Titre : Un marché inattendu
Couples : NaruSasuNaru et d'autres
Genre : YAOI
Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent hélas pas. Ils sont à l'excellent Masashi Kishimoto mon inspirateur
Bonne lecture
Chapitre XXIII : Un peu de calme
- Monsieur Uchiha, votre fils est en état de choc...
POV Itachi
Depuis que nous sommes arrivés à l'hôpital, nous avons tous été pris en charge. Je n'avais pas grand chose, donc, je suis en train d'attendre dans le couloir qu'ils aient fini d'installer Yahiko dans sa chambre. Mon frère est en observation et Naruto est toujours en salle d'opération. C'est lui qui est le plus atteint. J'ai eu si peur pour mon Yahi quand j'ai vu son état, mais il va bien. Mon père et moi nous inquiétons surtout pour Naruto. Son cœur avait cessé de battre mais ils ont réussi à le remettre en route et maintenant, il est au bloc.
Enfin, l'infirmière me dit que je peux entrer dans la chambre de mon roux. Il est assis et regarde vers l'extérieur. Je toussote doucement et il se tourne vers moi. Son visage est tuméfié, sa lèvre ouverte, mais aucun appareil ou perfusion ne le retiennent. Lorsqu'il me voit, un énorme sourire se forme sur son visage. Il a l'air heureux de me voir et ça me fait chaud au coeur. Je tire une chaise que j'amène près de son lit et avant de m'asseoir, je lui roule une superbe pelle afin qu'il se rende compte des sentiments que j'ai pour lui. Nous nous regardons dans le blanc des yeux quelques secondes puis Yahiko prend la parole :
- Comment va Naruto ? Que s'est il passé là-bas ? Et toi, et Sas…..
Je le coupe car son débit de paroles est phénoménal.
- Yahi….. Naruto est en salle d'opération, Sasuke et moi allons bien, quand au reste, tu auras tout le temps de me poser des questions. Pour le moment, je voudrais que tu te reposes et que l'on reste comme ça quelques temps.
En effet, tous ces événements m'ont perturbé quelque peu et j'ai envie d'un peu de calme après toute cette tempête. Je lui prends la main et commence à parler d'autre chose quand il la retire brusquement en me regardant avec des yeux ronds :
- Tu m'as bien dit que Naruto était en salle d'opération, qu'a-t-il ? Est-ce grave ? Naru…
Bien pour penser à autre chose, on repassera. Je ne sais pas si je dois lui dire la vérité ou pas, du coup, je réfléchi et il voit mon air, ce qui le perturbe un peu
- Ita… Dis moi la vérité… S'il te plaît.
Comment voulez-vous que je résiste ce regard suppliant. Je souffle un grand coup et me lance :
- Naruto nous a tous sauvés. Il a pété un plomb et a déchiré tous les gars qui se trouvaient dans la planque. On n'a rien vu car on était encore attaché. Il est revenu nous sortir de là, et quand j'ai vu son tee shirt plein de sang, je l'ai soulevé et il avait une plaie assez grosse qui n'arrêtait pas de saigner. Il a perdu beaucoup de sang. Les ambulanciers l'ont pris en charge et il a …. Enfin bref ! Il se fait soigné maintenant. Il est entre de bonnes mains. Il est costaud, je suis sûr que ça va aller pour lui.
- Ita… Je veux pas le perdre, il est la seule famille qu'il me reste. Je me souviens qu'il m'a dit qu'on repartirait ensemble en France, et plus j'y réfléchi…. Je ne peux pas le laisser seul, tu comprends ? Il est venu en France parce que je l'y ai fait venir…. Je tiens beaucoup à toi, mais je ne veux plus voir souffrir mon cousin. Il était vraiment à terre quand ton frère a voulu qu'il retourne en prison. Heureusement que ton père était là et qu'il a accepté qu'il vienne avec moi, mais tu sais, à l'aéroport quand Sasuke a de nouveau envoyer bouler Naruto en lui disant que l'amour à distance n'était pas possible, il avait raison. Je pense à… nous, comment allons nous faire, je ne peux pas rester ici, ma vie est là-bas, comme toi, la tienne est ici. Itachi, c'est la première fois que je ressens ça pour quelqu'un mais je crois que ça ne va pas le faire. Je t'assure que…
Je ne veux pas en entendre plus, il parle, il parle, mais je sais où il veut en venir, et c'est hors de question. Moi aussi, j'éprouve des choses pour lui que ne n'avais jamais ressenti avant, et ça me fait peur aussi, mais je ne veux pas qu'on arrête là, alors je le regarde froidement et m'explique :
- Alors c'est comme ça, tu fuis. Je sais ce que tu vas me dire et blablabla et blablabla… Non Yahiko. J'ai trouvé en toi mon double, la personne pour qui je pourrai faire n'importe quoi. Il est hors de question que l'on se sépare tu m'entends. Jamais !
Sur ce, je me lève et sors de cette chambre étouffante sans même me retourner. Une fois dehors, je m'appuie contre le mur et m'y laisse glisser. Assis par terre contre le mur, je me questionne. A t'il raison ? Bien sûr que non. Dois-je partir avec lui ? Peut-être. C'est vrai qu'on ne se connaît pas depuis tellement longtemps, mais il y a une telle connexion entre nous, au lit, c'est merveilleux, et puis, avec ce qu'on vient de vivre, je ne m'imagine même pas passer du temps sans lui. Que m'as-tu fait Yahiko ?
Perdu dans mes pensées, j'entends un énorme BOUM dans la chambre de l'objet de mes attentions. Aussitôt, je me relève et vais dans sa chambre. L'image que j'ai en entrant est des plus… Surprenante. Yahiko est à terre, sa chemise d'hôpital est relevée dans son dos, on voit ses magnifiques fesses et quelques bleus par ci, par là, sa position me fait quelque chose dans le pantalon. Je me presse pour le relever en essayant d'ôter la vision érotique de ma tête, et je le repose dans son lit :
- Mais qu'est-ce que tu fais ? Pourquoi tu as bougé ? Je lui demande
- J'ai voulu te rattraper, je sais que si l'on se quitte comme ça, on ne se verra plus de la même façon tous les deux, je ne sais plus où j'en suis. Je ne me comporte pas comme ça d'habitude, que m'arrive t'il Itachi ?
- Tu es sous médicaments, à mon avis, tu n'es pas tout à fait dans ton état normal. Attends quelques jours, et je suis sûr que ça ira mieux.
En disant cela, je me rassoie dans la chaise et lui reprends la main.
- Yahiko, si tu dois retourner en France, je suis prêt à te suivre…
- Ca ne va pas ! Ta vie est ici, tes amis, ta famille, ton travail… Tout.
Il est si beau, même énervé, il me rend toute chose.
- Ma vie, je peux la faire ailleurs, ma famille, eh ! bien, s'ils veulent me voir, ils visiteront la France, et je pourrai voyager aussi. Je n'ai pas énormément d'amis, et en ce qui concerne le travail, je peux tout laisser à Sasuke et avec notre fusion, je pourrai travailler avec toi. Il y a bien une petite place pour moi dans l'entreprise de ton cousin.
Il reste bouche bée devant moi et ça me fait sourire. Kami sama, merci pour ce jeune homme que j'ai rencontré, je ne le regrette aucunement. Ma vie a changé depuis que je le connais, et ça, ça n'a aucun prix.
Nous restons ainsi, sans rien dire en nous regardant. Je suis si bien avec lui.
POV Sasuke
Je suis dans cette chambre neutre, les murs immaculés me donnent mal à la tête, ou est-ce peut-être cette odeur de désinfectant. Assis sur le lit, la tête bien encrée dans mon oreiller, je fixe mes mains et repense à tout ce qui m'est arrivé ces derniers temps. Je revois le visage souriant de Naruto, puis ses yeux tristes à l'aéroport. Sa rage lors de notre « enlèvement », et sa colère lorsqu'il m'a dit que je ne devais plus lui parler. Le visage de haine qu'il avait lorsqu'il m'a sortit cette phrase qui tourne en boucles dans ma tête :
- Tu as perdu le droit de me parler quand tu m'as lâchement laissé tomber. Uchiha Sasuke, je t'avais accordé une chance après avoir voulu me renvoyer en taule, mais ce que tu as fait à l'aéroport ne passe pas. C'est impossible pour moi de pardonner cette fois. On sort d'ici et je ne te connais plus compris ?
Il est vrai que j'ai déconné avec lui, mais je ne sais comment réagir, je voudrais suivre mon cœur, mais mon cerveau n'est pas habitué à ressentir toutes ces choses. Quand j'étais enfant, ma mère me disait souvent que quand je rencontrerai l'amour, je ferai tout pour cette personne. Je n'y ai jamais cru. Pour moi, l'amour n'existait pas. Aujourd'hui, je me rends compte que non seulement l'amour existe, mais qu'aussi, ça me rend complètement con. Pourquoi fais-je souffrir Naruto ? Suis-je sadique ? Non, il faut que j'ouvre les yeux, que je me remette en question. C'est moi le fautif. Mais il ne veut plus me voir.
Mes doigts se crispent sur les draps qui me couvrent. Une lueur de victoire s'affiche dans mes yeux et un léger sourire vient orner mes lèvres. Je suis décidé, je vais récupérer Naruto quoi qu'il m'en coûte. J'ai assez joué.
Mon père entre dans ma chambre et s'installe sur une chaise. Il relève un sourcil interrogateur en me regardant.
- Bonjour Sasuke, tu es bien souriant aujourd'hui dis moi ?
- Papa, oui, je viens de prendre une décision et ça me fait plaisir. Comment vont onii-chan et Yahiko ?
- Bien, d'ailleurs, ton frère passera bientôt, il est dans la chambre du cousin à Naruto en ce moment. Ce dernier a quelques blessures mais devrait s'en remettre.
Une question me brûle les lèvres, je regarde mon père et me lance :
- Et Naruto, comment va-t-il ? Tu es allé le voir ?
Son regard devient terne pendant un dixième de seconde, mais je l'ai vu. Un sentiment étrange me prend aux tripes, je prend la main de mon père et insiste du regard. Je veux qu'il me réponde. Il comprend et parle d'une voix que je ne lui connais pas :
- Il est toujours en chirurgie. Tu sais, j'ai parlé avec un médecin et ….. Sasuke, tu devrais te reposer, on en parlera plus tard. Tu as été en état de choc et j'ai eu très peur, il faut te ménager maintenant.
- NON ! Ce n'est rien par rapport à ce qu'a eu Naruto. Dis moi, s'il te plaît. Je ne sais plus quoi faire ou dire pour qu'il me réponde, alors je sors la phrase que je n'aurai jamais pensé dire un jour :
- JE CROIS QUE JE L'AIME, TU COMPRENDS, je tiens à lui et j'ai terriblement peur pour lui. Je…dis moi
- Fils, j'ai compris… Il est dans un état grave, il a reçu un coup de poignard dans les côtes et un de ses poumons a été touché. Il a fait deux arrêts cardiaques et cela fait déjà six heures qu'il est au bloc opératoire. Je n'en sais pas plus pour le moment. Ne t'en fais pas, il est robuste.
Des larmes coulent le long de mes joues et je m'accroche à mon père comme à une bouée de sauvetage. Mon Naruto va peut-être mourir, et la seule chose à laquelle je pense, c'est la colère qu'il avait contre moi. Je dois lui expliquer, il ne faut pas qu'il parte comme ça. Je ne pleure quasiment jamais, et là, c'est comme si on avait ouvert les vannes et qu'on n'arrivait pas à les refermer. Les bras de mon père me réconfortent. Jamais il n'a été comme cela. Son odeur et ses caresses dans mes cheveux me font tellement de bien que je m'enfonce peu à peu dans les limbes du sommeil
POV Fugaku
Madara, tu fais souffrir mes enfants, je vais m'occuper de toi, même si tu es mon frère, je n'aurai aucune pitié.
POV Naruto (5 jours après son opération)
Je me sens flotter, que m'arrive t'il ? J'entends des Bip lointains et j'ai du mal à recadrer où je suis à l'heure actuelle. J'essaie d'ouvrir les yeux et j'ai beaucoup de mal. Mon thorax me fait souffrir et j'ai un truc dans la bouche qui m'énerve. Lentement, je lève ma main et attrape cette chose gênante pour l'enlever. Je tire fort dessus, mais une voix parue sortie d'outre tombe me réprimande et retient ma main.
- Jeune homme, ne faites pas cela, ça vous aide à respirer.
Je m'en fous complètement et réitère mon geste. Cette fois, la voix (féminine) semble plus contrariée
- Docteur, heureusement que vous êtes là, il tente de retirer son Tube Endotrachéal, il insiste en plus.
Un visage masculin, jeune se penche au dessus de moi. Il me parle avec douceur :
- Très bien Monsieur Uzumaki, je veux bien vous retirer cette chose de votre gorge, mais il va falloir prendre une grande inspiration quand je vous le dirai. Vous risquez d'avoir mal à la gorge, ne vous inquiétez pas. Si on voit que vous avez du mal à respirer par contre, il faudra que je vous le remette, et pas de discussion possible. On est d'accord jeune homme ?
Tout pour qu'on m'ôte ce truc de la gorge, j'acquiesce de la tête et il se positionne pour pouvoir faire ce qu'il a à faire. Il me donne l'ordre d'inspirer, ce que je fais. C'est vraiment désagréable et douloureux, je sens ce tube sortir peu à peu de ma trachée, puis de ma bouche. Une toux phénoménale me prend et je crois que je vais crever. Le médecin me dit de respirer lentement, mais la toux ne veut pas passer. Mes poumons me brûlent à un point inimaginable, mais petit à petit, je me calme, et j'arrive enfin à respirer sans « trop » de mal. Le médecin affiche un sourire et me dit que tout va aller maintenant.
Je pose ma tête sur l'oreiller et scrute le plafond. Je sens le sommeil venir prendre possession de mon corps et me détends avant de m'endormir réellement.
Lorsque je me réveille quelques heures plus tard, le médecin est au dessus de moi, il est souriant et me dit que je reviens de loin.
- Docteur, que m'est-il arrivé exactement ?
- Vous vous êtes fait poignardé et la lame a perforé votre poumon gauche. Vous avez également fait trois arrêts cardiaques en tout. Votre pronostique vital était engagé, mais aujourd'hui, ça va. Vous allez devoir vivre avec la douleur quelques temps et vous ne pourrez pas faire de sport pendant un moment, mais comme je vous l'ai dit, vous revenez de loin. On a réussi à sauver votre poumon, il ne devrait pas y avoir de séquelle. Votre cerveau n'a pas manqué d'oxygène, c'est le plus important.
- Merci Docteur, je suis un peu patraque, mais je sais que vous avez fait au mieux.
- Des amis à vous sont venus vous rendre visite ces derniers jours, l'un doit être votre cousin qui est encore dans nos murs, et les autres sont les Uchiha. Le père et les deux fils ont l'air de tenir à vous, ils restaient des heures à vous veiller.
- Merci Docteur. Vous dites que mon cousin est encore ici, pourrais-je le voir ?
- Je pense pouvoir le faire venir, il était si heureux quand je lui ai dit que vous étiez de retour parmi nous. Je vais le chercher.
Après plusieurs minutes, la porte de ma chambre s'ouvre et je vois mon Yahiko, des marques jaunies sur le visage, il est dans un fauteuil roulant. Cela me met un coup au cœur, mais je fais comme si de rien n'était. Un sourire sur les lèvres, je lui demande :
- Alors cousin, on se trimballe à roulette maintenant ?
- Oui, mais c'est temporaire, je suis encore un peu faible, et ils préfèrent que je ne me déplace pas encore à pied. Mais je devrais sortir demain. Mais toi, comment vas-tu ? Tu nous a fais une sacrée peur.
Je suis si soulagé que le fauteuil ne soit pas définitif. Yahiko s'en est sorti, c'est ce qui compte le plus pour mois. Je lui répond que je vais bien et il se met contre mon lit et me tient dans ses bras. Je lui rends son accolade et sens un liquide tiède couler dans mon cou. Il pleure. La pression qu'il a depuis leur enlèvement retombe sûrement, et de voir que je vais bien lui permet de lâcher les vannes.
Après cela, nous discutons des Uchiha. A ce qu'il paraît, Fugaku s'en veut énormément et est venu tous les jours accompagné de ses fils. Je ne vois pas pourquoi il s'en veut, il n'est pas son frère. Ensuite, nous parlon de l'entreprise, et Yahiko m'assure que tout va bien. Mon collaborateur gère tout sur place, et tout se passe bien.
Il doit être environ cinq heures quand une infirmière vient chercher Yahiko. Je me retrouve seul dans la chambre, mais pas pour longtemps car Fugaku entre accompagné de Itachi. Ils me sourient et ça me fait chaud au cœur. Je vois une ombre derrière la porte vitrée de ma chambre, et je la reconnais immédiatement. C'est Sasuke. Un malaise s'installe en moi mais j'essaie de ne pas le montrer et continue à sourire comme un idiot. Je crois que ça rassure Itachi et son père. Nous discutons un long moment, et c'est mon repas du soir qui force mes visiteurs à s'en aller. Sasuke n'est pas entré, il a sûrement peur de ma réaction.
En mangeant, je pense à lui, et je me dis que depuis que je le connais, il ne m'arrive que des couilles. C'est clair que notre jeu sexuel était amusant, mais je ne peux lui pardonner les deux erreurs qu'il a faites. La suite, je pense retourner chez moi, en France, et oublier tout ceci. Je vais donner le choix à yahiko de rester ici s'il le veut, je vois bien quand il me parle de Itachi, ses yeux pétillent, il semble très amoureux, et je ne veux pas gâcher une histoire qui peut durer.
Ça y est, je sors aujourd'hui. Cela va faire 20 jours que je me suis réveillé et j'en ai un peu marre de cette chambre. Itachi, Fugaku et Yahiko sont venus me voir tous les jours. Certaines fois pendant seulement quelques minutes, mais ça m'a fait vraiment plaisir. A chaque fois, Sasuke restait derrière la porte. Je ne l'ai donc pas revu depuis que je suis ici. Ce soir, je dors au domaine Uchiha, et je vais leur annoncer pas la même occasion que je repars en France dans quatre jours. J'ai déjà réservé mon vol grâce à mon i-phone. Je pense que je vais également dire à Yahiko de rester au Japon. Il s'y sent si bien.
Itachi est venu me chercher, et je me retrouve devant un immense domaine. Il y a quatre grandes maisons. Nous nous dirigeons vers la plus grande. La porte s'ouvre sur une domestique, et lorsque je rentre, j'ai le souffle coupé. Un hall gigantesque nous accueille tout en marbre. Des escaliers, en marbre également, montent à l'étage. Une grande cheminée en pierres se dresse devant moi. Tout est épuré, mais tellement beau. Je suis Itachi qui m'emmène dans un grand salon. Yahiko et Fugaku se lèvent et viennent me saluer. Nous discutons un long moment puis passons à table. Je vois qu'une assiette supplémentaire est sur la table, sûrement celle de sasuke. A peine ai-je pensé cela qu'il entre dans la pièce et s'assoit comme par hasard face à moi. Il n'a pas changé, toujours aussi beau avec son regard sombre. Je fais comme si de rien n'était et continue ma conversation avec Fugaku.
Le repas se passe tranquillement. Sasuke et moi n'avons pas échangé une parole, mais je sens qu'il me regarde, et ça m'agace un peu. Bref ! Il est temps que je fasse mon annonce. Je me racle la gorge et commence :
- Je voulais vous dire que je pars samedi, soit dans quatre jours. J'ai des affaires à régler en France et je vous remercie pour vous être inquiétés pour moi tout ce temps. Il faut que je me reprenne en main.
Le silence se fait lourd, alors je décide de continuer :
- Yahiko, je te laisse ici, j'en ai parlé à Fugaku la dernière fois et il est d'accord pour te garder ici. Disons que tu feras le lien entre la France et le Japon. Ne t'inquiète pas, je continuerai à te verser ton salaire vu que techniquement, tu travailleras toujours pour moi et Fugaku m'enverra un homme de confiance à ta place. Voilà, je vous souhaite à tous une bonne continuation pour la suite et je pense visiter certaines villes japonaises avant de repartir, donc c'est la dernière fois que l'on se voit avant longtemps.
Mon cousin se lève brusquement et parle assez fort :
- Non mais, ça ne va pas ta tête, tu crois que je vais te laisser repartir sans moi. On est une famille alors ne parle pas pour moi s'il te plaît. Je rentre avec toi un point c'est tout.
Je sais qu'il croit bien faire, il croit me protéger, il pense qu'il m'est redevable de je ne sais quoi, mais moi, je sais, je sais que je ne l'ai jamais vu aussi heureux que lorsqu'il est avec Itachi, et je ne veux pas être la raison de leur rupture. Je réfléchi rapidement et ne trouve qu'un seule solution :
- Si tu rentres en France avec moi, je te vire, tu entends... Je ne...
- Tu ne peux pas me virer, tu sais ce que je vaux...
- C'est bien pour cela que je préfère que tu gères notre boite d'ici, au moins, il y aura quelqu'un en qui j'ai grande confiance qui gèrera mes intérêts ici.
- Itachi est prêt à venir en France avec moi, lâche t-il exaspéré.
Sa phrase fait l'effet d'une bombe, car tous les yeux se tournent vers l'aîné Uchiha qui baisse les yeux. Il ne s'attendait sûrement pas à ce que son amant sorte ça de cette manière. Fugaku toussote un peu et demande à Itachi de s'expliquer.
Ce dernier tente en vain de convaincre son père et moi que la solution de son départ aux côtés de Yahiko est la bonne, mais je ne veux pas l'accepter.
Au bout d'une heure d'argumentation, j'y arrive enfin. Yahiko restera ici en travaillant pour moi et moi, je repars et un japonais viendra travailler avec moi pour gérer les affaires Uchiha en France. Je sens que Yahiko m'en veut, mais je sais qu'un jour, il me remerciera. Sasuke n'a rien dit, mais je vois dans son regard qu'il n'est pas content du tout. Tant pis pour toi Sasuke, tu n'aurais pas dû me traiter comme de la merde.
En fin de soirée, Fugaku me montre ma chambre. Elle est spacieuse et bien décorée avec ses tons gris clair et blanc. Je m'y sens bien. Normalement, Itachi est parti chez lui avec Yahiko, en effet, il habite une des maisons que j'ai vu en arrivant au domaine, Sasuke également, mais lui, il a décidé de dormir chez son père, et comme fait exprès, sa chambre est accolée à la mienne. De toute façon, il ne pourra rien se passer entre nous, je lui en veux beaucoup trop.
Je me retourne dans mon lit sans parvenir à dormir. Trop de choses tournent dans ma tête. Un léger bruit me fait me redresser en position assise. Il ne fait pas assez noir dans la pièce pour que je ne voie pas Sasuke s'approcher de mon lit. Il s'assoit au bout du lit et reste ainsi sans parler. Au bout de quelques minutes, ce silence me pèse. Je m'apprête à parler quand il me devance :
- Naruto, je voulais m'excuser pour tout ce que je t'ai fait. J'aimerai qu'on se parle tous les deux.
- Ecoute Sauke, je ne veux pas qu'on parle de quoi que ce soit. Je sais quue ça doit te coûter de me présenter tes excuses, mais tu sais quoi, tes excuses, tu te les gardes. Je ne veux plus rien venant de toi. On a joué, j'ai perdu et voilà. On n'a rien à faire ensemble et crois moi, je vais vite t'oublier quand je rentrerai chez moi. Ne crois pas que je sois vache, car à l'heure actuelle, j'ai juste envie de te coller mon pain dans la gueule. Merci, au revoir et à jamais.
Pour clore la discussion, je me réinstalle dans mon lit, la couverture tirée jusqu'à ma tête et je me tourne pour lui faire comprendre que je ne parlerai plus. Il se lève, je sens son regard me brûler, puis j'entends ses pas s'éloigner. Arrivé à la porte, il l'ouvre mais marque un temps d'arrêt.
- Tu pourras dire ce que tu veux Naruto, mais comme tu me l'as dit un jour, je suis un Uchiha, et tu sais ce qui caractérise le plus un Uchiha, c'est sa motivation. Ma motivation Naruto, c'est toi. Si tu crois que tes paroles m'ont blessé, tu te trompe, bien au contraire... Un jour, tu seras à moi.
La porte se referme et je n'entends plus un bruit. Je descends un peu la couverture pour me rendre compte qu'effectivement, il n'est plus là. Mon coeur bat à cent à l'heure. Que va t-il faire ? Un sourire sadique se dessine sur mes lèvres. Je ne demande qu'à voir comment il compte s'y prendre alors qu-il n'a aucune chance de me récupérer. Je pars demain vers Kyoto.
À suivre...
