Dernière partie ! Rendez-vous à la fin du chap...


Le torse gonflé, le nez en l'air, Horio était entré dans son mode 'J'ai deux ans de Tennis'. Et comme à chaque fois, les autres ichinen n'hésitèrent pas à se moquer de lui. Ann choisit ce moment pour s'éclipser et se mit en quête de Kamio.

Elle l'aperçut qui était avec Momoshiro et Kikumaru. Connaissant le caractère des joueurs elle préféra ne pas s'approcher du petit groupe. Elle n'était pas d'humeur à supporter Momo et encore moins les allusions de Kikumaru. Aussi, elle envoya Shinji passer un message à son ami.

Elle attendit donc que Kamio la rejoigne au première étage, chose qu'il fit avec une rapidité étonnante, il faut le souligner. En même temps, Kamio était connu pour être un as de la vitesse…

-Ann-chan ! Il s'est passé quelque chose de grave ???

-Hein ? Non !

L'air paniqué de Kamio la fit presque rire.

-Mais qu'est-ce que Shinji t'as raconté ?

-Que tu voulais me voir de toute urgence.

Le 'toute urgence' était évidemment de trop. Oubliant vite ce petit détail, Ann abandonna son sourire pour un air plus sérieux.

L'expression de son amie lui fit mal au cœur. Il n'aimait pas la voir ainsi. Son corps réagit instinctivement, sa main caressa la joue de la jeune fille pour la rassurer.

Réalisant ce qu'il était en train de faire, Kamio entreprit d'ôter sa main qui glissait maintenant derrière le nuque de la jeune fille. Mais Ann l'en empêcha, portant la main du jeune homme à ses lèvres pour y déposer un baiser.

-Ann-chan, murmura Kamio en se rapprochant d'avantage.

Elle ne semblait pas vouloir s'enfuir, ils étaient seuls, il n'y avait donc aucun risque que cette fois sa tentative rate…alors il l'embrassa. Elle répondit au baiser, l'amenant à se serrer encore plus contre elle.

OoO

La blague d'Eiji fit rire toute l'assistance, y compris Sengoku. Une fois son souffle reprit, il fouilla la pièce des yeux. Plusieurs joueurs avaient déjà quitté les lieux. Kirihara non plus n'était plus là. Peut-être était-ce dû à son radar intégré 'spécial drague' mais il avait une idée de l'endroit où pouvait se trouver le jeune homme.

Il s'excusa donc auprès des autres et sortit du réfectoire. Au passage, il aperçut Ann et Kamio qui marchaient main dans la main.

« Ils se sont enfin décidés ! Lucky, Kamio-kun ! »

Comme il s'y attendait, Kirihara frappait quelques balles sur l'un des courts du complexe.

-Kirihara-kun ! prononça le rouquin, sourire aux lèvres.

Le joueur de Rikkai l'ignora, continuant de renvoyer la balle contre le mur. Sengoku, mains dans les poches, l'observa quelques minutes avant de lui proposer de jouer contre lui.

-Dégage !

Le ton du joueur n'était pas celui qu'il lui connaissait. Il avait sentit une réelle haine se dégager du jeune homme.

-Où est Kirihara ?!

-Ce cher petit dort bien tranquillement ! Il a enfin comprit qui était le maître ici !

Sengoku se jeta sur son kohai, ils tombèrent violemment au sol. L'autre moi de Kirihara leva sa raquette vers Sengoku pour le frapper mais ce dernier lui arracha 'son arme' des mains et la lança sur le côté.

-Fais le revenir ! cria le rouquin.

-Dégage, il est à moi !

-Fais le revenir !!

Kirihara se débattait mais Sengoku le maintenait fermement au sol.

-Lâche-moi, rageait le plus jeune.

-Jamais !

-Bordel, lâche-moi !!

Plus il ordonnait au jeune homme de le lâcher, plus il criait. Plus il criait et plus Sengoku avait mal. Il avait mal pour l'esprit torturé de son ami.

-Sen…goku…fit Akaya d'une petite voix.

-Tu es..

Profitant de ce moment de relâchement Kirihara repoussa son agresseur et inversa leur position. C'était maintenant lui qui avait le dessus, il pouvait faire ce qu'il voulait du jeune homme.

-Je vais te détruire !!

Il se passa la langue sur les lèvres et frappa un premier coup de poing, puis un deuxième. Sengoku, depuis son entraînement en tant que boxer, savait comment encaisser les coups mais cela ne lui empêchait pas d'avoir mal de voir son ami dans cet état.

-Ah ah ah !!

-Kiri…hara…

Du sang coulait au coin de sa bouche, il avait les yeux embués par les larmes. Il entendait raisonner avec effroi le rire démoniaque du jeune homme. Il agrippait de toutes ses forces le poignet gauche de son kohai.

-Tu peux me…frapper tant que tu veux…je ne lâcherai pas prise.

-Je…Qu'est…

'Laisse-moi ! Je dois le finir !'

-Non ! Arrête !!

'Il faut le..'

-LAISSE-LE !!

Kirihara hurlait, les mains sur les tempes, essayant de faire taire cette voix intérieure.

-Ca suffit ! Ca suffit, répétait le plus jeune.

-Kirihara…

Sengoku chercha le regard de son ami. Ses yeux n'étaient plus rouges, enfin si, ils l'étaient mais à cause des larmes qui perlaient sur ses joues. Sengoku se redressa comme il put et prit le jeune homme dans ses bras, le serrant autant qu'il pouvait.

-C'est fini, murmura l'aîné. C'est fini.

Akaya se laissa aller dans les bras de son senpai, profitant de la protection qu'il lui apportait. Entre deux sanglots, il bredouillait des excuses et à chaque excuse Sengoku resserrait son étreinte.

Au bout de longues minutes, Kirihara s'écarta pour oser affronter le regard de son senpai. Quand il vit les marques de ses coups sur son visage, il ne put retenir de nouvelles larmes.

-Je suis désolé…je suis désolé…

De ses pouces, Sengoku essuya les larmes du jeune homme et appuya son front contre le sien, ses mains glissant dans ses cheveux.

-Je ne t'en veux pas. Tu es revenu, c'est le principal.

Il posa ses lèvres sur les siennes. Légèrement tremblant, Kirihara accepta ce baiser.

OoO

Kamio, qui avait entendu des cris provenant de l'extérieur, sortit en trombe du bâtiment, Ann sur ses talons.

-Ann-chan, fit le rouquin, le ton grave. Va chercher Sanada-san !

Elle s'exécuta et Kamio ouvrit la porte du court. Mais la scène à laquelle il assistait lui fit faire demi-tour. Il n'avait aucune envie les déranger pendant leur étreinte…

Pourtant, quelques minutes plus tôt il avait entendu crier…

-Je pige plus rien moi !

Sanada arrivait en courant accompagné d'Ann.

-Qu'est ce qu'il se passe ?

-Ben rien en fait, fausse alerte…

Le regard que lui lança le vice-capitaine de Rikkai lui glaça le sang.

-On a entendu des cris, avoua Ann.

-Des cris ?

Sengoku et Kirihara arrivèrent à ce moment et Sanada examina son joueur de la tête au pied. Puis il fit de même avec Sengoku. Il remarqua les blessures du joueur.

-Akaya…

-Sanada-fuku-buchô, je suis…

-Bah, c'est rien ! On a eu un léger différent, c'est tout. N'est-ce pas, Kirihara-kun ? mentit Sengoku.

-..Hum…

Mais Sanada n'était pas dupe, tout comme il était au courant du problème de son kohai. Il posa une main sur sa petite tête d'algue et lui dit :

-Ne recommence plus, d'accord ?

-Hum.

-J'y veillerai, assura Sengoku en passant un bras autour des épaules de Kirihara.

Sanada inclina légèrement la tête en signe d'approbation. C'était comme l'avait prédit Renji, ce Sengoku saurait s'occuper de Kirihara.

Une fois Sanada parti, Ann examina le visage de Sengoku.

-Il faut vite soigner ça ! Viens avec moi.

-Avec plaisir ravissante demoiselle.

Elle entraîna le jeune homme vers l'intérieur sous les regards cois des deux autres. Kamio tendit un bras en direction de la jeune fille.

-Ann-chan !!!

-Sengoku…murmura Akaya.

Les deux deuxièmes années s'échangèrent un regard pas très rassuré et coururent rejoindre les jeunes gens.


Voilà !!

Kirihara : C'était quoi CA ??

Hein ? Bah, ce qu'on m'avait demandé : du Sengoku/Kirihara et j'ai rajouté ma touche perso : Kamio/Ann..

Kamio : C'était un peu niais par moment !

Bah…pour les passages 'affectifs', je suis pas douée, désolée…

Euh…pourquoi Kirihara a allumé ses lanternes ??

Ann : Laisses-toi faire, il vaut mieux !

Hein ? Et une minute, attendez ! Sengoku ! Pose cette corde tout de suite !

Sengoku : Désolé demoiselle…

Kamio ! Aide-moi !

Kamio : Pas le temps, je file !

Mais….


Hum…J'ai essayé de faire de mon mieux, mais la double personnalité de Kirihara a pris le dessus sur le côté humoristique que j'avais préparé…En plus, c'est le Kirihara du manga, vu son niveau de violence…

J'ai casé comme j'ai pu l'histoire pendant le camp d'entraînement, il y a des passages qui ne collent pas, mais bon, c'est de la fiction, alors on s'en fiche un peu…