L'entretien


Son teint était devenu bien pâle, elle était fatiguée. A cause du travail, du manque de sommeil, de la faim qui la tiraillait. Il savait aussi qu'elle survivait comme elle le pouvait, au jour le jour. Lui qui croulait sous les richesses de sa famille se sentait coupable. Elle ne lui permettait pas de l'aider. Cette fierté mal placé.

Cependant, il comprenait, il ne souhaitait pas s'imposer. Il se contentait de regarder et il subissait.

C'était sous un beau jour d'automne qu'ils s'étaient retrouvés, comme souvent, près de ce lac. Le cerisier, a présent dévêtu de ses fleurs, était devenu bien terne.

Cette frontière entre la vie et la mort. Byakuya n'aimait pas l'automne. La saison était triste à ses yeux. C'est aussi dans ces jours-ci qu'ils avaient perdus ses deux parents.

Et c'est dans ces jours-là qu'Hisana était tombé, à bout de force. Byakuya avait alors pris sa décision, sans aucune hésitation. Il la ramena au manoir du clan sous les yeux plein de colère de Ginrei Kuchiki. Ce dernier venait de comprendre, la femme que son petit-fils tenait entre ses bras, la cause de ses absences répétées.

Byakuya savait qu'il devait donner certaines explications, ce qu'il venait de faire était contraire au règles du clan.

« Cette femme n'est pas noble, Byakuya-sama ! »

- Je le sais, grand-père.

- Sa place n'est pas ici…

- Maintenant, si !

Ginrei s'était levé, fixant de toute sa hauteur le dernier chef de la noble lignée Kuchiki.

« Je ne pense pas Byakuya, tu connais les anciens, jamais ils voudront de cette inconnue dans ce manoir. Si vos parents voyaient ça… »

- Elle n'est pas une inconnue.

- Elle n'est pas noble.

- Elle le deviendra.

Byakuya agacé, s'était à son tour redressé, il voulait prendre le dessus et mettre un terme à cette conversation futile. Il était celui qui prenait les décisions avec ou sans l'aval des membres du clan.

« Oh ? »

- Je vais l'épouser, grand-père.

- Je ne pense pas que…

- Je l'épouserai !

Ginrei n'en revenait pas. Il lui semblait dans un premier temps avoir mal perçu les paroles émises par Byakuya mais le regard de ce dernier, droit et déterminé, ne lui laissait aucun doute possible. Il avait bien compris.

« Tu es devenu fou. »


ça fait un bail que je n'ai rien publié sur ce petit recueil, je demande pardon à ma petite Saiken 3. Merci pour ton soutien! :)