Titre : Un marché inattendu

Couples : NaruSasuNaru et d'autres

Genre : YAOI

Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent hélas pas. Ils sont à l'excellent Masashi Kishimoto mon inspirateur

Bonne lecture

Chapitre XXV : Enfin !

Je m'allonge sur mon lit et repense à tout ce qui m'est arrivé aujourd'hui. Je serre les poings et me promets à moi même que je le récupèrerai coûte que coûte. Sur ce, je m'endors avec l'image d'un Naruto gémissant sous mes caresses.

POV Naruto

Je suis arrivé très tôt ce matin, je ne voulais surtout pas croiser Ssasuke. Le voir maintenant après la nuit que j'ai passée, ça me gêne un peu. Je n'ai pas cessé de revoir en boucle toute la fin de soirée. Non, je n'ai pas dormi de la nuit, c'est pourquoi je suis là, à mon bureau à me cacher de mon obsession nocturne. Toute cette foutue nuit, j'ai pensé à ce qu'il m'a dit. Est-ce vrai ? Fait-il tout cela pour se rapprocher de moi ? Veut-il me récupérer moi ou seulement mon cul ? Je ne sais pas, et ça me fout les boules. Mais là, tout de suite, je viens de trouver une façon de le savoir, je vais lui mener la vie dure, il va devoir ramper à mes pieds... Oh non, encore mieux, je vais lui laisser croire que je m'intéresse à lui et voir jusqu'où il va. Si il me saute dessus à toutes les occasions, je saurai que ce n'est que sexuel. Si au contraire il se comporte bien, cela voudra peut-être dire qu'il a des sentiments pour moi, et là, je lui laisserai peut-être une chance.

Un sourire s'affiche sur mon visage. Je suis un génie, et pour voir la motivation de Sasuke, je vais être une véritable peste. Je vais lui en faire baver. OUIIIIII, je suis impatient de mettre mon plan à exécution. Dans ma têtes défilent des tas d'idées, ma voix intérieure ricane, ricane. Et d'un coup, ce n'est plus ma voix intérieure, je m'entends clairement rire sadiquement, et plus je ris, pires sont les vacheries qui me viennent en tête. Sasuke, accroche toi, la route sera longue pour pouvoir me toucher de nouveau.

Mon rire s'arrête subitement à l'entrée de Sasuke dans mon bureau. Que fait-il là ? Je ne suis pas prêt. Bon, il faut que je reste un peu froid pour le moment. Si je change trop vite de comportement, il va se douter de quelque chose. Il fait le tour de mon bureau pour se trouver à côté de mon fauteuil. Je tourne celui-ce de façon à être face à Sasuke. Nous sommes à environ un mètre cinquante l'un de l'autre.

- Que puis-je pour vous Monsieur Uchiha ?

Ses sourcils se froncent un instant, il n'aime pas que je prenne mes distances.

- Naruto, j'ai réfléchis cette nuit et je te préviens que mon plan pour te faire mien est en route. Tu ne pourras pas fuir éternellement. Tu es à moi et à personne d'autre. Le gars d'hier chez toi, tu tiens beaucoup à lui ?

Whaaa ! Il passe du coq à l'âne en trois seconde là.

- Pour faire court, je ne te fuis pas, et le gars d'hier soir, c'est mon affaire, pas la tienne.

Il n'est pas content du tout, ses lèvres sont pincées et ses yeux on rétrécis. Je le fais mariner un peu et, je sais que je l'ai déjà dit, mais j'adore faire chier le mec qui s'approche de moi en ce moment même avec un regard menaçant. Je déglutis fortement et me recule dans mon siège. Il pose ses mains sur chacun des accoudoirs et se penche en me regardant droit dans les yeux. Il n'est plus qu'à cinquante centimètres de mon visage. J'ai des sueurs froides. Il n'a vraiment pas l'air de rigoler.

- Naruto, je vais te faire oublier ce bouffon, ne t'attache pas trop à lui car c'est avec moi que tu finiras de toute façon.

J'ai envie de rire à ses paroles et il le voit.

- Rigole Naruto, mais sache que je t'aurai, et ce jour là...

Il ne continue pas et laisse donc sa phrase en suspens. Merde, qu'allait-il dire ?

Il se redresse, fier de son effet et retourne s'asseoir de l'autre côté du bureau. A peine est-il assis que Yves ouvre ma porte (sans frapper, mais ça ne me dérange pas) pour m'annoncer que mon rendez-vous de ce matin est arrivé. Tiens, il est déjà huit heures, le temps passe vite.

Je dit à mon secrétaire que j'arrive et prends par la même occasion congé de Sasuke. Il me regarde partir, je le sens, et au fond de moi, ça m'excite. C'est en souriant que je pars vers la grande salle de réunion.

POV Sasuke

J'étais à deux doigts d'embrasser Naruto. Si j'étais resté une seconde de plus face à ce regard océan, je l'aurais fait. Je le veux tellement, mais je connais Naruto, il ne m'acceptera que si je lui montre que je ne lui mens pas. Je vais prendre tout mon temps, mais pas trop quand même, je vais le faire tomber amoureux fou de moi, et il m'appartiendra. Naruto, que m'as tu fait ? Je suis si accro à toi.

La journée passe vite car j'ai du finaliser un contrat avec un client japonais, et ça m'a pris une bonne partie de mon temps. Je rentre chez moi, prends une bonne douche salvatrice et m'habille d'un jean noir, d'une chemise blanche et de converses blanches. Ainsi vêtu, je me dirige vers l'appartement de mon futur et frappe deux coups. Il ouvre et ne paraît pas étonné de me voir.

- Que puis-je pour toi Sasuke ?

- Ça te dis d'aller se faire un restau, je n'ai pas envie de cuisiner ce soir.

Je vois à sa tête qu'il est surpris par ma demande.

- Heuuu... Sasuke, non, laisse tomber. Tu ne lâcheras pas l'affaire n'est-ce pas ? Bref, attends deux minutes, je me change et j'arrive.

Il a ouvert sa porte pour que je puisse entrer. Je l'attends là et l'imagine se déshabiller dans sa chambre. Une partie de moi me pousse à y aller, l'autre me dit de rester bien sagement ici, ce que je décide de faire.

Après une dizaine de minutes, le voilà qui apparaît avec un sourire en coin. Putain, il est canon, je ne vais pas pouvoir rester stoïque devant cette bombe longtemps moi. Il a mis un pantalon en toile beige qui lui sied à ravir, avec cela, un tee shirt blanc et par dessus, une chemisette bleu pâle qui fait ressortir la couleur de ses magnifiques yeux. C'est en silence que nous sortons.

Le petit restaurant que j'ai choisi et calme et chaleureux. Nous nous installons et commandons. Pour commencer la conversation, je décide de lui parler de mon client japonais et des affaires en cours. Les entrées arrivent et Naruto a commandé des crevettes, moi, une salade cesar. Il décortique ses crevettes l'une derrière l'autre et à chaque fois qu'il a un peu de jus sur les doigts, il se les lèchent en me regardant droit dans les yeux. Je me recule sur ma chaise et essaie de regarder ce que je mange, mais lorsqu'il commence à manger les crevettes, il les met dans sa bouche lentement et, toujours en me fixant les suce. IL SUCE LES CREVETTES.

Ça me réchauffe l'entre jambe, et je gigote un peu sur ma chaise. Putain, se rend-il compte de ce qu'il me fait subir ?

POV Naruto

Je mets mon plan en action. Lorsqu'il m'a demandé d'aller avec lui au restau, j'ai d'abord voulu refuser, mais une idée à germée dans ma tête, et me voilà en train de l'allumer en mangeant sensuellement mes crevettes. Le suite risque de lui plaire, j'ai pris des chiken wings, encore à manger avec les doigts. Je vais vous l'exciter comme un fou. On verra s'il résiste à tout ça.

POV Sasuke

Je ne peux ôter mon regard de ses lèvres qui bougent de façon érotique. Je dois me concentrer sur autre chose. De là, nous discutons de mon frère et de Yahiko, la serveuse vient nous débarrasser les entrées. Ouf ! J'ai réussi à résister. Le problème, c'est qu'elle amène les plats, et vu le regard calculateur qu'il me lance, je m'attends au pire. En effet, quand il attrape gaiment un aileron de poulet et qu'il le place sensuellement dans sa bouche, je comprends qu'il a décidé de vérifier ma patience. Oh ! Qu'il est sexy ainsi. Je mange tranquillement mes spaghettis carbonara et lui jette de petits regards indiscrets. Ça à l'air de l'amuser car il sourit de toutes ses dents.

Il est tellement magnifique. Nos regards se croisent pour ne plus se lâcher. Je vois en lui, il fait tout pour m'exciter et j'aime le voir comme ça. Je souris à mon tour et décide de le prendre à son propre jeu.

- Ça à l'air bon tes trucs de poulet là, je peux goûter ?

- Bien sûr cher Sasuke, sers toi.

J'en prends donc un et le pose doucement sur ma lèvre du bas. Du bout de la langue, je lèche un morceau. C'est super bon cette chose. Je vois le blond face à moi se lécher les lèvres et déglutir fortement. Comme ça, je lui fais de l'effet. Je continue mon manège jusqu'à ce que j'ai tout avalé. Le petit os restant est posé sur le bord de mon assiette et je me lèche les doigts pour ôter la sauce qu'il y a dessus.

Un serveuse nous regarde et devient rouge pivoine. Il est vrai que la chaleur qui y règne pourrait exciter n'importe qui.

Je ne vous raconte pas la sensualité avec laquelle Naruto a mangé sa glace, ce serait interdit aux moins de dix huit ans. Ce petit jeu m'a grandement enflammé, mais aussi amusé. Je retrouve le Naruto joueur et séducteur que j'ai toujours connu.

Après le repas, nous repartons dans nos appartements respectifs tout en discutant de choses et d'autres sans réelle importance. Nous nous disons au revoir sur le pas de sa porte. Il n'y aura rien entre nous ce soir. J'ai passé une excellente soirée en sa compagnie, et je sais qu'il ressent la même chose. C'est le sourire aux lèvres que je m'endors après m'être mis en pyjama.

POV Naruto

J'ai passé un bon moment avec sasuke, j'ai réussi à le rendre tendu rien qu'à ma façon de manger, mais il m'a émoustillé en mangeant mon poulet. Il sait y faire pour donner envie celui-là. Une chose m'a étonnée ce soir, c'est qu'il n'a pas essayé de rentrer chez moi après le repas pour arriver à ses fins. Bref ! Il s'est comporté en parfait gentleman. J'espère que j'aurai d'autres occasions de revoir son regard lubrique dirigé vers moi car ça m'a vraiment chauffé le pantalon.

Aujourd'hui, je me suis levé, douché, habillé en pensant à Sasuke. Que va t-il faire aujourd'hui ? Je me questionne ainsi jusqu'à mon arrivée à l'entreprise. Je salue tout le petit monde déjà arrivé, mais je ne vois pas mon Uchiha. Ce n'est pas grave. Arrivé dans mon bureau, je découvre une boîte posée sur ce dernier. Sur la boîte, un petit mot que je déplie pour lire :

Dès que je l'ai vu, il m'a fait penser à toi, c'est pourquoi je te l'offre.

Sasuke

Oh ! Sassuke qui m'offre un cadeau. Je suis impatient de découvrir ce que contient cette boite. Rapidement, j'enlève le flot qui s'y trouve et ouvre la boîte. Un tout petit chaton roux avec de grands yeux bleus me fixe. Mon cœur fond à l'entente d'un petit miaulement. Je le prends dans mes bras en faisant attention de ne pas lui faire de mal et le caresse doucement. Son poil est si doux.

- Alors comme ça, selon Sasuke, on se ressemble. Tu t'appellera Kyu. Tu verras, on va bien s'entendre tous les deux. Il me répond par un autre miaulement. Je le remets dans sa boite sans la refermer. Eh ! Oui, j'ai du boulot aujourd'hui. Il faudra que je pense à remercier Sasuke.

La journée passe lentement aujourd'hui, je travaille tout en contemplant la boîte de temps en temps. Enfin, 18 heures, je prends mon paquet dans les bras et me dirige chez moi. Sasuke a pensé à tout : devant ma porte, un paquet de nourriture et une litière se tiennent fièrement. Ça m'évitera d'aller en acheter ce soir.

Je pose Kyu dans mon salon et il commence à faire le tour. Je le laisse tranquille pour le moment et me dirige vers l'appartement de Sasuke.

Je frappe à la porte et attends qu'il m'ouvre. Après un petit moment, j'entends ses pas, et le vois enfin devant moi. Il a l'air surpris mais se reprend rapidement. Moi, de mon côté, je suis un peu gêné et entre lorsqu'il m'y autorise.

- Salut Naruto, que puis-je pour toi ?

- Sasuke, je venais te remercier pour le petit cadeau que tu m'as fait, mais je me posais une question : « pourquoi un chat »

Il sourit d'un sourire franc et me répond :

- Comme je te l'ai mis dans le mot, il te ressemble trop, tellement mignon avec ses yeux bleus.

En plus, je ne pouvais pas t'offrir de fleur pour te faire la cour , tu n'es pas une femme.

C'est donc ça, c'est sa façon de draguer, offrir des choses. Bon, pour le remercier, je vais l'inviter à manger chez moi, je dois avoir des cuisses de poulet au frigo.

- Sas', ça te dirai de manger chez moi ? Juste pour te remercier du cadeau. Ça me fait vraiment plaisir, j'ai toujours aimé les chats.

Il écarquille les yeux de surprise, puis un sourire se forme sur son visage.

- Bien sûr que j'accepte de manger avec toi. Tant que je suis près de toi, tout me va.

Je ressors rapidement de chez lui en lui disant d'être chez moi dans vingt minutes. Sur ce, je cours vite fait à mon appartement pour préparer notre repas. Je fais une julienne de légumes qui accompagnera les cuisses de poulet grillées. Je mets donc les cuisses au four, prépare quelques gâteaux apéritif et vais m'habiller plus simplement avec un jean et un tee shirt. A peine ai-je terminé que Sasuke frappe à ma porte. Ouais, je suis vraiment le meilleur, j'ai réussi à tout faire avant qu'il n'arrive.

Nous discutons sur le canapé tout en buvant une petite bière lorsque Sasuke me dit que ça sent le brûlé. Merde, je cours vers mon four et l'ouvre rapidement quand une fumée noire me prend à la gorge. Mes cuisses de poulet sont complètement cramées. Je les avais complètement oubliées. Derrière moi, j'entends un rire à la limite de l'hystérie. Quand je me retourne avec mes gants de cuisine et mon plat cramé, je vois Sasuke plié en deux, riant à gorge déployée. Cette image aurait dû me mettre en colère, mais bizarrement, cela me fait sourire.

- Tans pis, il y a toujours les légumes, lui dis-je en lui montrant la poêle. Je les ai préparés mais pas encore cuits, avec ça, je peux faire des steaks hachés si tu veux.

Il se calme un peu et me répond qu'il veut bien à condition qu'il m'aide à les cuisiner. Nous nous retrouvons donc à deux dans ma cuisine. Je lance les steaks et lui remue les légumes en cuisson. Discrètement, je le regarde, mais lui aussi me matait, donc je détourne vite fait les yeux et me reconcentre sur mes steaks.

Enfin, nous passons à table et commençons à manger dans un silence religieux. Au bout de quelques minutes, Sasuke relève la tête de son assiette et ma lance :

- Je ne crois pas t'avoir encore remercié donc, merci.

- C'est plutôt à moi de te remercier pour le chat, regarde comme il est mignon. Sur ce, je prends le chaton et le pose sur la chaise à côté de moi. Il le regarde et déclare :

- Il est mignon comme son maître, mais ce n'est pas pour le repas que je te remercie.

- Ah ! Non, alors pourquoi ?

- Tu nous a sauvé la vie au Japon, nous serions morts si tu n'étais pas venu. Tu es un type extraordinaire, je me questionne toujours sur cette force que tu as en toi. Tu n'en as jamais parlé, mais j'aimerais comprendre pourquoi tu as une telle puissance.

Alors là, je ne sais pas quoi lui répondre, puis-je lui révéler cette partie de ma vie que je tente de cacher depuis des années ? Je pense que je peux lui faire confiance, donc je débarrasse la table, mets tout dans le lave vaisselle, lui redonne une bière, en prends une pour moi et m'assoie sur le canapé. Je tapote ce dernier pour qu'il se mette assis à mes côtés et commence à lui parler.

- Je vais tout te dire, mais ne me coupe pas s'il te plaît.

Il acquiesce de la tête et s'installe un peu mieux après avoir pris une grande gorgée de bière. Je fais de même et me lance :

- Mon père était un commissaire de renom. Il était juste et droit et depuis ma plus tendre enfance, je l'idolâtrais. Je voulais être fort pour pouvoir les protéger lui et ma mère, j'étais jeune et inconscient des dangers de la vie. Un jour, j'avais six ans, je me suis fait enlevé par un groupe qui pensait que mon père pouvait faire libérer un de ses membres, or, ça n'était pas le cas et ils n'ont donc pas voulu me rendre à ma famille. Je suis resté enfermé six ans, dans une grande cellule. Pendant les deux premiers mois, mes kidnappeurs m'ont battu, restreint sur la nourriture, me faisaient me trimballer à poil, mais jamais ils ne m'ont abusés sexuellement. Voyant que je ne pleurais pas et que je les remballais de temps en temps, il faut se rappeler que je n'avais que six ans, ils ont décidé de voir comment je me débrouillais au combat. Un jeune homme appelé Kimimaru m'a donc m'a forcé à tout apprendre sur les arts martiaux et le maniement des armes pour que je devienne un membre de son clan. J'ai beaucoup travaillé, mais pas pour faire partie de leur bande, non, c'était pour mieux m'enfuir. L'image de mes parents disparaissait peu à peu de ma mémoire, mais je devais les retrouver. A douze ans, j'ai réussi à m'enfuir et suis retourné chez moi pour trouver d'autres personnes dans ma maison. Je suis allé au commissariat voir mon père, mais arrivé là-bas, tout le monde a été étonné de me voir encore vivant et on m'a appris une terrible nouvelle : Mon père était sur une affaire de poseur de bombe et ne devait pas être loin de trouver le coupable, or, il n'a pas eu le temps, ce connard a fait sauter la voiture de mes parents alors qu'ils se rendaient chez des amis à eux.

Tout c'est ensuite enchainé, j'ai été pris en charge dans un orphelinat, mais j'étais tellement dégouté de la vie que je ne faisais que me battre, sans arrêt, je cherchais tous ceux qui m'approchaient et faisait tout pour me battre. Je ne vivais que lorsque je frappais quelqu'un. C'est con hein ? Bref, la castagne était ma raison de vivre. J'ai fait plusieurs passages chez les juges, une commissaire m'a entre guillemets pris sous son aile et a toujours fait en sorte que je ne passe pas par la case prison. Plus je grandissais, pires étaient mes combats car c'était comme si une force invisible me contrôlait. Je ne sais pas trop d'où elle vient, mais elle m'aide bien quand je commence à perdre pieds. Un beau jour, j'ai vraiment déconné et j'ai fait la connaissance de ton père... La suite, tu la connais.

J'ai dit tout cela sur un ton détaché, mais au fond, je suis anéanti. Je me lève donc pour me donner contenance mais une main me retient. Je me tourne vers Sasuke. Il a le visage grave, si sérieux, et sans que je ne le voie venir, il me serre fort dans ses bras en murmurant :

- Putain, t'as vraiment pas eu une vie facile, maintenant, je comprends ton caractère de merde.

Je m'écarte de lui en souriant. Je sais qu'il dit cela pour me remonter le moral et ça me fait plaisir. Nous décidons de regarder une comédie à la télé et rions comme des cons tous les cinq minutes. J'aime cette complicité qu'il y a entre nous, par contre, je suis étonné qu'il ne tente rien. Pas un bisou, pas une caresse, rien. Je devrais être content mais des fourmillements en moi me font comprendre que quoi qu'il se passe, Sasuke m'attire encore, et plus que de raison. Il me dit qu'il va rentrer chez lui, mais je ne veux pas que cette soirée se termine comme ça. Le fait de lui avoir raconté ma jeunesse a fait s'envoler toutes les vengeances que je voulais fomenter contre lui.

Je me lève et le retiens pas le bras :

- Sas', je... reste, s'il te plaît.

Pendant de temps là, quelque part au Japon

Fugaku regarde la dépouille de son frère à ses pieds, les poings crispés :

- Madara, tu n'aurais pas dû t'en prendre à mes fils, puis, se tournant vers l'un de ses hommes de main :

- Brûlez tout, qu'on ne le reconnaisse jamais.

- Bien patron !

à suivre …..