Le cerisier près du lac
Il s'était levé tôt ce matin-là, pour se préparer. Son vice-capitaine et quelques hommes l'attendaient devant sa demeure. Ils allaient partir.
Une mission anodine qu'était l'inspection des quartiers du Rukongai. Néanmoins Byakuya espérait y trouver d'autres intérêts que celui de dévisager les habitants d'un air hautain. Ces autres intérêts étaient petites et brunes. Celles-ci restaient cachées.
Trop dissipé, Byakuya s'était séparé de son escouade, prétextant vouloir terminer au plus tôt cette tâche qu'il avait même qualifié d' « ennuyeuse ». Personne n'avait osé s'opposer. Il avait alors erré un long moment le long des allés du village. Ce n'est que lorsqu'il abandonna l'idée de la retrouver qu'il aperçut un lac.
Une eau d'une grande clarté, là, en plein milieu de ce district sale, pauvre et nauséabond. Les villageois n'étaient pas capables de comprendre cette beauté, ils survivaient et cet étendu d'eau n'avait aucune valeur pour eux.
Une terrible tristesse le prit alors.
Puis le vent s'était levé. Emportant avec lui quelques pétales composant les fleurs du cerisier jonchant la bordure du point d'eau, face à lui.
C'est là qu'il l'avait retrouvé. Elle. Assise près de l'arbre, à même le sol, se cachant du soleil.
Il s'était alors approché d'elle puis une fois arrivé à sa hauteur, s'installa à ses côtés. Elle avait alors sourit. Lui se contentait de fixer l'étendu bleu devant lui.
« Est-ce que vous me suivez ? »
- Non.
- Vous me cherchiez ?
Il n'avait pas répondu, ne voulant pas se trahir.
Un silence confortable s'était installé. Seul la brise et quelques bruits d'insectes venaient perturber le silence apaisant lié au panorama qui s'offrait à eux.
« C'est un bel endroit. »
- Vous savez ce lac… Ici personne ne vient me déranger. Cet endroit est beau mais personne n'est là pour s'y arrêter ne serait-ce qu'une minute… C'est comme naître au mauvais endroit. Personne ne comprend pourquoi il est là et tout le monde s'en fiche.
- Vous ne vous en fichez pas vous. Vous restez là, à l'admirer, cet endroit.
Elle l'avait regardé dans les yeux, ne le lâchant pas du regard. Puis elle avait sourit.
« C'est vrai, nous ne nous en fichons pas. »
A nouveau le silence.
« Quel est votre nom ? »
Elle semblait surprise par une telle demande.
Hisana. Je m'appelle Hisana.
Quand il parti pour rentrer à son domicile, il pensa à cette rencontre, à cet après-midi, un peu hors du temps. Comme un songe.
Dès qu'il était question d'inspection, il s'arrangeait toujours pour avoir la charge des quartiers les plus précaires, à la surprise de tous. Il voulait faire le ménage, annihiler les marchés clandestins et instaurer un semblant de paix. Une excuse. Il s'évaporait une fois sa tâche accompli vers Inuzuri. Pour profiter d'un paysage particulier, rare. Celui d'un cerisier, près d'un lac. Celui d'une jeune femme aux yeux couleur améthyste.
Je pensais au départ que je serai un peu plus régulière sur cette fanfiction, heureusement que Saiken-chan est là pour me bouger les fesses. Merci à toi. Je vais faire des efforts. A bientôt pour la suite.
Ne lésinez pas sur les reviews, votre avis compte.
Dree'
