Notes de l'auteur

Je sais pas quoi dire, a part qu'il y a un gros retournement de situation...

Bonne lecture


Chapitre 7

Le plan se déroulait en trois phases.

Tout d'abord nous devions sortir tous les quatre de nos salles communes respectives, sans nous faire repérer par les préfets, passer devant le bureau du vieux concierge et se rassembler devant la grande porte.

Ensuite nous devions prendre des positions, définis au préalable, pour découvrir par où les encapuchonnés sortaient. On devait alors envoyer notre familier prévenir les autres et commencer la filature.

Cette étape était de loin la plus dangereuse, l'essentiel étant de ne pas se faire repérer.

Je fus donc le premier à sortir de du château en ce soir de Janvier, suivi de près par Lison. Vint, cinq minutes après, Axel, et enfin Nell vingt bonne minutes après le dernier, de ce fait ils ne nous en restaient plus que dix pour nous planqués.

J'attendis silencieusement, ma chouette somnolant tranquillement sur mon poigné, ma baguette dans l'autre main prêt à agir, et mes sens tous en alerte. Malgré ma cape épaisse, je commençais à frissonner. Plus excitation qu'autre chose mais cela me permettait de rester éveillé.

Il y eu alors un mouvement dans les herbes près de moi, et deux yeux jaunes fendus me fixèrent. Le chat de mon frangin. Je réveillai ma chouette, et l'envoyai se reposer à la volière avant me précipiter, le plus discrètement possible, vers la planque de mon frère. Mon cœur battaient à tout rompre dans ma poitrine quand je m'accroupis à côté de lui.

- Alors ? lui demandai-je

- Regarde par toi-même.

Je suivi alors son regard. Avec horreur je constatai que le phénomène était bien pire que ce que nous pensions.

- Ils n'étaient pas autant quand tu nous en parlé… murmurai-je dans un souffle

- Ils n'ont, jamais, étaient autant et n'ont jamais fait non plus autant de cérémonie pour sortir dans le parc, renchérit Axel.

Quatre colonnes d'une vingtaine d'individu chacun étaient sortie par la grande porte du château, ils n'ont pas pu le faire discrètement, c'était impossible. Ils se dirigèrent alors vers la forêt. Ils allumèrent leurs baguettes les uns après les autres, ce qui nous a permis de ne pas les perdre. Ils passèrent à côté de la stèle commémorative et s'arrêtèrent dans une grande clairière plus loin. Les quatre colonnes se séparèrent pour former quatre groupes distincts. Ils abaissèrent leurs baguettes, et d'une même voix embrasèrent le tas de bois situé au centre.

Après quelque seconde de silence, une silhouette se détacha d'un des groupes, et ces derniers se déplacèrent en un large cercle autour de lui et du feu. La personne leva alors la main pour avoir l'attention de tout le monde et commença son discourt.

x-x-x-x-x-x-x

Le début du projet c'était plutôt bien déroulé.

On avait pu sortir du château sans trop de difficultés, sauf Nell qui pestait contre je ne sais pas qui. Pour ma part mon familier avait était d'une grande aide. Surtout pour passer devant le bureau de Rusard qui faisait les cent pas pour une raison inconnue.

La suite avait été plus que satisfaisante.

Je l'ai avais vu sortir, et est aussitôt envoyé Dusty prévenir les autres. Al est arrivé quelque minute à peine après. De l'autre côté je savais que Lison et Nell observaient aussi cette étrange défilé. On les avait alors pris en filature. Al et moi devant, les filles derrière.

C'est à la troisième phase que j'ai commencé à douter et à avoir cette fameuse sensation au fond des tripes.

Ces types étaient de plus en plus étranges. Dans la clairière ou ils s'étaient tous rassemblé, une véritable aura maléfique flottaient. On s'était accroupis dans la forêt, derrière un bosquet de fougère, histoire de passer le plus inaperçu possible. On se figea plus attentif que jamais, lorsqu'une personne s'avança et prit la parole.

- Mes chers amis, bienvenue à notre première réunion collective.

Comme je vous en ai déjà informé, à partir d'aujourd'hui nos réunion se feront donc toute génération confondu et une fois par mois. Vous serez averti par le moyen habituel.

Et l'année prochaine nous recommenceront à recruter parmi les premières années qui sont déjà ralliés à notre cause.

J'ose espérer que les septièmes années qui partiront cette année resterons fidèle comme ceux de l'année précédente.

Bientôt, nous pourront enfin réaliser notre but ultime. Dans presque trois ans maintenant, nous auront rassemblés suffisamment de personne au sein du Clan pour pouvoir enfin porter un coup décisif à cette école, et par la suite à la communauté magique.

Dans trois ans, cela fera dix ans que ce château a failli tomber.

Dans trois ans, ce château tombera de l'intérieur.

Dans trois ans, ce sera l'avènement d'une ère nouvelle.

Bien mes chers amis, avant de vous laisser partir, j'ai une bien triste nouvelle à vous annoncer. Nous avons parmi nous un traitre…

x-x-x-x-x-x-x

Plus rien ne tourné rond dans ce monde de fou.

La journée avait pourtant bien commencé. Les cours c'était bien passé, on avait tous hâte d'être à ce soir et j'étais plutôt de bonne humeur.

Et puis une succession de taches sont venu noircir le tableau.

La première c'était passé au diner dans la grande salle. Mon petit ami m'attendait pour manger.

- Nell par ici ! m'avait-il appelé alors que je me dirigé vers la table des vert et argent pour retrouver ma cousine et les jumeaux.

- Euh… je suis désolé, Warren mais j'avais promis a Lison que je mangé avec elle se soir…

- Mais on ne s'est pas vu de la journée… En plus je voulais te parler d'un truc important…

- On en discutera ce soir en salle commune…

- Ce ne sera pas la même… j'aurai voulu t'emmener… quelque part…

- Oh… Warren… je suis désolée… je ne sais pas quoi te dire… On ne peut pas le faire demain.

- Non

- Désolé…

- Ouais… bon appétit, Nell... Tu me manques déjà…

- Toi aussi…

Plus notre relation avançait, plus il devenait une guimauve. Et ça commençait un peu à m'énerver. Enfin bref, je parti mangé avec Lison et les autres avec une petite pointe de culpabilité.

Warren n'était effectivement pas en salle commune. J'ai donc attendu l'heure du rendez-vous seule, vu que Van était cloué depuis une semaine à l'infirmerie.

Puis je suis partie. Je faisais super gâfe et pourtant, nouvelle tâche.

- Hé toi, là-bas, ne bouge pas. Cria une voix dans mon dos.

- Flute !

- Nell… qu'es que tu fais là à une heure aussi tardive ?

- Gardner, heu Josh, bah…heu... Dormir…Van… Infirmerie… Cours… Temps… Baladée… Château… Perdu… Fantôme… Trouvé, marmonnai-je

- Quoi ? Pardon…J'ai pas tout compris.

- Je n'arrivai pas à dormir et je voulais aller voir Van à l'infirmerie, j'ai oublié de lui donner les cours et puis j'ai un peu perdu la notion du temps. Je me suis baladée dans le château. Je me suis perdu. Un fantôme m'a aidée et puis tu m'as trouvé ! mentis-je

- Voir Van à l'infirmerie ! Mais tu as vu l'heure… Tu croyais vraiment pouvoir y rentrer ? Nell mais qu'es ce qui t'arrive ? Tu veux m'en parler ? En tant que préfet…

Il continua à me sermonner pendant un bon quart d'heure avant de m'indiquer la direction du dortoir et de disparaitre avec un signe de main et un sourire ensorcelant.

J'arrivais en bas, énervé. Je n'eus même pas le temps de me faire questionner que, Alphonse nous demanda de prendre nos positions.

Le temps passait, de la buée sortait de ma bouche. Je m'étais recroquevillée sur moi-même, ma petite boule de poils rousse sur les genoux. Il se mit à ronronné, ce qui eut pour conséquence de me faire piquer du nez. Quand son ainé arriva et mordilla mon doigt pour me sortir de mes rêveries. L'action commençait.

On les vit sortir, puis on les suivit après avoir rejoint les gars.

Le type s'avança au milieu et parla, sa voix m'interpella. Réfléchissant à toute vitesse je ne compris rien de ce qu'il disait, jusqu'à ce que mon cerveau fasse tilt.

- Bien mes chers amis, avant de vous laisser partir, j'ai une bien triste nouvelle à vous annoncer. Nous avons parmi nous, un traitre…

Avance vers nous je te pris.

Allons ne fait pas ta timide.

Personne n'avança mais mon cœur s'emballa. Il se tourna vers nous et je me rendis compte que je m'étais redressée. Il leva sa baguette. Mais contrairement à ce que je pensais ce ne fut pas moi qui fus attiré par lui mais une des personnes du cercle. Cette dernière atterrie à genoux devant lui.

- Tu nous as trahis, et tu savais pourtant quelle en serait le prix à payer. ENDOLORIS !

Mon cœur rata plusieurs battements. La personne criait sur le sol en se contorsionnant dans tous les sens. D'autre sort suivirent. Puis le bourreau s'arrêta, et les cris cessèrent. Pourtant dans mon esprit les cris de désespoir continuaient. Pourquoi tout aller de travers. Pourquoi…lui.

- Pour le final je voudrai que tout le monde enlève sa capuche. Pour que tout le monde prenne conscience de qui sont ses alliés et qui sont les ennemis. Ça vaut aussi pour toi et moi, ma belle.

Ils les retiraient tous en même temps. Et mon cœur lâcha définitivement. Les regards de mes amis se posèrent sur moi, alors que moi je n'avais d'yeux que pour lui… Warren accroupie au milieu du cercle tenant fermement dans sa main le visage d'une Serpentard de sixième année qui souffrait le martyre. Je l'avais aimé, je mettais ouverte à lui, je l'avais embrassé… et tout ça, soufflé en quelque seconde.

Je ne réagissais plus.

Je n'en avais plus envie.

J'étais…vide.

x-x-x-x-x-x-x

- ENDOLORIS ! ENDOLORIS ! ENDOLORIS !

Warren continuait à lancer des sorts sur cette pauvre fille. Et les larmes coulaient toute seule. C'était déjà dur de regarder quelqu'un se faire torturer, mais que quelqu'un qu'on connait le fasse et cela de sang-froid, c'était indescriptible comme douleur.

Mais ce qui suivit après me détruit.

Je pensais, que le sortilège étant suffisant pour la trahison.

Mais je me trompais. Warren jeta la fille dans le feu, ou elle hurla en se faisant lécher par les flammes.

Puis tout devint noir, je ne vis plus rien. J'entendais seulement les hurlements, mes pleurs, les battements de mon cœur et ceux d'un autre.

Puis tout s'arrêta.

x-x-x-x-x-x-x

Quand le crime fut commis les filles perdirent complétement la raison.

Lison explosa en sanglot. Axel réagis au quart de tour, il la prît dans ses bras, la recouvra de sa cape pour étouffer les bruit de pleurs et se coucha par terre pour qu'elle arrête de se débattre.

Nell quant à elle, s'avança en direction de son amant sans aucune expression et le regard vide. Je la saisi par le poignet de justesse avant qu'elle n'arrive trop près des autres. Elle me regarda, mais aucune lueur n'apparut dans ces yeux chocolat. Je la ramenai vers les autres et la fis s'allonger. Je me positionnai dos à mon frère puis regarda son visage où coulaient des larmes silencieuses. De tout ce temps je ne lui avais pas lâché le bras comme par peur qu'elle disparaisse.

Quelque minutes plus tard le dit « Clan » éteignit le feu et repartis avec la même mise en scène qu'à l'aller.

Axel et moi ne bougions pas d'un millimètre.

On savait qu'on aller rester là.

On aller rester éveillé et veillé tout le restant de la nuit.


Voilà...

Désolée du retard, quelques petits soucis de connection internet...

Le prochain chapitre sera mis en ligne... je sais pas quand... mais j'ai pris de l'avance...

A bientôt

Bises

P.A.