Bonsoir tout le monde! Voilà le nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira!

Avant de passer au chapitre qui s'est déjà fait suffisament attendre je voudrais conseiller à tous ceux qui ne l'ont pas lu encore de lire Cholmondeley de la talentueuse Space Bound Rocket www. /s /8213009 /1/ Cholmondeley (elle ne lit pas cette fic alors j'en profite pour faire de la pub, mais chut!) et elle vient aussi de publier un OS absolument géniale: How I met my Bella http :/ www. /s /8268018/1/ How_i_met_my_Bella, cet os est plein d'humour. Allez lire vous ne le regretterez pas!

Merci beaucoup pour vos reviews, vos mises en alerte et favori!

Merci à: Tiftouff19, LyraParleOr, Nana11 (merci pour ta review, je suis contente que tu ais aimé que Bela face des révélations sur son passé! Mais tu es vraiment sur de vouloir connaître toutes les intrigues? A ce moment là l'histoire sera terminée... En tout cas merci de me lire et de me donner tes impressions! J'esère que la suite te plaira!), Aelita48, Zayrra (merci beaucoup pour ta review! Oui le couple avance tout doucement, les obstacles sont nombreux en travers de leur chemin! J'espère que tu apprécieras la suite! Merci de me lire!), Jackye, Misslaccro, Bellardtwilight, Cricri2388, Bella Swan Cullen02, SoSweetySoCrazy, , Delphine94, Roussette.13, Soraya2107, Dan (merci beaucoup pour ta review! Quelques nouveaux personnages ont fait leur apparition, quand à savoir eur futur rôle, il est un peu tôt pour le dire! J'espère que la suite te plaira! Merci de me lire!), Psychogirl25, Lamue12, Midsum, Soraya (Merci beaucoup pour ta review! Touts tes compliments que je ne suis pas certaine de mériter m'ont beaucoup touchés! Je suis contente de savoir que tu aimes toujours cette histoire! J'espère qu'il en sera de même pour la suite! Merci de me lire et à très bientôt!), Ronnie32, Frimousse30, SweetyMarie, Alinette74, Maeva (merci beaucoup pour ta review! J'espère que la suite te plaira au moins autant! A très bientôt!), KristenStewartFans, Bina1996, Erika Shoval, PatiewSnows, Dex-DaZzling, Annso601(merci beaucoup pour toutes tes reviews, pour ton soutient et pour tes impressions qui sont très importantes pour moi!)

Merci beaucoup à LyraParleOr pour ses corrections et son soutien!

Pov E

C'était le dernier jour... Alors que le soleil se levait sur Singapour je contemplais la femme endormie près de moi en songeant que la nuit prochaine je serais déjà bien loin d'elle.

Le drap s'entortillait autour de son corps nu. Les premières lueurs du jour jouaient sur la peau soyeuse de sa jambe découverte, sur la cambrure de ses reins et de son dos si sensuel où je passais un doigt léger juste pour le plaisir de la sentir frissonner.

Elle était tellement belle dans le halo des lumières de l'aube.

Je déposai un baiser sur son épaule et quittai la chaleur du lit. Il n'était que six heures du matin et je n'avais dormi guère plus de deux petites heures mais je voulais profiter de tout le temps qu'il me restait pour la regarder, pour la contempler et graver dans ma mémoire les images d'elle jusqu'à ce que nous nous revoyons. Il serait toujours tant de dormir dans l'avion qui m'emporterait loin d'elle.

Je commandai un café au room service et sortis sur la pointe des pieds pour le réceptionner ne voulant pas réveiller Bella qui dormait à poings fermés la tête enfouie dans ses oreillers.

Assis dans le fauteuil qui faisait face au lit je me délectais de ce café fort qui réveillait mes neurones encore un peu engourdis par le manque de sommeil et je pris mon carnet à dessin qui s'était bien rempli depuis le début du séjour. Je faisais le plein de Bella, l'inspiration me revenait lorsque j'étais près d'elle, j'avais trouvé ma muse, celle que je ne pouvais me lasser de dessiner.

Une fois encore je voulais saisir la grâce et la sensualité de ses courbes alanguies. Mon crayon traçait les contours de son corps avec une douceur proche de la dévotion. J'avais l'impression de lui faire l'amour une nouvelle fois en passant mon doigt pour estomper un angle un peu anguleux, pour adoucir une courbe ou même pour accentuer l'ombre des fossettes qui creusaient le bas de son dos.

La lumière était idéale, elle baignait son corps d'un halo vaporeux.

Je pressentis son réveil quelques minutes avant qu'il n'arrive. Mon dessin était achevé, il était plutôt réussi, j'étais satisfait étant donné que ça serait très certainement le dernier que je ferais d'elle avant un moment.

Sa respiration s'était légèrement accélérée et elle commença à remuer. Je contemplais les muscles nerveux de son corps qui s'agitait alors qu'elle quittait son sommeil.

Bella au réveil était très différente de la jeune femme forte et indépendante que j'avais appris à connaître. Avec ses cheveux emmêlés et ses petits yeux encore tout noyés de sommeil elle avait une allure presque candide, enfantine.

"-Tu es déjà réveillé?" Sa voix était rauque et elle mordillait sa lèvre inférieure ce qui lui donnait un petit air boudeur.

"-Depuis quelques temps déjà..."

"-Je n'aime pas me réveiller sans toi!" Alors délaissant le carnet sur la petite table je quittai mon fauteuil pour venir la rejoindre dans le lit. Je me glissai sous les draps et accueillai son corps chaud et nerveux contre le mien.

Nos corps étaient enlacés en cuillère et il n'y avait guerre plus de quelques millimètres entre nous.

Je déposais mes lèvres dans son cou, sur son épaule, tout en caressant la courbe de son corps, m'amusant du frémissement de sa peau à mon contact. Ses cheveux chatouillaient mon visage et je plongeais le nez dedans pour savourer ce parfum que j'aimais tant, le parfum de ma Bella!

"-Tu n'arrivais plus à dormir?"

"-Je voulais profiter de toi encore un peu pendant le temps qu'il nous reste."

"-Tu pouvais rester couché avec moi pour ça!" Son ton était un brin réprobateur mais surtout amusé.

"-Je voulais te dessiner."

"-Encore? Ma parole avec tout les dessins que tu as fait de moi pendant quatre jours tu vas avoir de quoi faire une expo!"

"-Pas de ma faute si tu m'inspires!" En disant cela je déposais un baiser juste dans le creux sous son oreille que je savais si sensible. Voyant à quel point elle était réceptive à mes caresses je mordillais gentiment le lobe de sa mignonne petite oreille.

Bella semblait d'humeur coquine ce matin, elle frottait ses délicieuses petites fesses contre moi, ce qui ne tarda pas à réveiller ma virilité pourtant déjà bien sollicitée la nuit dernière.

Mais il était impossible que je cesse d'avoir faim d'elle!

Elle se frottait à moi effrontément et mes mains qui semblaient douées d'une vie propre caressaient son corps comme pour l'encourager à continuer à faire naître en moi toutes ces délicieuses sensations.

"-Hum je sens quelqu'un qui se réveille..."

"-Ah bon? où ça?"

"-Juste là..." Elle s'était tournée vers moi et sa petite main câline s'aventurait le long de mon ventre jusqu'à mon boxer déformé par ma virilité maintenant plus que réveillée!

Je sentais sa chaleur à travers le mince tissu et cette sensation enflammait tous mes sens.

Alors que ses hanches se mouvaient contre les miennes son souffle caressait mon oreille. Mon cerveau était désormais aux abonnés absents, je ne rêvais que d'elle, mes hormones avaient pris le pas sur ma raison. Je mordillais ses lèvres et embrassais la peau de son cou. Je n'étais plus que sensations! Mes mains accompagnaient avec complaisance le mouvement lascif de ses hanches.

Sa main mutine caressait mon sexe avec douceur, ses lèvres se posèrent sur les miennes et elle étouffa dans sa bouche les gémissements rauques de plaisir que je laissai échapper.

"-Tu te souviens, la première nuit que nous avons passée ensemble?"

Son souffle laissa sur ma peau comme un voile incandescent qui me consumait.

"-Évidement! Comment pourrais-je oublier!"

"-J'ai envie de recommencer!"

"-Recommencer quoi? Faire l'amour? Il me semble que nous l'avons fait toute la nuit!"

"-Hum ça et surtout j'ai encore envie de t'attacher au lit..." Elle mordillait gentiment le lobe de mon oreille, mon bas ventre me tiraillait tant j'étais plein de désir pour elle. De délicieux frissons courraient sur ma peau lorsque son corps brûlant frôlait le mien.

Perdu dans un rêve voluptueux exclusivement peuplé d'elle je ne la vis pas se lever d'abord. La perte de sa chaleur me fit ouvrir les yeux. En me redressant sur mes oreillers je pus me délecter du spectacle de son corps nu se mouvant dans les lueurs de l'aurore. Avec grâce elle voleta jusqu'à mon sac de voyage dans lequel elle fouilla quelques temps jusqu'à en sortir la cravate que je portais la veille au soir.

"-Je crois que ça fera l'affaire!" Elle passa la cravate autour de son cou et escalada le lit pour se déplacer sensuellement jusqu'à moi!

Sa position à quatre pattes mettait superbement en valeur son petit cul parfait qu'elle remuait pour m'agacer. Je la dévorai du regard et lui tendis mes poignets avec complaisance lorsqu'elle entreprit de me ligoter à notre lit.

J'étais totalement à sa merci, là étendu prêt à recevoir mon supplice!

Ses mains plus légères que des papillons coururent à la surface de mon corps. Lorsqu'elle effleura ma queue plus dure que de la pierre, mes hanches poussèrent vers elle à la recherche de plus de contact mais elle semblait décidée à faire durer le plaisir.

Bientôt sa bouche prit le relais de ses mains. Ses lèvres humides et brûlantes se posèrent dans mon cou dont elle suçota la peau un petit moment avant de descendre sur mon torse. Ses long cheveux balayaient sur moi en faisant naître sur leur passage mille sensations délicieuses.

De la pointe de la langue elle taquina un de mes tétons avant de le prendre entre ses dents et de le mordiller gentiment. Mon corps brûlait d'une fièvre de désir et mon ventre se serrait dans une délicieuse anticipation.

Elle fit glisser sa bouche le long de mon ventre en suivant la ligne de poils sombres qui menait tout au sud de mon anatomie engorgée.

A mesure qu'elle se rapprochait de ma bite celle-ci tressautait comme pour se rapprocher de sa chaleur.

Lorsque ses lèvres virent embrasser mon gland turgescent où perlait déjà la première goutte de mon désir, je crus toucher le paradis. Alors qu'elle me prenait au plus profond de sa bouche après avoir léché la longueur de ma queue, mes hanches ruaient vers elle, et mes poignets tiraient sur mes liens dans un réflexe dérisoire pour obtenir plus de contact.

Mais la cravate était solide et les liens parfaitement noués, je ne pus me détacher et fus contraint, pour mon plus grand plaisir cependant je l'avoue, de subir sa torture humide et chaude.

Sa bouche m'engloutissait et je me perdais dans sa chaleur, voir ma queue disparaître dans l'écrin de sa bouche humide faillit m'envoyer au paradis dans la seconde. Mais avant que j'aie pu profiter pleinement de sa caresse tout cessa et je perdis une nouvelle fois sa chaleur. Elle s'écarta de moi, un sourire satisfait plaqué sur ses lèvres parfaites, j'eus beau tirer sur mes liens de toutes mes forces, rien n'y faisait! J'étais totalement en son pouvoir!

"-Chut chut chut! Je commandes aujourd'hui! Et je pense que tu as pris assez de plaisir comme ça! Par contre..." En disant cela elle s'était rapprochée, son corps chevauchant le mien. Elle me colla sa poitrine parfaite sous le nez et je ne fus plus capable de penser à rien d'autre que ses seins si généreusement offerts! Je tentais d'en happer une pointe rose tendre mais chaque fois que ma bouche allait y parvenir elle se retirait, un sourire amusé sur les lèvres! C'était une torture tellement je la voulais!

Elle se redressa jusqu'à ce que son ventre et son intimité que je devinais suintante de désir soient offerts devant mes yeux.

Son parfum m'ensorcelait totalement, le petit anneau d'argent brillait entre ses replis rose nacré. Comme une fleur exotique son sexe s'ouvrait pour me tenter.

A nouveau je tirai sur mes liens mais cette fois elle accéda à ma requête, me laissant poser les lèvres sur son mont de Vénus parfaitement lisse.

Je ne tardai pas à descendre jusqu'à trouver son clitoris surmonté du petit anneau que je saisis entre mes lèvres. Je jouais quelques instants avec ce délicieux ajout. Elle gémissait et se tortillait sous mes caresses, son clitoris rendu plus sensible par le piercing qui le surmontait décuplait ses sensations et les sons rauques qu'elle poussait venaient directement se loger dans ma queue plus dure que jamais.

Ses doigts fourrageaient dans mes cheveux, les tirant parfois alors que je plongeais ma langue au plus profond d'elle. Je me délectais du gout délicieux de son essence de plaisir. Bientôt je la sentis trembler sous mes lèvres, son corps fut parcouru d'un frissonnement et elle jouit alors que je lapais sa petite chatte juteuse.

Juste avant de s'écrouler sous la puissance de son orgasme, elle me libéra de mes liens et je pus donc venir enrouler mon corps autour du sien.

Jamais je ne me lasserai de tenir cette femme contre moi...

Lorsque son nuage de volupté se fut dissipé je plongeai en elle, plus allumé que jamais. Je bougeais d'une façon lascive et ses hanches venaient à la rencontre des miennes. Tout le temps que cela dura nos yeux ne se lâchèrent jamais une seule seconde. Je me perdais en elle comme elle se perdait en moi. Lorsque l'orgasme vient nous prendre je vis ses yeux se brouiller de larmes, ils étaient tellement beaux noyés dans ce trouble... L'humidité perlait aussi au coin de mes yeux tant j'étais ému et triste à la fois que cela soit la dernière fois avant longtemps que nos corps se retrouvaient.

Le silence retomba vite entre nous, Bella enfouit sa tête contre mon torse et je la soupçonnai de vouloir cacher l'humidité de ses yeux.

"-Je n'ai pas envie de te quitter..."

"-Moi non plus ma Bella! Si tu savais à quel point je n'ai pas envie de te quitter!"

"-J'aime quand tu m'appelles ta Bella!"

Nous restâmes un très long moment dans le lit à nous câliner. Les draps luxueux et frais entortillés autour de nos corps enlacés.

Le jour était totalement levé maintenant. La lumière de l'astre solaire baignait les toits de la ville qu'on voyait à travers la baie vitrée.

Pov B

J'étais totalement bouleversée, je savais pertinemment que cette fois-ci serait la dernière avant que nous nous revoyons dans un futur dont j'ignorais tout!

Edward s'envolait pour l'Amérique dans la soirée et moi au Laos en fin d'après midi.

La vie était parfois tellement mal faite! Il avait fallu que nous, deux américains, nous rencontrions au bout du monde... Que se serait-il passé si j'avais rencontré Edward avant mon exil? Je ne serais très certainement jamais partie, mais aurais-je été heureuse dans ce pays qui n'avait jamais était réellement ma patrie? J'avais de sérieux doutes...

J'avais trouvé mon équilibre au Laos, un équilibre fragile qu'il m'avait fallu construire à la force de mes mains après des années d'errance. Pourrais-je risquer de briser ce frêle équilibre pour un homme? Fusse-t-il Edward? Je ne pensais pas en avoir la force, avoir la force de risquer de tout voir s'effondrer un jour, sans promesse de retour en arrière.

Ce que j'avais construit était l'unique chose qui me raccrochait à la vie, l'unique chose qui faisait que ma vie n'était pas vaine.

Lorsque l'on était aussi seule au monde que je l'étais, la moindre petite victoire sur cette vie chaotique était précieuse.

J'aurais voulu pouvoir expliquer tout cela à Edward, lui apprendre mes peurs et mes angoisses. J'étais presque certaine qu'il avait compris, ou tout du moins une partie de ce qui faisait la complexité de mon existence.

Des sentiments contradictoires m'animaient, j'étais tellement ambivalente et en moi je sentais mes envies me tirailler.

Et si j'abandonnais tout ce que j'avais bâti au Laos pour venir le rejoindre en Amérique? Ma mission là-bas était arrivée à terme depuis bien longtemps et je pouvais facilement y mettre fin, me trouver un remplaçant qui saurait reprendre le flambeau dans ces contrées lointaines. Ça serait tellement simple s'il n'y avait pas cette peur viscérale qui me tenaillait les entrailles. Là-bas j'étais utile, rien de ce que je ne faisais n'était vain et même si on pouvait facilement se passer de moi, après tout ces gens ne m'avaient pas attendue pour vivre, je m'y sentais utile...

Utile et désirée. Lorsque j'avais débarqué au cœur de la jungle mes bagages à la main et mes rêves qui s'accrochaient contre vents et marées, c'était la toute première fois que je me sentais ainsi. J'avais été galvanisée par ce sentiment de pouvoir faire des choses, qu'il reste une trace de mon passage, au moins dans les esprits.

J'avais toujours été une privilégiée, une femme qui avait eu une enfance qui à défaut d'être rêvée était très confortable, des opportunités qui manquaient si cruellement à tant d'autres, une vie qui aurait pu être si facile si je n'avais pas lutté contre ma famille et ce rôle dans lequel on voulait m'enfermer.

Ma vie était au Laos désormais... C'est là qu'était ma place...

Nous quittâmes finalement le lit, écrin de notre passion pour prendre une douche.

Adossée contre Edward qui me savonnait les cheveux avec des gestes si doux que j'en avais presque les larmes aux yeux, je pensais à tout cela.

Le silence n'était pas pesant mais je savais qu'il sentait mon tourment. Tous ses gestes d'une infinie douceur semblaient avoir pour but de m'apaiser.

Mes sentiments pour Edward ne faisaient que croitre de jour en jour mais j'avais peur... J'étais même terrifiée que la flamme de liberté qui embrasait tout mon être ne vienne à s'éteindre à force de trop m'attacher.

"-A quoi penses-tu?"

Ses longs doigts agiles massaient mon cuir chevelu avec des gestes circulaires très doux et juste suffisamment appuyés pour être efficaces.

"-A nous..."

"- Et à quelque chose de nous en particulier?" Je sentais le sourire dans sa voix mais je n'étais plus d'humeur badine... J'étais submergée par mes sentiments ambivalents et par l'angoisse de bientôt devoir le quitter.

"-J'ai peur Edward..."

"-Je le sais, je le sens!" Ses bras s'enroulèrent autour de mes hanches et je me blottis contre lui, savourant sa chaleur réconfortante et son parfum d'ambre apaisant.

Nous restâmes un moment en silence, perdus dans nos pensées mais j'avais l'impression qu'on se retrouvaient, là-bas quelque part au milieu de la nébuleuse de nos rêves.

"-On peut lutter contre ses angoisses tu sais... La vie est simple, c'est les choix qui sont difficiles." Sa voix était profonde et comme voilée de tristesse.

Il posa ses lèvres sur mon épaule et je me fondis contre lui, pour éviter de penser, éviter de ressentir.

Progressivement j'étais tombée amoureuse de cet homme... Et ces sentiments me déchiraient le cœur. Ma place n'était pas à ses côtés. Je n'étais pas faite pour être sa femme, une femme frêle et perdue au cœur de cette immense métropole que j'avais fuie à grand renforts de volonté.

Je ne pouvais détruire tout cela, ce serait comme me renier!

"-La femme qui partagera ta vie serait la plus chanceuse des femmes Edward." Il ne répondit pas, se contentant d'embrasser mon cou une nouvelle fois.

Je pris la bouteille de gel et entrepris mois aussi de le savonner.

La mousse légère et onctueuse glissait sur son corps parfait, je déposais ça et là un baiser humide.

Mes yeux étaient noyés d'eau et le regard vibrant de tendresse qu'il posait sur moi ne faisait que me serrer le cœur davantage.

Cette douche prenait des allures d'adieux alors que pourtant je voulais le revoir. Mais je tentais de me préserver de la déferlante de sentiments qui menaçait de m'engloutir. Qui menaçait de briser tout ce pour quoi j'avais tant lutté!

"-Parfois j'aimerais que cette femme soit un peu moins indépendante, un peu moins sauvage et pourtant c'est cette force qui m'a d'abord séduit chez elle, en plus de son extraordinaire beauté."

"-Je ne suis pas forte Edward, je menace de m'écrouler à chaque pas que je fais sur cette Terre."

"-Comme nous tous ma belle, comme nous tous. Mais je comprends d'où vient cette farouche indépendance, c'est elle qui fait ta force et qui façonne ton extraordinaire personnalité."

"-Je ne veux pas te quitter..."

"-Je ne le veux pas non plus, mais tu le dois! Je n'accepterais jamais de t'enfermer dans un rôle qui n'est pas le tien. Tu es la femme la plus libre d'esprit que je n'ai jamais rencontrée, tu n'es pas faîte pour les cages, aussi dorées fussent-elle." Je blottis ma tête dans le creux de son épaule et ne cessais jamais d'embrasser sa peau, comme pour noyer mes larmes dans la tendresse. Mais il n'était pas dupe... Ses mains pétrissaient mes hanches pour me rassurer. Il me serrait dans ses bras et je n'avais qu'une seule envie, qu'il me serre plus fort, qu'il me serre jusqu'à en étouffer. Je voulais m'ancrer à cette attache qui m'empêchait de sombrer.

"-Nous ferons un pas à la fois mon Isabella, un pas à la fois..."

J'avais l'impression de redevenir une petite fille, un petit être fragile perdu dans le vaste monde, mais pour la première fois de ma vie je ne sentais protégée par un autre que moi-même...

Pov E

Après notre longue et intense douche je pris quelques moments dans la chambre pour rassembler mes affaires qui s'étaient éparpillées de leur plein gré.

Bella était sortie sur le balcon du salon. Je la sentais perdue, troublée. Je devais avancer très précautionneusement pour l'apprivoiser, c'était une créature aussi forte que farouche mais avec au fond d'elle un océan de fragilité.

Alors que j'allais la rejoindre je repensais aux premières impressions que j'avais eues d'elle... forte et frêle à la fois, un subtil mélange de fougue et de fragilité.

C'était encore plus vrai aujourd'hui...

Une fois encore elle portait une de mes chemises, je projetais de lui laisser toutes celles que j'avais emportées, l'idée qu'elle porte mes vêtements me semblait si intime que ça me remplissait de joie.

Elle fumait en prenant de longues bouffées, ses gestes étaient un peu nerveux, comme emprunts de son trouble.

Je m'approchai d'elle et entourai sa taille de mon bras.

La chemise juste boutonnée sur sa poitrine laissait sa peau miroiter dans le soleil du jour déjà brûlant. Juste à l'entrée de la vallée de ses seins le diamant étincellait dans les lumières mordorées de l'astre solaire.

L'idée d'avoir imposé ma marque sur elle par ce bijoux m'emplissait d'une joie primaire. J'étais un homme possessif même si je le cachais pour ne pas l'effrayer.

Elle posa sa tête contre mon torse et approcha sa main de ma bouche pour que je puisse prendre une bouffée de sa cigarette. La lumière nous noyait dans un nuage vaporeux.

"-Que dirais-tu d'aller déjeuner? Je suis affamée!" Notre moment solitaire touchait bel et bien à sa fin!

"-C'est une bonne idée! Nous devrions préparer nos affaires, je pense qu'il va bientôt falloir libérer la chambre."

"-Oui tu as raison" Son ton était pesant de lassitude et de tristesse.

Nous bouclâmes nos bagages en silence et fîmes nos adieux à cette suite qui avait été l'écrin de notre passion.

Nous laissâmes nos sacs à la réception et quittâmes l'hôtel.

La rue était animée, il n'était pas midi encore mais touristes et autochtones se mêlaient dans les rues baignées de soleil et du parfum sucré des arbres en fleurs.

"-On pourrait déjeuner ici, qu'en penses-tu?" C'était un petit restaurant de rue modeste d'où s'échappaient des parfums succulents de plats épicés.

La table se couvrit rapidement d'une quantité de petits plats. Il y en avait tant qu'on ne savait où ils trouvèrent la place d'en poser plus encore.

Je regardais Bella saisir du bout de ses doigts un beignet et le croquer à pleines dents.

"-Quoi qu'est-ce qu'il y a? Pourquoi tu me regardes comme ça?"

"-Tu es belle!" Elle piqua un fard et ses joues se couvrirent d'une délicieuse teinte rouge.

"-J'ai faim!"

"-Oui je vois ça! Goûte ça c'est super bon!" Les petits morceaux de viande de poulet bouillis et épicés étaient un véritable délice!

Chaque plat exhalait un parfum alléchant, le riz blanc atténuait le feu du piment. La nourriture dans cette contrée. ne pouvait se comparer à aucune autre!

Bella dévorait à peu près tout ce qui passait près d'elle, elle ne mentait pas en disant être affamée!

"-Tu avoueras que c'est quand même meilleur que les petits fours fades d'hier soir! Et bien moins prétentieux!"

"-Et leur champagne était infect!"

"-Ah je suis contente que tu l'ais remarqué! Ces gens-là n'ont jamais dû aller en France!"

"-Tu y es allée?"

"-Il y a longtemps..." Ses yeux se voilèrent un peu et je la sentis se perdre dans ses souvenirs.

L'atmosphère était bien plus légère que ce matin pourtant, nous tentions de profiter des quelques heures qui nous restaient encore!

Après le déjeuner nous nous promenâmes dans un petit parc à deux pas de là.

Les amandiers et les frangipaniers distillaient dans l'air leur parfum sucré. Les fleurs gigantesques ajoutaient çà et là des notes de couleurs vives. La brise se prenait dans les immenses bambous du parc et jouait une mélodie qui me rappelait le Laos.

Allongés sur la pelouse dans un petit coin abrité des regards, je caressais tendrement les cheveux de Bella étendue contre moi.

Les feuilles des arbres bruissaient et la forêt nous offrait un peu de sa fraîcheur.

Bella avait ôté ses chaussures et je fis de même.

"-Regarde le soleil dans les bambous, ce vert me rappelle la couleur de tes yeux!"

C'était très certainement le dernier moment de tendresse paisible que je passais avec elle avant longtemps alors j'en profitais pour mémoriser chaque courbes de son corps ensorceleur pour m'en souvenir et la dessiner au gré de mes pensées lorsque je serais seul à Seattle.

"-Dis-moi quand tu seras de retour au Laos, tu vas retrouvecomment s'appelle-t-il déjà?"

Je fis tout pour que mon ton soit le plus léger possible mais mon angoisse se devinait. Je savais que j'allais me faire du mal à poser cette question et je risquais d'assombrir son humeur mais c'était plus fort que moi, je devais savoir!

"-Qui? Garrett?"

"-Oui"

"-Je vais le retrouver oui, mais simplement comme collègue!" dire que j'étais soulagé serait un euphémisme, c'était bien plus que cela!

"-Pourquoi?"

"-Il n'est pas toi Edward... et toi il y a quelqu'un là-bas?"

"-Non"

"-Pourquoi?"

"-Elles ne sont pas toi Bella..." Elle se blottit un peu plus contre moi, je la serrai dans mes bras comme pour éviter qu'elle ne m'échappe.

Nos lèvres ne tardèrent pas à se retrouver dans un baiser qui mêlait tendresse et passion. Alors que ses lèvres sucrées caressaient les miennes je me sentais comme au paradis, invulnérable avec la plus parfaite des femmes dans mes bras.

Nous passâmes l'après midi à nous câliner sur l'herbe tendre et humide du parc. Nous devions avoir l'air de deux adolescents en mal de tendresse et à la vérité c'était ainsi que je me sentais. Je voulais faire le plein de tendresse avant de traverser les prochains mois seul loin d'elle.

Trop rapidement il fallut retourner à l'hôtel puis à l'aéroport. Je m'étais mis à détester ces lieux froids et impersonnels qui signifiaient la séparation...

Je ne voulais pas la quitter, d'autant que je ne savais pas quand j'allais pouvoir la retrouver!

Ma main ne quittait jamais sa hanche et son corps restait pressé contre le mien, oubliant que dans quelques heures nous serions loin l'un de l'autre.

Son vol fût annoncé et bien trop rapidement elle dut embarquer...

"-Bella, tiens, je veux pouvoir garder contact avec toi plus facilement, je veux pouvoir entendre ta voix aussi parfois! Il lis les emails." Je lui glissai le smartphone que j'avais pris soin d'acheter pour elle.

"-Il a un forfait international, on m'a assuré qu'il y avait du réseau au fin fond de la jungle laotienne:"

"-Ça je n'en suis vraiment pas persuadée, mais en ville ça devrait être possible! Merci Edward! Ça me touche beaucoup! Enfin pas le téléphone mais le fait que tu veuilles toujours entendre parler de moi!"

"-Évidement! Et si un jour l'envie te prends de faire un tour aux États-Unis, sache que ma porte est ouverte!" Je disais cela d'un ton badin pour alléger cette invitation qui je le savais serait très dure à accepter pour elle, pour ne pas dire impossible...

"-Tu n'as pas peur des cambrioleurs?" Le sourire n'atteignit pas ses yeux mais elle tentait de faire bonne figure.

"-Je peux même te promettre qu'on ne quittera pas la maison. Si tu veux, je peux planter des bambous tout autour et mettre des moustiquaires, tu auras l'impression de ne jamais avoir quitté le Laos!"

Elle posa ses lèvres sur les miennes, alors que sa bouche se fondait doucement avec la mienne je sentis tout ce qu'elle ne pouvait me dire... Sa tristesse de me quitter, ma proposition qu'elle ne pouvait accepter, du moins pour le moment. Je sentis la note d'espoir qu'elle tentait de m'insuffler en même temps que sa langue essayait de dominer la mienne et que nos lèvres bougeaient doucement ensembles.

Le dernier appel pour son vol retentit, brisant notre moment et à regret nous dûmes nous séparer, à bout de souffle et haletants .

"-Au revoir Edward, et ce n'est pas un adieu!"

"-Je l'espère bien! Au revoir Bella! Merci d'être venue me rejoindre!"

Elle déposa une nouvelle fois et très brièvement sa bouche sur la mienne et saisit son sac pour s'engager dans le terminal.

Elle se retourna pour me souffler un baiser du bout de ses doigts et je restai là jusqu'à ce que sa silhouette disparaisse. Ses longs cheveux bruns se balançant au gré de ses pas furent la dernière chose que je vis d'elle avant que je ne sois privé du plaisir de la regarder.

Mon vol était un peu plus tard dans la soirée. J'allais acheter un café insipide et m'assis sur un de ces fauteuils de plastique trop coloré et vaguement déprimant.

Je regardais un avion que je pensais être celui de Bella décoller. Je me brûlais la langue avec le breuvage trop chaud. Deux enfants se laissèrent tomber bruyamment sur les sièges près de moi sous le babillement incessant de leur mère.

J'enfonçais mes écouteurs dans mes oreilles et noyais leurs cris dans la musique.

Je voulais me couper du monde, cesser de ressentir et de voir exister ces familles et ces couples autour de moi.

Je sortis mon carnet à dessin et caressais du bout des doigts le corps alangui de ma Bella figé sur le papier.

La vie continuait à vibrer dans le terminal de verre mais je n'étais déjà plus là, j'étais loin, perdu au fond de la jungle laotienne avec cette femme si extraordinaire.

Les larmes perlaient au coin de mes yeux...

Voilà, j'espère que ça vous à plu. Une nouvelle séparation arrive...

N'hésitez pas à me laisser vos impressions! Pour les anonymes signer votre reviews, avec le nouveau truc de facebookvous ne pouvez plus entrer votre nom que je puisse vous répondre!

Sinon j'ai posté un Os la semaine dernière: Serendipity, sur mon profil pour ceux que ça intéresse.

Merci de me lire et je vous dis à très bientôt!