On continue, pendant qu'on y est, on va pas s'arrêter en route quand même !!


-Kirihara-kun !!

L'interpellé se retourna et soupira. Encore ce Sengoku…Il le trouvait plus que collant. Mais apparemment il était un peu comme Kikumaru, débordant d'affection envers tout le monde. Pourtant, Kirihara ne lui avait jamais rien demandé ! Il pouvait bien se garder ses accolades et autres sourires charmeurs !

-Tu t'enfuis où comme ça ?

-Ca te regarde peut-être ?!

-Allez, fais pas ton timide !

Voilà, encore ce bras. Ce bras qui connectait leur corps entre eux, et qui devenait vraiment trop encombrant.

-Lâche-moi ! Ordonna le deuxième année.

-Ok, ok. Désolé.

'Il est trop collant ! Débarrasses-toi de lui !'

Akaya tenta d'ignorer cette remarque mais la voix insista.

' Elimine-le, comme les autres ! Ah ah !'

-Tais-toi, grinça Kirihara.

-Ah ? Kirihara-kun ? Qu'est-ce que…

-La ferme ! Il n'appartient qu'à moi !

Sengoku eut un geste de recul. Alors il n'avait pas rêvé, ces yeux rouges qui le fixaient appartenaient réellement à Kirihara.

-Kirihara-kun, c'est quoi cette histoire ?!

A ces mots, le rouquin empoigna le jeune homme et le fixa à son tour.

-Lâche-le, ce corps est le mien !

-Kirihara…kun… ??

« Non ! Vas-t'en ! Ca suffit !! »

'Tu ne peux t'échapper. Ce corps m'appartient !! Ah Ah Ah !!'

Sengoku n'eut pas d'autre choix que de gifler son kohai. Il pensait qu'ainsi il reprendrait ses esprits.

-Kirihara-kun !!!

-Je…Ah ! Vas-t'en…laisse-moi.. !

'Pft ! C'est bon…pour cette fois !! Ah Ah Ah !!'

Les yeux du jeune homme retrouvèrent leur couleur normal mais ce dernier était tout tremblant et légèrement en sueur.

-Kirihara ?

-C'est…c'est rien.

Sengoku lui lâcha le poignet. Vraiment, Kirihara l'intriguait. Il lui semblait avoir eu à faire à une autre personne l'espace de quelques instants.

-Tu vas bien ??

Akaya essuya son front et reprit sa route comme si de rien n'était. Le joueur de Yamabuki ne l'entendait pas de cette oreille, hors de question de le laisser filer.

-Quoi encore ?

-Hum…Ca te dit de frapper quelques balles avec moi ? demanda le rouquin dans un magnifique sourire, bien décider à ne pas laisser le joueur seul.

-T'es vraiment collant, tu sais ?

-Allez !!

-Pft…A condition que tu…

-Je ne dirais rien, ce sera notre petit secret, Ki-ri-ha-ra-kun.

Ils cherchèrent un court de libre et commencèrent leur échange. Sengoku bien déterminé à découvrir le secret de son kohai.

A quelques pas de là…

-Tu ne devrais pas t'inquiéter pour lui.

-Yukimura a tout misé sur Akaya alors je me dois de veiller sur lui.

-Genichiro, je pense que ce Sengoku peut-être utile à notre petit démon.

-Hum…

L'empereur réajusta sa casquette et retourna avec son groupe.

OoO

Ann arriva en courant vers Kamio et l'entraîna à l'écart des autres joueurs.

-Ann-chan ??

-Je...je…

Le cœur de Kamio se mit à battre la chamade. La jeune fille semblait faire un effort considérable pour parler. Ce pourrait-il qu'elle essaie de lui dire ce qu'il espérait tant ?

-Il faut que je te dise quelque chose.

Le ton de la collégienne était vraiment grave, ce qui n'était pas pour calmer le jeune homme.

-Kirihara-kun, il a vraiment un problème !!

-…Ah ?

Il sembla à Kamio que sa mâchoire s'était décrochée…Kirihara ? Qu'est-ce qu'elle avait à parler de ce provocateur ?

-Je l'ai vu… Tout à l'heure, avec Sengoku-san…

-…Hé ?

Sengoku ?? Mais qu'est-ce qu'elle raconte ??

-Kamio-kun, tu m'écoutes !!

-Ah…Désolé….

Ca avait l'air plutôt sérieux…

Elle lui expliqua qu'elle avait assisté à la petite scène entre Sengoku et Kirihara et qu'elle avait entendu la conversation entre les 2 autres joueurs de Rikkai.

-Je crois que c'est sérieux, Kamio-kun.

-On dirait en effet. Eloigne-toi de lui, on sait jamais.

-Mais tu es bête ou quoi ?! Je te dis qu'il doit être malade !

-Ann-chan, ce type est dangereux !

-Tu n'es qu'un égoïste !

-Ah ?

Mais qu'est-ce qu'il racontait ?! Le voilà qui s'engueulait avec son amie maintenant.

-Ann-chan…ne me dis pas que…tu…Kirihara…

-Arrête de dire n'importe quoi ! Je me fais du souci pour lui, c'est tout !

-Excuse-moi, je raconte n'importe quoi…

La jeune fille appuya son front sur le torse de Kamio, murmurant qu'elle voulait comprendre ce qu'il se passait.

-Il a envoyé mon frère à l'hôpital. Je veux savoir pourquoi.

-Je comprends.

Il rougissait. Jamais elle n'avait été si proche de lui. Mais là, elle avait plus besoin de réconfort que de subir l'assaut d'un ado possessif et grincheux. Alors c'est sans arrières pensées qu'il la prit dans ses bras, lui caressant les cheveux d'une main, la serrant contre lui de l'autre. Elle répondit à son étreinte en s'agrippant à son t-shirt, enfouissant d'avantage sa tête contre son torse.

OoO

Dan était chargé de rassembler les joueurs pour l'entraînement de l'après-midi. Il arriva en courant sur le court où se trouvaient Sengoku et Kirihara. Il indiqua le lieu du rassemblement et repartit comme il était venu.

Sengoku se mit à rire à la vu de son joueur.

-Nee, tu ne trouves pas qu'on dirait un petit chien ???

Akaya leva un sourcil et s'imagina le petit Dan en chiot suivant Akutsu partout. Il ne put se retenir de rire.

-Il me fait délirer ce petit, avoua Sengoku.

Kirihara rigola de plus belle, ce qui fit sourire son senpai.

-Voilà, c'est mieux, non ?

-…

Le vice-capitaine de Yamabuki ébouriffa d'avantage les cheveux du jeune homme. Par réflexe, Kirihara recula. Il n'était pas vraiment habitué à ce genre de contact. Il détourna la tête pour cacher sa gêne. Vraiment, ce Sengoku était quelqu'un de bizarre.

-On ferait mieux d'y aller, non ? Vu le coach qu'on a…

Sengoku acquiesça, il allait s'agripper au bras du collégien mais se retint. Apparemment, Kirihara n'était pas trop 'contact humain' et il ne valait mieux pas chercher à le contrarier, au risque que la situation vécue un peu plus tôt se reproduise.


Courage, c'est bientôt fini...