Notes de l'auteur

Voilà les conséquences...

Bonne lecture


Chapitre 8

Cela faisait maintenant une semaine qu'on avait amené les filles à l'infirmerie ce jeudi matin-là à première heure.

Mme Pomfresh nous avait demandé ce qui c'était passé et on a simplement dit qu'elles ne s'étaient pas sentie bien après le petit déjeuner. Après nous avoir regardés avec suspicion, elle avait acquiescé et nous étions repartis, sans un mot. La journée avait été longue et épuisante, à cause de notre nuit blanche. Et le soir venu nous n'avons pas assisté au banquet, l'un comme l'autre.

D'après l'infirmière, Lison pourrait sortir ce week-end, son « rhume » se guérissait bien et elle reprenait des forces rapidement.

Mais pour Nell, elle était plus inquiète. D'après elle, elle aurait pu sortir beaucoup plus tôt n'ayant apparemment qu'un manque de sommeil évident. Mais elle refusait tout bonnement de s'alimenter et refusait toutes les visites.

Le lendemain du drame, j'étais allé leurs rendre visite avec Al, mais en voyant les rideaux autours de son lit on s'est retourné sur sa cousine pour savoir ce qui se passé. Elle nous avait alors dit qu'elle voulait être seule pour réfléchir et qu'elle ne voulait voir personne. Même pas elle, ne m'avait-elle rajouté sur un ton déprimé. Ce fut à ce moment qu'il rentra dans l'infirmerie. Il nous accorda un salut, auquel on ne répondit pas, et s'engouffra derrière les rideaux. La réponse de Nell ne se fit pas attendre, en fait toute l'école à du l'entendre. Warren ressortit instantanément poursuivit par cette dernière. Son visage déformé par le peur, s'enfuit en courant de l'infirmerie. Nell était pire qu'une furie enragé un soir de pleine lune, Mme Pomfresh dut lui lancer un sortilège cuisant pour la calmer.

Après cet épisode, Nell se renferma encore plus et l'infirmière instaura d'elle-même un droit de visite.

De mon côté, mon cerveau n'arrêtait pas de tourner et tourner toutes les informations emmagasiné. Si bien que j'étais complètement à côté de mes pompes. A chaque fin de cour les profs voulaient le voir, si bien que je me fis convoquer trois fois dans le bureau de Londubat. Et il me répétait à chaque fois la même chose et à chaque fois de plus en plus lascivement.

- Bon écoute moi, tu ne veux pas parler de tes problème, je l'ai bien compris. Mais ce que je veux que tu comprennes c'est qu'à chaque fois que tu franchis la porte de ce bureau, tu n'es plus élève à Poudlard et je ne suis plus professeur. Donc tu peux me parler de n'importe quoi. Compris. Alors si je peux te donner un conseil il faut que tu te ressaisisses, car si tu continues ainsi je vais être obligé de prendre des sanctions.

Mais avec Alphonse on avait conclu qu'il ne fallait plus parler de cette nuit-là, entre nous et que bien sur personne ne devait l'apprendre.

Donc tout garder pour moi, devenait un vrai casse-tête.

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La situation ne pouvait pas aller plus mal. Depuis trois semaines Axel ne parlait presque plus et faisait que des conneries, Lison était distante et Nell… comment dire, Nell était vraiment de plus en plus mal en point. Depuis le clash avec cet enfoiré une seule personne avait le droit de la voir était, cette vielle peau d'infirmière. Van avait essayé plusieurs fois de forcé la barrière pour lui donner les cours, mais rien à faire.

On avait juste réussit à l'apercevoir une ou deux fois. Et ce qu'on avait vu était vraiment effrayant. Elle avait des cernes immenses et son visage avait perdu de ses formes. Elle était sans doute celle qui souffrait le plus, bien que personne, sauf nous, ne comprenait.

L'ambiance n'était déjà pas joyeuse entre nous, et au sein des Serpentards non plus. Depuis la « disparition » de Jenny, il n'y avait plus de joie en salle commune et cela entacher sur le moral de tout le monde.

Et cela n'avait échappé à personne, pas même aux professeurs. A la fin du mois de Février, après un mois d'enquête, l'affaire « Jenny » fut classé faute de preuve, et la directrice fit un discourt, très touchant et dur, invitant toute personne au courant de la moindre information de venir la voir sur le champ.

Cela jeta un froid sur toute l'école, et des rumeurs commencèrent à se rependre. Il y aurait eu l'année dernière deux « disparitions » similaire, un première année chez les Aigles et une troisième année chez les Lions. Quand on a appris ça, on savait que c'était tout sauf une coïncidence. Il avait donc déjà tué l'année précédente…

Ce type… quel enflure bordel !

De quel droit inflige-t-il ça aux autres !

Mais qu'est-ce qui a pu se passer dans sa tête de barge pour qu'il devienne comme ça…

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On était maintenant le onze Mai et ça faisait trois mois et demi que je n'avais pas vu ma cousine. Mon oncle et ma tante étaient venu plusieurs fois et à chaque fois ils s'étaient fait refouler. Il y a deux jours ils m'ont dit qu'il avait conclu un accord avec l'infirmière. Elle ne serait plus planqué derrière ces rideau de ce fait on pourrait la voir. Mais si à la fin du mois elle n'était pas rétablie elle serait envoyée à Ste Mangouste.

J'étais donc devant la porte de l'infirmerie, comme une idiote, sans pouvoir me décider à entrer.

Ces derniers mois…

Ces dernières semaines…

Ces derniers jours…

Ils ont étaient les plus durs que j'ai vécu. J'arrivais plus à communiqué avec les jumeaux. Notre petit groupe n'était plus ce qu'il était. Plus de rire, plus de cris, plus d'animation. Juste un silence de mort et des têtes baissées. Nell en était le pilier et sans lui tous s'effondrait. Van étaient venu nous voir quelque fois pour savoir si on avait des nouvelles, mais à chaque fois il repartait avec rien de très utile.

J'avais envie de la voir, mais je lui en voulais tellement de m'avoir laissé et de ne pas se battre. Elle était plus forte que ça. Elle me l'avait démontré par bien des façons…

Elle m'énervait, et s'est dans cette état d'esprit que je suis entrée dans l'infirmerie, me dirigea déterminé vers son lit dans le fond.

Je faillis défaillir des que je l'aperçu. Elle n'avait plus rien à voir avec la jeune fille que j'avais connue. Elle avait la peau sur les os et devait avoir perdu au moins vingt kilos. Le teint cireux, les cheveux ternes et d'horrible cernes violettes. Le pire étant son regard, noire, remplie de haine et de douleur. Comment avait-on put là laisser devenir ainsi.

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Nell… sa voix creuse m'alarma.

- Quoi !? dit-elle exaspérée.

- Tu…

- Tu vas bien ? Non, pourquoi irai-je bien ? C'est vrai le monde est merveilleux et faut passer à autre chose.

Sauf que je ne peux pas ! Au cas où tu l'aurais oublié, mon ex-petit ami est un tueur et nous avons assisté à un de ses meurtre ! Mais à part ça tout vas bien.

Il n'a pas du tout voulu m'enrôlé dans sa secte ! Il n'a pas du tout projeté de détruire l'école. Et on peut bien sur le dire à tout le monde, vu que tout le monde est au courant !

Tout le monde va pouvoir se protéger ! Tout le monde serra sain et sauf ! On l'a déjà arrêté et personne ne mourra ! Non mais il faut arrêter de rêver !

Dans quatre ans, il aura une petite armée à ces bottes et peut-être plus ! On ne sait pas de quoi il est encore capable ! Imagine la terreur qu'il a déjà rependue parmi sa troupe actuelle.

Dans quatre ans, il aura quinze ans et nous à peine quatorze que croit tu qu'on pourra faire faire, hein, rien ! Rien…

- Nell…chuchotai-je les larmes aux yeux

- Quoi ! Ose dire que ce n'est pas la vérité ! Lison, ouvre les yeux !

- Nell…

- Mais arrête avec tes « Nell » ! Lison merde ! Si t'es juste venue pour me dire ça, barre-toi.

- …

- Dégage ! je veux plus te voir !

Je m'enfui, en pleure. Je courais, sans plus me soucier de rien, sans savoir où j'allais. Bien sûr que je j'étais consciente de tout ça. Plus rien ne serai comme avant. J'avais mis du temps à réaliser. Mais dès ma sortie de l'infirmerie, à la vue des jumeaux, tout c'était déclenché en moi, et Nell venait de dire tout haut ce que l'on pensait tout bas. Et c'était très dur à assumer.

Je ne voyais plus rien tellement ma vue était brouillée par mes larmes. Et combien de chances avais-je de tombé sur ses personnes-là.

- Lison !

- Qu'est-ce que tu as ?... mais répond !

- Alphonse ! elle est bouleversée !

Deux bras m'enlacèrent tendrement. Cette chaleur me rassurait. Elle me permettait de réfléchir, de me calmer et faire le point. Puis je me séparais de cette protection pour expliquer la situation aux gars. Les yeux gris d'Axel me transperçant de toute part. Je leurs racontais tout ce qu'elle m'avait dit. La conversation se poursuivit au déjeuner.

D'un coup je me rendis compte d'une chose, Nell avait déversé toute sa haine et ses doutes sur moi. En ce moment elle était donc vulnérable, et il fallait donc frapper un grand coup si on voulait la sortir de sa spirale. Je me levais, sous les regards incompréhensifs des garçons, et me dirigé vers la table des bleu et bronze.

- VAN ! J'ai besoin de ton aide.

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Pourquoi…

C'était la seule question qui s'imposait à moi au fil des jours…

Jours qui défilaient sans que j'arrive à les distinguer…

Et lui… apparut de nulle part…

Rage, haine, colère, détresse, incompréhension et puis le noir…

Les rideaux violines, souvent l'infirmière…

Des voix, des cauchemars…

La nuit, le jour…

Des gens…

Lison insouciante…

Pourquoi…

D'autre personne…

Encore l'infirmière…

Pourquoi…

Qu'est-ce qu'ils me voulaient ces deux-là…

C'était quoi ces regards…

Ils m'énervaient…

- Quoi !

Ils se regardèrent…

- Oh Nell ! Tu te calme tout de suite.

- On ne t'a pas agressé !

- Dévisagé quelqu'un comme tu l'as fait Josh, c'est vachement blessant !

- Parce que tu crois que je l'ai fait exprès ! Tu t'es regardée ! Charlotte ton miroir.

La préfète lui tendit une petite boîte noire qu'il déplia devant moi. Je regardais le reflet me cherchant dedans. Puis j'abaissai sa main.

- Arrête tu lui as jeté un sort.

- Il n'y a pas de sort, Nell.

- Stop ! Aller vous en ! Je veux plus vous voir !

- Pas avant que tu ne reprennes conscience !

- Tu sais au moins que les examens commencent dans moins d'un mois ! Et qu'il est impératif, pour l'honneur de la maison, que tu sois l'une des meilleures !

- Ne dit pas n'importe quoi, Charlotte ! On est en Janvier ! J'ai largement le temps de me mettre à bosser. Maintenant fichez le camp tous les deux, si c'est tout ce que vous avez à me dire !

Charlotte leva les yeux aux ciel et croisa les bras avant de tourner les talons et d'appeler quelqu'un. Josh se pinça l'arête du nez puis explosa. Il me prit par les épaule et ma secoua légèrement mais fortement.

- NELL ! REVEILLE TOI ! ON EST EN MAI ! TU RESSEMBLE A UN SQUELLETTE ! TU N'ES PLUS QUE L'OMBRE DE TOI-MEME ! Il planta alors son regard dans le mien. Je détournais le mien comme d'habitude. REGARDE-MOI NELL ! PUTAIN TU VAS ARETER DE FUIR, JE NE SAIS QUOI !

- Arrête !

- NON JE N'ARRÊTERAI PAS ! TOUT LE MONDE SE FAIT DU SOUCIS POUR TOI ! TES PARENTS ! LISON ! VAN ! AXEL, ALPHONSE…MOI !

- ARRÊTE !

- NON ! ET REGARDE-MOI NELL ! MERDE ! NELL ! REVEILLE-TOI ! REVIENS DANS LA REALITE !

- Josh arrête ! J'ai compris !

- T'AS COMPRIS QUOI NELL ! REPOND !

- J'AI COMPRIS QUE JE NE SAIS PLUS OU JE SUIS NI QUI JE SUIS ! Arrête… J'ai compris… Arrête Josh… Aide-moi…

Il me prit dans ces bras et fit signe à une autre personne d'avancer. Van s'assit sur le bord du lit avec la nonchalance qui lui était propre. Ca me fit sourire et accentua mes sanglots.

Une fois calmé, Josh sans me lâcher s'assit derrière moi de sorte que son torse formé un dossier pour mon pauvre petit corps faible dont je venais, à grand coup de sanglots, de prendre conscience. Van commença alors à parler.

- T'es en piteux état.

- Je sais, j'ai remarqué… on peut parler d'autre chose.

- Bien sûr, c'était juste pour savoir si tu étais bien redevenue toi-même. Alors que veux-tu savoir.

- … Quel jours sommes-nous ?

- Samedi onze Mai.

- …Ok… D'accord… et je suis là depuis…

- Jeudi vingt-quatre Janvier. Soit trois mois, deux semaines et trois jours.

- …Hum… pour…

- Pourquoi ? Personne ne le sait vraiment. Tas cousine et toi êtes arrivé le même jour. Elle pour un rhume, toi pour un manque de sommeil. Tu n'as plus revue personne depuis ce jour-là. Sauf…

- Warren…

- Oui.

- On a… rompu… ?

- C'est ce que j'ai cru comprendre. En tout cas, lui est passé à autre chose.

- Bien ça vaut mieux…

- Il veut quand même avoir une discussion avec toi.

- …

Je m'étais tendu à son nom, puis détendu, et à nouveau tendu. Il allait falloir que je l'affronte de nouveau. La première fois avait été un désastre, et la perspective de cette prochaine rencontre ne me réjouissait pas vraiment mais je ne pouvais pas y échapper.

Une autre chose me faisait peur, comment aller réagir les autres. Depuis le temps, qu'avais-je pu leur faire pendant tous se temps… Le temps, je l'avais gaspillé… je l'avais laissé s'écouler…

- Lison…

- Ne t'inquiète pas. C'est grâce à elle que tu es de nouveau parmi nous.

- …Hum… Toujours à se mêler de tout… C'est bien elle ça…

- Elle te connaît bien.

- Oui… trop bien…

- Je t'ai apporté les cours tous les jours.

- J'ai vu… Comme j'avais fait pour toi.

Avec Van, les conversations étaient simple et sans prise de tête. Je ne tardai pas à tomber dans un sommeil réparateur, auquel je n'avais pas gouté depuis des lustres.

Je me réveillais en pleine nuit. Josh était parti tout comme Van, mais, assit sur une chaine à mes côté une petite tête blonde qui me tenais la main et dormait profondément me fit sourire. Un ronron retenti. Je tournai la tête et découvris, au pied du lit d'en face, les jumeaux appuyé l'un contre l'autre. Leurs cheveux se mélangeaient, et le sommeil transformait leurs visages, on aurait dit deux anges qui se regardaient. Alphonse était sur la gauche, j'en étais sûr, vu que mon chaton était sur ses genoux.

Le sommeil m'emporta de nouveau. Je fus réveillé par l'infirmière à l'heure du repas, elle fut apparemment surprit de ma politesse et du fait que je lui demande le plateau de nourriture.

En trois semaines je fus plus ou moins rétablie et bien qu'encore fragile j'eu le droit de quitter l'infirmerie. J'avais rattrapé tout mon retard aux niveaux des cours et je me sentais enfin libre de tout.

Quand la réalité me rattrapa bien trop vite au détour d'un couloir…


Voilà...

A suivre...

Bises

P.A.