CHAPITRE 2
Ses kidnappeurs s'approchèrent et délièrent ses mains, ses pieds, attachés avec un câble blanc qui..Une minute, il reconnaissait ce câble blanc. Il appartenait à son ami. Non, c'était impossible, ils ne pouvaient pas être aussi cruels, aussi...
« Qu'avez vous fait de Samuel ?! Hurla-t-il à ses bourreaux. »
Il obtint un ricanement en guise de réponse.
« Tu peux dire adieu à ton ventilateur...fils de pute...persifla un des hommes Ecureuils.
- Mais c'est n'importe quoi ! Hurla le vidéaste en se débattant.
- Ha, ça c'est vrai, intervint un lecteur de La Pelle de la Discorde qui n'avait aucune idée de ce qu'il faisait ici et disparut aussitôt dans un nuage de paillettes. »
Son intervention laissa tout le monde de marbre. Les kidnappeurs se retournèrent vers leur otage qui essayaient vainement de desserrer ses liens, la panique le submergeant peu à peu.
« On veut ce que tu as de plus cher au monde, Antoine. Décréta un des Ecureuils.
- Mon poster géant des One Direc...hrm ! Ma caméra ?
- On en a plein !
- ...Richard ?
- C'est une peluche.
- Oh. Ne lui dites pas qu'il fait partie de ce que j'ai de plus cher au monde, alors.
- Pas de souci, mec.
- Nous voulons Pupuce ! Hurla un des hommes-cartons, hors de lui. TA PELLE. C'est elle que nous voulons ! Alors maintenant, tu vas nous dire où tu l'as planquée, espèce de...»
La créature mi homme-mi carton de déménagement s'interrompit brusquement. Leur otage semblait se plier douloureusement en prenant de longues inspirations. En fait, Antoine était littéralement en train de mourir de rire.
« Désolé les gars mais...les têtes en carton pour une scène de torture...même moi je trouve ça abusé.
- Très bien, si tu le prends comme ça...marmonna l'autre, vexé. Nous allons te torturer pour que tu nous dises où est Pupuce !
- Mais...mais j'en sais rien ! S'affola le vidéaste. Elle est même pas à moi, cette pelle ! Elle est juste apparue dans mon épisode 34 ! En plus, vous pouvez pas me torturer !
- Pourquoi donc, je vous prie ?
- De un, parce que la co-auteur de cette fic s'en est déjà occupée dans sa propre histoire et que j'ai bien pris cher (hein. HEIN). De deux, je tiens à épargner aux lecteurs une scène très pénible où vous me torturez à mort pour qu'au final je ressorte de cette pièce gai comme un pinson et absolument pas blessé parce que yolo. Comme cette escroquerie de Spectre putain. Et aussi...
- Aussi ?
- Vous ne pouvez pas me taper, j'ai des lunettes. »
Il y eut un long silence, durant lequel les kidnappeurs et le kidnappé se regardèrent fixement, dans une variante de je te tiens tu me tiens par la barbichette. Dans un coin de la pièce, deux Hommes Ecureuils jouaient à pierre-feuilles-ciseaux (sans le puits, parce que c'est de la triche). Puis l'Homme Carton qui l'avait verbalement agressé tout à l'heure le détacha de ses liens.
« Tu es libre, Antoine.
- Sérieux ?!
- Tu as des lunettes. On ne peut rien faire contre ça.
- C'est clair, approuva un des Hommes Ecureuils qui jouaient pierre-feuilles-ciseaux (sans le puits, parce que c'est de la triche). On est des tortionnaires, mais faudrait voir à pas déconner.
- Je veux dire, le gars il a des lunettes.
- Des lunettes !
- On se lève tous pour lunette !
- Ferme-la, Roger.
- Alors, je peux partir...? demanda Antoine en frottant ses poignets meurtris l'un contre l'autre.
- Oui ! »
Un peu perplexe, mais n'osant pas les contrarier (ce n'est pas poli), le jeune homme se dirigea vers la porte, prêt à s'échapper sans dommages, mais se retourna sur le pas de la porte :
« Où est Samuel ?
- Aucune idée. On bluffait, tout à l'heure. Ce câble est celui de notre ventilateur, Roger.
- Oui ?
- Pas toi, crétin ! Le ventilo !
- Haaaa. »
Mu par un indicible sentiment de soulagement, Antoine sourit et quitta la pièce.
….Et revint quelques secondes plus tard pour demander :
« Et...le poster géant des One Direction ?
- T'inquiètes, ton secret est bien gardé.
- En fait, on est fans aussi, donc...
- Zeu stori of maï laïfe !
- Roger, je vais vraiment finir par te tuer.
- Bonne chance, Antoine ! »
Mais Antoine était déjà parti depuis longtemps.
Victor se baladait dans les rues, du sang entre les mains. Il se rendit dans un hôpital. Le personnel médical vit le sang et poussa un petit cri avant de se précipiter sur lui.
- Tout ce sang ! s'exclama une infirmière.
- Je sais, ça fait beaucoup, répondit Victor.
- Oh la la !
Et l'infirmière prit la poche de sang et la stocka avec les autres.
- Heureusement qu'il existe des gens comme vous qui donnent leur sang régulièrement, ça nous aide beaucoup !
Victor allait répondre quand tout à coup, une pelle atterrit dans ses mains.
- Hein ?
La porte s'ouvrit à la volée.
- Il est là !
Un commissaire braquait avec son arme Victor.
- Tu es coupable d'avoir tué des banquiers et d'avoir volé Pupuce. Tu es en état d'arrestation !
- Mais que…
Un chien en peluche entra à son tour et s'empara de la pelle avant de fuir, poursuivi par le commissaire qui l'accusait de voler Pupuce.
- Je ne…
Une armée d'Homme Ecureuils entra pour ressortir aussitôt.
- Que…
Puis un homme sauta pour atterrir juste à côté de Victor qui était sur le point de s'évanouir.
- Bonjour, je m'appelle Karim Debbache et j'aimerais savoir si un certain Antoine Daniel se trouve ici ou s'il est déjà à la morgue ? Parce qu'il serait dommage que son porte-monnaie bourré de fric soit laissé à l'abandon, vous ne croyez pas ?
Un autre homme entra, comme fou.
- KARIM ! C'est la merde, suite à mon enlèvement, mon père a déclaré la guerre au monde !
- Le Yétis contre les autres ? Mais ce n'est pas possible !
- SI C'EST POSSIBLE GRÂCE A LA CARTE KIWI !
- Putain Antoine je l'avais sortie de ma tête là !
- L'ENFANT DE MOINS DE 16 ANS ET CEUX QUI L'ACCOMPAGNENT JUSQU'…
Pupuce apparu de nouveau de nulle part (et sans Richard ni le commissaire dans le coin) et assomma Antoine, avant de téléporter l'assommé, Karim et un Victor qui regrettait de s'être levé dans un autre endroit.
Et c'est endroit était…
« JEANNE, AU SECOURS ! »
Victor, après avoir poussé son hurlement de terreur, se mit sur son séant tant bien que mal. Où se trouvait-il ? Et qui étaient ces types ?
« Vous m'avez appelés, humains ? Grésilla une voix.
- Mais que-
- Cette crakfic n'ayant plus aucun sens, a cessé de fonctionner. Expliqua l'étrange visage immaculé sur l'écran. Vos âmes ont donc été transférées dans les limbes d'Internet. Au fait, mon nom est Jeanne.
- Victor, balbutia le jeune homme, sur le point de s'évanouir de nouveau. Excusez-moi, mais vous pourriez...
- Oui ?
- ...M'expliquer tout ce bordel ?
- Bien volontiers, humain aux cheveux aléatoires. C'est très simple en fait : Richard est à la recherche de Pupuce, la pelle. Mais les Homme-Ecureuils aussi. Et les deux pensent que c'est Antoine qui possède la pelle, ce qui est faux, mais ça ils l'ignorent. Quand à Karim, c'est juste un personnage inutile qui attend qu'Antoine meure pour pouvoir récupérer son argent.
- Et...quel rapport avec moi ?
- La dénommée Pupuce est-elle apparue dans vos mains sans raison ?
- Oui ?
- Cela signifie qu'elle vous a choisi, conclut l'Intelligence Artificielle. Elle a décidé que vous étiez son propriétaire. C'est donc à vous de décider de la donner, soit à Richard, soit aux Hommes-Ecureuils. Il y a bien une troisième option, mais...
- On ne peut pas juste acheter une deuxième pelle et faire croire que c'est...euh..Pupuce ?
- ...Oui, mais dans ce cas il n'y aurait plus de fanfic.
- Ha.
- Oui. Constata placidement Jeanne-Au-Secours. Vous êtes mal barré mon poto.
- Mais bon dieu, hurla Antoine qui venait de se réveiller, est ce que quelqu'un peut m'expliquer ce qu'on fait ici ?! »
Nous ne sommes pas désolées (bon peut-être un peu) (non en fait)
Une review, et Mandra vous masse les pieds *coeur*
Message de La Mandragore de Nantes : Ne nous laissez plus écrire quelque chose en collaboration, le monde n'y survivrait pas XD Mais promis, pour le prochain chapitre, je vais vous bidouiller un truc un peu plus cohérent. Je crois. Mais comptez sur Phi et moi-même pour vous faire perdre le peu de raison qu'il vous reste :D
