AN: Je sais que cela fait un bon moment que je n'ai pas repris cette histoire.
L'avantage d'une histoire qui a commencé sur papier est que lorsque ton ordinateur se plante et que tu as complètement oublié de sauvegarder ton travail, au moins tu peux le retrouver dans tes archives papiers... après avoir bien fouillé! Je ne peux pas dire que c'est le cas des histoires que je traduits petit à petit ou de mon autre fiction. Tout à recommencer! Mais, je ne désespère pas.
Bon, passons aux choses sérieuses... Enjoy!
POV Emma
Je la regarde s'éloigner. Je voulais la retenir. Je le voulais plus que tout. Il me suffisait d'allonger le bras et de refermer la main autour de son poignet... Elle est juste là. A portée de main... Mais, c'est comme si mon corps pesait des tonnes. Je ne pouvais l'atteindre, empêchée par ce corps traitre. Je ne pouvais bouger sous sa lourdeur soudaine.
Alors, j'ai ouvert la bouche. Je voulais lui dire, non, la supplier de rester. Au diable ce que j'ai dit au reste de la ville. Je ne peux pas me résigner à la laisser partir. Mais, comme le reste de mon corps, aucun son ne pouvait sortir de ma bouche. Ils étaient bloqués au fond de ma gorge. Sèche après ces émotions violentes depuis la veille et l'alcool consommé.
Je serre les poings, incapable d'exprimer ma frustration. Je voulais tellement être près d'elle que j'avais oublié la personne responsable de ce bordel. Henry... Oh lui! Il va passer un sale quart d'heure!
Soudain, elle est de nouveau devant moi. A nouveau, une lueur d'espoir nait en moi. Mais est vite éteint lorsqu'elle prononce ces mots trop durs à entendre:
"Je crois que c'est le moment de nous séparer mademoiselle Swan."
"Madame le maire..., Régina...", tentais - je à nouveau
"Nous n'avons plus rien à nous dire", me coupe - t - elle doucement.
Après une courte pause, elle murmure, comme une finalité:
"Prenez soin de cette ville et de mon...VOTRE fils"
"Je ne signerai pas ces papiers", concluais - je en la voyant se retirer.
Elle marque un temps d'arrêt tandis que je continue:
"Vous serez toujours sa mère... et je le garderai jusqu'à ce que vous reveniez... de vous-même."
"Vous perdez alors votre temps. Je ne reviendrai pas. C'est ce qu'Henry veut..."
Mes dents se serrent à l'évocation même de son nom. Je retiens avec difficultés ma rage, avant de lui dire:
"C'est un gamin qui ne sais pas ce qu'il veut... Il reviendra vite à la raison."
Et ça, je le garantis. Mais, je ne vais pas le dire tout haut. La connaissant, elle ira rapidement le voir pour le réconforter... et se fera rembarrer par ce bâtard. Elle sera encore plus déçue et meurtrie qu'elle ne l'est déjà. Rien ne changera. Il sera toujours le gamin gâté pourri qu'il a été jusqu'à présent, se croyant supérieur à tout le monde.
Je vais le faire payer. Je vais lui donner une leçon qu'il n'oubliera pas de si tôt... Je vais lui apprendre ce que c'est d'être traité comme l'ai été. Je vais lui apprendre ce que c'est la méchanceté, ce que c'est de perdre l'espoir...
Dans un dernier sursaut d'énergie, je lui demande:
"Jusqu'à ce que vous reveniez le récupérer, est ce qu'on peut crécher ici?"
A ces mots, la jeune femme se retourne. J'ajoute rapidement:
"Il aura besoin d'un endroit qui lui soit familier... et l'appart. de Marie-Margaret est trop petit pour nous tous... A moins que vous aviez l'intention de vendre?"
Je savais très bien qu'elle voulais vendre. Mais, j'espérais simplement, en faisant ainsi, qu'elle aura encore des liens avec cette ville. Des liens qu'elle ne pourra couper complètement. Avec un peu de chance...
"Je... Très bien"
"Combien?... Le loyer..."
"Vous..."
"J'y tiens."
"Je vous le communiquerai par l'intermédiaire de mon avocat", arrive t - elle à me répondre.
"Je pourrai passer chez vous et..."
"Ne poussez pas shérif.", menace - t - elle
Je lève automatiquement les bras en signe de soumission. C'était pourtant bien tenté. Je soupire tandis qu'elle revient près de moi. C'est le moment où jamais de lui dire ce que j'ai sur le cœur... Détectant mon hésitation, elle prend une de mes mains et y pose les clés de la maison. Puis, soigneusement, elle ferme mon poing avant de me regarder une dernière fois. Du bout des lèvres, je murmure dans un souffle à peine audible:
"Restes..."
"Je ne peux pas... Je suis certaine que vous allez vous en sortir."
Malgré ces dernières paroles d'encouragement, j'avais l'impression que la Terre entière se refermait sur moi. Toutes ces responsabilités qui me tombent dessus d'un coup. Comment pouvais - je m'en sortir sans cette femme formidable à mes côtés? Cette femme qui m'a remise, sans le savoir, sur le droit chemin. Comment saurais - je rester dessus sans Régina Mills?
