Notes de l'auteur
Voici le Chapitre 13 ...
Le chapitre maudit ... (non, non se n'était pas voulu c'est une pure coïncidence concernant le titre du chapitre)
Dans ce Chapitre il y aura du sang ! des boyaux ! et de la chair fraîche ! Mouhouhaha ha ha (Rire diabolique)
Nan, en faite c'est juste un Chap de transition avec une grosse révélation (le sang c'est pour plus tard, désolée...)
Bonne lecture
Chapitre 13
- Nell, je t'en supplie, calme-toi…
Que je me calme, cette bonne blague. Tu n'es qu'un crétin Alphonse, et ton frère aussi d'ailleurs. Non mais sérieusem…
- Tu sais ce qu'il te dit le crétin !
Aurais-je parlé tout haut ?
- Non mais sérieusement, tout ça pour sauver un gosse, vous auriez pu y laisser votre peau !
- Eh ! Le gosse il t'entend ! Et il t'emm…
- Laisse parler les grandes personnes entre elles, Arthur…
Je levai les yeux au ciel. Bien qu'il aborde son apparence habituelle les gars avaient continué d'appeler Ted Lupin, « Arthur ». D'après leur récit, Axel avait encore joué les têtes brulées. Ce qui nous valait maintenant de nous retrouver avec un morveux de dix ans qui nous collait aux basques H-24, surtout à celles d'Axel. Enfin il me gênait pas tant que cela, il était même mignon mais plus l'échéance approchait, plus je me sentais stressée. Et quand j'avais enfin obtenu des explications sur sa présence, j'avais une fois de plus explosé. C'était tellement dangereux.
Je reportai mon attention sur Alphonse faisant un monologue à Lison sur ce qui c'était passé en détail avec Londubat, en chuchotant par-dessus les plats de la grande salle pour que personne ne les entende,
- …onc d'après lui, on aura à peu près la même puissance d'attaque, sachant que la plupart des créatures de la Forêt Interdite et du Lac Noir se sont ralliées à nous et que les Géants ont refusé d'y prendre part. De plus il nous a assuré qu'on disposera de quelque chose qui nous donnera un avantage certain et qui appartient au parrain d'Art'. Par ailleurs, ce dernier n'aurait rien à voir avec le plan de Prescott puisqu'il a un an d'avance et …
Je refusais d'en écouter d'avantage, dès qu'on parlait de…lui…je me bloquais complètement. Je sentis une main sur ma tête. Je me retournai pour voir debout devant moi les yeux presque noirs de Van me fixant sous ses mèches châtaines. Comment diable faisait-il pour être là dès que je commençais à me sentir mal. Je lui fis un petit sourire. Il hocha la tête et partit. Il était vraiment étrange des fois. Non, en fait il l'était tout le temps. Mais il était moins bavard qu'avant…
Les mois passèrent et tout se planifiait, dans un camp comme dans l'autre…
Le mois de novembre arriva trop rapidement à mon goût. Et à partir de ce moment-là tout s'arrêta, chaque journée était interminable, quand arriva un jour un peu particulier pour deux certaines personnes. En effet pour Alphonse et Axel le 17 novembre était un jour noir comme le 9 février. Ces jours leurs rappelaient à jamais qu'ils ne seraient jamais de vrais jumeaux. Comme tous les ans donc, on se contenta de chuchoter un « joyeux anniversaire » à Alphonse au repas du soir. Mais c'était sans compter sur notre petit diable, qui s'écria dans la grande salle les cheveux poussin.
- C'EST TON ANNIVERSAIRE ALPHONSE ?
Il y eut un grand silence. Un silence…de mort.
x-x-x-x-x-x-x
Nous mangions à la table des Gryffondor et soudain mon frère fut accablé de toutes parts par des mains, des cris et des embrassades. Mais surtout des « Joyeux Anniversaire » résonnant aux quatre coins de la grande salle.
- La ferme…fit-il une première fois.
Il avait le regard vide. Al, contrôle toi je t'en supplie.
- La ferme ! répétât-il une deuxième fois
- Al… Al, c'est bon je suis là… Al… Al !
- Qu'est-ce qu'il a ? me demanda Lison
- T'occupe ! Al ! Tu m'entends ! Réponds-moi ! Alphonse !
- LA ! FERME !
Il se leva, bousculant tout le monde sur son passage et j'explosai en larmes. Les chandelles avaient vacillé et certaines s'étaient éteintes.
- Axel ! s'écria ma petite amie malgré le silence pesant qui avait suivi le départ de mon frérot.
Je me levai en repoussant son geste. Les yeux baignés de larmes j'arrivai à articuler à mes amies de me suivre. Mais trois formes bougèrent.
- Tu restes là…toi ! dis-je sans doute un peu méchamment à Art' qui se rassit apeuré.
En même temps, c'était un peu de sa faute si tout avait dégénéré…Non, il ne savait pas, je n'avais pas le droit de le blâmer. C'était tellement, tellement compliqué…
Al était dans notre salle. Quand j'entrai je le retrouvai recroquevillé sur le sol, tremblant. A ce moment-là plus rien d'autre ne comptait à part lui. Je m'écroulai à côté de lui posant ma tête sur la sienne. Mes larmes continuaient à couler. Il se redressa un peu et s'accrocha à mes cheveux alors que j'attrapai son uniforme. On se rapprocha. Je cachai mon visage dans son cou et lui dans mes cheveux. Il n'y avait qu'une chose à faire, attendre que nos larmes se tarissent.
Au bout d'un moment, je l'entendis me chuchoter
- Je suis désolé frangin…
Je souris malgré moi. Le moment était venu de tout avouer.
- Arrête…tu sais très bien que tout est de ma faute…
x-x-x-x-x-x-x
Ce secret, celui que j'avais décidé d'oublier car j'avais vu qu'il leur faisait trop mal… Aujourd'hui je ne savais pas trop si je devais dire que c'était grâce ou à cause de Teddy si l'on allait apprendre la vérité. Mais le spectacle qui se déroulait devant Nell et moi était vraiment indescriptible. Jamais je n'avais vu les jumeaux aussi désemparés Ils avaient l'air si fragiles et en même temps si terrifiants.
Je me rappelai la réaction d'Alphonse dans la grande salle. Elle m'avait légèrement alarmée. Il avait littéralement pété un câble à l'évocation de son anniversaire et je ne comprenais pas pourquoi il y avait tant de haine à cet égard…
Et mon Axel qui ne pleure jamais en public. La violence de ses sanglots et celle de ses paroles à Teddy…
Maintenant, ils étaient tous les deux prostrés…
Nell et moi n'osions plus bouger. Depuis qu'Axel avait rejoint son frère au sol, on était comme figées, horrifiées mais surtout estomaquées…
J'assistais, effarée, à la fusion de deux êtres…
Ils ne formaient qu'un…
Autour d'eux, tout disparaissait…
Et je me perdis dans la contemplation des jumeaux.
Le temps reprit son cours, au moment où ils parlèrent enfin.
- Je suis désolé frangin…
- Arrête…tu sais très bien que tout est de ma faute…
Ils se relevèrent sous la lumière de la lune. Ils se ressemblaient tellement et pour la première fois, je vis qu'Alphonse était légèrement plus grand que son frère. De quelques centimètres certes, mais aussi en force de caractère et de prestance. Une image s'imposa alors à mon esprit. A n'en pas douter, c'était lui l'aîné…
Tendrement Axel s'approcha de moi, me prit par la main et m'amena à un bureau. Nell s'appuya contre la porte et Alphonse regarda le ciel par la fenêtre.
- Par où commencer…soupira-t-il la voix terne
Dans ma main, celle d'Axel se contracta. Puis son frère se lança…
x-x-x-x-x-x-x
- Par où commencer…
La situation était tellement compliquée. Notre vie était basé sur des mensonges et nous vivions ainsi depuis toujours. Mais ce soir, tout avait été trop loin. Nous ne pouvions plus faire comme si de rien n'était, du moins devant Nell et Lison. Mais avec la bataille qui approchait, j'étais un peu sur les nerfs. Axel aussi, et je le savais…
- Nous sommes de vrais jumeaux. Pas des demi-frères, pas des cousins. Juste deux frères jumeaux comme les autres.
- Mais alors l'histoire de vos pères ?
- Mensonges, Nell.
- Je le savais ! s'écria Lison. Je le savais que vous mentiez ! Mais…pourquoi.
- Tu te rappelles, je t'ai dit que notre mère n'avait pas bien vécu la grossesse d'Al ? Et bien en fait, elle n'a pas bien vécu notre grossesse à tous les deux…à cause de moi…
- Axe, je t'ai déjà dit que ce n'était pas ta faute.
- Mais…
- Non, c'est comme ça et puis c'est tout, papa à fait ce qu'il croyait bon pour nous trois. Et s'il n'avait pas fait ça…je ne serais pas ici…
- Je ne sais pas comment j'aurais fait pour vivre sans toi…
- Les gars, on ne comprend plus rien…
- Nell a raison, quel problème a eu votre mère ?
- Bien qu'Al dise le contraire, c'est ma faute. Dans le ventre de ma mère, je me développais plus vite que lui et prenais toute son énergie, cela arrive souvent et ce n'est pas vraiment détectable. Si on avait était dans une famille Moldu, Al serait mort-né…
- Mais notre père étant un très bon Médicomage, il a pu voir le problème. Il en informa notre mère, mais elle refusa de perdre l'un de nous. Ainsi pendant les deniers mois de sa grossesse elle ne vécut que dans la crainte de nous perdre tous les deux. Jusqu'à ce qu'elle supplie notre père de faire quelque chose…
- La seule chose qui pourrait nous sauver tous les deux. Malheureusement, il n'avait pas le droit de faire ça, d'une à cause du code Médicomage et de deux parce que notre mère était une moldu. Mais il le fit quand même, par amour…
- Ainsi, le 9 février 1994 mon père sortit Axel magiquement du ventre de ma mère, me laissant continuer un peu plus ma croissance. Le deuxième problème, c'est que le contrecoup fut rude. Ma mère était toujours enceinte de moi, mais son premier fils était né et elle voulait s'en occuper et elle recevait tous les jours des potions et des sortilèges pour garantir ma survie…
- Puis finalement, le 17 mars 1994, Alphonse naissait à son tour, en parfaite santé. Mais notre mère fut très marquée par la magie pendant plus d'un mois, et fit une sorte de rejet. Notre père la soigna en prenant soin de nous, puis une fois qu'elle se fut remise décida de ne plus faire de magie devant elle…
- Puis nous avons grandi, bien sûr on posa l'inévitable question de pourquoi on n'était pas nés le même jour. Et c'est ainsi que l'on apprit la vérité, en fait papa risque la prison pour nous avoir sauvés, d'où l'obligation de mentir sur ma naissance…
- Le problème, le dernier, c'est que comme je suis né un peu plus d'un mois avant Al, notre connexion fraternelle a été coupée. Et en grandissant, une nouvelle s'est formée, un lien directement lié à nos sentiments…
- On ressent donc tout ce que l'autre éprouve avec plus ou moins d'intensité selon les cas…
On avait fini. On n'avait plus rien à dire. Elles garderaient le secret, mais pour l'instant elles étaient sous le choc.
Il fallait pourtant qu'elles se ressaisissent…
Dans treize jours, la bataille allait faire rage…
Et dans trois jours, aurait lieu notre premier conseil de guerre…
Voilà...
J''espère que ce n'est pas trop compliqué et farfelu parce que moi j'adore ^^ (l'auteur aime ses jumeaux)
Sinon je doit vous avouer quelque chose... Je suis en train de me torturer l'esprit à cause de Nell...Ha la la si vous saviez à quel points c'est dur de faire des choix... et de faire des compromis... RAAAAAAAAAAAAH trop dur la vie !
Merci Adara
Bises
P.A.
