La proposition
Hisana s'éveilla quelques heures plus tard sous les yeux de Byakuya. Ce dernier l'observait avec tendresse.
« Vous m'avez finalement ramené ici… »
- Vous étiez souffrante. Il faut vous reposer.
Il ajusta la couverture, couvrant délicatement le corps de la jeune femme.
« Merci »
- Que ce soit bien clair entre nous. Vous allez rester ici… Pour le moment, et prendre du repos. Notre médecin vous trouve bien trop affaiblie.
Hisana se crispa, elle ne voulait pas vivre ici, elle n'était pas à sa place.
« Et puis… Je vous veux auprès de moi. »
Mais elle avait fini par comprendre, avec le temps, le désespoir de cet homme, bien enfoui. Ecrasé par ses trop grandes responsabilités. Et la solitude aussi. Elle et lui, arrivaient à se reconnaître, l'un dans l'autre. Ils recherchaient tous les deux une porte de sortie, une échappatoire.
Elle avait alors sourit tout en saisissant la main de l'homme face à elle, avec douceur.
« Vous savez pourtant que j'ai à faire. »
Sa voix n'était qu'un murmure. Elle ne souhaitait ni brusquer, ni blesser cet homme qu'elle admirait tant.
« Je ne vous empêcherai pas d'accomplir votre devoir si c'est ce qui vous inquiète. Je vous veux juste ici. Mais vous êtes libre de vos mouvements. »
Il avait parlé d'une voix toute aussi basse. Hisana dut se rapprocher pour saisir le sens de chaque mot. C'était à la fois intime et confortable, cette ambiance.
Byakuya caressa du pouce la paume d'Hisana puis il serra sa main dans la sienne.
C'était une opportunité qu'il lui laissait, celle de vivre confortablement.
« Cette pièce serait votre chambre. »
- Ah bon ?... Je n'ai pas besoin d'une chambre aussi luxueuse.
Il laissa échapper un soupir amusé.
« Je n'ai rien d'autre à vous proposer, il faudra vous accommoder de ce luxe. »
- Soit.
- Vous voulez dire que vous accepté ma proposition ?
- Je n'accepte pas de vivre ici, j'accepte seulement le fait de pouvoir rester à vos côtés.
- Merci, Hisana.
Ils étaient restés ainsi de longues minutes, main dans la main, sans avoir besoin de se parler.
