Un instant de douceur

Depuis l'autre nuit, les choses avaient quelque peu changé. Byakuya décida d'accorder bien plus de temps à Hisana. Cette dernière avait retrouvé le sourire. Même s'il arrivait à Byakuya, de temps à autre de la voir lorgner le vide. Songeuse et perdue, elle se reprenait rapidement, faisant part de quelques banalités pour masquer ces moments de perdition. Mais il n'était pas dupe.

Lorsqu'un jour, lors d'une promenade en tête à tête, il lui posa enfin la question.

« Pourquoi souhaites-tu retourner à là-bas ?

- Je recherche quelqu'un.

- C'est important ?

- Très. »

Le noble était perdu, il voulait en savoir plus, sa voisine l'avait compris.

« Laissez-moi le temps, je vous en parlerai quand j'en serai capable. Je ne suis pas encore prête. »

L'homme acquiesça, la tête pleine de question. Cette personne, qui était-elle ? Qu'est-ce qu'elle représentait pour Hisana ? Il ne savait pas quoi en penser. Cependant, la jeune femme abordait en ce moment même un doux sourire, un sourire qu'il souhaitait préserver à tout prix, à tout jamais. Il laissa alors de côté toutes ses questions sans réponses et salua le courage de sa partenaire, flattant sa joue du bout des doigts. Le rosissement qu'elle abordait à présent était sa plus belle récompense.

A côté de la demeure Kuchiki, vers le lac aux carpes, il faisait bon vivre.

Le temps passait doucement et Byakuya en apprenait toujours plus. Les couleurs qu'elle aimait, c'était celles du printemps. C'était d'ailleurs sa saison favorite. Tout comme lui.

Elle aimait les plantes, surtout les fleurs. Les lilas et les jacinthes, les daphnés. Elle trouvait les primevères très téméraires.

Et elle détestait les fleurs de cerisier, elles mouraient bien trop vite.

« C'est justement parce qu'elles meurent si vite qu'elles sont aussi belle. »

Elle le regardait avec amour, lui demandant de poursuivre.

« Elles sont semblable à la vie. Elles sont belles et courtes, aussi éphémères que notre présence sur terre. »

Elle posa alors sa tête contre son épaule, il la serra tout contre lui.

« Elles sont fébriles, elles nous rappellent ce que nous sommes.

- Ce temps que nous passons ensemble est précieux.

- En effet. »

Elle s'était alors doucement penchée vers lui. Ils partagèrent non loin d'un cerisier leur tout premier baiser.


REVIEWS PLEASE :D

Désolé, je voulais me relire et retravailler ces trois chapitres mais je suis épuisée. Je tenais absolument à les poster ce soir :). J'espère que vous avez appréciez. J'aime tellement écrire sur eux, cette douceur qui émane de leur relation, c'est pure et c'est beau!

A bientôt les amis.

Dree'