Troisième élément, ça a mis son temps mais je ne sais visiblement écrire que quand j'ai milles autres choses à faire. Bravo moi. Bonne lecture. 29/03/2016


Eau


Je n'avais pas encore pris conscience au début de ma descente des paliers de la déchéance combien le Ciel allait se montrer avare de gentillesse à mon égard. Pour un beau ciel tu paies. Tout se paie. Et je paie. Cher. Ma liberté.

Je cherche l'eau. J'ai soif. Quand tu vis dehors, quand tu passes ta vie entière à courir entre un point a et un point b, quand tu cherches à échapper à la flicaille, quand tu décides de t'installer dans un bâtiment ou que tu erres dans les rues en attendant l'ouverture des foyers de secours, le problème primordial, plus que la bouffe encore c'est l'eau. L'eau en hiver c'est une malédiction. T'es sous la pluie acide de pollution, t'as froid, t'es glacé jusqu'aux os et ta langue est en plomb, t'es sous le cagnard de l'été, tu trouves des fontaines publiques installées par les communes pour les habitants. Et le samu social te donne des bouteilles.

Mais en hiver, personne ne te donne de l'EAU. Personne ne se rappelle de la soif en hiver. La bouffe, tu trouves. Tu voles. Tu fais les poubelles. Mais l'eau… va pas boire n'importe quoi n'importe où, tu risquerais de comprendre le terme « empoisonnement ». si tu ne connais pas, tu ne bois pas. Trop de microbes humains sur les bouteilles inconnues, l'hépatite te guettes ma grande. J'ai envie de me laver. Mon royaume de solitude et de ciel pour une vraie douche. Pas une douche de trois minutes, pas une douche publique, pas une douche à moitié glaciale, avec une eau douteuse, pas une eau d'un bac qui ramasse la pluie sale, pas une douche tellement douteuse que du doutes t'y débarrasser de quoi que ce soit à part de ta dignité, non. Une vraie douche. Avec une serviette en épongé après et la possibilité de s'asseoir deux minutes avant de remettre les habits sales de la veille, de l'avant-veille et du jour encore d'avant.

Mon royaume de souvenirs pour un bain. Brienne à soif. Brienne est sale. Brienne dépasse de plus en plus de stade de la déchéance et se parle à elle-même. Bientôt la folie*. Encore plus que moche, sale.

Tu pues ma fille !

Je ne sens plus ma propre odeur, je sais juste au regard des gens que je frôle que je pue. Comme un putain de tas de merde. La première répulsion à l'égard des gens de la rue vient de leur odeur. C'est la première chose aussi qui différencie un être humain aisé et d'un autre qui survit péniblement. L'eau est chère, la douche un luxe, et en hiver quand tu la prends froide elle devient une punition. Et c'est vraiment difficile à supporter. La première impression que l'on a des gens est en réalité olfactive. Ton odeur te précède, elle t'annonce et elle te suit. Certaines femmes laissent dans leur sillage un léger ou capiteux parfum de fruit, de musc ou de fleurs. Pas moi, petite Brienne. Brienne se parle à elle-même, elle devient narrateur de sa propre mémoire, je me déclame des grands soliloques ou des rengaines interminables des mêmes termes, sans cesse répété, rabâché, comme une poésie du primaire ou une leçon du lycée. En ce moment mes mots qui me hurlent dessus, que je me hurle dessus ne sont pas très joyeux, la faute au temps il parait. Ils sont partout les mots, dans la bouche des gens, dans les télés et les journaux, et ils adorent répéter que la grisaille les déprime. Viens vivre dans le ciel, tu ne grisailleras plus, viens vivre dans la rue, tu ne te plaindras plus. Nous on déteste l'hiver parce qu'il nous tue. Vraiment. Des bataillons de miséreux décimés par les grands froids, mourant sur un trottoir, culbuté par les flics en fin de journée, ramassé par le secours populaire, des anonymes. Enterrés ou pas, jamais de déclaration de décès si tu n'as pas la bonne idée de mourir avec tes papiers dans la poche, si quelqu'un n'a pas la bonne idée de les voler avant qu'on ne ter amasse. On repère les nouveaux comme ça, ils se font tout voler les premières semaines, la dégradation commence là, tu n'as plus d'identité, tu n'es plus rien, même pas un numéro de sécu parce que tu l'as perdu.

Tu fais peur, t'es laide et tu chlingues. Comme un camion d'éboueur. Comme une benne à ordure, comme…. Comme rien. Tu pues, comme la rue.

Mais se laver c'est ne plus savoir résister par la suite. Même quand on me propose une douche de pitié potentiellement pas trop crade, je sais que je dois refuser. Tu te laves, tu te rappelles de l'odeur de la civilisation, et tu ne supportes plus celle de la rue, il faut te réhabituer. Et c'est vraiment dur. Il faudrait réapprendre à chaque lavage complet, ce qu'est l'odeur de tes fringues, l'odeur de l'endroit où tu vies, l'odeur de ce que tu manges sans y penser. Alors il faut que j'apprenne à supporter cette pestilence permanente. Hygiène minimale pour protéger ma santé, le reste va suivre. Retour au moyen-âge, comme un chevalier qui n'enlève pas son armure de la semaine. J'ai beaucoup de mal à m'y faire. Mon côté féminin certainement, ou une dernière parcelle de snobisme contre laquelle je n'arrive pas à lutter, contre laquelle je ne veux pas lutter parce que cela voudrait dire que je suis passée de l'autre côté pour de bon. Parce que cela voudrait dire que je suis ce de quoi j'ai l'air, une clocharde puante.

J'étais laide, je le suis toujours, je m'y suis faite, un genre de damnation pour une vie antérieure ou pour ma vie actuelle je ne sais pas mais je sentais toujours bon. J'étais propre, rutilante, je compensais ma sale gueule par mon hygiène de vie.

Il faut quand même noter une chose importante. Puer pour une fille de la rue c'est survivre aussi. Même aussi repoussante que moi, dans une atmosphère de relâchement, d'abandon et de solitude, dans ces groupuscules de violences, une jolie fille bien propre n'a aucune chance Aucune chance pour sa vertu, pour sa vie, pour ses cheveux, pour ses dents, pour sa vie. Moi on se demande si je tiens plus de la créature des enfers ou de l'homme plus que de la fille. Pour une fois que ça me sert à quelque chose. Et même comme ça, je me bats fréquemment pour mon honneur. Alors je me travestie de plus en plus, je rentre les épaules, j'écarte les jambes, je garde la tête baissée et j'attends de voir si l'hésitation qu'on a sur ma qualification sexuelle va empêcher l'autre en face de moi qui me jauge à attaquer ou le pousser à vérifier.

Je ne m'éloigne pas des villes.

J'attends noël. J'attends les départs en familles, les vacances au ski, les poubelles remplies et les bonnes actions de fin d'année. Ne pas rester dans les mêmes quartiers, ne pas devenir l'habituée du perron de monsieur michel. C'est se couper d'une source de revenu mais c'est permettre aussi de ne pas se faire ramasser par les flics. Et de ne pas attendrir qui que ce soit. Je préfère. Je me rapproche du centre. Je cherche les bâtiments abandonnés, isolation urbaine dans cette prolifération et ce surpeuplement permanent. Appartements squats. Ilots de solitudes. La cours des miracles. Jamais inoccupés d'ailleurs. Je me force à rester civile et à ressentir brièvement des sentiments de pitié en laissant la place des fois aux familles. Pitié pour les enfants avec leurs grands yeux qui ont peur de dormir à même le sol. Pitié. C'est moi qui aie pitié d'eux. Il y a toujours plus misérables que soit. Je m'endurcie d'autant plus dans mes dernières parcelles de bonté. Comme les autres qui portent des responsabilités. Les pères et les mères, les ainés aux regards fermés. Responsables. Désemparés. Sous responsabilité. Trop de responsabilité pour des si petits corps. Je ne sais pas comment ils assument autant. Je refuse de me lier. Mon côté chevalier me pousse violemment à proposer protection aux plus faibles, à les accompagner là où ils vont, car nous sommes tous à la recherche de quelque chose, mais j'ai moi aussi un but. Et il y à le danger du groupe aussi. Le groupe est visible, le groupe est soumis aux failles de ses membres, le groupe est fort des fois mais il se délite trop facilement. Entrer dans un groupe c'est risquer de le perdre. Je refuse de perdre encore mon groupe, ma meute, mon clan. Connaitre le groupe c'est ne plus savoir la solitude, c'est encore devoir tout réapprendre et je ne m'en sens pas capable. De plus, puis-je vraiment me déclarer habilitée à veiller sur qui que ce soit, moi qui ait causé la perte des miens, puis-je vraiment exposer les autres à ce risque ? je m'écarte. Pas des villes J'aime la ville. La ville me permet de maintenir un contact avec la vie et surtout qui dit ville dit magasins et les magasins permettent la survie. Non. Je m'éloigne des gens. Ils me fuient et je les fuie. De plus en plus. Pas de contact, pas d'amis. Les amis n'existent pas dans la rue. Jamais. Du profit et de l'intérêt c'est tout. Le plus fort se fait soutenir par les plus faibles en échange de leur protection. Féodalité des liens. Un vassal et des suzerains. Je suis forte, je suis maligne, je ne m'attire que la haine. Haine des hommes quand ils voient que je ne respecte pas ma condition de femme, que je ne respecte pas les conditions et les cases des codes de la rue.

Insoumise Brienne.

Refus des codes. Encore et toujours. Brienne. Je ne sais plus poser ma pensée, j'ai l'esprit qui divague au fur et à mesure des jours. Je me parle à moi-même, je n'ouvre pas la bouche j'ai la voix enrouée en permanence, si je ne me parle pas à moi-même rien ne stimule mon cerveau. Je réponds par des grognements, je passe à l'état de larve marchante et ça me bouffe de l'intérieur.

Je cherche de l'eau. J'ai soif, parler c'est avoir soif. Je cherche de l'eau. J'ai envie de réapprendre à pleurer. De l'eau pour mon cœur de pierre s'il vous plait messieurs-dames. Je ne parle et n'exprime rien, j'ai envie de savoir à nouveau m'exprimer. Ma vie est vide. Je ne me parle plus à moi-même, je n'ai plus rien à penser, ressasser mes erreurs et revivre seconde après seconde le moment où j'ai foiré ma vie. De plus en plus.

Je pourrais parler des heures de cette immobilité interne, de mes états de prostrations qui durent des fois des jours entiers. Je me chante des chansons dans ma tête pour me te nir éveillée. Des comptines surtout. Brienne veut de nouveau avoir quatre ans. Brienne veux redevenir une enfant.

Des voix dans ma tête. Qui me susurrent des insanités et des regrets. Qui veulent que je saute. Que je saute dans le vide entre les immeubles et que je me laisse planer. Jusqu'au sol.

Je ne ressens plus rien. Je fais de moins attention à moi. Les voix me hantent. Je ne lis plus les panneaux devant les tabacs et les marchands de journaux qui me permettaient avant de savoir dans quel monde je vivais, de sentir la vie qui se poursuivait autour de moi. Je ne le fait plus. Je ne le veux plus. Je ne veux plus rien. Brienne n'a plus de désir. Brienne existe de moins en moins. Brienne transparente dans la foule, je sentirais moins mauvais on ne me verrait même pas.

Pas de transports en commun, tout à pied, pour s'épuiser. Ne pas s'arrêter. Jamais. C'est comme dans le blizzard, si tu t'arrêtes tu meurs. C'est comme ça. Pas le choix. Tu continues encore et encore. Pour toujours ? Je ne sais plus les jours, je sais juste les nuits, je ne sais pas les week-ends ou le nom du jour de la semaine, les dates les heures, tout se mélange. Je ne sais plus. Se répéter chaque jour comment tu t'appelles. J'ai l'estomac qui doit faire la taille d'une noisette tellement il est vide et creux. La douleur permanente de la faim n'est plus une douleur. Elle est là. Tout simplement. C'est comme ça, on s'habitue tellement qu'elle finit par faire partie de toi. Mal aux dents des fois. En même temps mon hygiène étant ce qu'elle est je respecte mon émail d'avoir si bien tenu le coup jusque-là. Ou alors j'ai tellement mal que je ne le sais plus. Je suis anesthésiée. Brienne le fantôme.

Et un jour voilà ce qu'il m'arrive.

J'ai envie de tenter quelque chose de fou, un cadeau de noel de moi à moi. Brienne se fait plaisir. Et comment se faire plaisir quand on a zéro budget et zéro attention pour les biens matériels ? Brienne bricole. Alors je me suis offerte un petit plaisir interdit, quand ils seront tous en train de digérer leur réveillon ou trop saouls pour se rendre compte de l'ombre qui passe, je vais escalader un des immeubles centraux de la ville. Le plus haut, meilleure vue sur les lumières de la Cité qui festoie. Dangereux, risqsué, un suicide que je m'offre en beauté. Un genre e croisade en solitaire. J'attends. Je guette. Je cache mon sac, je mange « léger ». Mais je mange. Un vrai repas. Encore un luxe. Le cadeau va être incroyable pour me syeux, je vais me nourrir du paysage. J'en ai marre de l'absence de challenge. Envie d'escalader pour le plaisir, pas pour chercher un refuge. Juste pour le plaisir de grimper. Juste pour le plaisir de m'amuser. Sans utilité. Dans la rue tout doit être utile. Et là, je fais quelque chose de stupide et de dangereux. Pour me rappeler ce que c'est le Parkour brut. Sans artifice. Et puis il y a longtemps que je suis invisible, j'ai envie de faire un coup d'éclat. Juste pour mon égo. Voilà.

L'ascension est facile. Immeuble à pignon. J'ai pris côté cours, quand je serais assez haut je tournerais côté rue. Façade avant de l'immeuble. J'emmerde la loi, les codes, mes codes, mes règles de conduites, ce soir je veux me faire peur. Et tant qu'à mourir ou se faire arrêter au moins j'aurais finie avec ce stade dégradant de la rue. Je ne sais pas si je me fais plaisir ou si je me détruis. Je ne sais pas si je peux me faire plaisir autrement qu'en me détruisant. J'ai les muscles qui brûlent, le cœur qui bat, l'adrénaline est de retour. Les premiers étages je les « avale » rapidement. Vers le dixième, je ralentis, je me permets quelques pauses pour respirer, surtout ne pas regarder le paysage, ça gâcherait la surprise. Ne pas regarder l'ascension. On regarde juste vers le haut. Ça ne m'était pas arrivé depuis si longtemps. Regarder en haut. Flicaille et concierge peuvent aller au diable j'ai envie de respirer plus haut que le mur.

Et au seizième voilà ce qu'il m'arrive. Il est trois heures du matin, la nuit de noël. Et la fenêtre est ouverte. il fait froid pourtant. Curieux. Encore Plus curieux, aucun son ne provient de l'appartement. Un imprudent ou une visite impromptue ? Au seizième ce serait bizarre quand même. Non ?

Et quand j'arrive à la hauteur de la fenêtre voilà ce qu'il m'arrive. Il est en noir. Il sort de l'appartement. Et il m'écrase douloureusement les phalanges en prenant appui sur le pignon sous la fenêtre. Je grogne.

Il est surprit.

En même temps c'est surprenant, les façades de grands immeubles sont rarement des boulevards fréquentés. Je ne sais pas trop quoi en penser. Il remonte dans l'appartement. Son sac cliquette. Objets de valeurs envolées pour la famille du seizième. Je monte jusqu'à lui.

Et sur le rebord de fenêtre du seizième voilà ce qu'il m'arrive. Il est beau. Foutrement beau. Dangereusement beau. Je suis de plus en plus consciente de ma laideur, de mon odeur. Il a eu un mouvement de recul en me voyant. Connard.

« - Belle soirée n'est-ce pas ? » je rêve. Je rêve. Je rêve. Dites le moi que je rêve. Mais quel culot ! « - Désolée de vous décevoir monseigneur –le bonnet doit faire effet il ne me remet pas. Ou alors il m'insulte, ce qui est fort probable au vu du sourire sarcastique qui tord son visage d'ange- mais l'appartement présent est vide depuis quelques minutes de tout intérêt ». C'est quoi ce délire bizarre de parler comme au moyen-âge ?

« - Je préfère voler du panorama. Merci de vous inquiéter de ma subsistance

- Du panorama ?

- J'escalade. J'observe. Je vole de la vue.

- Original. Et peu lucratif s'il en est, vous mangez comment ? A moins que votre tenue ne parle d'elle-même et que vous ne mangiez pas. Vous devriez songer à la reconversion, on se fait pas mal de petits gueuleton de Prince avec une soirée comme celle-ci. »

Connard.

«- Seules les femmes me regardent avec tant de haines dans les yeux. C'est original de voir un homme s'en charger pour une fois.

- Aucune originalité pour ce soir alors «

Et je le dépasse. Et j'essaie de continuer ma montée royale. Connard. Voleur. Je ne volerai jamais plus rien. Je mangerais au secours populaire. Quitte à bouffer de la pisse, je préfère éviter de me rapprocher de cette classe sociale. Caste de bourgeoisie de la misère. Les rois de la rue. Ils nous vendent des images de vie meilleure, surtout aux plus jeunes et constituent des armées de pickpockets. Rabatteurs. Proxénète des enfants. Ca escalade des façades mais c'est une autre chevalerie. Nous les légitimes et eux les violeurs d'intimité. Ils assassinent le mot Parkour, escalader sans vandaliser. Un sport, un art. Que ces espèces de rats transforment en moyen pour dévaliser es honnêtes ou plus ou moins honnêtes gens. Qui ne se doutent de rien en tout cas. Qui ont confiance en leur maison. Bref. Je me perds. Pousse-toi.

« - putain mais quel con ! » il m'a attrapé par le bras et nous avons manqué de choir comme des cendres de cigarettes vers le trottoir.

« - Peste ! En voilà un langage fort peu châtié dans la bouche de ce qui se dit être une femme. Le plus triste restant que c'est la plus longue diatribe dont vous avez pu m'honorer ce soir."

Connard.

Et voilà, il reprend son monologue. "-C'est qu'on s'ennuie facilement en faisant cavalier seul, je vais me joindre à vous.

-Ah non ! –un cri, un seul, alors que nous sommes a proximité de centaines d'oreilles qui ne doivent pas nous entendre sous aucun prétexte. Sa main sur ma bouche. Contact. Danger. Mon cœur a un raté.

-On se taille ! » effectivement il est temps. Au 15é il y a du mouvement vers la fenêtre. On repart en accéléré.

L'ascension redevient une course-poursuite. Jusqu'au vingtième on ne parle plus. Il est doué cet aboutis. Et vraiment très beau. Grand. Fin. Blond. Sculpté. Blond. Blond. Blond. De grandes mains. De beaux yeux. Antithèse de mon amour défunt. Mais si beau. Quand mon amour dégageait la bonté, lui n'est que sarcasme. Danger. Les blonds sont des vicieux. Les hommes trop beaux sont mauvais. Toxiques. A fuir. Trop sûrs d'eux. Pas assez de place pour les autres dans leur vie.

25ème étage.

Pas un mot.

Je saute sur le toit. Il fait de même, un petit effet de style pour me faire enrager. Comment peut-on être si fat ? Je sais déjà la réponse, il suffit d'avoir sa gueule à ce con.

« - je suis Jaime. Légende urbaine et prince des voleurs. Je faisais partie des affiliées des chevaliers d'or, avant de décider de poursuivre ma route seule. Plus de sous. Moins de concurrence. Plus de liberté de mouvements et aucuns comptes à rendre à personne. Je suis en quête de pouvoir et de richesses. A qui ai-je l'honneur ?

- Brienne. Je faisais partie des brigades de l'arc-en-ciel quand ils existaient encore.

- Oh.. Un bien triste incident que cette chute tragique, n'est-ce pas ?

- Pour nous oui, pour vous je sais que non.

- Effectivement, nous avons fêté la chute du prince à la guilde, les vieilles rancœurs ont la peau dure. »

J'ai envie de le frapper. Tellement fort. Tellement longuement. Que sa belle gueule ne s'en remettrait jamais. Il le sent. Baisse les yeux. Garde un sourire sardonique mais baisse les yeux. J'ai envie de le frapper. J'ai envie qu'il me frappe. Et voilà je perds la boule. J'avais perdu l'habitude des contacts sociaux et des rencontres avec les gens des guildes. Les autres compagnies. Mon dieu, cet indécrottable bavard ne va pas me lâcher je le sens.

« - quel est ton but Brienne ?

-Je suis chargée d'une mission par ma Dame. Je lui dois lui retrouver ses filles.

- Une récompense à la clé ?

- De la reconnaissance sans doute et un repas chaud.

-Peste ! Voilà un bien grand luxe. »

Allez pars. Je t'en supplie, laisse-moi à ma solitude.

Je vais chercher avec vous. Un repas, de al reconnaissance, de quoi accroitre ma réputation. Je connais ta dame. Bien trop connue de nos services dans les guildes, elle nous vide nos rues de nos filles. Je te propose un marché, a qui les trouvera le premier ? tous les coups sont permis.

Me voilà engagée dans une course au trésor que je n'ai aps acceptée, jointe à une quête qui n'ets pas la mienne. Oh Madamame, pourquoi suis-je d'une telle loyauté, il est a peu près aussi beau qu'exécrable...


N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! A la prochaine !