque amarrée, ses gestes étaient précis, trahissant une grande habitude de la chose.

Bella était silencieuse, offrant son visage à la brise délicate qui faisait onduler ses cheveux, elle était belle! Ses traits d'une exquise finesse reflétaient pourtant une dureté qu'ils n'auraient pas du avoir. Je ne connaissais presque rien de son passé mais j'avais la certitude que cette femme avait souffert, plus qu'elle n'aurait du. Cette constatation m'était très déplaisante, j'aurais voulu que la vie l'épargne de tout, une femme comme elle ne méritait pas de souffrir.

La barque filait sur la rivière, le murmure de la jungle emplissait l'air, différent de ce qu'il était pendant la nuit, plus étouffé, plus mystérieux. Je tentais de percer de mon regard le rideaux végétal qui nous entourait, mais je ne pus rien voir d'autre que la jungle luxuriante, partout, à perte de vue.

Nous arrivions près d'une petite pagode d'où s'évaporait un chant mélodieux et aérien, je ne comprenais rien des rites d'ici, mais j'aimais observer leur beauté, tout n'était que langueur et sérénité.

Nous passâmes rapidement à l'agence qui employait Bella, je restais à la porte pour ne pas interférer dans son travail. Les rues de la petite ville étaient déjà animées malgré l'heure matinale. Une cohorte d'écoliers dans leur petite tenue bleue courraient dans les rues pour se rendre à l'école, leurs rires joyeux emplissaient l'air.

Une groupe de femmes, paniers au bras se rendaient au marché en se racontant les derniers potins du village.

Il faisait déjà chaud. Dans les rues flottait une odeur à la fois amer et sucrée, lourde et onctueuse. Je respirais profondément ce parfum d'ici, qui avait quelque chose de résolument exotique, de résolument différent.

"-Tu es prêt?"

"-Oui bien sur."

"-Alors allons-y! Je te préviens la journée va être longue etfatigante! Nous devons nous rendre dans les montagnes, là bas" Elle me montra de son doigt tendu le mont qui nous faisait face. Le sommet dentelé baignait encore dans la brume.

Habitué à l'effort physique je ne m'inquiétais pas outre mesure et suivis Bella dans le petit sentier de terre rousse.

Notre organisme devait s'habituer à l'effort, alors aucun de nous ne parlait. Le parfum végétal et sucré de la jungle embaumait l'air, le cris des oiseaux déchirait de ciel alors que le murmure du vent dans les feuilles accompagnait leur chant.

Je me sentais bien et apaisé, cette sérénité m'avait quitté depuis si longtemps que je la goûtais avec bonheur, avec délectation même.

Les cheveux de Bella ondulaient dans son dos, son chapeau de paille lui donnait une allure toute orientale, elle était sublime.

Nous nous enfoncions toujours un peu plus au cœur de la jungle, je n'avais aucune idée de l'heure mais le soleil déjà haut dans le ciel se rappelait à notre bon souvenir. La chaleur devenait de plus en plus moite, de plus en plus suffocante. Le chemin dégageait une poussière épaisse et brune lorsqu'on le foulait de nos pas. Je contemplais les petites chevilles graciles de Bella qui caracolait devant moi, la terre brune maculait sa peau burinée par le soleil.

Le sentier était abrupte et la pente raide. J'étais reconnaissant à Bella de ne pas me faire la conversation, je devais économiser mon souffle qui se faisait rare tant la touffeur de l'air était difficilement supportable.

Nous traversâmes un pont suspendu de bambous qui enjambait le lit d'une rivière. Je contemplais les eaux boueuses et mouvantes au dessous pas tout à fait rassuré.

"-Ne me dis pas que tu as peur?"

"-Heu Bella tu es sûre qu'il est solide ce pont?"

"-Je n'en ai pas la moindre idée! Mais j'y passe souvent. Bien sur qu'il est solide. Les montagnards l'empruntent tous les jours. Allez et moi qui pensais que tu étais un mec!"

"-Je crois que tu as déjà eu le plaisir de vérifier ce fait non?"

"-Le plaisir hein? Qui te dis que je l'ai vérifié avec plaisir?" Son sourire était narquois et moqueur mais ses yeux rieurs me démontraient tout le contraire de ses affirmations.

"-Je dirais que tes hurlements dans l'orgasme étaient une bonne preuve!" En disant cela je m'étais rapproché d'elle, ses seins ronds se pressaient contre mon torse et je pouvais tracer du bout de ma langue un chemin dans son cou parfumé. Je goûtais sa peau que la sueur rendait légèrement salée. Je me sentis devenir dur instantanément lorsque son parfum enivrant me frappa de plein fouet.

"-Monsieur le pervers on a autre chose à faire!" Elle frappa gentiment mon torse et s'éloigna sur le pont de bois, ne me laissant d'autre choix que de la suivre.

Le bois tanguait dangereusement, j'accélérais l'allure pour le quitter au plus vite, en effet je manquais peut-être de courage mais c'était le truc le plus dangereux que je n'avais jamais eu à affronter!

Pov B

Après une longue marche nous arrivâmes au premier village que je devais visiter aujourd'hui. Généralement ce n'était pas moi qui faisais le planning des visites, mais l'agence, pour me simplifier le travail. Aujourd'hui allait être une journée difficile, plus que je ne l'avais prévu finalement, les villages de montagnes étaient éloignés, tellement éloignés que nous les voyons moins que ceux dans la vallée, les cas étaient plus graves souvent, et l'effort pour s'y rendre beaucoup plus intense.

Je regrettais presque d'avoir embarqué Edward avec moi, j'avais bien vu qu'il peinait pendant la montée, et pourtant ce n'était que le début. Mais son sourire était tellement grand lorsque je lui avais annoncé que sa journée visite était aujourd'hui que je ne pouvais plus faire marche arrière. Il semblait sincèrement intéressé et cela me faisait plus que plaisir, j'avais envie de lui faire découvrir ce pays qui était devenu le mien, mon refuge. Peut-être même secrètement j'avais envie qu'il abandonne son occident de grisaille pour s'installer ici. Je savais bien que cette envie était folle et illusoire et qu'il ne le ferait pas, qu'il était complètement vain de quelque part l'espérer, mais voila, je n'avais pas envie de le quitter... J'étais bien avec cet homme qui m'était pourtant si antipathique il y avait quelques semaines encore. Nous partagions beaucoup finalement et surtout il apaisait ma solitude... J'appréhendais notre séparation, je ne savais comment retourner au quotidien après ça...

Le village était reculé, quelques maisons en bois, bien plus grandes que dans la vallée ou même dans la plaine où tout coûtait plus cher.

Chaque habitation était en hauteur, sur pilotis, en dessous c'était les bêtes, les villageois pensaient ainsi protéger leur bétail des tigres. Il n'en restait que bien peu dans les montagnes, presque plus en fait, mais les croyances ont la vie tenace.

Le gouvernement avait établi des programmes pour réformer ça, pour que les gens comprennent que vivre ainsi n'était pas hygiénique, voir même dangereux. Mais dans ces villages reculés, la seule science est celle que l'on tient de ses ancêtres... Je ne me battais pas contre ça, ces gens avaient mon respect et leurs croyances aussi, il n'y avait qu'à ce titre que je pouvais obtenir le leur.

"-Les gens ici parlent Nung . La difficulté dans les montagnes c'est qu'il y a tant de dialectes différents qu'il est parfois très difficile de se comprendre."

"-Comment fais-tu?"

"-Le Nung je le parle, un peu. Pour le reste avec l'aide d'autres villageois, chacun apporte un peu de ses connaissances et finalement on y arrive. Faire de la médecine ici suppose se débrouiller avec les moyens du bord. Rien n'est jamais simple.J'aime beaucoup ce village, j'ai une amie ici. C'est une vieille femme vénérable qui m'a beaucoup appris des techniques traditionnelles."

"-J'étais pourtant persuadé que les médecins ne croyaient que dans la science!"

"-C'est la plupart du temps le cas. Mais il y a des choses qu'il ne faut pas renier. Certains remèdes traditionnels sont vraiment bons! Pour le reste, pour ceux qui n'ont aucune validité thérapeutique, il ne faut pas dénigrer la force de l'esprit!"

"-Tu sembles très respectueuse de ces cultures."

"-Il le faut! Ces gens n'ont pas attendu qu'on arrive pour vivre!"

J'aimais expliquer à Edward ma vision des choses, j'aimais sa curiosité et sa façon de ne pas juger.

Je connaissais les gens ici, la plupart allaient bien il fallait simplement surveiller, contrôler, les conseiller aussi, surtout pour les enfants. Bien que souvent ces conseils étrangers tombaient dans l'oublie. J'avais leur confiance mais les croyances de leurs ancêtres étaient bien plus fortes. Et je ne pouvais résolument pas leur en vouloir pour ça.

Dans cette partie reculée du monde il existait des maladies infectieuses redoutables, presque inconnues ou disparues ailleurs. La fièvre typhoïde était courante, les hépatites fulgurantes, des cas de lèpres sévères existaient! Le palu faisait des ravages.

Un simple diabète insulino-dépendant était une catastrophe ici, il y avait justement un diabétique dans ce village, je devais à chacune de mes visites contrôler sa glycémie, le fournir en seringue pour son insuline, en priant pour qu'elles ne soient pas revendues au marché noir... Jusqu'à maintenant ça avait l'air de tenir, mais c'était une lutte de tous les instants. Et c'était le cas pour tant de choses... Les gens étaient si démunis de médicaments que c'était effrayant, loin des débordements et du gaspillage occidentale! C'est ce que j'aimais dans ma nouvelle vie, mais l'énergie que je devais dépenser était considérable et m'épuisait à petit feu.

Nous approchions de la première maison. Je la contournais pour me rendre à la petite citerne recueillant les eaux de pluie. Une gouttière de bambous les acheminait dans le bassin. Je me déchaussais et me lavais les pieds maculés de poussière et la tête.

Edward me regardait, je sentais ses yeux pleins de douceur posés sur moi. J'étais un peu gênée d'être surprise dans ce moment qu'étrangement je trouvais intime. Je lui fis signe d'approcher et lui mouillais la tête. Il imita mes gestes et débarrassa ses pieds et ses chevilles de la poussière rougeâtre.

Nous laissâmes nos sandales près de la citerne et nous dirigeâmes vers la petite échelle.

Habitait ici une famille nombreuse, les six enfants étaient tous en bas âge. J'avais entendu dire que le couple en avait perdu trois au début de leur mariage, alors ils me voyaient arriver avec plaisir, espérant que le reste de leur famille soit épargnée. La mortalité infantile dans les provinces reculées du Laos était une des plus élevée du monde...

J'examinais les six enfants qui regardaient Edward avec des yeux curieux, aucune méfiance juste un grand étonnement.

Leur mère était une femme pleine de douceur et de tendresse. Après mon travail elle nous installa dans la petite cuisine, au coin du feu qui était vif malgré la chaleur du soleil et nous servit un thé fumant accompagné de beignets fris. Malgré leurs faibles moyens les gens ici étaient incroyablement généreux. Je voyais bien que leur sens de l'hospitalité gênait un peu Edward, l'occidental qui n'était pas habitué à ça. Je lui pris la main sous la table pour le rassurer, il semblait être un petit enfant qui ne savait ni quoi faire ni quoi dire par peur de déranger.

Je discutais un peu avec la femme, son mari était au champ à cette heure du jour, les enfants qui venaient de rentrer de l'école se préparaient à le rejoindre.

Nous continuâmes la visite des villageois, chacun d'eux nous offrit des pâtisseries ou des fruits pour nous remercier. Je recevais mon salaire de l'agence, grâce aux aides du gouvernement ou de la communauté internationale, si les villageois avaient du me payer ils ne pourraient se faire soigner.

Je devais souvent refuser les présents alimentaires qu'ils me faisaient ou je repartirais avec des paniers pleins de nourriture à chaque fois.

A mesure que nos visites se poursuivaient je sentais Edward se détendre, accepter plus facilement un morceau de fruit ou un peu de thé et j'en étais heureuse, ça me plaisait de le faire entrer dans mon univers, oui ça me plaisait beaucoup. Depuis qu'il était ici je ne me sentais plus seule, j'étais totalement apaisée alors je redoutais le jour, qui n'était plus si loin maintenant où il monterait dans son avion pour rejoindre ce pays qui autrefois avait été le mien... Serais-je capable de le suivre? Non je ne crois pas... et de toute façon je ne n'étais qu'une distraction exotique et éphémère dans sa vie. Je ne devais pas m'attacher, je m'accrochais désespérément à cette idée, sans y parvenir vraiment... A mesure que le temps passait mes pensées se tournaient vers lui de plus en plus, j'étais terrifiée et heureuse à la fois. Je ne me reconnaissais plus.

Avant de quitter le village nous allâmes rendre visite à la vieille Makana qui au fil de mes années ici était devenue mon amie. Cette femme descendait d'une longue lignée de chaman, si d'abord elle avait vu mon arrivée d'un très mauvais œil j'avais finalement gagné sa confiance et nous nous apprécions beaucoup. Je ne comptais plus le nombre de choses qu'elle m'avait apprises alors je ne manquais jamais de venir la voir lors de mes passages au village.

Délaissant l'entrée principale réservée aux étrangers et aux invités de marque, j'empruntais le petit escalier de service, Edward à ma suite. J'étais amie avec Makana alors je passais par l'entrée réservée aux amis proches.

Elle nous accueillit chaleureusement comme toujours. Je lui donnais les pots de crème pour soulager ses articulations douloureuses. Elle dardait sur Edward un œil curieux et franc. Makena ne méjugeait jamais les gens, au sourire qu'elle m'offrit je sus qu'elle le considérait comme quelqu'un d'honnête.

J'admirais le visage de la vieille femme vénérable. Elle était bien plus âgée que la majorité des habitants d'ici, sa peau mate burinée par le soleil se striait de petites rides, comme un vieil arbre centenaire. Elle m'avait dit un jour que les rides se méritaient, qu'elles étaient la preuve de notre sagesse et de notre expérience et je n'avais pas de mal à la croire. De ma vie je n'avais jamais rencontré de femme aussi sage et juste que Makena.

Nous passâmes un agréable moment dans la petite cuisine, je ne l'avais pas vue depuis quelque temps déjà. Elle parlait quelques mots d'anglais, mais je traduisis la majorité de notre conversation pour Edward.

Pov E

J'étais impressionné de voir Bella interagir avec les gens d'ici. Ils lui faisaient confiance, l'appréciaient, et parce que j'étais avec elle il m'accueillait comme l'un des leurs. Cette sensation était troublante et nouvelle pour moi plus habitué à l'âpreté des gens qu'à leur gentillesse!

Je quittais le village un peu ému, ces gens étaient des perles rares, le monde occidental avait perdu cette simplicité et cet altruisme.

Nous reprîmes notre route à travers la jungle sous un soleil de plomb. La densité des feuillages ne parvenaient pas à nous protéger des rayons ardents. La touffeur de l'air était suffocante et l'humidité moite s'infiltrait partout. Je poissais de sueur, il faisait lourd. Mes muscles protestaient douloureusement contre l'effort, il me semblait qu'ils étaient en feu. Je comprenais maintenant la raison du corps musclé de Bella, elle était habituée à cet exercice.

Le sentier de terre ocre s'enfonçait de plus en plus dans la jungle. Je n'aurais jamais osé m'aventurer ici seul, la forêt semblait murmurer sa complainte. Il n'y avait rien autours de nous, rien d'humain, seuls les arbres immenses nous entouraient. Les cris des oiseaux rythmaient nos pas, on se serait cru au bout du monde.

J'espérais que la marche ne serait pas encore très longue, j'étais fourbu et épuisé, j'admirais l'aisance de ma compagne qui ne semblait pas souffrir de la chaleur.

"-Encore un peu d'effort, nous allons bientôt faire une pause." Elle avait du deviner mes pensées ou alors mon teint rouge parlait pour moi.

"-Tu verras ça va te plaire!" Nous marchâmes encore un peu, toujours plus loin au cœur de cette jungle aussi mystérieuse qu'envoûtante.

Mes yeux étaient fixés sur la fossette mignonne au creux des reins de Bella, même fourbu par l'effort je pensais à son corps et aux délices qu'il pouvait me procurer.

Lorsqu'elle s'arrêta brusquement j'étais tant absorbé par ma contemplation que je faillis lui rentrer dedans.

"-Regardes, c'est magnifique non?" Devant nous s'étendait le spectacle le plus surprenant qu'il m'eut jamais été donné de voir.

Une cascade gigantesque alimentait un bassin naturel aux confins de la montagne et de la jungle. Trop distrait je n'avais pas remarqué son murmure qui se faisait assourdissant à mesure qu'on approchait. Les eaux tumultueuses dévalant les rochets ravissaient le regard après tant d'heures de marche.

Le paysage était magnifique, surprenant, incroyable. La jungle s'écartait pour livrer le passage au torrent qui coulait du bassin bordé de sable fin. Les fleurs poussaient partout, gigantesques, aux couleurs chatoyantes. Je parvenais à peine à décrocher mon regard de cette contemplation.

Je suivis Bella sur les rives, elle ôta son sac de ses épaules et me tendit une bouteille d'eau que j'acceptais avec joie tant j'étais assoiffé.

Je me détournais d'elle pour profiter encore du paysage et ne la vis pas ôter ses vêtements qui tombèrent de façon désordonnée sur le sable.

Sous mes yeux ébahis elle couru vers le petit lac ne portant pour tout vêtement que son shorty de dentelle sombre. Le soleil faisait miroiter sa peau ambrée. Sans attendre plus longtemps je me débarrassais de mes vêtements, trop pressé de la rejoindre.

"-Oh putain l'eau est glacée!"

"-Ah oui tu trouves? Décidément Cullen tu es une mauviette!"

"-Plaît-il?" Son rire cristallin s'éleva dans la jungle, j'aimais l'entendre rire! Je nageais vers elle qui dardait sur moi un regard moqueur.

Ainsi baignée dans les eaux de la montagne elle était encore plus belle. Près d'elle c'est son parfum qui me frappa d'abord, puis ses seins que l'eau ne couvrait pas, mouillés d'une pluie de gouttelettes cristallines.

Je déglutis difficilement à la vue de ces monts offerts, ses pointes étaient dressées, comme pour m'inviter à les caresser, et j'en mourrais d'envie...

Je posais ma main sur sa hanche pour la rapprocher de moi. Sa peau était fraîche et douce sur mes doigts. Ses courbes fines et délicieuses se pressèrent contre mon corps avide d'elle. Ses cheveux tombaient en longue cascade brune et mouillée sur son épaule. Son regard dardé sur moi était incandescent et mutin. Putain qu'elle était belle! Je l'imaginais comme une perle rare dans son écrin d'eau, une perle précieuse qu'il fallait chérir, et c'est bien ce que je comptais faire.

Ma bouche alla trouver son épaule dont la peau était plus douce que de la soie. Je traçais une ligne de baisers jusqu'à son cou, là où son parfum était si enivrant!

Ma bite était dure comme du roc, elle avait un besoin pressant de cette femme.

Bella me regardait en se mordillant la lèvre, ce geste me rendait fou, c'est moi qui voulais prendre sa lèvre entre mes dents! Je posais ma bouche sur la sienne, d'abord avec lenteur, goûtant le satin de sa peau. Presque timidement elle me rendit mon baiser, nos lèvres bougèrent ensemble avec tendresse, c'était quelque chose de nouveau ça.

Avide de plus je finis par lécher sa lèvre pour récolter le droit de la goûter elle. Timidement ma langue s'aventura dans sa bouche, la caressa, lui fit l'amour lentement. Je sentais son goût sur ma langue et putain c'était meilleur que tout les paradis d'ici où d'ailleurs. Le goût de Bella m'enivrait, me rendait totalement dingue!

Je pétrissais ses hanches alors que ses mains à elle se perdaient dans ma tignasse désordonnée. Ses petits doigts nerveux fourrageaient dans mes cheveux, me grattaient le crâne. Ma belle voulait plus, et j'étais tout disposé à lui donner.

Je goûtais sa bouche comme on goûte un fruit mur et succulent, avec impatience, avidement.

Nos langues tournoyaient ensemble dans un ballet lascif plein de saveurs. Jamais je n'avais embrassé comme ça, je mis tout mon cœur dans ce baiser, je me livrais à elle, totalement! Son muscle chaud et mouvant tentait de dompter le mien et lui livrait une bataille sans merci.

Lorsqu'elle mordilla ma lèvre je ne pus retenir un gémissement rauque qui se perdit dans sa bouche. Elle pleurnicha en retours et ce son envoya directement une langue de chaleur à mon sexe qui n'en pouvait plus de bander, de la réclamer elle.

Ne pouvant me retenir plus longtemps je glissais ma main vers son petit cul simplement recouvert de dentelle mouillée. Je le pétrissais fermement, la collant un peu plus contre moi, ses seins ronds et dardés collés à mon torse.

Nos bouches n'en finissaient pas de se dévorer, de se livrer bataille. Je la pénétrais de ma langue, réclamant mon du de façon exigeante, je voulais m'enivrer d'elle.

Nos corps étaient imbriqués l'un dans l'autre, comme deux serpents d'eau en train de frayer. Je la voulais, putain je la voulais tellement! Jamais je n'avais désiré une femme aussi fort que celle-ci! Jamais aucune femme ne m'avait fait ainsi bander avec un simple baiser, quel était dont le pouvoir de Bella Swan? Ma fée envoûtante...

"-Cullen qu'est-ce que je sens là?"

La main de Bella, aussi caressante que mutine s'était faufilée sur mon boxer, elle flattait mon membre tendu sous le textile.

"-Il me semble que tu as mis en doute ma virilité quelques fois aujourd'hui non? C'est la preuve que ce que tu disais est faux, tu le vois maintenant?" Je continuais de picorer son cou de baisers, elle sentait tellement bon et avait la peau si douce.

"-J'en ai une petite idée en effet!"

"-Petite?"

"-Enfin grosse! Énorme même on dirait... Qu'est-ce qui peut bien mettre petit Eddy dans cet état?"

"-Petit?"

"-Arrêtes de complexer Cullen! Tu as une grosse queue et tu le sais! Pas la peine d'en faire une montagne hein!" elle avait murmuré ces mots à mon oreille. Entendre sa petite bouche dire des mots sales me rendait fou!

Pour la punir et surtout parce que j'en mourrais d'envie, je descendis ma bouche sur ses seins voluptueux. Son petit téton rose pointait vers moi comme pour réclamer les caresses de ma langue, je le comblais avec joie mais bientôt je mordillais du bout des dents cette petite framboise succulente offerte à ma gourmandise.

Bella gémit fortement et se cambra vers moi. Elle pleurnichait en gémissant pour que je continue encore.

Je la comblais d'attentions, dévorant ses seins au goût de paradis.

Sa main s'était aventurée dans mon boxer, elle caressait ma queue avec douceur.

"-Je crois que ce bout de tissu est de trop tu ne crois pas?"

"-Il y en a un autre qui est de trop!" en disant cela je passais un doigt sur son centre brûlant encore recouverte de dentelle.

Nous nous débarrassâmes rapidement de nos vêtements et aussitôt fait sa main vint entourer ma verge, elle la pressa fortement, me branlant, je réalisais que je n'avais été caressé ainsi dans l'eau d'un lac, c'était foutrement érotique.

Je ne pouvais attendre plus longtemps pour la goûter. Je nous fis avancer en direction des rochets près de la cascade. Leur hauteur était parfaite, le cadre somptueux.

La cascade nous envoyait une pluie de gouttelettes fraîches. Je fis asseoir Bella sur la surface abrupte et rugueuse. Tout son corps mouillé s'offrit au soleil. Sa petite minette lisse juste ouverte devant mes yeux.

Je déposais un baiser sur son mignon petit nombril et descendis vers ce centre chaud dont les effluves m'attiraient tellement. Elle était trempée d'envie. Je glissais dans ses plis humides, nous gémîmes ensembles, elle de plaisir et moi pour son goût divin, ambroisie merveilleuse dont je ne pouvais me lasser.

POV E

Edward avait la tête enfouie entre mes cuisses. Sa langue caressante et brûlante jouait dans mes remplis, il me dévorait avec envie, me faisant mouiller de bonheur. Je me rependais sur sa langue et il léchait mes jus comme si c'était la ligueur la plus douce qui soit.

"-Putain Edward si tu savais comme c'est bon!"

"-Et toi si tu savais comme tu es belle ainsi étendue pour moi!"

Ses paroles m'enflammaient, il était tellement beau ainsi baigné dans le halo de soleil. La lumière miroitait dans les gouttelettes qui dévalaient son corps, le faisant presque scintiller.

Ses cheveux de bronze dans un désordre improbable lui donnaient un air plus que sexy. Les papillons s'affolaient dans mon ventre, j'avais envie de lui, de plus de lui! Sans me faire languir plus longtemps il glissa en moi, me comblant profondément. Mes parois se distendaient pour livrer passage à son membre. C'était tellement bon de se sentir comblée comme ça.

Nos peaux humides claquaient l'une contre l'autre dans un bruit aussi obscène qu'excitant!

Edward me tira vers lui, je collais mon torse contre le sien en parsemant son cou de baisers, il avait si bon goût et sentait si bon.

Notre jouissance était proche. Dans mon ventre enflait une boule de plaisir, tous mes membres se mirent à trembler et je jouis fortement autours de lui, il ne tarda pas à me retrouver dans un paradis de volupté.

A bout de souffle, il me prit contre lui, les flots frais nous berçaient doucement. Nous nous remettions de notre jouissance. Notre moment était plein de tendresse. Mes jambes entouraient la taille d'Edward et je me pressais contre lui, une de ses mains posée sur mes fesses maintenait la position et l'autre traçait des cercles dans mon dos.

J'avais blotti ma tête dans le creux de son épaule et embrassais parfois sa peau si douce.

La jungle continuait de murmurer autours de nous, nous étions seuls au monde, liés dans la tendresse.

Mes yeux plongement dans ceux d'Edward et nos lèvres se trouvèrent pour un baiser plein de douceur. Sa bouche bougeait contre la mienne avec tendresse. Il me semblait que plus rien n'était innocent entre nous, malgré la bestialité de nos ébats il y avait maintenant toujours de la douceur ensuite.

Dans les yeux d'Edward je me reflétais différemment... je semblais précieuse pour lui et il était clair qu'il l'était pour moi... Nos corps s'étaient trouvés d'abord, mais maintenant même nos esprits se liaient, nous nous comprenions plus que nous voulions nous l'avouer...

Merci de me lire et à très vite!