Nous remercions Elundia et Watanabe Sacha pour les reviews !
Ce chapitre contient un lemon.
Chapitre 3 :
Méphisto essuya ses larmes en vain, ne pouvant s'arrêter. Shiro s'approcha doucement, comme pour ne pas effrayer un animal sauvage puis il prit le visage de Méphisto entre ses mains, le forçant à le regarder dans les yeux. Leurs regards se croisèrent.
« - Shiro, fit Méphisto d'une voix tremblante
- Que se passe-t-il ? Dis le moi s'il te plaît, je veux t'aider, supplia Shiro
- Non je ne peux pas, par pitié Shiro, je ne veux pas, dit-il en enfonçant son visage dans le creux de l'épaule de son amant
- Mais pourquoi bon sang, rétorqua-t-il en lui caressant les cheveux
- Pas maintenant, c'est tellement dur, gémit Méphisto
- Bien… Mais promet moi de me le dire dès que tu seras prêt, chuchota Shiro calmement ».
Méphisto hocha la tête ayant la voix bloquée. Il sentit ses jambes trembler, devenir molles comme du coton. Shiro, le voyant dans cet état, s'assit sur la chaise de bureau en l'entraînant sur ses genoux. Méphisto, les joues rosées, se blottit contre lui et respira son odeur apaisante. Shiro lui caressa tendrement le dos puis la nuque et le cuir chevelu. Il répéta ce geste en le sentant peu à peu se calmer.
« - Il faut qu'on parle de ce qui c'est passé aujourd'hui, murmura Shiro
- Mais…
- Je ne veux plus que tu me mettes à l'écart, le coupa-t-il catégorique
- Je voulais juste te protéger, susurra Méphisto
- Je l'ai compris mais en faisant ça, tu sous-entends que je suis faible ou que tu n'as pas confiance en moi et en mes capacités
- C'est faux !
- Alors laisse-moi me battre à tes côtés, fit Shiro agacé
- Comme avant, chuchota-t-il perdu dans ses souvenirs
- Avant quoi ?
- Je suis d'accord avec ça mais à ce moment là j'ai agis par instinct… Je n'ai pas réfléchi
- Tu as détourné la question ! Donc ça un rapport avec ce que tu me caches… ».
Seul le silence lui répondit. Shiro soupira, ce n'était que le début de la journée et il était déjà fatigué entre les cachotteries de son compagnon et son fils en danger. Rin… Il l'avait laissé seul… Il devait le rejoindre, lui parler.
Il fit signe à Méphisto de se lever.
« - Je vais parler à Rin pour savoir s'il s'est remit et ce qu'il veut faire dans l'avenir. Et ce n'est pas à toi de décider, déclara-t-il ».
Méphisto le laissa partir avec appréhension.
Le soir même, le démon ne trouvait pas le sommeil. Il ne voulait pas dormir par crainte que ses souvenirs viennent le hanter. Il ne faisait que se retournait encore et encore dans son lit. Du côté de Shiro, dans un grand lit situé au milieu d'une vaste chambre richement décorée, l'exorciste ressassant les évènements de cette longue journée ne trouvait pas le sommeil. Agacé, il finit par rejeter les draps au bout du lit révélant un corps musclé moulé dans un simple boxer noir et se leva, prit un jogging gris retombant sur ses hanches étroites ainsi qu'une clé unique menant à la chambre de son amant.
Méphisto entendit la porte de sa chambre s'ouvrir et, en s'asseyant, vit Shiro entrer puis aller à son chevet. Il lui attrapa la nuque dans une caresse puis posa ses lèvres sur les siennes en le faisant basculer sur lui. Shiro répondit au doux baisé tout en s'asseyant sur ses hanches.
Une larme de joie coula sur la joue de Méphisto, il l'avait sauvé et maintenant il était auprès de lui. Il en avait tant rêvé…
Leurs lèvres se séparèrent. Leurs regards de croisèrent.
Shiro effaça de sa bouche en un effleurement la trace laissé par cette goutte salé et lui sourit, un sourire si tendre, un sourire qui veut dire tout dire, un sourire qui émanait de tendresse et d'amour. Méphisto crut que son cœur allait exploser par tant d'émotion. Puis leurs bouches se lièrent de nouveau pour ne plus se sépare, ça devenait leur oxygène. L'absence de l'autre était mortel, toxique.
D'un mouvement souple ils rejetèrent les draps sans briser ce doux échange. Les mains commencèrent à redécouvrir le corps de l'autre, d'abord par dessus les vêtements puis elles se faufilèrent dessous, les échauffant peu à peu. Les habits finirent par tomber au bas du lit.
Ils frissonnèrent.
Est-ce par impatience ou à cause de la fraicheur de la nuit sur leurs corps dévoilés et offerts à l'autre ?
Peu importe…
Shiro se sépara de la délicieuse bouche de son amour pour goûter à sa peau en commençant par le cou puis le torse finement musclé et imberbe, taquinant les petits bouts de chair de ses dents et sa langue. Méphisto, les yeux embués de plaisir, rouge, grogna et gémit. Il le repoussa sur le lit pour le chevaucher puis honora à son tour, de ses mains et sa bouche, le magnifique corps de l'homme qu'il aimait le faisant gémir. Il allait de plus en plus bas dans ses attentions jusqu'à qu'il caressa la peau si douce et parfaite de l'intérieures des cuisses, sa forte respiration titillant la virilité tendue et surchauffée. Shiro grogna se perdant peu à peu dans une douce folie.
Méphisto avait toujours été le seul à le faire réagir avec une telle intensité…
Shiro perdit complètement la raison quand son amant posa ses lèvres sur son érection si sensible, d'abord des baisers papillons puis la langue goûtant à chaque centimètre de peau et enfin la bouche qui l'avala entièrement. Il poussa un profond râle et fourra sa main dans la chevelure violette. Ce mouvement de va-et-vient, cette langue taquine, cet antre chaud, humide, serré, cette main massant les bourses… Cela le mena à la jouissance.
Le souffle saccadé, il sentit son amant caresser son ventre tendrement. Il baissa la tête et vit une vision enchanteresse. Méphisto, la tête posée sur sa hanche, avait les yeux dilatés par le désir, les joues rosées, un léger sourire satisfait sur ses lèvres rougit et humides avec encore une légère trace de sa jouissance au coin de la bouche et sa queue démoniaque qui se balançait au dessus de sa tête.
L'un comme l'autre avait le sentiment d'être privilégié de partager sa vie avec une telle personne. Chaque instant, chaque moment était un joyau à chérir… Ils s'aimaient tellement malgré les préjugés, ensemble contre tous. Ils traverseraient toutes les épreuves tant qu'ils étaient ensemble…
Shiro le fit basculer sur le lit en attaquant cette bouche passionnément. Les mains se firent plus baladeuses en ce concentrant sur la queue démoniaque si sensible. Méphisto trembla, gémit et referma ses jambes sur les hanches de son amour. Shiro, comprenant ce message muet, attrapa un flacon d'huile situé sous un des nombreux oreillers du lit et s'en mit sur les doigts. Il le prépara longuement en débutant par l'index, massant l'entrée serré, tout en embrassant son torse ainsi que son cou le détendant au fur et à mesure puis il pénétra les doigts lubrifié un à un. Méphisto poussa un cri de plaisir quand son amant toucha un point précis en lui. Il raffermit son étreinte, s'accrochant désespérément à ses épaules le griffant et le suppliant de plus.
D'un mouvement de rein ils fusionnèrent…
Cet acte représentait tant pour eux, s'offrir à l'autre dans une totale confiance, sans aucune gène, barrière, tel qu'ils étaient… Un moment où ils pouvaient exprimer tout l'amour, la tendresse, la passion qu'ils avaient l'un pour l'autre.
Shiro, d'un coup de rein puissant, percuta la prostate de Méphisto le faisant crier encore plus fort et se cambrer contre son corps moite et bouillant.
Respirations erratiques, gémissements, cris de plaisirs, claquements en peaux humide de transpiration, mots d'amour murmuraient à l'oreille, ces sons résonnèrent dans la chambre.
Ils s'embrassèrent, les coups de rein toujours plus profond, toujours plus langoureux. La délivrance allait arriver, Shiro le sentait rien qu'à la façon dont le fourreau de chair se refermait spasmodiquement et à la sensation habituelle qui naissait aux creux de ses reins.
Les mouvements devinrent désordonnés…
L'orgasme fut puissant…
Ils retombèrent l'un sur l'autre, épuisés, les membres entremêlés, la respiration saccadée. Shiro se retira délicatement de l'antre sensible puis attrapa les draps pour les recouvrir.
Un baisé lent, doux fut échangé…
Ils s'endormirent étroitement enlacés…
