Note de l'auteur
Dernière partie avant... je vous dirai pas na na na ! :3
Bonne lecture
Chapitre 4
- SERPENTARD !
- Arche Axel.
Je me dirigeai à mon tour vers le tabouret. Mon frère m'effleura en rejoignant sa table. Un courant passa entre nous, comme une décharge électrique. Puis je me retrouvai coiffé du fameux Choixpeau. Une petite voix chuchota à mes oreilles.
- Hum… Intéressant, le même sang coule dans vos veines et cette même blessure qui vous ronge depuis des années a façonné vos personnalités. Pourtant d'une manière que je n'explique pas vous avez su préserver un lien complexe, certes, mais indéfectible qui chez d'autres individus se serait disloqué. Et malgré cette complexité vos désirs semblent semblables. La décision n'est pas évidente mais pourtant tellement logique...
GRYFFONDOR !
Je retrouvai la vue, mais je restai sur le tabouret complètement perturbé par les paroles du vieux chapeau. Tout ce qu'il avait dit. Tout ce qu'il avait vu dans mon âme et celle de mon frère. Tout ce qu'il avait décelé…
Une main se posa sur mon épaule. Je levai les yeux vers l'homme qui me fit un sourire encourageant et me poussa légèrement pour que j'aille rejoindre ma table. Mon frère me regardait mais je ne le voyais pas, trop concentré sur mes pensées.
- Rook Lison
Bizarrement ce nom me fit sortir de mes songes.
- POUFSOUFFLE !
Elle descendit de l'estrade et se dirigea vers la table derrière moi, elle me fit un clin d'œil avant de se faire féliciter par toute sa maison. Je réussis à suivre la fin de la cérémonie non sans difficulté, mon esprit refusait de penser à autre chose qu'à mon frère. Un dernier nom attira mon attention.
- Steadworthy Nell.
- SERDAIGLE !
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Je descendis de l'estrade et me dirigeai vers la table la plus gauche. Ainsi donc ma cousine et moi étions séparées, comme les jumeaux l'étaient aussi. En fait aucun de nous quatre n'était dans la même maison.
Je cherchai des yeux Lison par-dessus la table des Gryffondor, mais elle était en pleine discussion avec les autres première année de sa maison. Mon regard revint alors sur les rouge et or qui me séparaient d'elle. J'interceptai l'échange silencieux qui se déroulait entre les deux frères.
- Alors comme ça tu es dans ma maison finalement…
Le blond platine du train venait de s'assoir à côté de moi.
- Il faut croire, sinon je ne serais pas ici. Lui répondis-je en lui rendant son sourire.
- Je me présente dans les formes, je m'appelle Josh Gardner, tu peux m'appeler Josh. Je suis en cinquième année et je suis également le préfet, ravi de faire ta connaissance.
- Enchantée, Nell Steadworthy.
- Eh bien, Nell, si tu as le moindre problème tu peux venir me voir.
- D'accord.
Il repartit vers ses amis. Je le suivis des yeux. Il passa la main dans ses cheveux courts et finit par me regarder une nouvelle fois de ses yeux bleu océan et il me sourit. Je détournai les yeux en rougissant, comme une gamine. Je me concentrai alors sur le banquet qui offrait une multitude de plats qui avaient l'air plus délicieux les uns que les autres.
- Tu le connais ?
C'était mon voisin de gauche qui m'avait parlé.
- Ho. Je ne me suis pas présenté. Van Aindreis, je suis aussi en première année.
- Nell Steadworthy. Non je le connais pas vraiment mais on était dans le même compartiment dans le Poudlard Express. Alors…
- Je vois, moi je n'étais qu'avec des première année, mais aucun ne s'est retrouvé ici.
- Pareil, ma cousine est finalement à Poufsouffle.
- Et ça te rend triste.
- Non !
- Hum…
- Bon d'accord, oui, ça me rend triste et alors !
- Alors rien, t'as le droit d'être triste. Juste que je trouve ça dommage.
Le regard qu'il me jeta me fit alors exploser de rire. La fin de la soirée se passa sur cette touche légère. La directrice nous fit un petit discours à la fin du banquet, puis on nous emmena dans nos maisons.
Notre salle commune se trouvait au sommet de la tour de Serdaigle. Pour y accéder il fallut frapper à un heurtoir en forme d'aigle. Celui-ci s'anima alors et nous posa une question. Tous les première année s'y étaient mis pour trouver la réponse sous l'œil amusé de nos préfets. Une fois que la porte fut ouverte, ce qui nous avait pris dix bonnes minutes, on se retrouva dans une pièce ronde. Les murs étaient clairs avec des tentures bleues brodées de bronze qui recouvraient le plafond. Des grandes fenêtres donnaient sur le parc du château. Il y avait de grandes tables en bois et des fauteuils bleus disposés en arc de cercle devant une cheminée blanche. Puis on monta dans les dortoirs qui étaient situés dans des petites tours autours de la tour principale. Celle des filles sur la gauche, celle des garçons à droite.
Dans le dortoir des filles de première année il y avait trois lits à baldaquins qui étaient recouverts d'édredons de soie bleue azur. Et sur le lit qui m'était prédestiné se trouvait ma petite boule de poils rousse. Cette nuit-là je m'endormis sereinement grâce au ronronnement de mon chat et aux bruits du vent.
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Après le festin je voulais parler à Nell, mais quand je me tournai vers la table des Serdaigle, les première année étaient déjà parties. Et à ce moment précis nous sommes, nous aussi, partis pour notre salle commune.
Elle se situait dans le couloir du sous-sol qui menait aux cuisines. La porte était dissimulée parmi un tas de grands tonneaux. Il fallait d'abord la trouver puis taper quatre fois dessus. On nous expliqua qu'il ne faudrait pas qu'on se trompe, car notre maison possédait le seul moyen d'autodéfense du château. En cas d'erreur on se ferait asperger de vinaigre.
Une fois que je me fus faufilée par l'ouverture, en essayant de ne pas me cogner la tête contre le plafond malgré ma petite taille, j'atterris dans une très grande salle ronde au plafond bas. Plein d'objets en cuivre attiraient ma curiosité. Mais les fauteuils rembourrés jaune et noir me donnaient envie de me jeter dedans.
On nous désigna alors un grand couloir rond sur la gauche, où de chaque côté s'alignait sept portes tout aussi rondes. Chacune menait à un dortoir différent selon notre année et notre sexe. Quand j'ouvris la mienne, avec les autres filles de mon année, on découvrit cinq grands lits à baldaquin aux couleurs de la maison avec des édredons en patchwork. D'anciennes bouillottes en cuivre étaient accrochées aux murs et des lampes diffusaient une lumière douce et chaleureuse.
Cette nuit-là je ne dormis pas beaucoup. On discuta longtemps avec les autres filles et le lendemain matin on était tout sauf vaillantes. Et les garçons s'étaient par ailleurs bien moqué de nous.
Puis on avait eu notre emploi du temps, on avait des cours en commun avec les autres maisons. Je partagerais donc mes cours de potion et de métamorphose avec les Serdaigle, ceux de soin aux créatures magiques et de sortilèges avec les Serpentard, défense contre les forces du mal et botanique avec les Gryffondor. Les cours d'histoire de la magie, d'astronomie et de balai seraient dispensés aux quatre maisons.
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- AXEL !
Je n'eus pas le temps de lui dire grand choses d'autre, dans la cohue de la grande salle. Une seule étreinte, un seul regard, une seule poignée de main et il disparut dans les étages.
On descendit dans les cachots, toujours plus profondément. Au détour d'un couloir nous arrivâmes devant un mur des plus dénudé, comme le reste des murs d'ailleurs. On se positionna entre les deux torches, la préfète, devant nous, prononça le mot de passe et le mur s'anima. Les briques se séparèrent pour former une grande entrée. Le préfet nous poussa alors à l'intérieur pour nous empêcher de nous extasier. Et pour cause, le passage se referma d'un coup juste derrière lui.
La salle où on avait atterri était grande et rectangulaire. Les grandes fenêtres, à l'opposé de l'entrée, formaient un arc de cercle. Elles diffusaient une lumière verte très apaisante. Les murs étaient ornés de tapisseries médiévales vertes et argent et de lourdes lanternes d'argent pendaient du plafond. Des canapés aux couleurs de la maison étaient disposés dans toute la pièce sur de superbes tapis brodés. Et un feu brûlait dans une grande cheminée en marbre.
- Ici nous sommes donc dans la salle commune. L'entrée sur la gauche mène au dortoir des garçons, celle sur la droite à celui des filles. Comme vous l'avez sans doute deviné, nous nous trouvons sous le lac. Mais ne vous inquiétez pas tout est très bien isolé et nous sommes moins malades que les Gryffondor ou les Serdaigle qui sont dans les tours. Vous devez aussi savoir que le mot de passe change toutes les deux semaines alors pensez à souvent vérifier le tableau d'affichage... Ah oui, une dernière chose. Si vous n'êtes pas sur de retrouver le chemin jusqu'à la salle commune attendez ou allez chercher un élève plus âgé. Ne vous perdez pas inutilement dans les cachots, après nous sommes obligés de vous chercher pendant des heures, ce qui nous enlève des points inutilement. Sur ce, bonne nuit à tous et encore une fois, bienvenue à Serpentard ! Les filles vous me suivez…
Nous avons donc suivi nous même le préfet dans notre propre dortoir. C'était une petite pièce avec de très vieux lits à baldaquin de soie verte, des couettes brodées d'argent et des draps soyeux. Le sol était en bois foncé et les murs en pierre brute. Elle était très chaleureuse et formait un peu un cocon.
Cette nuit-là, mon esprit se tourmentait en vagabondant vers mon frère. C'était la première fois depuis longtemps que l'on n'avait pas dormi dans la même pièce. Et j'étais habitué à la respiration de mon double. Celles que j'entendais étaient tellement différentes qu'elles me blessaient au plus profond de mon être. Cette torture m'arracha même des sanglots que je cachai dans les couvertures.
Pourtant, les clapotis des eaux du lac contre les vitres m'entraînèrent dans les bras de Morphée, bien malgré moi après des heures de divagation.
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Durant tout le festin, je n'avais d'yeux que pour une seule personne, ma moitié de l'autre côté de la salle et il me fixait également. Rien n'y personne ne parvenait à briser ce lien plus d'une minute. Mais le moment fatidique arriva. Une lueur de panique s'alluma dans son regard. Nos deux maisons se rapprochaient conjointement du hall. Il se précipita sur moi, les larmes aux yeux en criant mon nom. Il me serra contre lui, je fis de même. Puis il me prit la main et son regard plongea dans le mien…
Je fus happé par le mouvement rouge et or vers le grand escalier. Puis je perdis définitivement le contact visuel. On gravit les étages, passant dans les couloirs, montant les escaliers capricieux. On arriva devant le tableau d'une grosse dame. Le préfet donna le mot de passe et il bascula. Nous arrivâmes alors dans une petite salle ronde, rouge et or de partout sur les murs, sur le sol, sur les fauteuils. Un feu brûlait dans la cheminé. Tout était si chaleureux et confortable. Loin de ce qu'était mon cœur à ce moment-là.
On monta une volée d'escaliers par la porte située sur la gauche. Sur le premier pallier, les filles sont allées à gauche et les garçons à droite. De grands lits en bois brut avec des rideaux à baldaquin rouge en arc de cercle se trouvaient à l'intérieur du dortoir. Je m'écroulai littéralement sur le mien, épuisé par tout ce qui venait de se passer. Je m'endormis rapidement mais mes rêves étaient perturbés.
L'image de mon frère resta collée à ma rétine quand je m'éveillai en sursaut. Inconsciemment, je me dirigeai vers la fenêtre. La lune éclairait le parc. Quelque chose attira soudainement mon regard et ce fut la première fois que je les vis : un petit groupe d'hommes traversant la pelouse et s'engouffrant dans la forêt interdite…
Voilà,
Merci à ma Beta que j'adore... Adara !
Je dédie ce chapitre à trois de mes amis... ^o^
Merci de votre aide !
Dans le prochain chapitre... " il " arrive enfin... Oui ! Enfin !
Et l'histoire avance...
Bises
P.A.
