TITRE : Ethique de vie des jeunes parents

GENRE : Drama/Family – Lucius/Narcissa, OS

RESUME : Elever un enfant ce n'est pas de tout repos. Lucius et Narcissa allaient vite le découvrir, mettant ainsi leurs nerfs à rude épreuve. Mais jusqu'à quel point... ?

DISCLAIMER : Tout appartient à JKR, je lui dit merci tous les jours. Merci de nous laisser utiliser tous les personnages et de leurs faire faire ce que nous, cruels auteurs, voulons. Surtout pour cet OS ou deux personnages sont un peu maltraités.


Pourquoi ?

Draco était assis en tailleur devant la table basse d'un des salons du manoir. Il griffonnait sans grand interêt sur un morceau de parchemin avec une plume d'oie qu'il trempait dans différents encriers de couleurs. Dans un des sofas autour de lui, sa mère Narcissa lisait un roman en gardant un œil attentif sur son précieux chérubin. Quelques minutes après, Lucius Junior lâcha sa plume en soupirant et froissa sa feuille dans un accès d'agacement incontrôlé.

« Que t'arrives-t-il mon chéri ? » demanda alors Narcissa en levant la tête.

« Je n'aime pas dessiner. Et je m'ennuie, ce n'est pas amusant de faire des dessins. C'est même idiot ! » râla Draco en fusillant les encriers et la plume du regard.

Narcissa referma son roman. « Que dirais-tu de jouer aux échecs ? Cela peut être amusant et en plus, tu pourras développer de nouvelles techniques. » proposa-t-elle doucement.

« Non, tu gagnes à chaque fois et je suis las de ce jeu. » répondit l'enfant en croisant les bras sur son petit torse.

« Veux-tu faire une partie de bavboules ? » reprit Narcissa, imperturbable.

« Non, ce jeu est aussi niais que le dessin. En plus, ce n'est pas agréable de sentir une boule éclater sur notre visage. »

« Veux-tu aller te baigner dans la piscine ? » continua la blonde, toujours calmement.

« Non, la piscine c'est bien quand l'on est plusieurs, tout seul c'est ennuyant. » grogna Draco en regardant sa mère.

Très patiente et loin de se décourager, Narcissa continua de proposer toutes sortes d'activités à son fils qui les refusa toutes en les dénigrant, bien que quelque unes lui plaisaient en temps normal. Mais aujourd'hui, l'enfant de sept ans semblaient de mauvaise humeur et désireux de refuser tout ce que sa mère lui proposait.

« Alors que veux-tu mon chéri ? » demanda Lady Malfoy, avec ce même ton doux pas le moins du monde agacé. « Tu viens de refuser tout ce que tu aimes faire d'habitude, je t'avoues que je suis un peu perdue, dis moi ce qui te ferait plaisir. »

Draco, qui boudait un peu releva brusquement les yeux quand il entendit la dernière tirade de sa mère. Il la fixa et un peu hésitant quand même, se lança.

« Ce qui me ferait plaisir est inaccessible pour moi. » répondit-il finalement.

La blonde aristocrate fronça un sourcil et interrogea silencieusement l'enfant.

« Pourquoi je n'ai pas le droit d'avoir un frère ou une sœur comme tout le monde ? Je ne m'ennuierais pas comme ça ! » clama-t-il d'un ton brusque qui laissait entendre un grand désespoir.

Narcissa ferma momentanément les yeux. Voilà près de un mois que Draco réclamait sans cesse la même chose, aussi bien à elle qu'à son mari. Et à chaque fois, le petit garçon leurs disait qu'ils étaient injustes, qu'ils ne savaient pas ce que c'était de grandir tout seul dans un immense manoir et qu'il en avait marre de cette solitude. Alors oui, sa mère ne le savait pas vu qu'elle avait eu une enfance dorée avec deux sœurs mais son père connaissait trop bien cette souffrance. Et généralement, Lucius ne s'étendait pas sur le sujet et répétait inlassablement que le protocole était comme ça et que les grandes familles ne se reproduisaient pas comme des lapins pour faire perdurer la lignée et le nom.

« Draco, mon chéri, nous en avons parlé hier soir et encore avant hier. Tu sais que c'est impossible... » répondit-elle après un court instant de silence.

« Mais pourquoi ? » insista l'enfant.

« Car tu es né garçon, tu es donc notre héritier et de ce fait, nous n'avons pas besoin d'avoir un autre enfant, le comprends-tu ? » répondit-elle en soignant ses mots de manière à ce que son fils comprenne.

« Non je ne comprends pas. Toi tu as eu des sœurs, pourquoi pas moi ? » continua-t-il.

« Car mes parents attendaient un garçon et au bout de trois naissances féminines, ils se sont dit que l'espoir d'avoir un fils héritier était vain. Mais heureusement, le nom des Black perdurera et vivra car ma tante à donné naissance à deux fils. »

« Tu ne m'aimes pas ? » demanda alors l'enfant d'une voix soudainement attristée.

Narcissa se leva et vint près de son fils, lui baisant la joue avec tout l'amour et la tendresse qu'elle avait en elle. Elle lui caressa la joue en souriant, chose qu'elle ne s'autorisait qu'avec lui ou Lucius.

« Bien sûr que si Draco. Plus que tout au monde, plus que la vie elle-même... » murmura-t-elle à son oreille. « Pourquoi cette question, ne te rends tu pas compte à quel point nous t'aimons ton père et moi ? »

« Si tu m'aimes, cela signifie que tu veux mon bonheur ? » demanda l'enfant avec un sourire en coin tout en se retournant vers la blonde.

Elle hocha la tête, comprenant doucement ou son fils voulait en venir.

« Alors pourquoi tu ne veux pas me donner un frère ou une sœur ? Cela ferait mon bonheur. » reprit le petit garçon en regardant fixement sa mère de ses grands yeux bleu.

Lady Malfoy hésita entre rendre les âmes ou bien tout simplement tourner encore autour du pot et noyer le poisson comme Lucius savait si bien le faire. Mais elle s'était toujours promis d'être honnête avec son fils, même si cela lui coutait un peu d'orgueil.

« Parce que je suis fatiguée Draco. » répondit-elle d'un ton las.

Cependant, le petit garçon n'eut pas le temps de renchérir. Lucius Malfoy arriva alors dans le salon, regardant alternativement sa femme et son fils. Narcissa sembla presque soulagée de voir son époux mais elle savait aussi bien que lui que maintenant, Draco ne cesserait de les questionner sur cette fatigue. Voyant l'embarras de sa femme, Lucius se dirigea vers son fils qui n'avait toujours pas amorcé un geste. Le petit blond leva les yeux vers son père qui tenta de l'impressionner un peu en conservant son port de tête hautain.

« Ne me dis pas que tu as recommencé à harceler ta mère ? » fit-il finalement en se massant l'arrête du nez.

Mais loin de se démonter, Draco ne baissa pas la tête et confronta le regard ennuyé de son père.

« Mais pourquoi ? Ce n'est pas juste ! » clama-t-il, avec un peu de colère dans la voix.

Lucius s'assit sur le sofa en se retenant de pousser un long soupir. Voilà des lunes de cela que Draco ne vivait que pour les harceler de questions et particulièrement sur le fait de ne pas avoir de frères et sœurs. Des jours et des jours qu'il ne leurs laissait pas le moindre répit et qu'il s'acharnait à les énerver. Et son fils semblait inépuisable...Lucius en aurait des cheveux blancs bien avant l'âge.

« La vie n'est pas juste Draco. » répondit-il d'un ton agacé. « Il va falloir t'y faire parce que c'est comme ça, que cela te plaise ou non. » fit la voix claquante de l'aristocrate.

« Je vous déteste. » siffla Draco en fusillant ses deux parents d'un regard noir.

Avant que Lucius ne puisse parler et corriger son fils pour tant d'insolence, l'enfant était parti du salon sans un mot, peiné et en colère, ne comprenant pas pourquoi ses parents refusaient de lui expliquer. Et Draco trouvait cela injuste, trop injuste. Dans le salon, Narcissa regardait Lucius, ne savant pas si casser ainsi l'enfant était une bonne idée.

« Tu n'aurais pas dût te montrer aussi froid avec lui, il veut juste comprendre... » siffla-t-elle dans sa direction.

« Cissa, même si nous lui expliquions il ne comprendrait pas. » fit Lucius sans tourner la tête vers sa femme. « Comment veux tu qu'un enfant de son âge comprenne la situation ? »

Narcissa contourna alors la table et s'agenouilla devant Lucius, comme elle le faisait lorsqu'ils n'étaient que des adolescents.

« Peut-être pourrions nous lui expliquer avec des mots qu'il serait susceptible de comprendre ? »

Il leva un sourcil, levant doucement une main pour caresser la joue de sa femme. « Il ne comprendrait quand même pas... Je persiste à dire qu'il est encore bien jeune. Cela lui passera d'ici quelques temps. »

« Lucius, cela fait plus d'un mois qu'il me demande sans arrêt la même chose, nuits et jours... » murmura Narcissa en levant ses yeux bleu sur son mari. « Il refuse tout ce que je lui propose, ne veut pas manger, dors mal, est agressif et de mauvaise humeur. Crois-tu qu'il nous aurait dit une telle phrase dans un état normal ? »

Lucius leva sa femme et la fit basculer sur ses genoux. Elle avait de toute évidence raison, cela faisait un mois qu'il ne reconnaissait pas son fils. Car en plus de se rebeller, Draco tombait dans l'inanition et cela était intolérable lorsqu'on était un enfant en pleine croissance.

« Nous lui parlerons ce soir ? » fit alors Lucius, incapable de résister à sa femme.

« Cela me semble bien. Et tu lui expliqueras. » fit-elle d'une voix qui ne supporterait pas d'être contrariée.

« Mais Cissa ... » commença Lucius en comprenant qu'il venait de se faire avoir.

« Pas de mais. Comme ça, Draco pensera que tu regrettes de t'être un peu emporté contre lui. » fit la voix de la blonde.

« Je ne regrette pas ! » s'indigna Lucius en fixant furieusement sa femme, les sourcils froncés.

« Fais au moins semblant de l'être ! » chanta alors la voix de Narcissa alors que cette dernière se levait pour sortir de la pièce.

Ruminant contre sa femme et son don de la manipulation, Lucius se leva à son tour et partit s'enfermer dans son bureau pour travailler et répondre aux missives qu'il avait reçues aujourd'hui. Il n'en sortit que bien plus tard, à l'heure du dîner. En réalité, un elfe était venu le déranger pour lui dire que Lady Malfoy exigeait sa présence dans la salle à manger. Que celui qui pense que l'homme porte toujours la culotte dans le couple vienne le voir... Quand il arriva, Narcissa et Draco étaient déjà là. Son fils semblait encore fâché malgré l'air froid indifférent qu'il essayait d'appliquer à son visage. L'aristocrate tira la chaise de sa femme, l'installa correctement, regarda son fils s'asseoir et posa lui-même son sacro saint fessier sur sa chaise. Lorsque tout cela fût fait, il claqua des doigts et des mets merveilleusement bien présentés apparurent sur la longue table. Se raclant alors la gorge, Lucius prit la parole en fixant tout particulièrement son fils.

« Veux-tu avoir la réponse à la question qui te taraude depuis maintenant plusieurs lunes Draco ? »

Le visage de l'enfant s'éclaira et ses traits fâchés laissèrent place à la rapide surprise. Il hocha la tête sous le regard heureux de sa mère qui se félicitait d'avoir si bien convaincu son mari.

« Alors pour cela, il faut que tu manges correctement ce soir et tout ce que te donnera ta mère. » fit le patriarche d'une voix doucereuse.

Et il eu l'immense plaisir de voir le visage de Draco se décomposer. Qu'il était bon d'avoir ce pouvoir sur les autres, même sur les membres de sa propre famille. Alors obligé d'obéir, Lucius Junior laissa sa mère le servir et entreprit de manger sans râler, chose qu'il n'avait pas fait depuis au moins trois semaines. Content de voir son enfant obéir sans discuter, le sorcier entreprit lui-même de manger sous le regard amusé de son épouse. Quand l'assiette de Draco fût presque vide, l'enfant posa sa fourchette et planta son regard perçant sur son père.

« Alors ? » fit l'enfant de sept ans.

Lucius, qui buvait du vin à ce moment là regarda par dessus le verre qu'il avait porté à sa bouche et vit le petit garçon, bien décidé à lui extraire la vérité de la bouche. Il reposa doucement l'objet de cristal et essuya les recoins de sa bouche bien que cela soit totalement inutile. Lord Malfoy se re concentra alors sur le visage impatient de son enfant et prit une grande inspiration pour se donner du courage.

« Répètes moi ta question une dernière fois ? » fit-il d'une voix trainante.

« Pourquoi je n'ai pas de frères et sœurs ? » asséna l'enfant d'un ton vif.

« Alors voilà ma réponse Draco. » fit le père de famille en posant ses deux paumes sur la table. « Tu n'en as pas car ta mère et moi ne jugeons pas utile le fait d'avoir un deuxième enfant. »

« Ca je le savais. » répliqua Draco d'un ton sarcastique. « Ce que je veux savoir c'est pourquoi ? »

Lucius haussa un sourcil tandis que Narcissa portait son verre d'eau à la bouche, impatiente de voir ce que son époux allait répondre.

« Pourquoi est-ce que vous jugez cela inutile ? » reprit Draco devant le silence de ses deux parents.

« Pas inutile Draco, ton père n'a pas employé le bon mot. » fit Narcissa en entrant dans la conversation. « Disons plutôt infaisable. »

Les yeux de Draco se remplirent incompréhension.

« Vous ne pouvez pas avoir d'autres enfants ? » demanda-t-il d'une petite voix inquiète.

Lucius ferma les yeux, n'osant pas imaginer ce que son fils avait pût rapporter autour de lui s'il avait eu le malheur de le croire incapable de procréer de nouveau. Merlin, il ne devait pas penser à cela ou son cœur le lâcherait et il mourrait stupidement à table, devant son fils et sa femme avant d'avoir pût modifier son testament.

« Si mon ange... » fit la douce voix amusée de Narcissa. « Seulement, nous ne voulons pas car l'arrivée d'un enfant chamboule toute la famille et vide l'énergie des parents comme de l'enfant déjà présent. »

« Mais je peux vous aider. » fit Draco avec toute la sincérité du monde.

« Pas pour cela mon ange. » répondit sa mère en souriant faiblement. « De plus, ce n'est pas le rôle d'un enfant mais celui de ses parents. »

« Mais je veux bien faire des concessions... » marmonna Draco en fixant ses deux parents. « C'est possible ? »

« Je crains que non mon chéri. Et en plus, nous passons déjà tout notre temps à t'aimer toi. Imagine, que serait ta vie si notre attention se tournait vers quelqu'un d'autre ? Depuis ta naissance tu es au centre de tout, ce ne serait pas bon pour ton équilibre me comprends tu ? »

« De plus, une fois que tu auras un frère ou une sœur, tu nous diras que tu n'en veux plus et que tu veux autre chose, n'est-ce pas là la vérité Draco ? » ajouta Lucius.

Draco fit mine de réfléchir, repensant aux paroles de ses parents. Ils avaient raison, comment vivrait-il un changement aussi énorme ? Comment vivrait-il le fait de ne plus être l'unique interêt de ses parents, comment ferait-il s'il n'aimait pas son frère ou sa sœur ?

« Mais alors qu'es-ce que je vais faire maintenant ? » demanda tristement l'enfant.

« Eh bien nous pourrions t'apprendre à monter à cheval, qu'en dis-tu ? De plus, tu auras un ami vivant au manoir et tu pourras t'en occuper comme bon te semble ? » proposa Narcissa avec un sourire en coin.

« Un cheval c'est mieux qu'un frère, n'est-ce pas papa ? » fit alors Draco, hésitant.

« Eh bien, dans ma solitude d'antan qu'est la tienne aujourd'hui, j'était ravi de m'occuper d'un animal. » fit Lucius en attrapant son verre tout en regardant son fils.

Draco lui fit un sourire enfantin craquant dont seul lui avait le secret et se tourna vers sa mère, un large sourire lui fendant les lèvres.

« Maman, j'aurait quand un cheval ? »

FIN


RAR : Stormstrooper2, c'est sûr mais pour eux, la santé de leur fils unique avant tout ! ^^Merci de la review :) CutieSunshine, oui c'est pour ça que j'ai précisé qu'il y avait un peu d'exagération. Mais bon, j'ai aussi prit la grippe maximale, genre grippe A bien horrible ! Et il s'agit (dans le cadre de cette fiction) de Bella, la seule et l'unique ! Merci de la review:)

Merci à tous les lecteurs !

Faëriel.