TITRE : Ethique de vie des jeunes parents

GENRE : Drama/Family – Lucius/Narcissa, OS

RESUME : Elever un enfant ce n'est pas de tout repos. Lucius et Narcissa allaient vite le découvrir, mettant ainsi leurs nerfs à rude épreuve. Mais jusqu'à quel point... ?

DISCLAIMER : Tout appartient à JKR, je lui dit merci tous les jours. Merci de nous laisser utiliser tous les personnages et de leurs faire faire ce que nous, cruels auteurs, voulons. Surtout pour cet OS ou deux personnages sont un peu maltraités.


Contamination

Etre un enfant unique ce n'est pas toujours drôle. Et Draco Malfoy l'avait très bien compris du haut de ses six ans. Ce n'était pas amusant de passer ses journées tout seul dans un immense manoir, même si ses parents et sa tante faisaient du mieux qu'ils pouvaient pour le distraire. C'est donc pour cela que Narcissa, sa mère, répondit de suite à la missive que Lady Parkinson venait de lui envoyer. Celle-ci avait une fille du même âge que Draco qui ne supportait pas non plus de rester seule et contrairement à lui, tout ce qu'elle pensait sortait à voix haute si bien que les Parkinson, n'en pouvant plus de se faire hurler dessus écrivirent de suite à la mère du blond, grand ami de leur fille. Lady Malfoy avait alors conduit son fils au manoir des Parkinson et ne l'avait récupéré qu'en fin d'après-midi, bien plus joyeux que d'habitude. Mais c'était ainsi, les grandes familles nobles n'avaient pas besoin de faire autant d'enfants que les Weasley, un héritier suffisait si le premier enfant naissait garçon.

C'est du moins ce qu'avait répondit Lucius quand Draco lui avait demandé pourquoi il ne voulait pas lui offrir un frère ou une sœur. Les deux aristocrates ne se seraient pas hasardés à dire qu'ils n'étaient pas prêts à revivre le calvaire qu'était la période post-naissance. Personne - à par eux mêmes - n'avait besoin de savoir qu'ils avaient perdu momentanément le contrôle et que cette période avait été la plus dure de leurs vies.

Et ce matin là, le couple Malfoy se réveilla en entendant des pleurs venant de la chambre de Draco. Narcissa fût levée en moins de temps qu'il fallait pour dire Quidditch et c'est totalement décoiffée et affolée qu'elle se rendit dans la chambre de l'enfant. Quand elle arriva, Draco était dans son lit et remuait, de grosses larmes coulant sur ses joues pâles. La blonde n'eut même pas à demander, elle le vit directement. Son fils était en sueur, sa peau encore plus pâle que d'habitude, sa poitrine se soulevait difficilement et à un rythme trop irrégulier. Elle posa sa main sur son front et la retira prestement, effarée. Tirant sa baguette de sa manche, elle jeta un sort de diagnostique sur son fils et ce dernier fût rapidement enveloppé d'un halo rougeâtre.

« Par Merlin... » murmura la blonde pour elle-même.

Elle se leva très vite et partit chercher Lucius qui fronça les sourcils en la voyant arriver telle une tornade. Quand il arriva dans la chambre de Draco, il regarda l'enfant sur le lit et constata lui aussi, avec un certain effroi, que son fils semblait terriblement malade. Se dirigeant vers son bureau, il appela le médicomage de la famille par cheminée. Quelques minutes après il se tenait devant lui, muni de toutes ses affaires et apprêté.

«Grippe » dit finalement le médicomage. « Il à dut attraper le virus en sortant dehors ou en mangeant quelque chose d'inhabituel. »

Autant dire que les Malfoy furent sidérés. Et ils étaient loin d'être au bout de leurs surprises.

« Je suppose que vous avez tous deux eu des contacts récents avec lui ? » demanda le médicomage, se doutant que sa question n'aurait pas de réponse négative.

Et en effet, les deux aristocrates hochèrent la tête. Le médicomage prescrit alors tout un tas d'onguents, de potions et de médicaments pour le petit garçon en précisant bien à ses parents qu'il était fortement contagieux dans les premiers jours et qu'eux aussi avaient un risque de tomber malade. Quand il fût parti, Narcissa et Lucius restèrent un instant immobiles, ne savant pas quoi faire. La blonde fût la première à réagir.

« Lucius... » commença-t-elle en se tournant vers lui. « Tu as une entrevue avec le ministre demain, tu ne peux pas te permettre de tomber malade. Je vais m'occuper de lui. »

« La santé de mon fils est bien plus importante qu'une simple entrevue avec cet imbécile de ministre. » grogna Lucius avec mépris. « Et je ne veux pas compromettre ta santé à cause d'un simple rendez-vous. »

Ils se regardèrent fixement pendant de longues secondes, chacun campant sur ses positions. Ce ne fût que quand Draco se mit à tousser que les deux adultes stoppèrent ce combat de regards. Narcissa se précipita sur son fils et lui releva le menton pour faire cesser la toux qui secouait le corps frêle de l'enfant. Elle lui fit ensuite avaler une potion que Draco recracha immédiatement car trop amère.

« Draco mon chéri, bois cette potion, tu te sentiras mieux après. » fit la voix douce de Narcissa.

Mais l'enfant, affaibli et fatigué refusa la cuillère que lui tendait sa mère. Il se laissa tomber contre les oreillers blancs et ferma des yeux cernés de fatigue. La blonde n'abandonna pas et força à contre cœur l'enfant à ouvrir les paupières. Elle vit de la détresse et de l'impuissance dans les yeux bleu de Draco. Ce dernier recommença à tousser, sans pouvoir s'arrêter. Ne supportant pas de le voir dans cet état, lady Malfoy lui mit de force la cuillère dans la bouche et conjura un verre de jus de citrouille. Elle le porta de suite aux lèvres de Draco qui le but d'une traite. Presque aussitôt, la toux disparût mais les larmes apparurent aux bords des yeux du petit garçon. Entre temps, Lucius reçut un hibou express qui lui demandait de se rendre au ministère pour affaire urgente à régler. Fulminant intérieurement contre ses assistants, incapables de gérer son service sans lui, Lucius sortit de la chambre après avoir embrassé machinalement sa femme et son fils.

Grossière erreur.

En fin d'après-midi, il eut un mal fou à maintenir les apparences au ministère. Il se devait d'être la figure d'autorité froide et puissante qui effrayait ou impressionnait la communauté sorcière mais c'était extrêmement dur lorsqu'on était pris de maux de têtes, de vertiges et de fièvre. Quand il transplana, il crût que son heure était venue. A son arrivée, il jeta sa lourde cape sur l'elfe venu le recevoir et se dirigea d'un pas lent vers ses appartements au premier étage. Il utilisa alors la fonction première d'une canne pour la première fois de sa vie et souffla longuement lorsqu'il passa la porte de la suite, vide. Si quelqu'un l'avait vu à ce moment là, il aurait certainement halluciné. La maladie changeait terriblement les personnes et leurs habitudes.

Il était en train de desserrer son nœud de cravate quand Narcissa fit son apparition dans la pièce, plus pâle que la mort. La jeune femme avait laissé ses longs cheveux blonds platine cascader dans son dos, chose qu'elle ne faisait jamais en temps normal. Elle semblait fatiguée, bien plus que ce matin lorsqu'il l'avait laissée au chevet de Draco.

« Comment va-t-il ma douce ? » demanda alors le blond d'une voix plus que rauque que d'habitude. Merlin, sa tête tournait de plus en plus.

« Il dort enfin... » articula difficilement la blonde en s'appuyant contre la porte. « Il à beaucoup toussé, il a peu mangé et l'a régurgité une demi-heure après... »

Lucius se tourna entièrement vers sa femme dont les jambes semblaient aussi faibles et frêles que celles d'un jeune faon. Il s'approcha alors d'elle, d'un pas lent.

« Qu'en advient-il de toi ma douce ? » demanda-t-il.

Narcissa lâcha la porte et s'agrippa alors à son mari qui prenait encore appui sur sa canne à pommeau. « Dans le même état que toi mon cher... » murmura-t-elle.

Puis, elle posa sa main sur son front et constata, comme plus tôt dans la journée, que son mari était brûlant de fièvre et que c'était un miracle qu'il tienne encore debout. Jamais il n'avait été malade à ce point, le fier et distingué Lucius paraissait lui aussi très mal en point et une simple brise aurait pût le faire tomber au sol, tel un fétu de paille. Narcissa intima alors à son mari de s'asseoir sur le lit et de ne plus en bouger. Puis, prenant son courage à deux mains, elle sortit de la pièce et revint quelques minutes après, Draco dans les bras.

« Vu qu'apparement nous sommes tous dans le même état, pourquoi ne pas le garder ici ? Cela nous évitera de douloureux allez-retours entre sa chambre et la notre ? » répondit la blonde à la question silencieuse de son mari.

Elle tendit son fils à son mari et s'allongea à ses côtés, respirant difficilement. On n'entendit bientôt que les sifflements des respirations saccadées, causées par les bronches bouchées. Les yeux clos, les trois Malfoy semblaient dormir, d'apparence seulement. Les deux adultes avaient un mal fou à garder contenance et à rester conscients. Draco, la tête posée sur le torse de son père dormait d'un sommeil léger, toussant parfois comme s'il allait cracher ses poumons. Narcissa quant à elle était immobile comme Blanche neige dans son cercueil de verre.

Les heures passèrent et aucuns ne semblaient aller mieux. L'état des parents semblaient même s'empirer. Le lendemain matin quand Draco ouvrit les yeux, il se les frotta et regarda autour de lui, l'environnement n'était pas celui qu'il avait quitté, les jouets avaient disparut, les tableaux, les rideaux, les tapis, tout était différent. Il se rendit même compte que ce n'était pas son oreiller sur lequel il était affalé mais le torse de son père. Ce dernier avait les paupières closes et semblait dormir. Ce qui l'étonna fût que ses parents étaient habillés avec leurs vêtements de ville et non de nuit, ce qui en soit était assez étrange.

C'est une violente nausée qui réveilla Narcissa une demi-heure après. La blonde n'avait presque pas dormi de la nuit, trop mal en point pour sombrer dans les limbes du sommeil. Sa tête tournait, ses articulations étaient douloureuses, ses bronches étaient bouchées et ses poumons ne souhaitaient pas coopérer. Elle se leva et se rua vers la salle d'eau – au diable le protocole – pour vomir ce qu'elle avait récemment avalé, c'est à dire rien. Lucius se réveilla quelques secondes après le départ précipité de sa femme et cligna plusieurs fois des yeux pour s'accoutumer à la lumière vive qui traversait les rideaux tirés.

Draco n'était plus sur lui mais à plat ventre sur le lit, respirant du mieux qu'il pouvait et happant désespérément la moindre bouffée l'air. Le blond s'assit sur le lit, grimaçant à cause de douleurs dans le dos et tourna son fils sur le flanc pour permettre à l'air de mieux entrer dans son petit corps. Il lui tapota le dos et lança un sort de diagnostique, bien cela lui couta l'énergie qu'il n'avait pas. Le point positif était que l'aura entourant le corps de Draco n'était plus rouge comme hier mais orangée. Puis, après un court instant dans cette position, il le tourna entièrement sur le dos, se saisit du petit pot d'onguent, ouvrit la chemise en lin de son fils et étala la gelée transparente sur son torse, lui permettant ainsi de respirer encore mieux. La porte de salle d'eau s'ouvrit alors, laissant passer une Narcissa assez pâle. Elle s'avança comme un fantôme vers le lit et regarda son mari.

« Comment te sens tu Lucius ? » demanda-t-elle, essoufflée.

« Aussi bien que toi.. » répondit-il en se passant une main lasse sur le front.

Elle n'eut même pas la force de le fusiller du regard, aujourd'hui elle en était incapable. D'un regard commun, il fut décidé que Lucius irait prendre une douche pendant que Narcissa veillerait sur Draco et ensuite, inversement. En écoutant les sifflements qu'émettaient Draco en respirant, Lady Malfoy attrapa la fiole de potion et réveilla l'enfant pour qu'il boive sa dose, évitant ainsi qu'il souffre et qu'il s'étouffe.

« Je sais chéri... » murmura-t-elle quand l'enfant la regarda avec ses yeux de chiot battus. « Ce n'est pas bon mais ça va t'aider à respirer et tu te sentiras mieux... »

Seul le bruit d'une toux sèche lui répondit. Draco, n'ayant pas la force de contrer sa mère accepta docilement la potion et fit ce qu'il pût pour ne pas le recracher sur les draps en satin du lit. Une fois qu'il l'eut avalée, il fût prit dans l'étreinte maternelle. Apaisé par la potion et la présence de Narcissa, il ferma les yeux... Quand Lucius sortit de la salle de bain, propre mais toujours fiévreux, il partit s'installer dans le fauteuil qui faisait face à la grande baie vitrée. Narcissa se leva doucement en le voyant, conserva Draco contre elle et tout doucement, le posa sur son mari. Elle partit ensuite s'enfermer dans la salle d'eau, embuant toute la pièce.

Et c'est dans la même position qu'elle retrouva les deux hommes de sa vie. La tête de Draco se soulevait en même temps que le torse de son père qui rattrapait la nuit qu'il n'avait pas eue. Narcissa conjura une couverture qu'elle mit sur eux et s'allongea sur le sofa en face d'eux, fermant les yeux...Au diable Fudge.

FIN


Et voilà, texte 5 fini !

J'ai légèrement exagéré les symptômes mais c'était pour le bien de l'OS ! Je suis agréablement surprise de voir que les vues sur cette fic augmentent beaucoup tous les jours, je ne pensais pas que cette petite série plairait autant... ! Si vous avez des idées pour les suivants OS je suis ouverte à toutes propositions (n'hésitez pas à développer un tout petit peu pour que je cerne bien l'idée!)

RAR :

Stormtrooper2 pas de soucis ! Et tant mieux si ça t'a plut, je n'étais pas sûre du tout de mon interprétation ^^ Merci de la review ! CutieSunshine tant mieux si tu trouves ça mignon ! Et oui c'est dommage mais bon, avant d'être la fouine Draco était un petit garçon comme les autres qui fait vivre un doux enfer à ses chers parents ! Merci de la review !

Merci à tous les lecteurs !

xx, Faëriel roes.