Titre : Un marché inattendu

Couples : NaruSasuNaru et d'autres

Genre : YAOI

Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent hélas pas. Ils sont à l'excellent Masashi Kishimoto mon inspirateur

C'est avec le ventre à terre et les yeux pleins de larmes que je m'abaisse à m'excuser pour ce long, très long retard. Mon disque dur avait planté, je n'avais rien mis sur clé donc, plus rien. Je n'avais pas envie de tout reprendre par découragement, mais mon mari m'a remis dans le droit chemin. La publication se fera tous les mercredis, j'ai terminé l'histoire et l'ai stockée cette fois. Donc il n'y aura pas de problème.

Bonne lecture

Chapitre XX : Mauvais départ

POV Sasuke

Depuis que Yahiko m'a appris la nouvelle du malaise de mon père, je n'ai qu'une hâte, c'est savoir comment il va. Je mets mes fringues à la va vite dans ma valise et fais des vas et viens dans la chambre. Une fois toutes mes affaires enfin emballées, je me retourne et vois Naruto assis sur mon lit, le visage grave, qui épis le moindre de mes gestes. Ses yeux ne veulent pas trouver les miens. Il fait tout pour éviter mon regard et ça me dérange. Je me plante donc devant lui et il lève la tête. Il finit par se fixer dans mes orbes, et chuchote :

- Je suis désolé pour ton père, dis lui bonjour de ma part et un prompt rétablissement.

Sur ce, il se lève et me tend la main. Je fixe cette main tendue avec incompréhension. Après tout ce qui nous est arrivé ces derniers jours, il me tend la main ? Pris d'une soudaine tristesse, je l'attrape et me serre contre lui, entourant sa taille de toutes mes forces et enfournant ma tête dans son cou, je hume son parfum naturel si apaisant pour moi. Après une légère hésitation, il fait de même et nous restons là, dans les bras l'un de l'autre jusqu'à ce qu'Itachi ne débarque et demande à Naruto de nous déposer à l'aéroport.

- Mais, Yahiko ne vous emmène pas ? Demande mon blond d'une voix blanche.

- Non, il nous rejoint directement là-bas. Il devait passer chez lui avant, donc tu veux bien nous emmener Naruto ?

- Ou... Oui bien sûr, je prends mes clés et on y va.

POV Naruto

Je ne comprends plus rien, tout va trop vite pour moi là, calme, calme. Pour résumer; le père des Uchiha est à l'hôpital, eux, repartent à son chevet, non, ça ne va pas, pas maintenant alors que Sasuke venait de s'expliquer, pas maintenant alors que je commençais à me sentir bien. Sasuke vient de me prendre dans ses bras et je sens qu'il a besoin d'un appui. Je lui rends son accolade, et je me sens si bien. Itachi me demande de les emmener et après une explication quand à l'absence de Yahiko, j'attrape mes clés en me demandant ce que Yahiko a bien pu aller chercher de si urgent, mais je n'ai pas le temps de cogiter, nous voilà déjà en route pour l'aéroport. Je n'ai jamais aimé les adieux, et d'un coup, je me rends compte que je ne verrai pas Sasuke pendant un long moment. Merde, j'ai les boules, ma gorge me gratte. Aucun mot n'est dit dans cette voiture. Enfin arrivés, ils vont enregistrer leurs bagages et reviennent vers moi. Je vois Yahiko arriver une valise à la main. QUOI ? Une valise ?

J'ai peur de comprendre quand il s'approche de moi l'air grave. Et je reviens sur terre à ses mots :

- Désolé Naru, je n'ai pas eu le temps de te prévenir, je pars avec eux.

- Mais pourquoi ? Ça fait à peine une semaine que tu te le tapes et tu pars avec lui ?

La colère est montée en moi à une vitesse fulgurante. C'est vrai quoi, il ne se connaissent pas et font déjà les amoureux transits. Non, en fait, j'ai pas envie de me retrouver seul, encore. Pourquoi lui peut-il partir et pas moi ?

- Naruto, ne fais pas l'enfant, je sais que ça fait peu de temps Itachi et moi, mais c'est tellement fort entre nous, je ne veux pas le laisser partir et comme il n'a pas le choix, c'est moi qui le suis. Je serai de retour rapidement, mais je veux être auprès de lui pour le moment. Il prend l'aîné Huchiha par la main et ils se regardent en souriant légèrement, presque timidement.

Mon monde s'écroule en moins de cinq secondes. Yahiko, mon Yahiko est prêt à me laisser seul pour un homme, Yahiko est amoureux... Je ne sais pas quoi dire, alors je fais ce que je sais le mieux faire et affiche un sourire de dix kilomètres :

Eh bien, prends soin d'eux, salut.

Ils ont réussi à trouver un avion pour le Japon dans deux heures. Deux heures et je ne reverrai plus Sasuke. J'ai les boules, je m'assoie sur un banc car mes jambes ne me tiennent plus. Tout s'est passé tellement vite, il faut que je me ressaisisse, mais je pense aussi à Fugaku qui aura bien besoin de ses enfants à ses côtés. Faites qu'il n'ait rien de grave. Perdu dans mes pensées, je ne remarque pas tout de suite que Sasuke s'est approché de moi. Je ne le remarque que lorsque ses pieds entrent dans mon champ de vision. Je relève lentement ma tête et campent mes yeux dans les siens. Il a l'air songeur et sérieux tout d'un coup. Je voudrais le rassurer, lui dire que pour son père ira bien, mais je n'y arrive pas. Les mots sont coincés dans ma gorge. Merde.

Lentement, sans me quitter des yeux, il s'accroupit devant moi et commence à parler d'une voix monotone :

- Notre petit jeu s'arrête là Naruto. Je suis désolé, mais tu as bien dû te douter que rien n'est possible entre nous, c'était juste un jeu de celui qui dominerait l'autre, mais ce n'était que de la baise, tu en es bien conscient… De plus, France-Japon, on ne peut pas dire que c'est facile à faire et avec nos….

Je ne lui laisse pas le temps de terminer sa phrase et me redresse d'un coup de tout mon long. Il est toujours accroupi et doit donc lever son visage. Une colère sourde m'envahit et mes yeux doivent lancer des éclairs car je le vois se relever tout en arquant un sourcil. J'ai une envie phénoménale de lui envoyer mon poing en pleine gueule. I peine cinq minutes, je m'inquiétais pour lui, et lui me balance ça. Je serre les poings de rage et lui balance en pleine face :

- Tu as raison Sasuke, ce n'était que de la baise, je me suis bien amusé avec toi, mais il faut qu'on en reste là, pour tout ce qui est de la fusion, puisque c'est signé, tout le reste sera à voir avec Yahiko. Je n'ai plus rien à te dire à part que je souhaite un bon rétablissement à ton père.

Sur ce, je me retourne et vais serrer dans mes bras mon cousin en lui demandant de ne pas me laisser seul trop longtemps puis, je serre la main à Itachi et ressors de l'aéroport.

Je me retourne pour ne pas montrer mes yeux qui s'humidifient petit à petit et leur lance un geste de la main. Mes pas s'accélèrent et j'arrive presque en courant à ma voiture, et une fois à l'intérieur, je claque le volant une fois, deux fois, puis appuie mon front contre le volant et laisse enfin couler mes larmes. Yahiko s'en va pour je ne sais combien de temps, Sasuke m'a pris pour un plan cul et j'ai de nouveau l'impression qu'il a bien profité de moi. Tout se mélange dans ma tête, je serre fort les yeux et respire un bon coup, et repose ma nuque contre l'appui-tête. Les yeux fermés, je revois les derniers jours défiler dans ma tête et une boule se forme dans ma gorge. J'ouvre subitement les yeux, souffle un bon coup, essuie mes joues mouillées avec la manche de mon sweat et démarre en trombe la voiture. Il faut que je rentre chez moi et que ma vie reprenne là où elle s'était arrêtée avant l'arrivée de ce fléau appelé Sasuke.

POV Sasuke

Je marche dans les couloirs et vois Naruto s'asseoir, il a l'air de réfléchir sérieusement. Je m'accroupi devant lui pour être à sa hauteur et remarque dans ses yeux qu'il est réellement en grande réflexion. Je sais ce qu'il va me dire : que tout ceci n'était qu'un jeu, que la distance ne fait pas un couple. Ma fierté Uchiwesque me dit de prendre les devants. Je lui parle donc doucement :

- Notre petit jeu s'arrête là Naruto. Je suis désolé, mais tu as bien dû te douter que rien n'est possible entre nous, c'était juste un jeu de celui qui dominerait l'autre, mais ce n'était que de la baise, tu en es bien conscient… De plus, France-Japon, on ne peut pas dire que c'est facile à faire et avec nos….

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'il se lève et me regarde de haut. Je vois qu'il est en colère. Il n'a pas dû apprécier que je le quitte avant qu'il ne le fasse. Il me sort une phrase bidon en disant que j'ai raison, mais j'ai si mal, j'ai lancé cela, mais ça me serre le cœur au point que j'ai l'impression qu'il va exploser. Naruto quant à lui s'en va après avoir dit au revoir à mon frère et son cousin.

Je regarde son dos s'éloigner et une panique s'insinue en moi. J'ai passé de tellement bons moments avec lui. Je n'ai jamais vraiment vécu de choses folles qu'en sa présence. J'ai les boules, je me sens attiré par ce dos qui s'éloigne de plus en plus. Je marche lentement dans sa direction puis il passe les portes. J'accélère le pas pour le rattraper mais je n'y arrive pas. Je regarde vers la place où il était garé et sa voiture est encore là. Je cours cette fois mais arrivé à environ deux mètres de sa caisse, celle-ci démarre dans un crissement de pneu et je ne peux que constater qu'il est réellement partit. Cette fois, le rêve est terminé.

De retour dans le grand hall de l'aéroport, je vois mon frère s'approcher de moi et m'essuyer une larme que je n'avais même pas sentie. Il me prend dans ses bras et me dit que tout va aller pour le mieux. Je n'en suis pas si sûr. Etre dans des bras réconfortants me fait du bien.

L'avion commence son décollage et je regarde par le hublot. Au revoir la France, au revoir ce pays que je ne reverrai sûrement plus jamais. Au revoir …. Naruto

POV Naruto

Le silence de mon appartement est prenant. J'ai envie de crier ma rage mais je me contente de m'asseoir sur mon canapé et je regarde le plafond en attendant que le sommeil veuille bien me prendre.

C'est plein de courbature que je me lève pour retourner au boulot. Je vais mandater le collaborateur de Yahiko pour qu'il prenne ses affaires en cours, et moi, je vais me plonger corps et âme dans le travail, cela me permettra d'oublier un peu ce pour quoi je n'ai presque pas dormi cette nuit… Sasuke.

La journée est passée relativement vite, j'avais tellement de boulot en retard que je me suis plongé dedans et c'est lorsque j'ai relevé la tête que j'ai vu qu'il était déjà tard. Mon esprit dérive vers mon cousin et les deux frères. Ils doivent être arrivés au Japon, mais je n'ai pas un message de Yahi pour me rassurer. Ils ont du filer à l'hôpital tout de suite en arrivant, il va sûrement me contacter bientôt. Je sors de mon bureau pour me rendre chez moi d'un pas las. Il faut que je me remotive et en arrivant chez moi, je me fais un sandwich que j'avale d'une traite devant la télé. C'est dans mon canapé que je me réveille le lendemain. Et c'est reparti pour une journée de boulot. On est vendredi, je serai donc en week-end ce soir et je vais sûrement sortir ce soir pour me changer les idées.

Cela fait trois jours qu'ils sont partis et je n'ai toujours pas de nouvelles de Yahiko. Il doit être si occupé pour ne pas m'appeler, ce n'est pourtant pas son genre, mais bon, ce n'est pas non plus son genre de tomber amoureux et on voit où ça l'a mené. Pris dans mes pensées, il m'a fallu quelques secondes pour entendre la sonnerie de mon téléphone. Je regarde qui m'appelle. Ce n'est pas le nom de mon cousin, mais celui de Fugaku. Je décroche rapidement, s'il m'appelle c'est qu'il va mieux.

- Bonjour Fugaku, content que vous alliez mieux, comment vous sentez vous maintenant ?

Je sais que je parle vite d'un coup mais c'est plus fort que moi, si Fugaku va mieux, ça veut dire que Yahi va rentrer bientôt hé hé !

- Naruto bonjour, je vais bien mais je n'ai pas fait de malaise, en fait, j'appelais pour parler à Itachi, un problème est survenu au travail et je n'arrive pas à le joindre, peux-tu me le passer s'il est près de toi ?

- Co…. Comment ? Mais, Itachi, Sasuke et mon cousin sont partis vous voir après avoir reçu un message comme quoi vous étiez hospitalisé. Ils sont partis i jours maintenant.

- Mais je n'ai jamais fait de malaise et encore moins hospitalisé. Trois jours tu dis….. Mon Dieu, où peuvent-ils bien être ? Ce n'est pas normal, en plus il n'y a pas eu de crash d'avion, on l'aurait su par les infos. Tu es sûr de toi Naruto ?

Là, c'est la super panique. Tous mes indicateurs internes tournent à plein régime en me disant qu'il se passe quelque chose de grave. Mon cerveau n'arrive pas à fonctionner, je ne parviens qu'à articuler :

- Je … les ai emmenés à l'aéroport, ils ont acheté des billets en dernière minute, oui, je suis sûr qu'ils sont partis.

Un silence au bout du fil m'indique que le père Uchiha est dans le même état que moi, puis au bout de ce qui me paraît une éternité :

- Je vais faire des recherches vers les hôpitaux, je vais envoyer des hommes prendre des renseignements, s'ils sont au Japon, je les trouverai….. Je raccroche, merci au revoir.

Bip…Bip…Bip….

Il a raccroché, il se parlait plus à lui-même qu'à moi, mais je comprends que la situation est grave. Je fais quoi moi là maintenant. Je stresse à mort, où est passé mon cousin, où sont Itachi et Sasuke.

Je tourne en rond comme un malade, j'essaie de réfléchir, mais je n'y arrive même pas. Il se passe des heures avant que je ne sois surpris par la sonnerie de mon portable. Ce doit être Fugaku. Je me jette sur mon téléphone et vois le nom de mon cousin s'afficher. Merci Kami-Sama

- Yahi, putain, t'aurais pu appeler plus t….

Je ne termine pas ma phrase car une voix que j'ai l'impression de connaître me coupe :

- Non, non, non, ce n'est pas Yahi…. Tu te souviens de moi blondinet, je t'appelle pour te dire que nous avons ton cousin avec nous, et mes deux neveux aussi. J'ai passé des années à ruminer et à préparer ma vengeance, contre Fugaku, mais aussi contre toi. Tu m'as sacrément arrangé lors de notre petite entrevue alors je vais te faire payer ton insolence envers moi gamin. Ca a été difficile de trouver le numéro d'Itachi, ensuite, lui faire croire que son père était à l'hôpital a été un jeu d'enfant. Je ne savais même pas qu'il était à l'étranger, alors, imagine ma joie quand il a répondu qu'il prenait le premier avion et qu'il arriverait à Tokyo le lendemain, il m'a juste fallu les cueillir à l'aéroport. Et lorsque j'ai appris que le rouquin était ton cousin, j'ai jubilé ? Tu vas souffrir comme j'ai souffert Naruto Uzumaki. C'est bien de mettre un nom sur un visage. Je te donne deux jours pour arriver ici, au Japon, mais ne préviens personne, si je vois un seul uniforme, je les tue tous les trois, et tu sais que j'en suis capable. A plus tard blondinet.

Le téléphone reste dans ma main. C'est un cauchemar, je vais me réveiller, ça n'est pas possible, je suis dans une grosse merde et je ne sais pas comment en sortir.

Après un temps infini, j'appelle l'aéroport pour réserver un vol, mon collaborateur pour qu'il s'occupe de mes affaires le temps de mon absence et Fugaku. Je sais que je ne dois prévenir personne, mais là, c'est trop gros pour que je m'occupe seul de tout cela.

Papa Uchiha est entré dans une colère monstre, je lui ai dit à quelle heure arrivait mon avion, mais lui ai précisé également que ses hommes ne se montrent pas car je me jette dans la gueule du loup, mais ils viendront sûrement m'attendre à ma descente d'avion.

Je rappelle sur le portable de Yahiko et l'oncle Uchiha décroche.

- Alors Uzumaki, que me vaut l'honneur de ce coup de fil.

Sa voix est ironique, ça m'énerve.

- Demain, je décolle à 6h00 du matin, j'arrive à Tokyo à 18h00. Je ne connais pas le décalage horaire, donc à vous de voir.

Simple, net, concis.

- Alors à demain ! Me lance t'il gaiement.

Si la situation n'était pas si grave, j'en rirai.

Je prépare une petite valise et essaie tant bien que mal de m'endormir. Demain est peut-être la dernière journée de ma vie.

À suivre...