Bonjour les louloups!
Mercredi sonne la fin de cette histoire! Comme vous avez pu le constater dans le chapitre précédant j'ai parler de toute la meute sauf... Derek. Et bien ce chapitre lui est entièrement consacré.C'est un Sterek quand même!
Ma belle Sham pailletée à encore fait une bêta en sucre d'amour (mais non je ne gagatise pas...si peu)
Bonne lecture!
Chapitre 2
Pour faire une bonne meute, il vous faut...
Derek soupira devant la porte de la maison Stilinski. Il ne voulait pas. Merde. Il n'avait vraiment pas besoin de ça. La situation était déjà suffisamment compliquée comme ça. Stiles était sur les dents depuis les événements avec la meute d'alphas.
Il s'étonnait encore que ça n'ait pas dégénéré avec Deucalion quand il avait atterri à Beacon Hills. Ils avaient fait front commun contre Jennifer. Ça n'avait pas été de gaieté de cœur. La seule raison pour laquelle la meute d'alphas avait fait ce choix de stratégie, était que le clan Argent leur était tombé dessus avant qu'ils ne lancent leurs représailles. Laissant le temps aux membres de la jeune meute de s'adapter à leur nouvelle condition. Et pour une raison qu'ils ignorèrent tous pendant un long moment, ils étaient tous devenus extrêmement puissants.
Ce n'est qu'après plusieurs offensives infructueuses que le Démon-loup comprit quel avait été l'élément probant de ce changement saisissant. En effet, l'hyperactif, fatigué de retrouver ses loups dans des états plus que pitoyables dus au manque d'entente et de coordination de chacun, avait mis son grain de sel dans cette histoire malgré les directives strictes de Derek concernant ce détail. Stiles les impressionna non seulement parce qu'il était fin stratège, mais également parce que lui, le faible humain de la meute, tenait les loups d'une main de fer dans un gant de velours. Et fatalement, ils comprirent.
Ils comprirent que l'adolescent maintenait une cohésion parfaite au sein de la meute. Qu'il brisait les conflits et réconciliait les esprits. Il apportait de l'amour, de la compréhension et de la bienveillance, ce qui, invariablement, redonnait confiance et gaieté. Derek voulait cacher tout cela à la meute d'alphas, car il savait ce qui suivrait.
Un combat.
Stiles n'appartenant à aucun membre de la meute Hale, la meute d'alphas était en droit de combattre pour réclamer l'humain. Et tous les loups connaissaient suffisamment Stiles pour savoir qu'il réagirait mal. Derek le premier. Mais il n'avait malheureusement pas pu y couper. Et le regard de l'hyperactif quand il était revenu vainqueur et blessé, l'avait décontenancé.
_ Et je suis quoi moi ? Un putain de trophée ? cracha l'humain en essuyant ses larmes rageusement.
Il n'avait pas revu l'adolescent depuis et ça faisait maintenant un mois qu'il était sans nouvelles. Il voulait attendre que la tempête passe avant de revenir vers lui, mais les filles ne lui avaient pas vraiment laissé d'autres possibilités.
Il soupira de nouveau, prêt à sonner.
La porte s'ouvrit.
Le shérif resta figé devant l'entrée de sa maison. Il allait sans doute partir au travail. Mais pour le moment, il avait les yeux qui restaient désespérément fixés sur son propre visage étonné.
_ Derek ? Que fais-tu ici ? demanda le maître des lieux.
Que faisait-il ici déjà ? Ah oui ! Comment oublier alors qu'il tenait encore la raison de sa visite entre ses bras ?
Tout avait commencé le matin même.
Il était tranquillement en train de faire ses tractions matinales quand il avait senti Braeden s'avancer à l'intérieur de la maison comme en terrain conquis. Elle n'était pas seule. Il s'était interrompu dans son entraînement personnel pour « l'accueillir ». Quand il était arrivé à son niveau, la jeune femme avait donné une impulsion avec son pied, dans un objet dont il ne connaissait absolument pas le nom.
_ Que les choses soit bien claires Derek, je n'ai vraiment pas le temps pour ces conneries, et si j'avais pas fait un déni de grossesse, j'aurais avorté à la première occasion. Maintenant qu'elle est là, ça devient ton problème. Je ne veux jamais en entendre parler.
Elle allait pour partir, Derek complètement figé, quand elle se retourna de nouveau vers lui.
_ Oh ! J'allais oublier. J'ai fait un test de paternité, au cas où tu te poserais la question, c'est ta fille. J'ai signé un document qui atteste que j'abandonne tout droit parental sur elle.
Elle avait posé une enveloppe sur la table et partit sans demander son reste.
Il avait entendu une sorte de gargouillis ressemblant fortement à un cri extatique. Derek avait regardé dans la chose à ses pieds, il put voir un petit bébé métis à l'intérieur. Ses yeux étaient encore du bleu étrange qu'arbore la quasi-totalité des bambins et elle n'avait pas un cheveu sur le crâne. Quand il s'était penché un peu plus, l'analysant de son regard lupin, les yeux du bébé flashèrent à leur tour. Oh misère !
Il avait attrapé la sorte de landau bizarre et l'avait posé dans la voiture pour rouler jusque chez Erica, mais quand elle se retrouva devant la chose gigotante, sa réponse avait été sans appel.
_ Franchement Derek. Je vis seule avec ma mère. Si elle voit ta fille dans la maison, elle n'en aura strictement rien à foutre que je lui dise que ce n'est pas à moi. Elle va m'enfermer pour le reste de ma vie pour avoir couché avec le premier venu en se demandant comment j'ai réussi à lui cacher pendant neuf mois. Et même si ce n'était pas le cas, je tiens trop à ma liberté pour m'occuper de ta môme. Assume. Fallait pas fourrer ta queue ailleurs.
La louve avait claqué la porte sans un « au revoir », mais le loup n'avait pas loupé le « crétin » marmonné par la blonde. L'alpha avait trouvé très irrespectueux la manière dont Erica venait de se comporter.
Ailleurs ?
Aux dernières nouvelles, tout avait toujours été très clair avec la blonde. Sans parler du fait qu'il n'avait rien senti de tel venant d'elle. Il ne comprenait pas. Ce fut seulement quand la petite se mit à pleurer qu'il réalisa être toujours planté devant la maison de sa subalterne. Il l'emporta avec lui, non sans lui grogner dessus une ou deux fois pour qu'elle se taise.
Quand il s'était garé devant chez Lydia, elle était en train de fermer sa porte d'entrée. Il s'était raclé la gorge, sachant pertinemment qu'elle savait déjà qu'il était là, mais politesse oblige, on doit dire bonjour.
_ Derek.
Le regard de la jeune femme s'était porté sur la petite chose braillarde immédiatement après l'avoir salué.
_ Tu fais dans le bénévolat maintenant ? Elle est très mignonne.
_ Non. C'est Braeden qui vient de me la ramener. Je suis le père.
Lydia avait porté ses yeux dans les siens et avait eu cette manière si Lydiesque de le faire se sentir mal. Cette femme est diabolique.
_ Derek, avec tout le respect que je te dois, il est tout simplement hors de question que je t'aide à assumer tes problèmes de fidélité. J'ai un rendez-vous. On se voit plus tard.
La rousse était partie sans attendre de réponse et Derek était toujours là, comme un arbre planté devant son jardin. Problème de fidé... Quoi ?
En désespoir de cause, il s'était rendu chez Allison. Sans la petite. Pour ne pas se prendre de réflexion. Arrivé sur les lieux, Chris lui avait indiqué qu'elle était chez Jackson. Il avait donc fait la route jusque chez son subalterne. Mais au moment de descendre, il avait bien été obligé de constater que le bébé devenait deux fois plus abominable quand il l'abandonnait. Ce fut donc en lâchant un soupir excessivement expressif qu'il prit la chose avec lui. Il n'eut pas à attendre ni à sonner, le couple l'attendait déjà sur le pas de la porte.
_ Jackson, Allison, les avait-il salués dans l'espoir de les amadouer.
_ Oh ! Elle est trop mignonne ! s'était extasiée la jeune femme en se penchant sur le bébé.
Derek avait souri, il sentait qu'il aurait plus de chance de ce côté-là. Mais il était quand même resté sur ses gardes. Le loup blond ne semblait pas très ravi que son amante se détourne de lui pour un bambin qui n'était même pas le leur.
_ J'ai besoin d'aide pour ça, avait expliqué l'alpha précautionneusement.
_ Oh ! Qui t'a confié son bébé ? avait demandé la chasseuse, une pointe de moquerie dans la voix.
_ Braeden.
_ Ah !
_ Quoi. « Ah !» ? s'était impatienté l'alpha.
_ Non, non, rien.
Jackson avait regardé le bébé et une odeur particulière lui était venue à la truffe. Ce qui le l'avait fait redresser la tête vers Derek.
_ Mec, c'est ta fille ?
_ Oui.
_ Oh merde ! Mais pourquoi tu as fait ça ? avait demandé Allison soudainement verte.
_ Stiles va être furax, avait renchéri Jackson.
_ Tu n'as vraiment pas choisi ton moment, Derek. Il était déjà en colère contre toi depuis Deucalion.
_ Je sais. Mais Stiles n'a rien à voir là-dedans. Pourquoi c'est si important ?
Le couple s'était regardé un instant semblant savoir quelque chose qu'il ignorait.
_ Parce que c'est juste, la seule personne qui peut t'aider avec... ça, avait expliqué Jackson en pointant le bébé braillard.
Soudainement, l'enfant avait vomi.
_ Dégueu ! avait commenté le couple d'une même voix.
_ Derek, va voir Stiles. Tu ne pourras pas lui cacher éternellement, mais franchement, je ne sais pas comment tu vas t'en sortir sur ce coup. Un bébé ! Je t'arracherais les couilles à sa place, avait conclu Allison en lui rendant la chose contenant le bébé.
Mais qu'est-ce qu'ils avaient tous aujourd'hui ?
Il était content pour eux qu'ils se soit réconcilier. Ça avait été tendu entre Lydia et eux quelques mois avant l'arrivée de la meute Alpha. Merci Stiles d'ailleurs, il avait fait son office juste à temps. Mais il avait l'impression qu'ils s'étaient tous passé le mot.
Et il était là, maintenant. Devant le shérif. A se demander ce qu'il avait fait de mal pour avoir un karma aussi pourri. La petite s'était remise à pleurer.
_ Oh ! Je crois que tu as un problème avec ce bébé.
_ Oui, je... Stiles est là ?
John le regarda encore de longues et interminables secondes avant d'appeler son fils sans bouger d'un micromillimètre. Rien. Pas même son regard perçant et scrutateur.
_ Tu sais qu'il ne va pas aimer ? C'est une question rhétorique, ne réponds pas.
_ Je...
_ Ne compte pas sur moi pour t'aider, je vais au poste.
Le shérif contourna le loup-garou laissant alors, toute la place à Stiles qui finissait de dévaler les escaliers. Mais ce dernier se figea en voyant qui était sur le pas de sa porte.
_ Derek, dit-il sur un ton raide.
Aucun des deux ne parla davantage, car toute leur attention était maintenant focalisée sur le bambin en larmes.
_ Un bébé ? C'est une blague ? C'est tout ce que tu as trouvé ? Tu t'es dit : Tiens si j'offrais un enfant à Stiles pour m'excuser de m'être comporté comme un con, attaqua l'hyperactif tout en s'approchant de plus en plus de lui. Oh mon Dieu ! Mais pourquoi tu le laisses dans son vomi ? Donne-le-moi ! ordonna l'adolescent en arrachant le siège auto des mains du loup.
Tout en délivrant la petite de son carcan, l'alpha l'entendait marmonner « Bourreau d'enfant, sadique lupin de merde, oh mon pauvre bout, qu'est-ce que le grand méchant loup t'a fait. Regarde-toi, tout sale, tout malheureux»
_ C'est une fille.
Mais Stiles l'ignora royalement. Il avait pris la petite et l'emmenait dans la salle de bain. Le bébé calé dans un bras, il ouvrit l'armoire à pharmacie et en sortit des compresses qu'il imbiba d'eau. Il débarbouilla la petite et essuya du mieux qu'il put les vêtements qu'elle portait.
_ Donne-moi ses vêtements de rechange et... et une couche propre, ordonna-t-il à Derek tout en regardant le bébé dans ses bras. Mais depuis combien de temps tu es dans cet état, toi ?
Il faisait des petits mouvements avec elle, tout en lui murmurant des petits mots sans queue ni tête et Derek pouvait dire qu'il était impressionné par la dextérité de Stiles. Le bébé avait arrêté de pleurer et elle le regardait maintenant fixement comme subjuguée. Voyant que le loup ne bougeait toujours pas, il se tourna de nouveau vers lui, le regard interrogateur.
_ Tu attends quoi? s'impatienta l'hyperactif.
_ Je n'en ai pas.
_ Non, mais je rêve ! Tu l'as volé à qui ce bébé ? Ne me dis pas que tu t'es vraiment dit qu'on allait se réconcilier grâce à un bébé ? Tu vis dans quel monde ? Ce n'est pas parce que je m'occupe de ta bande de loups mal léchés que ça veut dire que ma passion dans la vie, c'est d'élever des mômes ! Va le rendre à la pauvre femme à qui tu l'as pris. Les bébés ne sont pas des jouets, Derek !
_ JE SAIS ! cria Derek en grognant, faisant hurler la petite par la même occasion.
_ Bravo. Du grand art, vraiment, persifla Stiles en reprenant son manège pour calmer l'enfant.
Derek se passa une main dans les cheveux, exaspéré.
_ Stiles, je n'ai pas volé ce bébé. C'est le mien.
Stiles se stoppa alors qu'il en était à faire son sixième tour sur lui-même.
_ Pardon ?
_ Braeden me l'a déposé ce matin, elle ne veut pas s'en occuper. Elle aurait avorté si elle n'avait pas fait un déni de grossesse. C'est le mien. Le bébé. J'ai un papier si tu veux.
_ Non, je te crois.
_ Merci.
L'atmosphère avait changé. Derek ne saurait dire en quoi, mais l'humain était devenu étrange. Il n'arrêtait pas d'alterner entre lui et le bébé. Il était confus, triste et gêné.
_ Bon. On fait quoi maintenant ?
_ On ? Derek, c'est ton bébé. Débrouille-toi. Il n'y a pas marqué DASS/SPA à l'entrée de ma maison. Tu ne viens me voir que quand tu as besoin de mon aide. C'est très révélateur si tu veux mon avis. On était en froid aux dernières nouvelles.
_ Stiles, soupira le loup.
_ Oh ne commence pas comme ça. Un mois. Et tu n'as absolument rien fait. Mais c'est vrai. Je suis l'oméga, alors...
_ Quoi ?
_ Peu importe, pourquoi je ferais ça ?
_ Écoute, je voulais juste te laisser de l'espace, je ne pensais pas que ce serait pire en ne venant pas te voir. Je sais que tu connais beaucoup de choses sur les loups, mais pas tout Stiles, j'étais obligé de combattre pour que tu puisses rester, ils t'auraient emmené, loin de ton père, de nous. Ce n'était pas pour te proclamer. Mais pour te laisser ta liberté.
_ Et tu ne pouvais pas me le dire ? demanda l'adolescent, l'émotion dans la voix.
_ Pardon.
_ Derek, je suis fatigué. Tu as la communication d'une huître. Pas étonnant que tes loups soient complètement paniqués dès qu'on leur demande de s'ouvrir aux autres. Mais je m'égare. Je ne suis pas devin, si tu ne me dis pas les choses, je ne risque pas de comprendre. Je n'ai pas de boule de cristal. Tu comprends ?
_ D'accord. Je vais essayer.
_ C'est déjà un bon début.
_ Tu veux bien m'aider, s'il te plaît ?
Stiles le regarda un instant, puis la petite qui faisait des grimaces d'inconfort dans ses bras. Il soupira et secoua la tête de dépit.
_ Ma bonté me perdra. Qu'est-ce que cette mère indigne t'a laissé ?
_ Juste le truc dans l'entrée et la lettre.
_ Sérieusement ?
_ Oui.
_ Quel âge ?
_ Je ne sais pas.
_ Un nom ?
_ Non.
_ C'est pas vraiii ? Est-ce que cette femme est sérieuse ? Écoute, voilà ce qu'on va faire, tu vas me chercher Deaton. Je vais lui donner un bain parce qu'on ne peut pas la laisser dans cet état. Elle va pas tarder à avoir faim, si ce n'est pas déjà le cas. Allez acheter du lait, un truc de loup, n'importe quoi. Oh la la, mais qu'est-ce qu'on va faire ? Comment on va gérer ça ? Il faut tout faire ! On a rien !
_ Stiles, panique pas. Respire. Respire.
Le jeune homme n'avait même pas noté qu'il hyperventilait avant que le loup-garou ne lui fasse remarquer. Il le fit s'asseoir par terre et l'obligea à prendre de grandes bouffées d'air.
_ Je vais chercher Deaton, d'accord ? On va faire au plus pressé et on avisera après.
Il revint une demi-heure plus tard avec l'émissaire de la meute, du lait premier âge auquel il allait falloir ajouter quelques petites choses. La petite, elle, était emmitouflée dans une serviette chaude et regardait tout ce qu'elle avait autour d'elle comme si tout cela était très impressionnant. Stiles avait mis les vêtements à laver, puis à sécher en cycle court et avait trouvé un tuto sur Youtube pour lui faire une couche de fortune. « Viva Internet ! » avait-il dit quand le vétérinaire et lui avaient regardé avec scepticisme le linge posé sur les fesses de la petite.
Elle avait cinq semaines. Elle était en dénutrition. Elle manquait de soins. De beaucoup de soins. Stiles était au bord de la syncope quand le couperet tomba. Jackson avait raison. Il était la seule personne à pouvoir l'aider avec sa fille. Une fois le vétérinaire parti, Stiles sortit le linge propre et sec de la séchante, rhabilla le bébé, l'installa dans le siège auto, prit son manteau et ses clés.
_ Tu viens ? demanda-t-il au loup, le siège auto dans les mains, sur le départ.
_ Où ça ?
_ Pendant que tu t'es absenté, j'ai fait des recherches. Tu vas avoir besoin de matériel. Beaucoup. De matériel. Et il faut qu'on achète des biberons. Tu comptes nourrir ton bébé avec tes doigts ?
Alors qu'ils s'installaient dans la Jeep, le jeune homme reprit.
_ Il va falloir qu'on aille à l'hôtel de ville.
_ Pour quoi faire ?
_ Déclarer sa naissance, abruti. Non, mais je te jure ! Tu réfléchis des fois ?
Derek lui lança un regard qui voulait dire « Ne pousse pas ta chance trop loin » et Stiles lui rendit son sourire sarcastique habituel.
_ Je peux aussi rentrer chez moi.
_ C'est bon, j'ai compris.
Ils achetèrent tellement de choses que l'alpha en avait mal à la tête. Qui aurait pu penser qu'avoir un bébé était si compliqué ? Ils durent faire plusieurs aller-retour. Le premier servant à nourrir le bébé. Derek y avait ajouté, comme indiqué par Deaton, neuf gouttes de son sang. Stiles avait beuglé quand il l'avait vu faire, mais s'était calmé une fois le vétérinaire au téléphone. Il n'avait pas pu s'empêcher de marmonner un « Loup-garou extraterrestre, qu'est-ce que tu fais à ce bébé ? » en regardant le sang se mélanger au lait infantile.
A la fin de la journée, le loup était complètement équipé pour accueillir le bambin dans son loft. L'adolescent appela son père pour le prévenir qu'il ne rentrerait pas le soir venu. Stiles l'avait harcelé pour qu'ils peignent la chambre. Isaac, Boyd et Peter, présents dans le loft lors de leur dernier voyage avaient été mis à contribution. Stiles avait donné ses directives pour que la chambre soit parfaite. Il leur avait fait poser de l'isolant et du parquet, de la toile de verre sur les murs de métal pour pouvoir peindre dans des couleurs douces et apaisantes. Même le plafond y était passé. Et ce n'était pas de la tarte. Ils avaient dû placer un filtre sur le réservoir d'eau, pour ne pas agresser la peau du bébé, dixit l'hyperactif. Installer la table à langer dans la salle de bain avec tout l'attirail qui allait avec. Ils avaient même dû mettre en place un régulateur de température pour que la salle d'eau reste à vingt-deux degrés Celsius. Le jeune homme s'était transformé en inspecteur de travaux finis, prêt à hurler au moindre problème. Jackson et Scott avaient été appelés à la rescousse au bout d'une heure de ce traitement.
Pendant ce temps, Stiles avait changé la petite dans une couche ultra sophistiquée, ergonomique, hypoallergénique et tout un tas d'autres trucs que Derek n'avait pas retenu. Mais ce qu'il savait en revanche, c'est que quand ça concernait le bébé, le mot hypoallergénique revenait souvent. Tout le temps en fait. Il avait donné son deuxième biberon au bambin, après avoir découvert la magie du stérilisateur de biberons et de tétines. Il avait mis à laver tout un tas de vêtements hypoallergéniques, avec une lessive hypoallergénique et de l'adoucissant hypoallergénique. Derek lui avait demandé, plein de sarcasme, s'il devait acheter une machine à laver hypoallergénique.
_ Le jour où tu auras un cerveau hypoallergénique, peut-être que oui, rétorqua l'adolescent.
_ Tu sais que les loups-garous ne contractent pas de maladies ?
_ Derek, sors de cette pièce.
Il était sorti en riant. Il ne lui dirait probablement pas. Deaton s'en chargerait, mais les jeunes loups-garous pouvaient contracter quelques maladies la première année de leur vie. Rien de grave. Mais leur système immunitaire avait encore besoin de se former, d'où le sang dans le biberon. Faute d'avoir la mère sous la main, on fait avec ce que l'on nous donne.
L'hyperactif avait pris sa fille avec lui pour faire son lit, installé le mobile, les peluches, rangé les vêtements, les jouets.
Derek l'avait surpris dans la salle de bain en train de jouer avec le ventre du bébé, faisant des bulles d'air dessus, ce qui faisait immanquablement s'esclaffer la petite. Elle émettait des cris surexcités avant de rire comme une bienheureuse. Il lui fit quelques chatouilles sur la plante des pieds avant d'attraper de l'huile d'amande douce et de la masser doucement. La petite semblait assommée par le traitement parce qu'elle avait du mal à garder les yeux ouverts. Stiles prit alors son tout nouveau pyjama et tomba nez à nez avec le loup-garou quand il la prit pour la coucher. Il avait un sourire moqueur plaqué sur le visage et Stiles maugréa sur son « faciès de dégénéré » avant de le contourner pour partir dans la chambre.
Plus tard dans la soirée, Peter s'installa complètement exaspéré sur le canapé alors que Stiles préparait un semblant de repas dans leur cuisine totalement inexistante.
_ Tu vas devoir faire faire une vraie cuisine Derek, tu ne peux pas vivre comme ça alors que tu as un enfant. Tu ne lui feras pas boire du lait toute sa vie, indiqua Stiles sur un ton sans appel.
_ Quelqu'un peut m'expliquer pourquoi on a été obligé de révolutionner l'intérieur ? demanda alors Peter.
_ Est-ce qu'il n'y a que moi qui trouve normal d'optimiser l'environnement de ce bébé pour qu'il grandisse dans les meilleures conditions ? répondit alors, de manière sarcastique l'adolescent.
Peter le regarda un moment avant de se tourner vers son neveu.
_ Vraiment, celui-là je l'adore, tu ne pouvais pas trouver mieux. Il accepte même d'élever ton bâtard. Je suis jaloux. Pourquoi je ne l'ai pas mordu quand j'en avais l'occasion ?
_ Peter. La ferme, répondit Derek placidement.
Stiles avait dormi dans la chambre de la petite sur le fauteuil moelleux qu'il lui avait fait acheter plus tôt dans la journée. Il l'avait entendu se réveiller trois fois dans la nuit pour préparer un biberon et le donner au bébé avant de la recoucher aussi sec après son rot.
Il ne l'avouerait jamais, même sous la torture, mais il avait adoré cette journée. Et Stiles était sensationnel. Il entendait souvent les membres de la meute en discuter entre eux. De Stiles. Il faisait mine, ne pas être dans les parages quand c'était le cas, mais il était souvent curieux de savoir ce que Stiles faisait de si génial pour qu'ils se retrouvent tous planqués chez lui pour faire il ne savait quoi. Après tout, c'est grâce à Stiles qu'ils avaient réussi à évincer la meute d'alphas de sur leur territoire.
Le lendemain matin, le garçon avait la tête dans le coaltar et c'est l'esprit complètement nébuleux qu'il passa une main distraite entre les omoplates de Derek en passant près de lui pour se préparer un café. La caresse affectueuse avait complètement électrisé le loup. Sur le coup, il s'était penché sur lui et s'était arrêté en plein mouvement alors qu'il avait presque atteint le creux de sa nuque. Stiles lui avait lancé une œillade interrogative quand il l'avait senti se tendre comme un i sans crier gare. L'hyperactif était encore trop ensommeillé, il n'avait donc pas intercepté le manège du loup et Derek en soupira de soulagement.
OoO
Stiles rentra dans le loft, un sac à la main, le bébé dans l'autre, les joues rougies par le froid de l'hiver et les cheveux électrisés par sa capuche fraîchement abaissée. Il posa la petite juste à côté de lui avant de sortir deux petits livrets du sac qu'il avait dans les mains et de les jeter négligemment juste devant Derek, sur la table basse.
_ Je suis allé à l'hôtel de ville tout à l'heure.
_ J'allais...
_ Rien du tout. Ça va faire deux semaines que je vois ton livret de famille traîner. A chaque fois que je te demande, tu me dis que tu vas le faire. C'est même moi qui ai retrouvé ton fichu livret.
_ Désolé.
_ Il faut te reprendre mon vieux. Je ne serai pas en vacances hivernales toute ma vie. C'est bientôt la fin. Tu vas devoir gérer tout seul quand je ne serai pas là.
_ J'y arriverai jamais.
_ Mais si, n'aie pas peur, tout va bien se passer. Tu n'auras qu'à me téléphoner après les cours si tu as besoin d'aide. Mais Derek. J'ai une vie et ce n'est pas mon bébé.
_ Je sais.
Derek attrapa machinalement le livret neuf qui était face à lui pour voir ce que c'était. Un carnet de santé visiblement. Il l'ouvrit et se figea.
_ Tu l'as appelé Félix ? Stiles, c'est une fille !
_ Merci, je sais ! J'étais là quand je changeais ses couches et lui donnais son bain.
_ Mais qu'est-ce qui t'as pris ?
_ Il m'a pris qu'à chaque fois que je te demande comment tu veux l'appeler, tu hausses les épaules en me disant « Je n'en sais rien ». Et « Je n'en sais rien » n'est pas un putain de prénom. Alors, j'ai improvisé. Félix lui va comme un gant.
_ Tu pouvais lui donner un million de noms de filles, alors pourquoi tu lui as donné un foutu nom de garçon ? Tu te venges, c'est ça ?
_ Est-ce que tu me crois puéril au point de me venger en me servant de ta fille ? Et me venger pour quoi au juste ? Tu es juste vexant ! Je te rappelle que je me plie en quatre pour cette môme qui a débarqué dans ma vie comme un bélier enfonce ta porte. Et j'ai composé. J'ai dû, encore une fois m'adapter, parce que c'est ce que je suis sensé faire de mieux. J'aimerais juste un peu plus de considération vois-tu, parce qu'à l'allure où on allait, on ne l'aurait pas appelé du tout !
_ Ok ! Ok ! C'est vrai ! Mais dis-moi pourquoi, parce que là, je ne comprends pas.
_ Et bien... Je me suis dit que ça ferait ressortir toute sa féminité. Comme une pointe de sel dans un gâteau. Et Félix est un bon prénom. Il portera chance à cette crapule.
_ Félix Talia Hale.
_ Oui je trouve le nom de ta mère cool, mais je ne voulais pas lui donner le nom d'un membre de ta famille. Trop de pression sur ses frêles épaules. Alors, je l'ai mis en deuxième option. Juste en clin d'œil. Parce que je te préviens, je tue le premier de ta famille qui appelle son gosse comme elle. Il n'y aura qu'une Félix Hale.
Derek soupira et s'accorda un geste qu'il s'interdisait depuis longtemps. Il saisit Stiles et le prit contre lui dans une étreinte un peu bourrue.
_ Merci, lui souffla-t-il à l'oreille.
OoO
Cela faisait maintenant six mois qu'il bataillait sec avec son tout nouveau bébé. Bon, pas tant que cela. Stiles lui laissait toujours une multitude de post-its partout comme un parcours fléché. Il s'était vite rendu compte que s'occuper de Félix n'était pas de tout repos. Il ne fallait pas que la salle d'eau excède les 23°C, il devait tout le temps vérifier le thermomètre, même pour lui changer sa couche. L'eau du bain devait toujours être entre 36 et 37°. Il fallait utiliser un pain de savon nourrissant pour bébé parce que sa peau était fragile. Un shampoing moussant parce qu'il fallait lui éviter les croûtes de lait et les irritations cutanées. Toujours lui donner le soir, parce que ça la préparait au sommeil. Veiller à bien l'enrouler dans une serviette chaude et bien la sécher. Toujours, toujours la masser et la badigeonner d'huile d'amande douce après son change ou sa toilette. Il ne voyait pas pourquoi on devait se donner tant de mal pour une si petite créature. Félix la première. Elle brassait gaiement l'eau du bain en criant joyeusement la plupart du temps. Généralement dans ces moments-là, l'émotion était tellement forte qu'elle avait ses crocs et ses yeux lupins. Derek ne pouvait s'empêcher de rire avec elle, sa joie était communicative.
Si seulement ça s'arrêtait au bain. Mais non. Le biberon devait toujours être stérilisé avant utilisation. Heureusement, Stiles lui avait fait acheter la machine qui stérilisait en cinq minutes. Il lui en était reconnaissant. Il devait mettre une portion de lait pour 30 ml d'eau, et laisser tiédir jusqu'à 26°C, toujours neuf gouttes de sang. Utiliser la tétine fétiche. Être à l'écoute de Félix et ne pas la forcer. Lui faire faire son rot.
Il ne devait pas avoir les mêmes comportements s'il la faisait dormir de jour ou de nuit. Heureusement, maintenant la petite était calée et il n'avait plus à se réveiller en pleine nuit pour la nourrir ou attendre qu'elle arrête de pleurer dans l'espoir de se rendormir, parce qu'il ne devait pas s'occuper d'elle quand elle se réveillait entre deux cycles de sommeil. En fait, il allait arrêter là parce que la liste était encore longue. Et ça lui donnait mal à la tête.
S'il était honnête avec lui-même, il avouerait qu'il n'avait pas à s'en occuper souvent. Stiles prenait beaucoup de temps pour la petite. Il la trimballait jusqu'à chez lui quand il avait rendez-vous avec d'autres membres de la meute et lui ramenait le soir pour lui donner son bain et la coucher. De temps en temps, il ne venait pas et l'un des loups occupait le bambin.
Isaac y allait toujours avec des pincettes. Comme si Félix allait se briser au moindre faux mouvement. Il n'avait pas pu s'empêcher de rire sous cape quand Stiles lui avait parlé, l'air de rien, de la grande fontanelle. Il en avait eu des sueurs froides et avait demandé à l'hyperactif, s'il pouvait reprendre le bébé. Mais les moments de bain ou de sieste étaient ses préférés.
Jackson avait ramené toutes sortes de jouets qu'il avait confectionnés lui-même. Elle les adorait. Et Derek devait avouer qu'il était impressionné par tous les jouets de bois finement manufacturés. Qui aurait pu penser que le blond était doué d'une telle sensibilité ? Stiles apparemment. Parce qu'il n'avait pas été surpris. Juste très ému par l'intention. Jackson aimait lui donner à manger ou lui lire des histoires.
Boyd, lui, l'éveillait au monde et à sa propre personne. Il aimait bien porter ce petit bout de loup contre lui. Il lui faisait écouter son cœur. Il jouait avec son visage de ses grandes mains impressionnantes. Mais ce qu'il affectionnait le plus c'était l'emmener en promenade.
Lydia adorait l'habiller, faute de pouvoir encore la coiffer, elle lui parlait souvent de tout et de rien comme si le bébé pouvait lui répondre et lui donner son avis. Elle expliqua à Derek un peu plus tard que gagatiser c'était bien, mais parler c'était mieux, ça éveillait davantage le bébé.
Erica passait son temps à la dessiner, lui faire écouter de la musique, la prendre dans ses bras pour danser avec elle.
Allison, pour une raison qu'ils ignoraient tous, elle la première, se trouva être celle avec qui la petite se transformait le plus. Le bébé essayait souvent de jauger où étaient les limites. Et il semblait que Félix avait vu en la jeune femme un bon professeur.
Ils se débrouillaient toujours pour que Scott évite de trop s'occuper de Félix depuis qu'il l'avait fait tomber du premier. Stiles qui passait en dessous juste à ce moment-là, l'avait rattrapée au vol sans comprendre ce qui venait de se passer. Il avait passé le reste de l'après-midi à crier sur son meilleur ami. L'adrénaline passée, il avait eu très peur. Derek avait été obligé d'intervenir et de mettre Scott dehors pour calmer l'hyperactif. Il avait été particulièrement fier de réussir à l'apaiser grâce à un bon massage sur la nuque alors que le jeune homme baragouinait encore faiblement, assommé par l'attention. Depuis, Félix vomissait assez régulièrement sur Scott, dès qu'il devait la porter pour quelques minutes.
Il interdisait à Peter de l'approcher. Il avait tendance à se méfier de lui.
Mais Stiles était sans conteste le préféré de la petite. Il était un savant mélange de chaque membre de la meute. Ne laissant que peu de tâches ingrates à Derek. Lui, pour sa part ne rechignait jamais à jouer avec sa fille. Uniquement quand il était sûr d'être seul avec elle. Fallait pas déconner non plus. Il avait une image d'alpha à tenir.
Image qui s'effondra ce jour-là.
Il avait attrapé Félix de façon à passer son bras entre ses jambes pour lui tenir tout le ventre et le menton. Il la faisait virer et voler dans les airs en faisant des bruits d'avion sous le rire tonitruant de la petite. Il adorait entendre ses exclamations de joie résonner dans le grand loft.
_ Attention tango Charlie ! Obstacle droit devant.
Il lui fit éviter de justesse une poutre de métal alors qu'elle criait en riant. Mais il se figea quand il entendit distinctement quelqu'un se racler la gorge derrière lui. Quand il se retourna, toute la meute était présente, là. Devant lui. Et merde ! Il s'éclaircit la voix, tendu.
_ Elle, elle pleurait.
_ Mais oui tango Charlie, dis plutôt que tu as oublié la réunion pour l'arrivée de Malia et que tu t'amusais trop pour t'en rappeler, se moqua gentiment Stiles en s'approchant de Félix qui tendait les bras vers lui.
Boyd lui fit un sourire compatissant. C'était lui qui lui avait montré toutes les manières possibles de jouer avec la petite. Stiles, lui, était maintenant rentré dans son espace vital et son odeur envahissait tout son cerveau. Il était déconnecté. Il ne voyait même pas que Félix le regardait un peu inquiète de ses grands yeux verts. Ce n'est que quand il sentit une main se poser sur sa joue qu'il revint parmi eux, sur terre.
_ Hey~ C'était une blague. Toute la meute est complètement gaga de ta fille. T'as pas à avoir honte de craquer devant son regard de biche. C'est même plutôt rassurant de te voir comme ça.
Il expira en fermant les yeux, se concentrant sur ce contact. Il aimait vraiment quand Stiles était dans le loft. Sa présence était devenue une constante indispensable. Et l'humain ne semblait pas s'apercevoir de l'importance qu'il avait prise pour tout le monde. A son plus grand désarroi.
OoO
Derek faisait les cent pas dans le salon. Malia venait de déguerpir la queue entre les jambes. Et Peter qui s'était senti obligé d'intervenir avec ses commentaires. « Rien d'étonnant. A force de trop attendre, quelqu'un finira par te le prendre. Et tu ne pourras pas combattre pour le garder près de toi parce que ce sera son choix » Quelque part, il était content que Mélissa ait pu venir chercher Félix. Il n'aurait pas aimé devoir se donner en spectacle de cette manière devant elle. Il lui aurait fait peur. Elle aurait pleuré et Peter en aurait rajouté une couche. « Estime-toi heureux que ce soit Malia pour cette fois, mais la prochaine fois, il te filera entre les doigts, tu n'auras pas toujours la primeur à ses yeux » Il exhalait de l'air comme un bœuf en faisant les cent pas. Il n'arrivait pas à se calmer. Pourquoi tout devait être si compliqué ? « Il commence déjà à se lasser de ton inanité, je serais même prêt à parier qu'il va bientôt rendre les armes. Es-tu aveugle à ce point ? Malgré l'amour qu'il a pour toi. Il se fatigue. Je n'aurai plus qu'à le cueillir comme un joli bouton de rose » Il donna un violent coup dans la table en face de lui, la détruisant par le même coup. Mais sa colère ne désenflait pas.
La porte du loft s'ouvrit dans un bruit lourd et métallique. Laissant apparaître Stiles trempé malgré le fait qu'il portait sa parka rouge. Merde. Stiles. Il avait oublié. L'hyperactif grogna entre la satisfaction, le soulagement et l'inconfort. Il commençait déjà à retirer son manteau tout en se dirigeant plus à l'intérieur, laissant de petites flaques derrière lui.
_ J'ai fait aussi vite que j'ai pu. Où est-elle ?
_ Chez Mélissa.
_ Chez... Tu te fous de moi ? Tu m'as envoyé le pire sms de la terre, « HELP URGENT BEBE MALADE ! » J'ai déserté les cours parce que j'étais mort d'inquiétude ! Je suis trempé jusqu'à la moelle ! Et tu me dis qu'elle est avec Melissa ? Tu ne pouvais pas... je ne sais pas moi, me prévenir ? Mais merde Derek ! J'ai une vie ! Je ne suis pas à ta disposition !
Il regardait l'adolescent crier en faisant de grands gestes. Il se retenait de dire quoi que ce soit parce qu'autrement ses paroles dépasseraient sa pensée et qu'il ruinerait totalement ses chances. La colère bouillonnait encore dans ses propres tripes pour ne pas dire quelque chose de regrettable. Mais un changement chez le jeune homme alerta le loup. Il n'aimait vraiment pas ce qu'il sentait se dégager de l'humain.
_ Écoute Derek, je crois que je vais prendre mes distances. Je me suis beaucoup trop investi dans la meute et si ça continue comme ça, je vais finir par me brûler. Félix a sept mois maintenant et je crois que le plus difficile est passé. Tu t'en sortiras très bien. Toute la meute est là pour toi.
Il y eut un silence de plomb dans la pièce. Derek n'en revenait pas. Tout son être protestait contre ses paroles, mais il n'arrivait pas à exprimer la moindre chose.
_ Bon. Je vais voir si je peux retourner en cours. Au pire Peter, avait besoin d'aide avec son ordinateur. Salut.
« Je n'aurais plus qu'à le cueillir comme un joli bouton de rose »
Son sang ne fit qu'un tour. Il attrapa Stiles qui était déjà en train d'enfiler son manteau tout en partant.
_ Mais qu'est-ce que... lâche-moi ! Merde ! Derek ! Qu'est-ce que tu fous ? s'énerva l'humain en se débattant alors que le loup l'avait soulevé du sol et le portait comme s'il ne pesait rien.
_ Ce que j'aurais dû faire depuis longtemps.
_ Quoi ? cria Stiles incrédule.
Derek grimpa les marches quatre à quatre pour jeter le jeune homme sur le lit de sa chambre. Il ne laissa pas le temps à l'adolescent de protester qu'il était déjà sur lui, le clouant complètement sous lui. Ils se regardèrent un instant, semblant étudier le visage de l'autre. Il sentait le souffle de Stiles s'écraser contre son visage. Et son odeur. Cette odeur à laquelle il s'était habitué, si agréable. Il aurait pu passer des heures à étudier le grain de sa peau. Juste là, comme ça. Mais il avait mieux à faire. Comme faire comprendre à l'humain qu'il avait une importance vitale dans la vie du loup.
Il se pencha doucement sur le visage de son comparse pour lui laisser le temps de protester s'il n'était pas consentant. L'autre retint sa respiration mais finit par réduire complètement la distance qui les séparait pour poser ses lèvres contre les siennes. Le loup ne put s'empêcher de sourire comme un bienheureux à ce contact.
Il attrapa la nuque de Stiles pour le maintenir contre lui et il joua un instant avec les lèvres qu'il avait à disposition avant d'introduire sa langue dans la cavité entrouverte. Il adorait ça. Il aurait pu faire ça pendant des heures. Il le relâcha pour y revenir. Sa tendre victime semblait se repaître du traitement.
_ Merde. Derek. C'est quoi ça ?
_ Je refuse de te voir partir. Je te veux tellement, souffla l'alpha en grimaçant à la perspective que l'adolescent mette ses menaces à exécution.
_ Wah !
_ Tais-toi, ordonna Derek avant de reprendre ses lèvres.
Il commença à déshabiller l'autre de manière fébrile et Stiles participa plus activement après quelques secondes de battement. Derek ne voulait pas se décoller de la bouche de son compagnon. Même quand il fallut se redresser pour retirer leurs pantalons et boxers, il avait entraîné Stiles avec lui. L'adolescent, lui, avait du mal à réfléchir correctement. Il faisait des gestes désordonnés et lâcha un gémissement soupiré quand le loup commença à migrer vers son cou.
Ils étaient maintenant tous les deux nus, à genoux sur le lit. Derek tenait le visage de Stiles comme s'il était la chose la plus précieuse de sa vie et le jeune homme sentit une émotion gonfler dans sa poitrine. Il se mit alors à rire et à pleurer en même temps. Il ne savait plus tellement s'il se sentait bien ou mal. Il se sentait à la fois ridicule et heureux, gêné, confus, soulagé et si abusé. Derek chercha son regard du sien. Dans les yeux du loup, l'hyperactif pouvait lire de l'inquiétude, mais surtout de l'amour. Il retint sa respiration à cette constatation et exhala tout l'air qu'il avait retenu, une seconde après. Derek caressait ses joues de ses pouces et lui donna un doux baiser. Celui-là même qui vous dit qu'on vous aime.
Derek le repoussa gentiment sur le lit, il se pencha vers la table de nuit pour sortir du lubrifiant et Stiles commença à s'inquiéter. Il avait peur que les choses n'aillent trop vite. Le loup avait posé le tube pas très loin de sa tête et s'était penché sur lui.
_ Tu veux qu'on arrête ? lui demanda doucement Derek à l'oreille.
_ Non. On a perdu suffisamment de temps comme ça.
L'alpha se mit à sourire et repartit à la conquête du corps face au sien. Ils avaient perdu du temps, oui, mais ils en avaient encore à revendre et il voulait prendre le sien pour découvrir tout ce que le corps de Stiles n'avait dit à personne. Il passa ses mains sur ses flancs, remontant de la pulpe de ses doigts en de tortueuses caresses aériennes qui faisaient se tendre l'hyperactif comme un arc contre lui. Puis ses lèvres se murent à leur tour pour embrasser, mordre et lécher à ses envies. Il passa ce qui lui sembla être des heures à cajoler l'être face à lui. Il l'avait retourné plusieurs fois. Le massant même par moment. Lui faisant oublier, la honte de se retrouver nu pour la première fois devant quelqu'un dans un cadre si intime, l'approbation de ce qu'ils allaient faire et toutes les autres craintes stupides et passagères qui passaient à travers l'humain de manière éparse.
Il l'avait rendu impatient et fébrile entre ses doigts. La respiration de Stiles était lourde et il semblait hésiter entre protester pour que les choses avancent et vite, ou se laisser faire encore un peu parce que c'était agréable de se faire dorloter de cette manière. Il comprit qu'ils allaient passer une étape supérieure quand le loup passa ses deux jambes sur ses épaules et se pencha un peu pour lui embrasser les cuisses migrant doucement mais sûrement vers une partie plus intime de sa personne. Une des mains de l'alpha passa sur son pelvis, faisant faire un soubresaut à son corps dans un réflexe purement nerveux. Toute son aine commença à le chatouiller agréablement en de douces vagues de plaisir. Son corps se préparait excessivement vite à ce qui allait lui arriver. Il sentait son érection douloureuse relâcher du liquide préséminal sans discontinuité et il dut se mordre les lèvres pour ne pas gémir.
Il décida dans l'instant que Derek était un démon de la luxure.
Il sursauta quand il sentit un doigt lubrifié jouer avec son anneau de chair. Il n'avait pas senti ni entendu le loup reprendre le lubrifiant à côté de lui pour s'en mettre tout partout. Il releva la tête dans un élan de curiosité, mais la laissa retomber aussi sec quand il perçut que l'alpha le pénétrait. Merde. C'était bizarre. La sensation n'était ni agréable, ni désagréable. Le loup sortit son doigt pour remettre du lubrifiant et le réintroduisit. Il recommença plusieurs fois l'opération et Stiles se sentait maintenant très humide à cet endroit. Le loup finit tout de même par introduire un second doigt et le pénétra un peu plus durement que précédemment. Stiles retint de justesse un gémissement de surprise. Il avait éprouvé une sensation très agréable parcourant son corps et se répandant en une douce chaleur aux coins de ses reins. Il entendit ce rire. Un rire si sexy et sensuel. Un démon de luxure. Il passa une main sur son visage. Son cœur jouait une symphonie qu'il ne connaissait pas et il avait l'impression qu'il allait lâcher dans l'instant. Il avait pris son Aderrall aujourd'hui ?
Il avait envie de se toucher. L'attente n'avait que trop duré. Il voulait que tout prenne fin maintenant. Mais quand sa main commença à migrer plus au sud, il la sentit happée par une autre tandis que le corps de Derek se coulait contre le sien. Il se glissa jusqu'à son oreille et claqua plusieurs fois sa langue contre son palais.
_ Qui a dit que tu avais le droit de faire ça ? lui demanda trop doucement et gentiment le loup, sadique.
L'humain se mit alors à sangloter parce qu'il sentait l'érection de l'alpha frotter lentement, trop lentement pour que ce soit supportable, contre la sienne.
_ Derek, Derek, arrête. Arrête.
_ Tu veux que j'arrête ? demanda l'autre en se redressant pour se détacher complètement de lui.
_ Qu'est ce que tu fais ? cria presque l'autre d'indignation en se redressant sur ses coudes.
_ Et bien, j'arrête. C'est ce que tu m'as demandé.
_ Non, oui... non, je...
_ Qu'est-ce que tu veux, Stiles ? demanda alors Derek, son sourire charmeur plaqué sur le visage.
Stiles devait s'avouer vaincu. Il était totalement hypnotisé par l'homme face à lui. Il déglutit difficilement. Le loup émit une fois de plus ce rire sensuel qui l'électrisait complètement. Foutu démon.
_ Je te veux, souffla l'adolescent.
_ Qu'est-ce que tu veux... Stiles ? murmura le loup en se coulant de nouveau contre lui. La chaleur du loup était agréable, mais les frictions contre son érection délaissée le rendaient définitivement barge.
_ Je... Fais-moi jouir... Putain, fais-moi du bien. Fais-moi oublier tout ce qui n'est pas toi.
_ Tes désirs sont des ordres, chuchota Derek alors qu'il se penchait pour mordiller son oreille.
Il prit sa jambe droite et la mit contre son épaule. Il la sentait, cette queue chaude et dure tâter son entrée. Il poussa lui-même contre le pénis, trop impatient et Derek finit de se glisser entièrement en lui. Il en lâcha un soupir tremblant. C'était... il n'eut pas vraiment le temps d'analyser la sensation nouvelle, l'alpha avait commencé un langoureux mouvement de balancier. Il devait se retenir pour ne pas y aller fort. Il pouvait le dire à la transpiration et l'air concentré sur le visage de son amant. La facilité avec laquelle il glissait en lui était effrayante. Et ce rythme qui n'en finissait pas d'être d'une lenteur exaspérante.
_ Derek... Pluuus...
Il n'était que soupirs et avait du mal à s'exprimer. Et Derek soupira en donnant un coup profond, mais toujours aussi langoureux. Le martèlement dans sa tête ne l'aidait pas à se fixer sur les mots. Le plaisir l'envahissait de manière trop délicieuse mais avec ce pic de frustration qui le rendait totalement irrationnel. Et sentir le souffle laborieux de son amant contre sa peau ne l'aidait pas. Bien au contraire. Les frissons que ça faisait naître dans son corps en devenaient insupportables.
_ Plus vite. Je... t'en supplie... va plus vite.
Le rythme s'accéléra sans prévenir, une poussée profonde et énergique le fit gémir. Puis une autre crier. Il se fondait dans un déluge de sensations, c'était trop, tout, partout, Derek était bon à ce jeu-là. A chaque poussée, il émettait des sons qui n'avaient de cesse de stimuler le loup encore davantage. L'alpha stoppa tout. Et quand Stiles voulut protester, il se retrouva au-dessus de lui. La seconde suivante, Derek s'était rengainé en lui. Il en cria de plaisir et de surprise. Mais le loup avait recommencé son rythme langoureux, lui tenant fermement les hanches pour l'empêcher de prendre le contrôle de leurs ébats.
_ Arrête ça.
L'alpha s'arrêta instantanément.
_ Nooooon. Arrête de jouer. Derek. J'en peux plus !
Son amant avait souri. Salaud !
Le tempo redevint alors, anarchique pour le plus grand bonheur de Stiles. Derek aidait l'adolescent à suivre la cadence en maintenant ses fesses fermement. L'hyperactif s'arc-boutait de plus en plus entre les bras de son amant. La déferlante de sensations était vertigineuse. Il l'exprimait sans s'en apercevoir pour le plus grand plaisir de Derek. Les vibrations dans sa gorge et les sons roulants dans sa bouche rendaient le garou sensiblement accro. Il en voulait plus. Que ça dure longtemps. Il se faisait l'effet d'un drogué. Il sentait tout le plaisir qu'il donnait à son partenaire. Et l'idée que c'était grâce à lui que Stiles ne savait plus où il était et qui il était, le rendait tout chose.
Il s'arrêta de nouveau.
Il fit basculer le corps transpirant et tremblant de son jeune amant. Stiles avait la respiration sifflante, le regard vitreux et humide, les lèvres rouges et gonflées, les cheveux dans tous les sens et à moitié collés contre son visage. C'était parfait. Il était beau. Il descendit du lit.
_ Non. Pars pas, sanglota Stiles en le voyant se lever.
Il en était à un stade où la honte ne faisait plus partie de son vocabulaire. Tout son corps ne réclamait que l'aboutissement de cet acte. Et tout était permis pour y arriver. Même des choses qui l'auraient fait rougir d'humiliation s'il était dans son état normal.
_ Je ne vais nulle part.
Derek tira sur les chevilles de Stiles et l'installa au bord du lit pour se repositionner en lui. Il voulait garder un visuel constant sur le visage rougi du jeune homme. Ses expressions, il ne voulait en rater aucune. Le corps abusé sous lui s'ouvrait sans difficulté maintenant. Il adorait torturer son amant en ne lui accordant pas ce qu'il attendait, et ça rendait les choses encore meilleures.
_ Je te jure. Que. Si tu continues. Encore comme ça. Je ne donne pas cher. De ta peau, susurra l'humain en colère et frustré entre plusieurs soupirs.
Il se pencha sur lui pour souffler contre son oreille. Le faisant frissonner par la même occasion.
_ Accroche-toi à moi.
Ils se regardèrent un moment avant que l'hyperactif ne comprenne qu'il fallait passer ses bras autour du cou de l'alpha.
Le loup se redressa, sa charge dans les bras, et amorça un puissant coup de balancier à l'intérieur du corps de l'adolescent. Il trouva la prostate derechef, manquant de faire lâcher Stiles. Il était maintenant tout tremblant et s'accrochait à lui de manière désespérée. Il pouvait deviner les jointures de ses doigts et ses orteils blanchis sous l'effort. Peut-être dans un espoir vain de garder un minimum de contrôle sur ses réactions.
Contrôle que Derek mettait à mal avec son déhanché désordonné et tortueux.
_ C'est si bon en toi, susurra le loup pour faire totalement lâcher prise au jeune homme.
_ Tais-toi... gémit Stiles.
_ Je te sens tellement bien. Chaud, humide, tu sens comme tu te contractes autour de moi ?
L'adolescent n'arrivait pas à répondre. Tout ce qu'il savait à l'instant présent, c'est qu'entendre l'alpha parler avec cette voix si sensuelle, prononcer des paroles tellement érotiques, l'envoyait doucement mais sûrement au point de non-retour.
_ Laisse-toi aller Stiles. Je te tiens. Viens. Prends tout ce que je donne. Abandonne-toi à moi.
Derek était euphorique, Stiles faisait exactement ce qu'il lui demandait. Il avait arrêté de se tenir à lui comme si sa vie en dépendait. Il avait reposé sa tête contre son épaule et la prise n'était plus qu'aérienne autour de son cou bien que ses chevilles se contractent toujours par intermittence, accueillant avec félicité les coups de boutoir toujours aussi adroits. Il laissa la jouissance monter dans des plaintes mélodieuses. Oui, comme ça.
Stiles vint en lui mordant le cou, son cri coincé dans sa gorge. Il s'était répandu entre leurs deux corps et n'était plus qu'un pantin désarticulé dans ses bras. Il plaqua alors le garçon contre l'un des murs de la chambre. Il ne lui fallut que deux va-et-vient de plus pour venir au fond de son partenaire. Le faisant grogner contre la tempe de Stiles, resserrant son corps possessivement. Après quelques minutes sans que ni l'un ni l'autre ne bouge, il le détacha doucement du mur et sortit de son corps pour le ramener dans le lit. Il l'allongea avant de se positionner tout contre lui, lui caressant le ventre en le serrant étroitement. Le lovant complètement à son propre corps.
_ Waou. Si on m'avait dit que le sexe c'était aussi intense je n'aurais pas attendu si longtemps, s'exclama Stiles d'une voix pâteuse.
Le loup grogna, mécontent que le jeune homme puisse envisager de coucher avec quelqu'un d'autre.
_ On aurait dû se sauter dessus plus tôt. Quand je pense à toutes ses incroyables parties de jambes en l'air de perdu, ça me déprime, continua l'hyperactif en s'endormant doucement.
Derek redressa soudainement la tête, surpris. Il regarda le jeune homme un instant et se mit à sourire, heureux. Oui, il était bien, là. Avec cet humain agaçant qui parle trop et se mêle de tout.
OoO
Lydia avait débarqué toute sautillante et souriante ce jour -là, mais Derek avait appris à se méfier de cet air insouciant que pouvait arborer la jeune femme. Stiles était installé sur le tapis moelleux avec Félix entre ses jambes. Il lui lisait un livre d'images avant l'arrivée de la banshee. Ils s'étaient tous interrompus dans ce qu'ils faisaient pour regarder la nouvelle venue, qui sans un bonjour, avançait à grands pas vers son meilleur ami pour lui coller des lunettes sur le nez.
_ Mais Lydia qu'est-ce que...
_ Ce ne sont que des lunettes, Stiles.
_ Je n'ai pas de problème de vue, Lydia, râla le jeune homme alors que la louve gazouillait joyeusement en tapant des mains.
Derek aimait beaucoup quand Félix essayait de faire des mots. C'était toujours incompréhensible, mais c'était toujours des moments attendrissants où Stiles essayait de lui faire dire mille et une choses.
_ Ce ne sont pas des lunettes de vue.
_ Alors, pourquoi tu veux que... Woooo.
Stiles brassa un peu l'air pour tâter, mais sa main rencontra le vide entourant Lydia. Il pouvait voir autour de la jeune femme comme une aura avec mille visages entourés de cheveux filaires qui partaient dans des directions infinies. Logée juste au niveau de sa gorge, se trouvait une jolie petite boule de lumière très éblouissante.
_ Tu vois quelque chose ? Personne n'arrive à rien voir, pourtant Deaton dit qu'on a trouvé un artefact rare. Un truc dans le genre.
_ Il faut être humain pour pouvoir utiliser ce genre d'objet, intervint Derek tout en sortant la compote d'abricot pour le goûter de Félix.
Les deux adolescents s'étaient tournés vers lui et l'hyperactif pouvait voir un loup noir et fumeux croître et décroître tout en flottant autour de Derek. Il semblait courir dans les airs pour fondre en lui et ressortir pour se balader un peu plus loin.
Stiles donna machinalement Félix à Lydia pour se lever et s'approcher de son amant observant toujours le loup alors que Derek était occupé à verser une portion dans une coupelle. L'animal, en le voyant s'approcha également et se frotta joyeusement à lui tout en lui léchant la main de manière aérienne. Il eut l'impression qu'il avait jappé, mais il ne saurait le dire, car aucun son n'avait été émis. Le loup lui faisait la cour et cela le fit rire.
Interpellé, Derek se tourna vers lui. Il retint sa respiration, lâchant la cuillère qu'il avait dans les mains. Stiles avait les yeux chatoyants d'une multitude de couleurs, mais plus que l'effet surnaturel de son regard, l'alpha trouvait que son compagnon était vraiment sexy avec des lunettes.
_ Lydia ?
_ Oui ?
_ Et si tu allais faire du shopping avec Malia, Kira, Erica, et Félix ? demanda innocemment Derek, l'air de rien, sans jamais quitter Stiles du regard.
_ Pourquoi veux-tu que... oh !
La banshee avait compris.
_ Dans ce cas, je vais prendre ta carte de crédit, imposa Lydia en fouillant déjà dans les poches de la veste en cuir de Derek.
_ Fais ça, confirma Derek.
Stiles s'était détourné du loup de Derek, le regardant intrigué. La rousse était en train d'habiller Félix pour sortir.
_ Derek. Je ne suis pas sûr que ce soit une...
_ Il y a un plafond, une fois avec Cora m'a suffi.
Lydia finit d'enfiler son propre manteau avant d'ouvrir la grande porte du loft.
_ Je vous dis à tout à l'heure les garçons, et Stiles, nous allons devoir avoir une conversation tous les deux, indiqua la rousse avant de partir sans attendre de réponse.
_ Mais qu'est-ce que...
Il ne finit jamais sa phrase, un grand méchant loup très affamé avait besoin d'un petit casse-dalle. Maintenant. Foutu Démon. Foutues lunettes. Mais ce que c'était bon !
OoO
Derek prenait son café dans sa rutilante nouvelle cuisine ultra fonctionnelle quand Scott et Stiles rentrèrent de leur promenade avec Félix. Alors que Scott posait toutes sortes de questions à Stiles à propos d'une stratégie pour un jeu en ligne, il le vit passer sa main libre entre ses reins pour frotter la zone en fronçant les sourcils. Derek lui, cacha son sourire grâce à sa tasse de café.
_ Et là, je pensais faire...
_ Scott, tu veux bien tenir Félix, s'il te plaît ?
Les deux loups buguèrent parce qu'ils connaissaient tous les deux la réticence de Stiles à confier la petite à son meilleur ami même pour une minute depuis qu'il l'avait fait tomber.
_ Tu es sûr ?
_ Juste pour une seconde. J'ai l'impression d'avoir un truc, je veux voir. Ma peau est bizarre à cet endroit.
Scott haussa les épaules et prit Félix en la tenant à bonne distance sous l'œil prudent de Derek. Il ne voulait pas non plus retirer toutes les chances à son bêta de s'améliorer. Stiles, lui, partit dans la salle de bain où se trouvait un miroir sur tout un pan de mur.
_ DEREEEEEEK ! hurla l'hyperactif et les loups pouvaient sentir toute sa rage de là où ils se trouvaient.
Félix choisit ce moment pour vomir sur Scott.
_ Nooooon, gémit le bêta.
Stiles dévala les escaliers puis bondit presque sur l'alpha pour l'asperger d'une substance que Derek reconnut comme de l'aconit quand il commença à se sentir faible. L'humain ne lui laissa pas le temps de quoi que ce soit que le bruit sec d'une claque retentit dans la pièce et il sentit sa joue douloureusement rougie. Stiles tremblait de tout son être et la colère s'écumait hors de lui, laissant Scott mal à l'aise et Félix en larmes.
_ Scott, pars, murmura l'adolescent.
_ Mais...
_ VA-T'EN ! hurla l'hyperactif, faisant crier la petite louve de plus belle.
Scott prit la poudre d'escampette avec le bambin avant que la colère de l'humain ne se retourne contre lui. Il ne savait pas ce que Derek avait fait, mais en cet instant, il n'aurait pas aimé être à sa place.
Derek, lui, se sentait incroyablement vulnérable et Stiles le poussa durement contre le plan de travail. Ça faisait mal.
_ Comment...
_ Erica ne t'a pas dit ? Superman craint avec sa kryptonite à la con. Batman, lui, il a la classe. Pas besoin de super-pouvoirs pour sauver le monde. Tu es Superman, je suis Batman, cingla l'hyperactif en enfonçant son index juste à un petit endroit très désagréable, pile sous sa clavicule gauche.
_ Qu'est-ce que tu as fait ?
_ Qu'est-ce que TOI tu as fait ? ragea Stiles, criant de plus belle.
_ Tu étais d'accord.
_ Je n'ai jamais donné mon accord pour que tu m'imprimes ton foutu triskel au creux des reins ! rétorqua l'hyperactif.
_ Quand je t'ai demandé si tu voulais me laisser te revendiquer, tu étais d'accord.
_ C'est vrai, mais tu ne m'avais pas dit qu'il était question d'un tatouage. En fait, plus j'y pense et je me rends compte que tu t'es juste contenté de me poser la question sans me dire en quoi ça consistait.
_ Ce n'est pas un tatouage. C'est la marque de la meute. C'est une revendication.
_ Tu mens.
_ Stiles, réfléchis, si je t'avais tatoué, tu aurais eu un bandage pendant des jours et tu aurais senti ta douleur, contra le loup.
_ Tu mens Derek. Je le sais. Tu fais toujours ce truc avec tes sourcils quand tu mens.
_ Ce n'est pas un tatouage, Stiles.
Stiles le lâcha, partit prendre son sac et rassembla ses affaires.
_Qu'est-que tu fais ? demanda Derek confus et penaud.
_ Visiblement, tu ne veux pas me dire comment tu t'y es pris, alors je n'ai aucune raison de rester ici. Et ne t'avise même pas d'essayer de me retenir. N'oublie pas que j'ai l'avantage.
OoO
Stiles était arrivé, le moral complètement dans les chaussettes, il était au plus mal et aucune trace de Félix dans les alentours. Il sentait le désespoir à plein nez et plusieurs gyrophares s'illuminèrent dans la tête de l'alpha. Il bondit presque devant l'humain et l'attrapa par les épaules.
_ Stiles, que se passe-t-il ? Où est Félix ?
L'hyperactif, dans un état toujours second, regarda tout autour de lui. Il sembla se reconnecter à la réalité un instant quand un pic de stress monta en lui soudainement.
_ Meeeerde ! Félix ! Je l'ai oublié chez mon père ! Il jouait avec quand... Comment j'ai pu l'oublier ? C'est pas possible. Je suis le pire. Pardon, pardon Derek. Je suis vraiment désolé. Tu ne...
_ Shhht, souffla l'alpha en l'entraînant par la ceinture jusqu'au salon. Ce n'est rien, elle est en sécurité, avec ton père, on ira la chercher tout à l'heure.
_ Tout à l'heure ?
_ Oui. Avant ça. On va avoir une conversation tous les deux.
_ Non. Sourwolf ! Tu veux parler ? Toi ? se moqua l'humain faussement égayé.
Derek le regarda, mortellement sérieux.
_ Stiles. Qu'est-ce qui ne va pas ? Et n'essaie même pas de te foutre de moi en me disant que tout va bien. Je suis un loup-garou, avec une meute de loups-garous. Tu râles constamment contre nos « foutus super-pouvoirs ».
L'hyperactif se détacha de son étreinte et commença à déambuler de manière désordonnée dans la pièce.
_ Il se passe que je suis fatigué d'être l'oméga, lâcha finalement l'humain.
_ Quoi ? s'exclama l'alpha surpris.
_ Oh ne fais pas l'innocent, Derek. Tout le monde dans cette meute me considère comme l'oméga. Tout le monde pense que c'est normal que je sois aux petits soins de tout le monde parce que je dois être le larbin. Mais tu veux que je te dise ? J'ai peut-être toujours eu une proportion assez excessive pour m'attirer les foudres des gens, les brimades, les coups...
Derek grogna et Stiles brassa l'air de sa main pour lui intimer de se calmer.
_ Mais Je. Ne. Suis. Pas. Votre. Esclave. Et le fait que je sois un humain n'est pas une excuse viable. Allison est humaine et personne ne vient la faire chier, elle ! Tu vas me dire que c'est parce que c'est une chasseuse, mais tu veux savoir ? Je vous emmerde tous. J'en ai ma claque ! Je me casse ! Loin d'ici ! Loin de vous ! Loin de toutes ces conneries ! Je ne reviens pas !
Derek l'intercepta juste devant le buffet face à l'entrée. Ses paroles commençaient à être trop flippantes et désordonnées pour l'alpha.
_ Wow ! Mais d'où sors-tu toutes ces conneries ?
_ Ce ne sont pas des conneries, toute la meute me le répète ou me le fait comprendre depuis un an et demi. Sauf Scott et Lydia. Mais ils ne sont pas objectifs.
_ Je vais les tuer, s'énerva le loup avant de se reprendre.
Il devait s'occuper de son compagnon. Le rassurer. Il le sentait au bord de la rupture. Il l'attrapa par les hanches et l'installa sur le buffet avant de se loger entre ses jambes pour lui attraper le visage.
_ Stiles. Tu n'es pas l'oméga.
_ Mais...
_ Tu ne l'es pas. Tu es le pivot de cette meute. Sans toi avec nous, nous ne serions pas le quart de ce que nous sommes aujourd'hui. Tu es le plus important et tu n'as pas besoin d'être un loup ou d'avoir de super-pouvoirs pour ça. Tu es Batman.
Stiles se mit à rire timidement un peu (beaucoup) gêné par les paroles de son amant.
_ Je trouve que tu n'es pas très objectif non plus.
Derek soupira.
_ Je suis l'alpha. Tu dois tenir ce que je dis pour vrai.
_ Non, mais écoutez moi ça, c'est que tu te prendrais presque pour Dieu, se moqua gentiment l'humain malgré tout apaisé par les paroles du loup.
Derek s'approcha plus près de lui, souriant, mais le regardait de même avec sérieux.
_ Écoute-moi bien. Même si tu étais l'oméga, ce qui n'est pas le cas. Cela ne veut pas nécessairement dire que tu es un souffre-douleur. J'ai été un oméga la moitié de ma vie. Et je n'ai rien d'un paillasson. Les omégas sont des marginaux. Malgré leurs apparences parfois fragiles, ils se montrent souvent plus forts et courageux que le reste de la meute parce qu'ils ne craignent pas la solitude. Certains deviennent même alphas.
_ Comme toi.
_ Comme moi, approuva Derek avant de capturer ses lèvres avec les siennes.
_ J'aime bien ton histoire, chuchota Stiles contre ses lèvres.
_ Hum hum, confirma le loup tout en jouant avec la bouche de son amant mais celui-ci s'échappa de nouveau.
_ Et puis... je ne peux plus partir.
_ A cause de Félix.
_ Non. Si, aussi. Mais pas que. J'ai ta marque de meute sur le corps. Je suis foutu maintenant, répondit l'humain espiègle.
_ Oui, carrément irrécupérable. C'est fini. C'est presque comme si on était marié en fait.
Stiles se figea entre ses bras. Il était peut-être allé trop loin.
_ Pourquoi tiens-tu à te lier autant à moi ? demanda son amant fébrilement.
_ Parce que je t'aime, murmura Derek si bas, que Stiles dut se concentrer très fort sur les paroles du loup pour les comprendre.
_ Derek ?
_ Hum ?
_ Je t'aime aussi.
L'alpha sourit, heureux, et attrapa les lèvres de l'adolescent pour un baiser plein de promesses. Oh oui. Il avait envie de faire toutes sortes de trucs qu'il n'avait pas encore testés avec Stiles. Il savait d'avance qu'il allait adorer. Le bruit de la porte le fit redresser les yeux sur sa cousine. Il lui fit comprendre de partir plus vite que son ombre si elle tenait à sa liberté. Il se vengerait de manière très sadique s'il ne pouvait pas profiter de l'humain à cause d'elle. Le message était passé. Elle n'était déjà plus dans les parages, mais Stiles se détacha de lui.
_ Malia vient de rentrer, n'est-ce pas ?
_ Oui.
_ Et si nous allions ailleurs ? Je pense qu'Isaac ne va plus tarder.
_ J'adore tes idées, s'amusa le loup en emportant l'hyperactif avec lui.
2 ans plus tard
Stiles trouvait vraiment que Peter était bizarre ces derniers temps. C'est pourquoi, il décida de fouiller dans l'ordinateur de ce dernier. Il était actuellement en train de passer en revue ses vidéos.
On pouvait voir Peter qui était trop proche de l'écran en train de regarder simultanément à gauche puis à droite.
_ Je crois que ça fonctionne.
La porte derrière lui s'ouvrit dans un grand fracas et Derek rentra avec Stiles évanoui dans les bras.
_ Peter ! Aide-moi !
L'interpellé, qui s'était retourné à l'entente du bruit, s'approcha rapidement du couple.
_ Que s'est-il passé ?
_ Je l'ai drogué.
_ Quoi ?
_ Oh, ne commence pas à me faire des leçons de morale Peter, surtout pas toi, s'impatienta Derek.
_ Mais pourquoi as-tu fait ça ?
_ Pour le marquer.
_ Le marq... Je ne vais pas te dire qu'il aura tellement la haine que tu vas dormir seul pendant plusieurs semaines.
_ Alors ne le dis pas et aide-moi à l'installer. Je vais mélanger mon sang à l'encre pour qu'il cicatrise dans la nuit. Il n'aura aucune douleur.
_ C'est une bonne idée, en effet.
Derek avait sorti l'engin de torture que Stiles détestait le plus au monde. La machine à tatouer. Il remplit une capsule d'encre de son sang avant que le son distinctif de la machine ne le fasse changer de vidéo.
L'enfoiré ! Il allait lui payer ça. Il savait que Derek lui avait menti. Maintenant, il en avait la preuve.
On pouvait désormais voir sur l'écran tous les membres de la meute Hale à l'exception de Stiles et Derek, réunis sur un long canapé, tous serrés les uns contre les autres, certains chevauchaient même à moitié les autres. Le cadran bougea par soubresaut avant de se stabiliser complètement.
_ Pourquoi on doit faire ça Peter ? demanda Boyd.
_ C'est expérimental, expliqua alors la voix de l'aîné, très proche du micro de la caméra.
_ On pourra voir après ? continua Malia.
_ Après le montage. Bon. Concentrez-vous. Selon vous, quel est le membre le plus important de cette meute ? interrogea Peter.
Ils se regardèrent tous un instant avant de sourire et de tous s'exclamer en même temps, un sourire dans la voix.
_ Stiles.
L'écran se brouilla.
_ J'en ai plus qu'assez Derek ! Tu ne peux pas te contenter de la regarder manger avec un sourire de crétin. Tu es son père ! Investis-toi dans son éducation, je ne serai pas toujours là !
_ Quoi ?
_ Parfaitement ! Tu penses réellement que je serai toujours là, à te préparer à manger en attendant que monsieur daigne m'honorer de sa présence ?
_ Je refuse que tu me quittes ! Je tue le premier qui t'approche, tu m'entends ?
Stiles le regarda estomaqué quelques secondes avant de prendre sa tête dans ses mains.
_ Je ne suis pas en train de dire que je vais te quitter, abruti, souffla le jeune homme dépité. Mais tu dois prendre tes responsabilités ! Elle a trois ans maintenant, Derek. Tu ne peux pas espérer faire un mouflet et me le refiler dans les pattes juste parce qu'on couche ensemble.
_ Je te l'ai refilé avant qu'on couche ensemble.
_ Mais ferme là ! Tu ne vois pas que tu t'enfonces ? C'est pire ! Je suis quoi au juste ? La mère au foyer ? Va chier !
_ Non ! Pourquoi tu déformes tout ce que je dis ? Tu es juste la personne en qui j'ai le plus confiance, et ce, avant même que l'on couche ensemble. C'est important pour les loups de garder les bons gènes viables et tu m'y aides parfaitement. Tu es le meilleur dans ce rôle.
_ Derek, tu aurais mieux fait de t'arrêter à la moitié de ton explication. Maintenant, j'ai juste envie de t'emplâtrer la tête dans le mur. Tout le monde est d'accord pour dire que les Stilinski mériteraient de garder leurs bons gènes eux aussi ! Ce n'est pas pour autant que je suis allé engrosser la première venue !
Derek retint sa respiration et quelque chose de fugace passa sur son visage.
L'écran se brouilla
On pouvait voir Jackson à la fac. Il venait de se séparer de Stiles. Il avait échangé une étreinte peu virile avec lui, car il était stressé. Ses parents avaient découvert sa condition et on ne pouvait pas dire que ça se passait très bien entre eux. Il se dirigeait vers les casiers pour récupérer quelques affaires avant de repartir.
_ Alors Whittemore, on avait besoin d'un petit câlin ?
Jackson se tourna vers le nouveau venu.
_ Ta gueule McCawin
_ Y a quand même un truc que je ne comprends pas. Vous êtes tous là, Lahey, Boyd, McCall, Martin, toi et les autres à graviter autour de lui. C'est quoi le truc ? Il baise bien ? Il ne doit pas avoir mal au cul à force de s'en prendre ?
Le coup partit sans qu'aucun des deux ne comprenne quoi que ce soit. Le blond avait agi si vite qu'il fut étonné de trouver son poing enfoncé dans l'estomac de l'autre. Isaac venait d'arriver à ses côtés. Posant une main sur son épaule avant de se pencher pour saisir les cheveux de leur camarade au sol.
_ Écoute-moi bien, sale petite merde. N'ose même pas poser un doigt sur Stiles, tu ne lui parles pas, tu ne poses pas tes yeux sur lui, tu ne penses pas à lui. Il n'existe pas. Si j'entends quoi que ce soit, je peux t'assurer que l'uppercut que tu viens de recevoir de la part de mon ami ne sera qu'un doux souvenir.
Isaac le relâcha sans douceur au sol et Jackson lui cracha dessus.
_ Mais c'est quoi votre putain de problème avec ce type ? gémit le jeune adulte au sol.
Jackson fit demi-tour et se pencha à l'oreille de son camarade de classe.
_ Il nous a donné à tous quelque chose pour lequel tu pries chaque jour qui passe sans que tu ne l'obtiennes jamais. Un connard comme toi ne pourra jamais rien obtenir d'un mec comme Stiles. Fais-toi une raison, trou de cul, il a déjà un mec et brûle un cierge pour que l'envie ne me prenne pas de tout lui dire.
Jackson lui donna un autre coup au passage. Juste parce que ce mec l'énervait.
_ Bande... de tarés, balbutia la chose gisante
_ Jackson ! Isaac ! Je dois aller chercher Félix et je vous interdis de vous faire virer à nouveau à cause de moi. Le lycée ne vous a pas servi de leçon ? Allez ! Débarrassez le plancher, ce con n'en vaut pas la peine, râla Stiles.
Stiles était ému même s'il se demandait pourquoi Peter avait des vidéos de ce genre sur son ordinateur. La nouvelle allait se lancer quand elle s'interrompit à cause de la réception d'un nouveau mail.
Mail de Deucalion.
Hein ?
Il l'ouvrit.
« Ok, j'ai trois louves en chaleur, ton prix sera le mien »
L'hyperactif était intrigué. Il regarda les autres mails échangés dans la conversation.
« Étude confirmée. Vidéo jointe. »
« Trouve-moi une manière d'exploiter ce potentiel sans attirer l'attention de Derek »
« Derek a trouvé une solution. Cf vidéo ci jointe. Je vais trouver comment récupérer le sperme de Stiles, mais nous allons devoir jouer serré. Ça va te coûter cher »
Quoi ? Comment ça Derek a trouvé une solution ?
Il cliqua fébrilement sur la vidéo. Il avait peur.
Derek faisait les cent pas dans l'appartement. Il n'arrêtait pas de passer sa main dans ses cheveux et grognait par intermittence.
_ Oui Cora. Oui, bien sûr. Je sais. J'ai bien conscience de ce que je te demande. Oui. Tu t'imagines bien que je ne te le demanderais pas si ce n'était pas le cas. Oui. Oui je sais. C'est long, oui. En général c'est comme ça que ça se passe. Non. Oui. Si tu veux. Quoi ? D'accord.
Il raccrocha en soupirant avant de sourire et frapper l'air dans une exclamation de joie.
_ Stiles, prépare-toi à être papa. Les gênes Stilinski ne se perdront pas.
Stiles ferma violemment l'ordinateur. Il devint vert, puis blanc, puis bleu, puis rouge.
_ DEREEEEEEEEEK !
FIN ?
Et voilà mes petits lutins!
Pour ceux qui en viendrait à ce poser la question, ces évènements sont un parallèle avec le premier chapitre et commence un peu après la réconciliation de Lydia avec Jackson et Allison.
Je me suis bien amusé à écrire ce two shot.
J'espère que vous avez aimez cette suite et que vous avez passez du bon temps.
N'hésitez pas à me dire ce qu'il en fut pour vous.
A bientôt.
Désolé pour cet édit mais j'ai oublié quelque chose d'important
RAR:
LilaG Oh mon dieu ! J'allais te mettre une review après avoir lu ce pavé énormissime (que je kiffe hein même si j'en suis pas encore à la moitié mais presque) mais pour parler d'un autre truc et surement truc ensuite vu que j'ai pas fini de lire et je voulais finir justement, mais là je suis obligé de m'arrêté.
Jasoooooooon ! Seigneur tout puissant Jason amen ! Je le sur kiffe ce mec bordel ! Je comprends pas comment il a pu ne pas plaire ! Bref merci merci merci
Et ton Erica me plait, je la voyait comme ça aussi
Bien fait pour Jackson et Alison, ils méritent rien d'autres que d'être invisible ces rebus de satan ! (Normalement j'apprécie étrangement Jackson même si je rêve de le frapper, je pense que je l'aime simplement parce que je kiffe Colton alors que je déteste Alison tandis que j'aime bien Crystal... bref) Ils ont qu'à brûler en enfer.
Ils sont tous un peu con. Mais j'ai mon propre avis sur l'Oméga enfin bref c'était génial. J'adore la façon dont tu les décris tous.
Tu vas rire mais sur le coup je me suis demandé de qui tu parlais pour Jason, je suis bien resté cinq minutes devant mon écran comme une idiote en cherchant de quoi tu parlais, sur le coup je me disais "Mais il n'y a pas de Jason dans Teen Wolf" Et j'ai relus et là, la lumière fut. Et ma réaction à été: Ooooooooh ce Jason!
Je suis soufflée de voir que beaucoup de gens, comme moi, aime Jason.
Bref... Ce qui me rassure c'est que Sham a eut la même réaction que moi, héhéhé. Je suis vraiment contente que cette histoire t'ai plut et pour une fois j'ai vraiment fais un effort pour donner un côté attachant à Jackson malgré son côté énervant. Je voulais vraiment me concentré sur chacun des personnages secondaire de la meute. Leur donner un petit quelque chose de touchant.
Je serais ravis de savoir quel est ton avis sur l'Oméga.
Guest genial ! hate de lire la suite
Merci! Voilà la suiiiite héhéhé
Voilà, pour ceux qui souhaite des bonus, merci de me l'indiquer. Si vous êtes nombreux je reviendrais sur ma décision.
