Notes de l'auteur
Vous ai-je déjà dis que j'aime les vacances...?
Bonne lecture
Chapitre 9
- Lison…
- …
- LISON !
Je remuais sous mes couettes. Je n'avais pas envie de me lever, mais le ton de sa voix m'avait alerté. Alors, malgré moi, je me précipitais en bas.
- Maman !
- Lison enfin ! Aide-moi à faire sortir cette bestiole !
Perché sur le lustre du salon une chouette des bois se faisait apparemment un plaisir à faire tourner en bourrique ma mère.
- Baisse ton balai, maman, je la connais…
- Tu la connais !
- Oui, c'est Bright, c'est la chouette d'Alphonse. Normalement elle vient me trouver dans ma chambre, mais comme je n'étais pas encore levé, je suppose qu'elle est venue m'attendre ici.
- …si tu le dit, mais fais la descendre !
- Bright !
Elle vint se placer sur mon bras tendu.
- Dit moi, elle n'est pas déjà venue hier ?
- Oui, on s'écrit tous les jours.
- Et cette pauvre bête fait à chaque fois le trajet… On devrait peut être t'en trouvé une… enfin…heu…en dresser une… je ne sais pas.
- Maman, tu ne les supportes pas. Et puis Dreamy me suffis amplement pas besoin d'acheter un nouveau familier…
Je laissais ma mère, un peu perplexe, et reparti dans ma chambre.
Sur mon lit, je lu la missive et y répondit sur le champ, en renversant un peu d'encre au passage et j'attendis que Bright revienne de la chasse.
Depuis le début des vacances, je correspondais avec les jumeaux et maintenant avec Nell. Elle était arrivée chez eux, hier soir, pour deux semaines. Normalement on se parlait par le téléphone, bien qu'elle trouve cela extrêmement étrange.
J'accrochai les deux lettres à la patte de la chouette, une pour ma cousine et une pour les gars, et elle s'envola. Je la suivie des yeux jusqu'à ce qu'elle eut disparut.
J'avais hâte d'être fin Août pour la revoir et retourner à Poudlard, malgré les jours sombres qui approchaient.
x-x-x-x-x-x-x
Vacances, que j'adorai ce mot. Avant, je les attendais pour pouvoir vivre réellement dans le monde magique. Maintenant, c'était un peu pour l'oublier.
Je retrouvais avec bonheur ma maison, mon jardin et mes parents, bien que ceux-ci aient décidé de me remplumer. J'allais à mon rythme, ne me souciant
de rien, me remémorant les dernières semaines de cours.
J'avais passé les examens en même temps que les autres malgré l'appréhension des profs et les avais réussis, bien qu'en potions se fut une catastrophe, à cause du manque de pratique. J'avais aussi parlé à Warren… à ma grande joie. J'aurais tellement eu envie de faire demi-tours à cet instant-là. On avait alors discuté, pas longtemps, puis séparé définitivement après quelques explications plus ou moins acceptables. Je m'étais enfui, ensuite, en courant, dans les toilettes et vomis tous mon petit déjeuner. Lison en me voyant plus tard crue que j'avais fait une sorte de rechute. Puis le jour du départ était arrivé et plus personne n'avait abordé le sujet sensible du « Clan ».
Aujourd'hui je me trouvais en compagnie de deux personnes, que je haïssais il y encore un an, et qui était maintenant comme des membres de ma propres famille à cause d'un lien puissant bien que tragique.
Ils étaient venus me chercher juste devant notre ancien établissement scolaire, ce qui nous rappela quelque souvenir. Ah, mélancolie quand tu nous tiens…
Ils habitaient le village, dans une maison, avec une clôture qui entourait le jardin. Je fus très contente de rencontrer leur père. Bien sur les jumeaux ressemblaient beaucoup à leur mère que j'avais déjà aperçue de loin, mais ils avaient la même présence et la même aura magique que lui.
On était en train de parler Quidditch lorsqu'une chouette brune s'engouffra par la fenêtre en milieu d'après-midi, et vint se caler sur l'épaule d'Alphonse. Il détacha ce qu'elle lui tendit et alla la mettre dans sa cage après l'avoir caressé et remercié. Il revint et me tendit la lettre.
- Tiens.
- Merci, mais…
- Apparemment elle ne peut pas rester sans nouvelle de toi plus d'une journée, me sourit-il, il y avait deux lettres…
Je pris donc la lettre et la lut tandis que les jumeaux faisaient pareil de leur côté.
« Chère Nell,
Je suppose qu'à l'heure où tu liras ses mots tu seras depuis un petit moment chez les gars. Alors je te souhaite un bon séjour.
J'ai discuté avec mes parents et ils sont d'accord pour que je passe la fin des vacances chez toi. Donc selon ta préférence on pourra allez faire du shoping sur le chemin de traverse le 19 ou le 20. Il faut bien que je te trouve le cadeau d'anniversaire idéal !
En parlant d'anniversaire, si tes parents ont rien prévus on pourrait inviter Axel et Alphonse ? T'en pense quoi ? N'oublie pas de leur en parler.
Bisous, Lison
P.S. Rappel à Alphonse de bien lire son post-scriptum. »
Du Lison tout craché…
x-x-x-x-x-x-x
On avait attendu Nell à peine deux minutes, lorsqu'on entendit le « crac » distinctif au transplanage. On attendit encore quelques secondes, et le sort de désillusion fut levé. Elles apparurent vêtue de capes de voyages bleu nuit. Nell était le portrait craché de sa mère, c'en était sidérant, la même en plus petite.
- Salut les gars !
- Salut Nell, bonjour Madame.
- Bonjour.
- Bonjour, les enfants. Bon je vous la confie, je vous fais confiance. Nell tu as bien pris ton portoloin de retour.
- Oui, maman, je l'ai…
- Bien alors ne l'oublie pas cette fois. Au revoir.
Et elle transplana à nouveaux nous laissant tous les trois seuls. Alphonse et elle n'étaient pas vraiment à l'aise et un silence pesant s'installa.
- Ne l'oublie pas cette fois… tu as déjà loupé un portoloin ? demandai-je, moqueur
- Oui… et ce n'est pas drôle.
- Cela dépend des circonstances… me suivit mon frère
- Ah non, vous commencer pas…
- Aller, racontes !
- Très bien, j'étais chez mes grands-parents paternels et ils me montraient différents sortilèges et je n'ai pas vu le temps passer. Du coup, le fait que je les ai loupés a créés plusieurs embrouilles vu que personne ne pouvait venir me chercher et que mes grands-parents avaient eux aussi un portoloin à prendre… et voilà, je me suis bien fait engueulé et arrête de rire Axel.
- Si j'ai bien compris t'en as loupé plusieurs ?
- …Quatre… ah non tu ne vas pas t'y mettre aussi Alphonse !
Et l'ambiance resta enjoué jusqu'au soir. Après avoir écrit les réponses à Lison qu'on enverrait que le lendemain matin, on parla encore. Nell étais une vrai passionnée de Quidditch comme moi, même si Al n'était pas aussi enthousiaste.
Puis la nuit passa et un nouveau jour commença.
Le séjour de Nell passa vite et se fut moins bizarre que je ne le pensais. Pourtant Al avait semblé plusieurs fois soucieux.
La fin des vacances se déroula rapidement et on se retrouva tous le vingt-quatre Août, chez Nell pour fêter son anniversaire.
Ce fut un véritable bonheur de retrouver Lison après aussi longtemps.
x-x-x-x-x-x-x
« Cher Alphonse,
Cher Axel,
Suite à votre dernière lettre, j'ai vérifié dans mes livres, et je suis désolée Axel mais ton frère à raison. Les noms de toutes les personnes qui sont morts sont écrits sur cette stèle et pas seulement ceux des élèves de Poudlard. De plus les nom de ceux qui se sont battus et/ou morts sont inscrit dans un registre conserver au ministère de la magie et n'est pas en consultation libre.
Sinon j'espère que vous passerai de bon moment avec Nell, essayé de lui changer les idées, elle était un peu morose il y a une semaine. Et surtout vous ne lui dites pas un mot de tout ce qu'on fait.
Bises, Lison
P.S. Alphonse je tiens à te rappeler que ma mère déteste les oiseaux. Alors fait en sorte que Bright s'en souvienne aussi ! »
Je n'arrêtais pas de lire et relire cette lettre. Nell avait effectivement un comportement étrange de temps en temps. Elle avait des absences, décrochait facilement des conversation quand elle était fatigué et mangeait peu. Et Axel n'avait pas l'air de s'en rendre compte. Même quand elle avait passé un après-midi complet assise dans la pelouse fixant le ciel sans le voir, il avait juste haussé les épaules.
Puis elle été repartie, à l'heure, et on avait passé la fin des vacances normalement.
Enfin presque, on était allé chez Nell, pour son anniversaire et on avait découvert ce qu'était réellement vivre dans une famille de sorcier. En fait, papa avait vraiment poussé l'utilisation de la magie à son minimum, on vivait comme presque comme des moldus. Et cela voulait dire que ce qu'avait notre mère été plus grave que ce que notre père nous laisser entendre. Néanmoins cette journée passa vite et nous sommes rentrés chez nous des étoiles dans les yeux.
Le jour de la rentrée nous nous sommes tous retrouvé dans un des wagon du Poudlard Express et nous sommes repartis vers le vieux château. Mais au moment où on s'y attendait le moins une personne fit irruption dans notre compartiment.
- Ho…désolé…je cherche le préfet-en-chef, vous ne l'avez pas vu ? Ho, salut Nell…
- Salut Warren, on ne l'a pas vu désolé. Bonne vacances ?
- Ça va, les tiennes ?
- Bien.
- Cool… Bon à plus tard.
Il sorti.
- Nell, qu'est-ce que ça veut dire. Demanda Axel d'une voix menaçante l'iris de ses yeux devenus aussi sombre que le plomb. Mauvais présage.
- Axe ! Doucement ! Calme-toi…
- AL !
- Elle a s'en doute une bonne raison.
- C'est vrai, Nell explique nous… demanda Lison d'une petite voix.
Elle soupira puis regarda le paysage qui défilé. Puis elle passa sa main dans ses long cheveux châtains ondulés, baissa la tête et déclara
- J'ai décidé de faire table rase du passé. Ce qui est fait, est fait. Warren a fait des choses impardonnable, mais si on veut découvrir toute la vérité sur cette affaire, il faut faire comme si rien de tout ça ne s'était passé. Donc même si ça me répugne il faut que je fasse le maximum pour rester en bon termes avec lui, il sera alors plus facile de collecter des infos sur le Clan.
- QUOI ! on s'écria tous les trois en même temps.
- J'ai eu le temps de bien réfléchir pendant les vacances et je crois qu'il faut faire la lumière sur toute cette histoire. Et vous savez que j'ai raison…
Elle avait souri en disant ça et ses yeux s'étaient enflammés. Elle avait changé, c'était sûr. Mais elle avait raison. Il fallait qu'on agisse.
Voilà...
A bientôt...
Bises
P.A.
