Notes de l'auteur

Et voilà un tout nouveau chapitre tous neuf, tous beau et fraîchement corrigé...

Un chapitre que je peux qualifié de... charnière enfin, vous comprendrez bien pourquoi ^^

En espérant que vous apprécierez.

N'hésitez pas à mettre une review ^0^

Bonne lecture !


Chapitre 15 Tout à un début et une fin

J'eus un peu de mal à me lever, mais je n'avais pas vraiment le choix. J'étais déjà fatiguée de tout ce qui allait se passer. Et je ne savais pas quand je pourrais enfin dormir à nouveau, enfin disons plutôt si je redormirais un jour…

Je quittai le dortoir des gars pour me rendre dans le mien, étrangement vide. Leurs lits aux couvertures bleu et bronze étaient parfaitement faits, comme chaque matin. Tout faire comme si c'était une matinée normale. Pourtant la machine était déjà lancée…

J'arrivai dans la grande salle, je m'assis à côté de Van. Il me jeta un regard soupçonneux.

- Ça va, ne t'inquiète pas, j'ai pas assez dormi...

Il hocha la tête et retourna à son petit déjeuner. Lison nous rejoignit suivie rapidement d'Alphonse et d'Axel. On avait tous un rôle à jouer, mais pour l'instant, on devait faire comme si de rien n'était. Néanmoins, des murmures commencèrent à monter…

- Lison ?

- Oh, salut Flynn ! Comment ça va ?

- Bien. Dis-moi, tu n'aurais pas vu Blake, Stephen ou Lysander ?

- Non, pourquoi ?

- Bah, ils étaient déjà partis quand je me suis levé, j'ai trouvé ça étrange surtout de la part de Lysand', tu sais comment il est. Enfin, je me suis dit qu'ils étaient déjà ici, mais il y a personne…

- Je suis désolée, mais je ne sais pas où ils sont…

- Pas grave, mais il n'y a pas que ça que je trouve bizarre. Tu as vu, on a droit au corps professoral au complet…

Il continua à parler à Lison, comme si de rien n'était. Ne se rendant pas compte qu'Axel fulminait. La guerre allait bientôt éclater, et lui avait le temps d'être jaloux, c'était tellement ridicule. Je me mis à rire tristement, Alphonse me regarda étrangement quand soudain la directrice se leva.

- Que tout le monde regagne sa place. Je voudrais avoir l'attention de tout le monde, j'ai quelque chose de très important à vous dire…

Elle lâcha alors la bombe… tous les élèves absents menaçaient de s'en prendre à l'école. Bien sur les protestations furent nombreuses. La rage et les insultes fusaient, jamais la grande salle n'avait été aussi bruyante. Puis petit à petit le silence se réinstalla, tandis qu'un homme traversait la salle suivi d'autres personnes. Il monta sur l'estrade et fit face à la foule.

- Je sais à quel point c'est dur d'apprendre la trahison d'êtres chers, mais tout ce qu'a dit le professeur McGonagall est la stricte vérité. Le château va être attaqué par vos pairs…

Tout le monde se résigna, les paroles du Survivant, de l'Elu, de Celui-Qui-A-Vaincu était tout simplement source de vérité absolue…

L'évacuation commença, tous les élèves de la première à la troisième année furent évacués par le tableau de la salle sur demande, avec tous ceux qui ne voulait pas se battre. Ceux qui restaient, après avoir bien pris conscience des risques que ça représentait, se dirigèrent vers le parc de Poudlard. Elèves, professeurs et combattants se retrouvèrent sur un pied d'égalité sur la pelouse à attendre l'attaque. Ce fut à notre tour d'entrer en scène et on se précipita dans la Forêt Interdite espérant pouvoir discuter avec le chef du Clan. Comme si la diplomatie pouvait être envisageable dans cette situation. Non, nous étions des appâts.

Quatre appâts qui n'avaient qu'un seul but, les forcer à abandonner leur plan initial en les attirant à nous. Nous ne devions faire en somme qu'une chose…

Survivre…

x-x-x-x-x-x-x

Dès l'instant on nous étions entrés dans la forêt, nous savions que nous étions repérés. J'étais en tête de groupe, en bon leader. Nell près de moi sur la droite, pour que Prescott la voit et doute ne serait-ce qu'une micro seconde. Lison sur ma gauche en retrait, pour que je puisse la protéger corps et âme le temps qu'elle dresse des barrières magiques. Et Al en arrière-garde, usant de toute sa concentration pour prévenir le moindre danger inopportun.

Nous sommes finalement arrivés dans la clairière de la Stèle, bien plus rapidement que je ne le pensais. Il nous regarda, puis explosa de rire.

- Tu vas la fermer ! On sait tout !

- Ah oui ? Et qu'est-ce que tu sais Arche ?

- Toutes tes histoires avec le Clan monté au sein de Poudlard !

- C'est tout ? Sache que c'est bien pire. Mais dites-moi, vous n'êtes pas venus ici pour me demander gentiment d'arrêter notre projet ?

- …

- Comme vous êtes crédules. Comme si quatre pauvres adolescents pouvaient faire peur à ma vengeance…

- Qui t'as dit que nous n'étions que quatre ?

Son visage s'est alors transformé au fur et à mesure que l'information arrivait à son cerveau. Il comprit alors notre rôle de d'émissaire. D'un geste alors une chose arriva sur nous. Une chose que l'on n'avait pas prévue. Un dragon. A quatre on arriva à le distraire pour permettre à Al de jeter un sortilège cuisant qui ne fit que l'assommer pour une durée indéterminée. Mais alors que l'armée de sorciers qu'il avait rassemblés se précipitait sur nous, je vis une chose inimaginable.

Le temps avait semblé s'arrêter. Le dragon s'effondrait doucement et Nell me regardait. Elle avait une lueur d'excuse dans le regard. Et je compris, j'avais échoué. Nous ne reviendrons pas tous sur le champ de bataille. D'un mouvement qui se voulut brusque j'enserrai ma Lison qui criait et se débattait dans tous les sens. Un murmure brisa le silence assourdissant.

- Fuyez …

Et elle disparut de mon champ de vision…

Alors, tout s'accéléra. La course dans la forêt. Lison qui chute. Al qui s'arrête et repart en arrière. Puis Lison seule disparaissant pour prévenir les autres. Et moi, qui fais demi-tour pour ne pas perdre mon double. Je ne le supporterai pas. Il était déjà en train de se battre avec les premiers poursuivants. Je ne comprenais pas pourquoi il faisait ça. Je me plaçai à ses côtés et envoyai des sortilèges à la première personne qui me faisait face. Une fois propulsée au loin, je dirigeai ma baguette vers le sol et créai une immense fissure dans laquelle beaucoup d'ennemis tombèrent. Saisissant les poignets de mon frérot, je regagnai l'orée de la forêt.

Sur le champ de bataille, l'ambiance était à l'agitation. Mais soudain je sentis un petit corps tout contre moi. Je ne pus m'empêcher de le serrer contre mon cœur de soulagement, mais rien n'était encore fini. Et tandis que je parsemais la chevelure d'or de ma Lison de tendres baisers, le regard de mon frère vrilla dans le mien. Jamais de ma vie je n'avais vu autant de haine à mon égard dans ses pupilles bleues grises. Je sentis alors quelque chose monter en moi. Et je compris que je ressentais cette même haine pour lui…

Je lâchai ma petite amie, et me dirigeai vers mon frère…

Un bruit retentit alors…

Pour la première fois de ma vie, j'avais levé la main sur mon aîné…

x-x-x-x-x-x-x

Nell était morte.

Je l'avais compris dès que j'avais vu son regard sur moi avant de disparaître. Axel, m'avait alors forcé à courir, courir sans m'arrêter. Mais mes jambes ne voulaient plus me porter. J'avais perdu ma sœur. La seule personne de ma famille avec laquelle je n'avais pas à faire semblant d'être celle que je ne suis pas…

Et le monde rebascula quand Alphonse revint sur ses pas. Allais-je aussi perdre ce frère ? Je m'y refusais. Je ne voulais pas croire, je ne voulais plus croire en rien, juste vivre.

Mais maintenant que j'arrivais sur le champ de bataille, seule, mon amour resté en retrait pour son frère, comment fallait-il que je réagisse ?

Je me mis à pleurer. J'avais tout perdu. Ma cousine s'était faite tuer sous mes yeux, Axel et son frère ne reviendraient sans doute pas non plus. Je n'avais donc plus rien. Rien, à part mon chagrin, un énorme trou vide dans la poitrine et une immense envie de crier…

Autour de moi, des gens s'affolaient. Je sentais qu'on me touchait, qu'on me faisait marcher, qu'on me donnait à boire, qu'on me parlait, qu'on attendait que je réagisse. Mais j'étais amorphe…

Des phrases, des mots, des supplications arrivaient à mes oreilles. Mais au final, je n'avais qu'une seule et véritable envie, repartir de là d'où je venais, le rejoindre et en finir. Je fixai alors obstinément la Forêt Interdite, espérant m'y replonger le plus rapidement possible.

- Mlle Rook ?

- …

- Vous m'entendez ?

- …

- Lison ! Que vous est-il arrivé ?

- Neville, arrête, tu vois bien qu'elle est en état de choc…

- Mais Hannah… Il s'est passé quelque chose et je dois savoir qu…

- Ce n'est pas en la brusquant que tu arriveras à tes fins ! Mon chéri.

- …

- Il faut juste attendre.

- …

- …

- Ils arrivent…

- Mlle Rook ?

- ILS ARRIVENT !

Je ne savais pas très bien en déclarant ça si je parlais de nos ennemis ou d'Axel et d'Alphonse qui venaient de sortir du bois. Je m'étais alors précipitée sur eux, inconsciente de tout ce qui avait pu se passer avant, je devais être auprès de lui, pour m'assurer qu'il était bien là. Son contact chaud me rassura. Cette étreinte était la seule chose que je pouvais attendre de mieux à ce moment-là. Je devais maintenant prendre chaque seconde et les graver à tout jamais dans ma mémoire, en espérant qu'elle aurait un avenir plus long que ce qui semblait être prévu.

Mais Axel se détacha de moi, et je vis avec horreur son regard plus meurtrier que jamais. Il mit alors une claque magistrale à Alphonse qui mit quelques secondes avant de réagir avant de saisir violemment son frère par le col. Autour de moi, l'air s'électrifiait…

Et j'avais de plus en plus un mauvais pressentiment qui montait en moi.

Que fallait-il que je fasse, normalement, c'était Nell qui les empêchait de se battre…

Et je me rendis compte d'une chose, en plus d'avoir perdu l'une des personne les plus chères à mes yeux, on avait aussi perdu notre pilier. Sans lui, le monde ne pouvait que s'effondrer…

x-x-x-x-x-x-x

Pourquoi m'avait-il empêché de me battre ! J'avais une telle rage de me battre. Je ne comprenais pas. Pourquoi elle avait renoncé ? Pourquoi dans son regard je n'avais vu que de la pitié ? Pourquoi n'avoir pas essayé de se défendre même si c'était peine perdue ? Avait-elle si peu envie de vivre ? Je la croyais vraiment plus attaché à la vie que ça. Elle m'avait toujours paru forte. La plus forte d'entre nous même. C'était elle qui avait souffert le plus. Pas Axel ou moi, encore moins Lison, mais bien elle…

Putain Nell ! Pourquoi tu ne t'es pas battue pour vivre ! Tu nous l'avais pourtant bien fait comprendre ! A ton arrivée ici, tu étais vraiment devenu toi ! Alors pourquoi tout lâcher au bout de quatre ans !

Mon regard se posa sur celui de mon frère. Il m'avait empêché d'avoir mes réponses. Je ne comprenais pas pourquoi il était intervenu. Et à cet instant je le détestai. Lui aussi et il me le fit bien sentir. Je le saisis par le col, mais il s'en détacha bien vite d'un geste.

- Mais qu'est-ce que tu as dans la tête ! Tu pensais vraiment pouvoir les battre tout seul ! Mais t'es pire qu'un veracrasse sans cervelle !

- Je ne t'ai jamais demandé de venir me rejoindre !

- Tu croyais peut-être que j'allais laisser mon frère se faire tuer ! Et si les autres armées du Clan étaient arrivées en renfort, tu aurais fait quoi !

- J'en sais rien ! Tout ce que je veux c'est buter ce sale parasite de Prescott ! Il a fait souffrir Nell et je ne peux pas lui pardonner !

- Et après tu aurais fait quoi hein ! Ça ne fera pas revenir Nell

- Tu voudrais qu'on laisse vivre cette pourriture !

- NELL EST MORTE, ALPHONSE ! La venger ne la fera pas revenir ! Si tu t'enfonces dans cette voie-là tu ne vaux pas mieux que Prescott !

Il avait le souffle court et tremblait de tous ses membres. Des petites billes brillaient au coin de ses yeux. J'entendais les pleurs de Lison près de moi. Je devais sans doute avoir des larmes ruisselant silencieusement sur mon visage moi aussi, mais je ne les sentais pas.

- Je ne te pensais pas aussi égoïste Axel. Jusqu'à aujourd'hui, on s'était toujours compris. Je sais bien que rien ne ramènera Nell. Il y a une chose qu'elle aurait voulu savoir, une seule. C'est pourquoi. Mais apparemment tu l'as oublié. Tu fais passer tes propres envies avant celle des autres. Tu dis que je ne vaux pas mieux que lui, si je me venge. Mais toi, tu lui ressembles déjà en ne te souciant que de ta petite personne.

- Boucle la Al !

- Et pourquoi ? Explique-moi, Axe ? Ose dire que j'ai tort ! Ose me dire en face que depuis que je suis né, ce n'est pas toi qui es favorisé !

- Mais tu t'entends parler ! Je n'ai jamais voulu ça ! Si c'est comme ça que tu me vois depuis toujours, j'aurai voulu ne jamais avoir de frèr…

- VOS GUEULES LES JUMEAUX ! Vous n'êtes pas dans votre état normal ! Vous reprendrez cette discussion plus tard ! Il y a plus important ! Une guerre, par exemple !

En dévisageant Lison, je vis clairement Nell à travers elle. Elle avait raison, rien n'était encore terminé et tout ne faisait que commencer.

x-x-x-x-x-x-x

Il faisait noir…

Les bruits peu à peu s'estompaient…

Une douleur m'envahissait…

Enfin, surtout ma cheville.

Je n'avais pas prévu d'être dans cette situation. Tout ce que je voulais c'était discuter en tête à tête avec Warren. Mais quand le dragon est tombé sur moi je n'ai pensé qu'à deux choses Me protéger et protéger les autres. Ainsi, j'espérais de tous cœur que Lison, Alphonse et Axel avaient pu partir et que mon sortilège du bouclier tienne assez longtemps pour que je ne me fasse pas écraser sous le poids de la bête.

Mais je ne pouvais m'empêcher de me sentir coupable. Je les avais abandonnés. Mon rôle était fini désormais. Je n'avais même pas pu régler mes compte une fois pour toute avec Warren…

Tout à coup, mon bouclier fut soulagé de son poids et une vive lumière m'aveugla. Sous l'effet de surprise mon sortilège lâcha.

- Ça me fait plaisir de te revoir en tête à tête, ma très chère Nell…

- Plaisir non partagé Warren !

Il me toisa avec un sourire malsain et, sans que je puisse rien faire, me désarma. Je me retrouvais donc seule face à cette personne que je détestais tant, sans baguette et incapable de me relever à cause de ma cheville…

C'était fini. Le dragon ne m'avait pas tuée, mais lui allait le faire.

- Tu te rappelles de cette soirée Nell, celle qui a précédé ton internement pendant trois mois à l'infirmerie ? Tu te rappelles que je voulais te dire une chose ce soir-là mais que tu as refusé pour aller retrouver ta cousine ? Et bien je vais te le demander maintenant, mais tu n'auras droit qu'à une seule réponse. Alors réfléchis bien, ta vie en dépend. Ecoute-moi bien Nell. Rejoins-moi, rejoins-moi au sein du Clan.

- JAMAIS !

Ma réponse avait fusé. Je me fichais des conséquences, jamais je ne serais dans le même camp que lui…

Son sourire disparut. Il haussa les épaules et dirigea sa baguette sur moi…

Il ouvrit la bouche pour lancer son sort fatal et je fermai les yeux, prête à affronter mon destin. Mais il ne dit rien et une nouvelle barrière magique se dressa devant moi alors qu'une voix sortie de nulle part s'écria…

- PROTEGO !


Alors ? Suspense...Suspense... ^0^ Niark Niark Niark je suis sadique...

Des pronostiques ?

Je dirai rien même sous torture !

Mais si je reçois quelque petite review peut-être, je dis bien peut-être, que je ferai l'effort d'écrire un peu plus vite...

Vous savez ce qu'il vous reste à faire...

REVIEWS, please ^0^

Merci Adara pour tous le travail que tu fais pour moi.

Bises

P.A.