Titre : Un marché inattendu

Couples : NaruSasuNaru et d'autres

Genre : YAOI

Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent hélas pas. Ils sont à l'excellent Masashi Kishimoto mon inspirateur

Bonne lecture

Chapitre XXIV : Surprise !

Un sourire sadique se dessine sur mes lèvres. Je ne demande qu'à voir comment il compte s'y prendre alors qu-il n'a aucune chance de me récupérer. Je pars demain vers Kyoto.

POV Naruto

J'ai enfin visité les villes qui me donnaient envie. Aujourd'hui, je suis de retour chez moi, en France. L'appartement paraît bien vide, et je me sens seul, mais j'ai également un peu mal aux poumons. Je dois retourner voir un pneumologue pour me faire suivre (promesse faite aux médecins japonais). Enfin, je m'allonge sur mon lit et médite sur ma journée de demain. Je reprends le travail et j'ai du pain sur la planche. Mon « remplaçant » va devoir m'expliquer tout ce qu'il s'est passé pendant mon absence, il va falloir également que je prépare l'arrivée du collaborateur japonais que m'envoie Fugaku. Bref ! Je sens que ça va être une très longue journée demain. Je m'endors donc sur ces pensées.

Le bureau est plein de papiers, de dossiers, et j'écoute les instructions de celui qui m'a remplacé. Il a fait du bon boulot. A la fin de la journée (qui est passé plus vite que je ne le pensais), je me dirige à pas mesurés vers le bureau de Yahiko. J'y fais un petit rangement afin que la personne envoyée du Japon puisse se sentir bien et retourne chez moi. La vie me paraît fade, mais je sais que ça va passer. Il faut que je sorte m'aérer l'esprit, et surtout le corps. Direction la boîte de nuit.

Le son est fort, je bois quelques verres et me fais accoster par un charmant jeune homme d'une vingtaine d'années. La nuit que nous passons est bien, mais il me manque quelque chose. Quoi ? Je ne saurais dire, mais je ne me sens pas rassasié lorsqu'il repart au petit matin.

Cela fait deux semaines que je suis rentré du Japon et ma vie a reprit sa monotonie. C'est aujourd'hui qu'arrive celui qui prendra la place de Yahiko, et ça ne m'enchante pas. Finalement, on s'en sort sans lui. Il me manque terriblement, mais tous les soirs, nous nous parlons par messagerie vidéo, et ça me rassure un peu de savoir qu'il va bien. Il a l'air heureux, et c'est tout ce qui m'importe.

J'ai donc envoyé mon secrétaire à l'aéroport pour récupérer le japonais. Je n'ai pas pu y aller moi même, car j'ai rendez-vous avec un très bon client. Nous nous sommes rapidement mis d'accord sur un nouveau contrat qui va me rapporter beaucoup, et nous mangeons tranquillement pour fêter ça dans un petit restaurant en bas de mon entreprise. Après de grands « au revoir », nous nous séparons et je remonte dans mon bureau. Mon secrétaire est de retour et m'annonce que notre « invité » m'attend dans l'ancien bureau de Yahiko. Je mets en place correctement ma veste, eh ! Oui, il faut être présentable, et j'ouvre la porte du bureau après y avoir frappé deux coups. La personne est de dos, et lorsqu'elle entend la porte s'ouvrir, il se retourne. Là, mon cœur cesse de battre, mon cerveau gèle complet et je ne parviens pas à faire le moindre geste. Aucun mot ne sort de ma bouche. C'est quoi cette blague. Mes yeux rencontrent deux puits sans fond, et je comprends que je me suis fait piéger. Sasuke en chair et en os est adossé au mur, les bras croisés sur la poitrine, un air indifférent affiché sur son visage. C'en est trop pour moi. Je referme vite fait la porte et prends la fuite. Merde, je ne peux pas, c'est impossible. Mes pas se font de plus en plus rapides jusqu'à ce que j'arrive enfin à mon bureau. Je fais comprendre à mon secrétaire que je ne veux surtout pas être dérangé. Je ferme mon bureau à clé et me plaque contre la porte. Je me laisse glisser jusqu'au sol et ferme les yeux. Putain de merde ! Au bout d'un certain temps, je sors mon portable de ma poche, et, toujours au sol, je téléphone à Itachi. Lui, au moins, je peux l'engueuler alors que Fugaku...

- Naruto, comme ça me fait plaisir que tu appelles ! Me dit-il tout heureux.

J'ai envie de crier, mais ma voix reste étrangement calme :

- Itachi, ton père et toi aviez prévu ça depuis longtemps ? Pourquoi est-ce que le cul de Sasuke est actuellement assis dans un de mes bureaux ? Ne vous plaignez pas si vous ne le retrouvez jamais vivant.

J'entends qu'il pouffe au téléphone et ça me met les nerfs. Je grogne, et il l'entend. Il se calme donc quelque peu et commence à s'expliquer :

- Tu sais, c'est une idée à lui. Au départ, papa n'était pas du tout d'accord, mais Sasuke a dû employer un stratagème intéressant, car il est arrivé à ses fins. Tu pourrais lui demander ce qu'il a fait, je pourrai peut-être m'en servir. Et de là, il repart dans un rire minable.

- Itachi ! ARRETE DE TE FOUTRE DE MA GUEULE. Vous m'avez bien eu, mais je suis un Uzumaki, et rien ne reste en suspens chez nous. Vous me le paierez. D'une façon ou d'une autre, j'aurai ma vengeance. Tu y passeras en premier. Tu subiras mes foudres, foi de Naruto.

- Naruto, écoute, je n'y suis pour rien, mais ne sais tu donc pas dissocier vie privée et vie professionnelle ? Pour un patron, je te pensais plus mature...

Là, il marque un point. Ma fierté en prend un coup et je me passe une main dans les cheveux nerveusement.

- Ok ! Ne t'inquiète pas, je serai bien PROFESSIONNEL et je pourrai botter le cul du seul Uchiha que j'ai sous la main, mais ne me demandez pas de faire copain-copain avec lui. C'EST HORS DE QUESTION !

Je ne lui laisse pas le temps de répliquer quoi que ce soit et raccroche. Je jette mon portable contre le mur, mais il doit être de bonne qualité car il ne casse même pas. Je me relève tant bien que mal et récupère mon téléphone. Je suis tellement en colère que je ressors de mon bureau et refait le chemin inverse de tout à l'heure. Arrivé dans SON bureau, je ferme la porte d'un claquement sonore et le toise de haut. Il est assis et a donc le visage levé vers moi. Mes prunelles doivent lui montrer ma colère car il s'enfonce un peu plus profondément dans son fauteuil.

- Dis moi sasuke, pourquoi ? Pourquoi es-tu là ? Il m'a semblé avoir été clair lorsque je t'ai dit que je ne voulais plus avoir à faire à toi NON ?

Lentement, comme au ralenti, il se lève, nous nous retrouvons yeux dans les yeux à environ un mètre d'écart. Son regard me transperce mais je ne le montre pas. Je lève le menton dans un geste de défi, il prend le temps, mais finit par me répondre :

- Et toi, tu sembles avoir oublié que je t'ai dit que je ferai TOUT pour refaire partie de ta vie, et quelle meilleure façon que de m'installer où tu vis et de travailler avec toi pour atteindre mon but ?

Là, il me troue le cul. Ce mec est vraiment une plaie. Moi qui pensais en être débarrassé, je me suis bien trompé. Tu le vires par la porte et il rentre par la fenêtre. Incroyable.

- OK ! Installe toi, je vais demander à mon fidèle secrétaire Yves de t'apprendre ce que tu dois savoir. Tu travailles ici, mais rien ne dit qu'on doit se voir.

Je suis fier de mon effet, j'ai parlé froidement, ce qui n'est pas dans mes habitudes, mais là, je ne peux lui laisser avoir le dernier mot. Je me retourne pour sortir de son bureau quand sa voix me retient. Je reste dos à lui, la main sur la clenche de la porte

- Tsss ! Grandit un peu Naruto, tu ne va pas me fuir toute ta vie.

Cette phrase dite avec tant d'aplomb me fait sursauter. Il a du culot quand même le gaillard. Lentement, je me retourne et essaie de lui rendre un regard noir :

- De ce que je me rappelle, ce n'est pas MOI qui ai fui la dernière fois. Te la ramène pas Uchiha, tu n'es pas taillé pour.

Il n'a pas du tout apprécié mon insinuation car ses yeux me lancent des éclairs. Sur ce, je ressors de ce bureau en étant tout content de moi. Ah ! J'adore avoir le dernier mot avec lui et surtout, je sais qu'il déteste ça, ce qui me rend encore plus heureux.

Je ne le revoie pas de la journée et j'en suis content. Cependant, je déchante vite car il se pointe la bouche en cœur devant moi et me tend la main, paume vers le haut. Je lève un sourcil interrogateur et il me lance :

- Yahiko m'a dit de te demander les clés de son appartement, j'attends !

QUOIIIIIII ! Yahiko ne peut pas m'avoir fait cela, son appart et à côté du mien. J'ai l'impression qu'ils ont tous complotés contre moi, ni une, ni deux, je prends mon portable et appelle mon cousin. Après quelques politesses d'usage, je lui demande de m'éclaircir sur le cas Sasuke. Il bégaie, en m'expliquant qu'ainsi, l'appart serait entretenu et tous les blablas possibles et imaginables. En gros, je dois donner les clés à l'autre enfoiré et fermer ma gueule.

Lorsque je lui tends les fameuses clés, il a un sourire d'un kilomètre qui me fait dresser les poils sur les bras. Il se fout de moi et j'ai horreur de ça.

- Merci Na-ru-to, tu peux m'emmener chez « moi » ? Yahiko m'a dit que tu habitais juste à côté, comme je ne sais pas où c'est...

- Parce que tu crois franchement …... Oh ! Et puis laisse tomber. Je t'y emmène, suis moi. Le trajet n'étant pas long, nous arrivons vite au pied de l'immeuble. Nous ne sous sommes pas adressé la parole et ça me va très bien comme ça. Je le guette du coin de l'œil, et il n'y a pas à dire, c'est vraiment un beau mec... Je secoue la tête comme pour m'ôter mes pensées de l'esprit et l'accompagne jusqu'à chez Yahiko. Il ouvre la porte et j'entre à sa suite. L'appartement à l'air de lui plaire parce qu'il a un léger sourire. Je décide de le laisser là, mais il n'est pas d'accord et m'apostrophe avant que je ne quitte l'appart.

- J'ai pas eu le temps de faire mes courses, je ne connais pas ta ville, la moindre des choses serait que tu me paie un resto non ?

Mais il ne doute de rien ce mec, s'il croit que je suis naïf quand à ses attentions, il se plante. Je sors mon portable tout en le regardant, compose un numéro et m'éloigne un peu. Après quelques secondes, je reviens vers lui et lui dit narquoisement :

- Un livreur t'apporte des sushis dans quinze minutes, et si t'as envie d'un peu de sexe, le bois de Boulogne n'est pas loin... Il est plein de prostitués hommes et femmes. Voilà, tu n'as plus besoin de moi, salut...

Après avoir parlé, je sors rapidement pour lui éviter de répliquer. Je suis trop fort. Aujourd'hui , j'ai vraiment mis le paquet. Ça doit faire trois fois que je le remballe et ça me fait jubiler. C'est donc le sourire aux lèvres que je passe ma porte et m'affale sur mon canapé. En même temps que pour lui, je me suis commandé des sushis. C'est donc après une bonne douche et devant la télé que j'attends avec impatience ma nourriture pour ce soir.

Tiens ! on sonne à la porte, c'est le livreur. J'ouvre la porte pour tomber sur Sasuke. Mais c'est pas possible, il ne va pas me lâcher. Il a en main 2 paquets de sushis et m'en tend un.

- Comment ça se fait que tu aies mes sushis ?

- J'ai soudoyer le livreur, quand j'ai vu qu'il se dirigeait vers ta porte, j'ai compris que tu mangeais la même chose. Je lui ai laissé un bon pourboire, au passage, j'ai payé ta part.

Il ne me laisse pas le temps de refermer la porte qu'il s'incruste d'une rapidité qui me laisse sans voix. Très bien, maintenant, il s'installe sur le canapé, sors ses sushis, sépare ses baguettes et commence à manger tout en regardant la télé. Il fait vraiment comme chez lui. Je m'installe sur la table de salle à manger pour ne pas être près de lui. J'ai peur que ma raison s'effrite à ses côtés. Tout en mangeant en silence, je réfléchis et jette des coups d'œil rapides dans sa direction. Je voudrais tellement le détester, mais quelque chose dans son regard m'interpelle. Il a vraiment l'air triste, même s'il se donne de grands airs, je ressens une tristesse infinie. Je ne veux surtout pas que nous recommencions la simili relation que nous avions, mais peut-être que nous pourrions être amis. Qu'est-ce que je raconte là moi ? Non mais Naruto, ouvre les yeux, ce mec t'a quand même trahi par deux fois.

Le silence devient pesant, et lorsque je regarde de nouveau vers lui, je tombe sur ses yeux noirs qui m'ont toujours attirés. Gêné, je détourne les miens et continue de trifouiller mes sushis à l'aide de mes baguettes.

POV Sasuke

Je suis tellement content d'être là, à ses côtés. Bon, pour le moment, il est en colère contre moi, chose que je comprends tout à fait, cependant, j'espère que ça ne va pas être trop long, j'ai tellement envie de le prendre dans mes bras, de ressentir son odeur, ses caresses sur moi et les miennes sur lui. Tout ceci me manque, mais j'ai décidé, en venant vivre et travailler ici de faire TOUT ce qui est en mon pouvoir pour le récupérer. Certes, j'ai merdé, mais je vais me rattrapé, quitte à mettre ma fierté à la poubelle, je suis prêt à tout.

Le silence est coupé par la sonnerie de la porte de Naruto. Il va ouvrir, et un jeune homme d'à peu près notre âge se tient là, et vient poser ses lèvres sur celle de mon obsession. J'ai un pincement au cœur à cette vue. J'aurais presque envie de vomir les sushis tellement ça me blesse. Naruto se frotte l'arrière du crâne avec ses deux mains, signe d'une grande anxiété. Son regard dérive vers moi et je fais comme si de rien était, mais à l'intérieur, je boue.

Le visiteur entre et me voit. Il s'approche et me tend la main un immense sourire sur le visage. Je m'imagine me lever et lui taper sur la tronche jusqu'à ce qu'il ne bouge plus, mais étant civilisé, je lui serre la main et attends. Je ne sais quoi, mais j'attends.

POV Naruto

La sonnerie me sauve de ce silence que je ne supportais plus. A la porte, mon coup de samedi soir. Je ne pensais pas le revoir. Je ne me rappelle même plus son prénom, signe que la partie de baise ne m'a pas retourné. Ce con m'embrasse, je ne réagis même pas tellement je suis surpris. Il se dirige ensuite vers Sasuke et lui serre la main. Je ne sais même pas comment le présenter, mais il le fait à ma place :

- Salut, je m'appelle Sébastien.

- Sasuke. T'es le petit copain de Naruto ?

Putain ! Le Sasuke, il est direct, je sens une tension monter et les regarde tous les deux. Sébastien (puisqu'il s'appelle ainsi) vient vers moi et m'entraîne vers la cuisine.

- Naruto, j'ai passé une excellente soirée samedi, et j'aimerai qu'on se voit plus souvent.

Eh ! Bien, lui aussi est direct. Je suis un peu chamboulé là. Il ne m'a pas satisfait au pieu, et la baise est quelque chose que je prends très au sérieux, je m'apprête à lui dire que je ne souhaite pas continuer quand il se jette sur moi pour me rouler une pelle sensuelle à souhait. Sous le traitement, je ferme les yeux. Lorsque je les ouvre de nouveau, je plonge dans un ciel orageux très en colère. Sasuke est à l'embrasure de la porte. Je me recule vivement réellement gêné, je n'ai le temps de rien dire qu'il part visiblement énervé. Deux secondes plus tard, j'entends la porte claquer. Je devrais être soulagé, mais non, bien au contraire, je me sens mal.

- Sébastien, écoute, samedi, c'était bien (mensonge), mais je ne veux pas m'attacher. Nous avions convenu que ce ne serait que pour un soir, et je ne souhaite pas continuer avec toi.

- Je me doutais que tu dirais ça, mais j'avais le sentiment qu'on pourrait se voir de temps en temps.

- Je ne couche pas deux fois avec la même personne, désolé (re-mensonge).

- C'est pas grave, je te dis que je m'en doutais, mais ça m'a fait plaisir de te voir. Bon, ben je vais te laisser. Si tu changes d'avis, voici mon numéro.

Nous nous quittons comme ça. Il est cool finalement, mais pas assez bon au lit pour moi.

Je nettoie un peu les traces de notre repas tout en me demandant comment ça va se passer avec Sasuke demain. Je pense qu'il était dans un état de rage contenue, et je ne sais pas à quelle sauce je vais être mangé demain, mais il va sûrement penser que je suis un garçon facile. Mais pourquoi je m'inquiète, je n'ai aucune raison de me sentir coupable, je ne suis plus avec lui, j'ai le droit de vivre ma vie non ?

Pourtant, pourquoi mon cœur me fait mal de savoir que j'ai pu froisser Sasuke. J'aime le remballer, mais là, il avait l'air si... Oh ! Et puis merde, je ne vais pas me morfondre pour lui.

Il est l'heure pour moi d'aller me coucher avec encore et toujours l'image de Sasuke dans la tête. J'ai beau ne plus vouloir penser à lui, je n'y arrive pas. Finalement, au bout d'une heure, j'arrive à m'endormir quand même.

POV Sasuke

Naruto a un mec, c'est pas vrai, j'avais pensé à peu près à tout, mais sûrement pas à ça. Je suis mal, je vais devoir gérer mes sentiments pour Naruto et tout faire pour qu'il casse avec son mec. Je n'aime pas les imprévus, et là, c'en est un énorme.

Je m'allonge sur mon lit et repense à tout ce qui m'est arrivé aujourd'hui. Je serre les poings et me promets à moi même que je le récupèrerai coûte que coûte. Sur ce, je m'endors avec l'image d'un Naruto gémissant sous mes caresses.

à suivre …..