Vole pour moi.
Parfois, ses plumes – voler – lui manquaient.
Marco avait la mélancolie au cœur, corps écrasé contre les garde-fous du navire et l'âme ballotée par les flots, vagues lasses couleur d'encre. Quelque chose, là-haut, faisait tâche. Ça filait, comme une étoile, entre les nuages ; heureux à outrance d'embrasser le vent, la liberté (conditionnelle – noctambule – parce qu'il était trop jeune, et leur belle grande famille trop en danger si le monde apprenait que Marco le phénix n'était plus.)
Ace volait, et son presque père souriait tristement.
(Ce sourire, il voulait dire : « J'ai vécu trop vieux, vu trop d'amis mourir… Te perdre une seconde fois est hors de question, alors… Vole pour moi. »)
