TITRE : Ethique de vie des jeunes parents

GENRE : Drama/Family – Lucius/Narcissa, OS

RESUME : Elever un enfant ce n'est pas de tout repos. Lucius et Narcissa allaient vite le découvrir, mettant ainsi leurs nerfs à rude épreuve. Mais jusqu'à quel point... ?

DISCLAIMER : Tout appartient à JKR, je lui dit merci tous les jours. Merci de nous laisser utiliser tous les personnages et de leurs faire faire ce que nous, cruels auteurs, voulons. Surtout pour cet OS ou deux personnages sont un peu maltraités.


Sage décision

La vie en général n'était pas facile. De par les événements quotidiens et les problèmes récurrents que l'on rencontre. Les Malfoy l'avait très bien compris. Pour eux la vie était devenue compliquée et ils devaient ruser comme les Serpentards qu'ils étaient pour se sortir la tête de l'eau. Tout cela parce qu'ils étaient les parents d'une boule d'énergie qui s'évertuait à les rendre fous, chaque jours un peu plus. Et cela depuis sa naissance, il y cinq ans. Le rythme de vie des Malfoy avait grandement changé, les déstabilisant par moments. Ils ne faisaient plus autant d'apparitions dans la haute société comme avant et les rares qu'ils faisaient étaient considérées comme l'événement du siècle. C'est pour cela qu'un soir, le patriarche Malfoy décida d'emmener dès le lendemain toute sa famille sur le chemin de Traverse pour une sortie d'emplettes et de promenade.

« Etre Lord et Lady Malfoy est bon pour les affaires. Cela redorera notre blason. » avait-t-il déclaré à sa femme qui s'était contenté d'esquisser un faible sourire en coin.

Le lendemain, l'hécatombe tomba au manoir Malfoy. Le couple s'était à peine levé qu'une tornade blonde entra en courant dans leurs appartements. Narcissa eu à peine le temps de se baisser pour réceptionner le mini cognard qui s'était presque jeté sur elle.

« Maman on sort aujourd'hui ! » s'exclama alors Draco, tout souriant.

Narcissa lui baisa la joue en hochant la tête, souriant faiblement. Elle repoussa alors les longues mèches blondes qui tombaient sur le visage de son fils. Depuis un an, Draco avait les cheveux qui lui tombaient aux épaules, il voulait faire comme son père. Pourtant, l'effet ne faisait pas du tout le même sur les deux Malfoy... Ses parents avaient bien essayé de lui faire entendre raison et de lui faire couper les cheveux mais l'enfant avait refusé, s'enfuyant en courant dès que ses parents prononçaient le mot « coiffeur ».

« Il faudrait songer à au moins attacher tes cheveux mon chéri. » fit Narcissa en dégageant le visage de l'enfant.

« Non je veux pas. Papa il les garde comme ça ! » s'exclama alors l'enfant en se renfrognant.

« Oui mais ton papa est plus grand, avoir les cheveux long pour un homme montre son statut d'aristocrate à la société. Tu pourras les avoir long plus tard mon chéri, tu n'en as pas besoin pour le moment. » fit Narcissa en caressant la joue de l'enfant.

« Non. Je veux maintenant. » fit Draco en boudant.

Et sans attendre la suite, il repartit en courant de la suite telle une tornade blonde. Narcissa soupira longuement après s'être assurée qu'elle était seule dans la pièce. Puis, elle se dirigea vers la salle d'eau. Elle y trouva Lucius devant les grands miroirs au-dessus des lavabos en marbre. Ce dernier portait un peignoir sombre aux bordures argentées sur les manches. Apparement, il sortait de la douche car ses cheveux longs semblaient encore humides et pendaient dans son dos. Sans un mot, la sorcière se dirigea vers le dressing de la salle de bain et en ressortit avec un peigne. Se plaçant alors derrière son époux, elle entreprit de démêler la chevelure blonde platine de son mari, préférant le faire elle-même plutôt qu'à l'aide d'un sort.

« Il faut que tu expliques à ton fils qu'avoir les cheveux long à son âge peut-être handicapant. » dit-elle après un long moment de silence.

« Parce qu'il est mon fils maintenant ? » demanda Lucius, regardant sa femme dans le miroir.

« Il l'est quand il copie l'apparence de son parent masculin. » répliqua Narcissa du tac au tac. « Je te préviens Lucius, quand il reviendra nous trouver en pleurs parce que l'on s'est moqué de lui, tu le consolera. »

« La grandeur est la marque de fabrique des Malfoy ma chère Cissa. » répondit Lucius, amusé malgré lui.

« Soit. A toi de gérer dans ce cas. » fit-elle dans un claquement de langue. « Catogan ? »

Il fit mine de réfléchir un instant et se décida au bout de quelques secondes. Il sortit sa baguette et quelques instants plus tard, un ruban noir se trouvait sur le rebord du lavabo. Narcissa s'en saisit et attacha soigneusement les cheveux de son époux, vérifiant plusieurs fois que tout était parfait. L'homme se retourna enfin et embrassa sa douce sur la joue. Puis, il l'observa un instant, caressant cette même joue avec sa main. Il inclina doucement la tête en sa direction et sortit de la salle d'eau pour prendre la direction de son dressing personnel. Narcissa ferma alors la porte et entreprit de prendre une douche. C'est vingt minutes après qu'elle sortit, habillée d'une robe fluide blanche qu'elle mettait en attendant de mettre ses effets.

Elle opta pour un ensemble tailleur bleu gris. La jupe longue était simple et seule une ceinture grise ornait sa fine taille. Puis, elle mit une blouse plumetis blanche aux manches bouffantes et enfila par dessus la veste de tailleur aux manches ¾. Cette veste était simple, une veste courte officier aux boutons en argent. Narcissa prit ensuite un grand collier en perle et fit deux tours de cou avec, un plus resserré que l'autre.

« Pimbley. » appela-t-elle alors.

Une seconde après, une elfe de maison arriva et se prosterna devant sa maitresse qui prit place devant sa coiffeuse. L'elfe conjura un tabouret silencieusement et le plaça derrière sa maitresse qui attendait tranquillement. Pimbley commença alors à travailler en silence, bouclant magiquement les cheveux de la blonde, sans jamais les toucher. Puis, toujours sans un seul contact avec la chevelure de la blonde, elle les coiffa en un chignon très volumineux digne de la belle époque anglaise, laissant deux mèches bouclées tomber dans le cou de l'aristocrate.

« Apportes moi le chapeau à plumes, celui qui a de la dentelle sur le revers. » ordonna la blonde sans se retourner.

« Bien madame, Pimbley va chercher le chapeau de madame. » fit l'elfe en s'inclinant.

Pendant que son elfe partait chercher l'accessoire, Narcissa se maquilla en utilisant sa baguette. Un simple maquillage nude sur les paupières, elle noircit ses cils, fit son teint et mit une touche de rouge sur ses lèvres. Et au moment ou elle posait sa baguette sur la coiffeuse, Pimbley arriva en portant un chapeau qui devait faire la moitié de sa taille. Narcissa conjura des épingles à cheveux et les posa sur la table pour l'elfe puisse les attraper. Pimbley positionna le chapeau sur le côté droit de la tête de sa maitresse et fixa le tout avec les épingles magiquement ensorcelées.

« Tu peux disposer maintenant Pimbley. » dit-elle calmement en se tournant vers l'elfe.

« Oui madame, Pimbley à été contente de s'occuper ainsi de madame. Pimbley se retire maintenant. » fit l'elfe en s'inclinant et en disparaissant ensuite dans un pop.

Narcissa se leva, partit une nouvelle fois dans son dressing et chaussa des escarpins, attrapa ses gants blancs, son sac à main et son ombrelle en dentelle. Puis, enfin prête, elle sortit de la suite, le dos droit, la tête haute, et se dirigea vers les escaliers de sa démarche princière. Mais alors qu'elle arrivait aux dernières marches des escaliers, elle entendit des cris. Enfin... il s'agissait plus de rires enfantins suivit d'avertissements. Descendant et se rendant à la source de bruit, elle arriva dans le grand salon. Draco tentait d'échapper à son père qui tentait vainement de ne pas exploser. Narcissa le vit, il fulminait intérieurement de rage. Ils ne semblaient pas l'avoir vue donc elle décida de rester un instant dans l'ombre.

« Draco. » gronda Lucius en serrant compulsivement sa canne dans la main. « Je ne te le répéterais pas deux fois, viens ici. Maintenant. »

« Non. » fit l'enfant en restant là ou il était. « Qu'est-ce que tu vas faire ? »

« Simplement t'attacher les cheveux pour que tu ne les ais pas constamment dans la figure. » répondit Lucius d'un ton plus qu'exaspéré.

« Mais j'aime pas ! » geignit Draco en croisant ses bras sur son torse.

« Nous ne faisons pas toujours ce que nous aimons dans la vie Draco. Maintenant viens ici avant que je ne m'énerve. Et crois moi, tu ne veux pas me voir énervé. » fit Lucius en se retenant de lever les yeux au ciel.

Mais l'enfant ne bougea pas. Les deux blonds restèrent campés sur leurs positions. Voyant que la situation allait empirer, Narcissa sortit de l'ombre et s'avança vers son fils pour désamorcer la bombe. Comme souvent d'ailleurs. C'était presque toujours elle qui empêchait son mari d'exploser lorsque Draco faisait un caprice.

« Draco mon chéri, ton père à raison. Tu aimes courir et t'amuser n'est-ce pas ? » demanda-t-elle d'une voix douce en se baissant devant lui.

Il hocha la tête en évitant de croiser le regard furieux de Lucius.

« Alors il est préférable pour toi d'avoir les cheveux attachés, voilà là un des désavantages à être un enfant qui refuse d'écouter les recommandations de ses parents à propos de ses cheveux. » finit-elle d'une voix douce mais ferme.

Et avant que l'enfant puisse dire quelque chose, Narcissa se saisit d'un élastique dans son sac à main et attacha les cheveux de son fils en une queue de cheval basse et serrée. Puis, elle vérifia que ses vêtements ne faisaient pas de plis et réajusta sa veste noire. Enfin, elle se releva et fit enfin face à son mari qui semblait avoir reprit contenance.

« Maintenant que tout ceci est fini, pouvons nous y aller ma chère ? » fit Lucius en s'approchant d'eux.

Narcissa hocha la tête et poussa doucement son fils devant elle, s'assurant que ce dernier serait sage et qu'il ne retarderait pas leur sortie. Quand ils arrivèrent dans la zone de transplanage, Lucius attrapa son fils, le cala contre lui et le bloqua avec sa canne. Il connaissait trop bien les tendances remuantes de son fils lors de leurs voyages et tant qu'il ne serait pas plus âgé, lui ou ou sa femme devaient le porter. Narcissa disparût la première et Lucius la suivit rapidement après avoir intimé à son fils de se tenir sous sage. Il arriva juste à côté d'elle dans la ruelle attenante au chemin de Traverse. Le couple s'avança donc dans le bar de Tom, tapèrent les briques et entrèrent dans la ruelle. Narcissa se saisit du bras libre de son époux et tous trois entamèrent leur promenade.

L'attitude de Draco changea du tout au tout. Alors perché dans les bras de l'aristocrate, il observait le monde d'un air beaucoup moins souriant qu'avant. Même s'il pouvait être indiscipliné par moment, il avait très bien sût faire la différence entre privé et publique et savait reproduire le masque de froideur de ses illustres parents. Ses deux parents fendaient la foule comme s'ils étaient seuls au monde, ne prêtant aucunes attention aux passants qui les regardaient avec admiration ou jalousie. Il y avait des endroits dans le chemin de Traverse ou la population sorcière était soit plus riche soit plus pauvre. Le couple Malfoy passa alors les portes d'un immense magasin ou les étalages brillaient et regorgeaient de produits. Tout était séparé en plusieurs départements, tous très bien organisés.

Lucius posa enfin son fils sur le sol et ce dernier se tint droit et sage, ne quittant pas ses parents. Son regard d'enfant émerveillé s'était figé. Cependant, Narcissa pouvait très clairement voir la lueur joyeuse et émerveillée qui se cachait sous le masque de froideur. Alors que Narcissa se faisait aborder par de nombreuse vendeuses souhaitant lui faire la pub de nouveaux produits reçus, Lucius restait en retrait avec son fils. Se dernier se tenait droit comme un i juste à côté de la canne de son père et la scène était pour le moins divertissante. Devançant la future question de Draco, Lucius baissa la tête et regarda l'enfant.

« Vois-tu Draco, toi aussi un jour tu auras ta propre canne, tes cheveux longs, ta femme et ton enfant. Tu devras alors te comporter comme le parfait gentleman, faisant fit des rumeurs que les gens peuvent colporter sur toi. »

« Mais comment ? » demanda le petit garçon, levant la tête vers Lucius.

« Je ne te saisis pas Draco, comment quoi ? » fit Lucius en fronçant les sourcils. « Que veux tu donc savoir ? »

« Comment faire pour avoir tout ce que vous venez d'énoncer ? » demanda Draco, fronçant un sourcil.

« Ce sont des étapes que tu franchiras en grandissant mon fils. Tu ne les verras même pas arriver qu'elles seront là. Ainsi est la vie. » fit Lucius d'une voix lente et légèrement traînante.

Ils furent interrompu par la venu de Lord Greengrass, un homme que Lucius ne pouvait même pas voir en peinture mais qu'il devait quand même côtoyer, ce dernier faisant parti des familles sang-purs les plus anciennes.

« Mais qui vois-je là... » fit la voix agaçante de Lord Greengrass. « Lord Malfoy, quel plaisir de vous voir ici, votre absence est notable et je craignais d'avoir rêvé en vous aperçevant. »

«Plaisir partagé Lord Parkinson. Les affaires sont très prenantes. » répondit Lucius d'une voix faussement amicale.

Tandis que leurs pères échangeaient quelques insultes subtilement placées dans des phrases censées être courtoises, Draco et Daphné, la fille du détestable homme s'observaient en chien de faïence. Les deux ne s'étaient jamais entendu, même si leurs mères les avaient incités à jouer ensemble lors de leurs mensuelles réunions. La goutte d'eau fût quand Daphné osa se moquer des cheveux de Draco. Le blond vit rouge et lui répondit que seuls les hommes nobles pouvaient porter les cheveux longs et qu'elle ne connaitrait jamais ça vu qu'aucuns nobles ne daigneraient l'épouser. Daphné fût si choquée qu'elle fondit en larmes et partit se réfugier dans la longue jupe de Lady Greengrass. Draco haussa les épaules et quand son père arriva pour lui demander ce qu'il s'était passé, il répondit par une phrase digne du patriarche.

« Une banale querelle que miss Greengrass n'a pas supportée. Ces enfantillages ne sont plus de mon âge. »

La fierté que ressentit Lucius fût immense et il fût prêt à oublier l'incident de ce matin. Il prit congé de Lord Greengrass avec soulagement et entraina son fils dans son sillage, la tête toujours haute. Ils rejoignirent Narcissa au département accessoires et le blond sénior lui narra brièvement son entrevue.

« Te voilà enfin jeune homme. » fit Lady Malfoy, fronçant un sourcil. « Ta promenade se déroule t-elle comme tu l'entends ? »

« Tout à fait mère. » répondit Draco.

Elle lui fit un sourire bref après s'être assurée que personne ne la voyait et continua ses emplettes. Draco avait calqué sur son père tous les mouvements et gestes qu'il faisait, les reproduisant à merveille. Le seul hic fût quand il voulût prendre sa mère par le bras, comme Lucius le faisait. Un grand problème de taille semblait-il. Ce n'est qu'en fin d'après midi que les Malfoy quittèrent l'allée marchande, les mains pleines de nouvelles acquisitions. Fatigué, le petit garçon avait laissé tomber le masque et les imitations et avançait difficilement derrière ses parents.

Qu'il était dur d''être un Malfoy. C'était plaisant pendant quelques heures mais pas plus, il y avait trop de contraintes à assurer et Draco trouvait cela terriblement fatiguant. Il fût ravi d'arriver au bar de Tom et encore plus ravi quand il sentit son père le hisser contre lui. Lucius n'eut pas à le bloquer avec sa canne ni à lui demander d'être sage. Cependant, comme si le fait d'être rentré lui avait donné un regain d'énergie, Draco clama dès son arrivée au manoir :

« Je ne veux plus avoir les cheveux longs ! »

« Qu'en est-il de ton désir d'être comme ton père ? » demanda alors Narcissa, amusée. « Ne veut tu pas te comporter et être comme lui ? »

Draco sembla réfléchir un instant.

« Je ne peux pas être comme lui. Un peu mais pas trop. » déclara-t-il finalement, la tête haute et le visage fier.

Narcissa se baissa pour lui baiser le front.

« Etre toi est ce qui te rendra plus fort mon chéri. »

Et à côté de la blonde, Lucius observait la petite scène. Son fils de cinq ans n'était pas si immature que ça et il semblait capable de résonner comme un enfant plus âgé. Lucius, bien que ne le montrant pas, fût très heureux et très fier de Draco. Finalement, son dragon n'était pas une copie parfaite de lui. Et tant mieux.

FIN


. ouf fini !

Stormtrooper2 : c'était un passage à faire, obligé n'est-ce pas ? J'ai essayé d'interpréter ton idée comme je l'ai put mais c'était un peu vague. Se conduire comme Lucius, c'était plus du point de vue physique ou mental ? Car imiter un adulte – surtout Lucius – quand on est un bambin de cinq ans est quelque peu compliqué... J'espère t'avoir satisfaite et si ce n'est pas le cas, laisse moi un PM et tu m'expliqueras ton POV. Merci à toi !

Merci aux autres lecteurs de suivre cette série. Au plaisir et si jamais ça vous à plût, n'hésitez pas poster une review, ça me ferait trop plaisir ! S'il vous plaît ..!

Xx, Faëriel.