Titre : Un mimétisme parfait

Disclaimer : Ils ne m'appartiennent pas

Rating : M / NC 17

Paring : Bill/Tom

Résumé : Quand deux êtres se rencontrent et s'attirent. Qu'ils ignorent qu'ils y sont l'un pour l'autre ... les sentiments sont mit à rude épreuve.

Note :Cette histoire est un slash avec de l'inceste, donc il s'agit d'une relation entre hommes, si vous n'aimez pas, ben partez.

Note 2 : Certains personnages m'appartiennent. Ceux ci sont quelques peut étranges ainsi que leurs relations avec les personnages. Je m'excuse d'avance de l'étrangeté (ça se dit ?) de cette fic et de l'incompréhension qu'il risque d'y avoir dans certains chapitres. J'essaye dde faire au mieux.

Entre //... // pensées des personnages


Me revoilà enfin !!! Désolé du retard mais là où j'étais, je ne pouvais pas poster la suite (pas internet). Je n'ai pas fait les RAR parce que j'ai vraiment pas la tête à ça. J'essayerais de les faire pour ce chapitre. En tout cas, tous vos reviews m'ont fait chaud au coeur.


// Il la pose enfin ... cette question que je redoutais tant. //

Tom fixait Bill, attendant une réponse. Le brun semblait gêné, perdu. Il avait baissé la tête, fixant ses pieds. Ses doigts s'entremêlaient. Tom comprit que sa question était plus qu'embarrassante.

Le blond prit ses affaires (c'est-à-dire pas grand-chose), poussa un soupir et sortit en courant de la chambre.

Bill n'avait pas bougé, il ne comprenait en rien ce qui se passait.

POV de Tom

Je courais dans le couloir et dévalais les marches quatre à quatre. J'avais si honte de ce qui venait de se passer. J'étais tombé amoureux d'un mec. Je l'avais embrassé. J'avais failli aller plus loin ... failli. Pourquoi c'est un mec ? Pourquoi c'est pas une meuf ? Pourquoi je ressens tout ça ... pour lui ?

Je m'étais retrouvé en bas des escaliers en calbut. Je m'habillais en vitesse et me mis à courir droit devant moi. Je revoyais en boucle la scène de ce matin.

Je finis par m'écrouler au bord de la route, en pleurs. Recroquevillé sur moi-même je me laissais aller à ma douleur. Tout ce que j'avais pu ressentir avant lui n'était rien. Avec lui, j'avais enfin l'impression de vivre. Mais à croire que le bonheur m'était refusé ...

Je sentis mon portable vibrer. Je regardais qui m'appelais. Papa. Je décrochais.

- Allo, murmurais je entre deux sanglots.
- Tom ? Qu'est qui y a !!?
- Viens me chercher Papa.
- T'es où ? Me demanda-t-il affolé.
- Je sais pas trop, pas loin d'un hôtel. Je crois qu'il s'appelle Le grand Mirage rouge.
- Tu bouges pas j'arrive !!
- Oui.

Je raccrochais, serrant l'objet contre moi. Mon père était tout pour moi. C'était ma seule famille, la seule personne qui m'est comprit, du moins en partie. J'avais toujours su qu'il me cachait des choses sur sa vie passée, sur ma naissance, mais je n'avais jamais su. Il n'avait jamais voulu me le dire. Peut-être par peur de me perdre. Je ne sais pas. Mais malgré ça, malgré que je lui en voulais de me cacher ça, je l'aimais. Il était tout pour moi. Il était même plus qu'un père.

Je me rappelle quand j'étais petit. Je n'avais pas les mêmes relations que les autres enfants. Je restais toujours collé à lui, m'accrochant à sa jambe. Je faisais tout avec lui. Je jouais, je mangeais, je me lavais, je dormais. Sans lui j'étais perdu. Il me parlait toujours en allemand. On était dans notre petite bulle à nous. A l'école, on lui avait souvent fait des reproches, lui expliquant qu'il fallait que, pour mon bien, il change. Mais moi, je voulais pas. Je continuais en secret à avoir cette relation fusionnelle avec cet être différent à mes yeux. Au fil du temps j'ai commencé à me détacher de lui. Ça lui avait fait un peu mal de me voir m'éloigner, me prendre en charge.
Mais à 10 ans, j'ai fais quelque chose que peu d'enfant de mon âge font, je me demande même si y en a qui le font.
Je suis allé rejoindre mon père dans son lit. J'avais peur, je ne sais pas trop de quoi et seule la présence de mon père pouvait me réconforter. Je me suis glissé dans ses draps et me suis callé contre lui. Ses bras m'entourèrent et me serrèrent. Cela faisait si longtemps qu'on avait plus dormi ensemble et je crois que ça nous avait manqué à tous les deux. Je me suis endormi rapidement, rassuré. C'est au petit matin que j'ai fais cette chose. Je ne la regrette pas, j'en garde un bon souvenir.
Il dormait encore. Il était beau, encore plus que moi. Je me suis penché sur lui et l'ai embrassé sur la bouche. Je n'y ai pas mis la langue, juste un smack. Mais ce fût magique. J'avais l'impression de voler, d'être vivant.
Mais je me rendis bien vite compte qu'en réalité je ne l'étais toujours pas. Ce n'était pas ce qui me manquait ... c'était autre chose. Je croyais que ma relation père-fils, en revenant, me rendrait enfin heureux, mais non.
Je me relevais donc. Il avait les yeux ouverts et me souriait. J'étais assez gêné. Je me disais qu'il m'en voudrait. Il me serra juste dans ses bras.

- Désolé Tom, de ne pas te rendre heureux, me murmura-t-il.

Je me mis à pleurer.
Depuis ce jour, je ne l'ai plus jamais embrassé - c'est lui qui m'embrasse - mais j'ai toujours gardé cette relation un peu étrange avec lui. Parfois je viens le rejoindre la nuit, ou c'est lui. Je pourrais penser avec la maturité que ce n'est pas normal, mais en fait, ça ne me gène pas. Je sais bien qu'on est pas une famille comme les autres. Et en fait notre relation n'est en rien anormale quand on sait toute la vérité.

Une voix familière me sortis de mes songes.

- Tom !!!

Je sentis deux bras chaleureux me ramasser et me serrer très fort. Il était là. Il m'avait retrouvé.

- Papa ...
- Chut, Tom. Je suis là. C'est fini. Pourquoi je suis pas plus responsable ? Je t'ai abandonné hier soir et voila comment je te récupère.
- C'est rien papa, murmurais je.

Je sentis ces baisers sur ma peau. Sur le moment, je pensais que ça me réconforterait mais j'avais tort. Je venais de goûter à plus exquis que mon père. Le goût de Bill était resté sur mes lèvres ... son odeur sur moi. Mon père me souleva et me monta dans la voiture.

- Dis, Lionel ...
- Appelle moi Papa. Tu sais que j'aime pas quand tu m'appelles par mon prénom.
- Pourquoi ?
- De quoi pourquoi ?
- Pourquoi t'aimes pas ?
- Parce que je suis ton père.
- Je sais ... Dis Papa, quand tu embrasses une femme, c'est meilleur que quand c'est moi ?
- Non, me répondit il en baissant les yeux.
- Jamais ça l'a été ?
- Jamais.
- Je suis désolé Papa. Je croyais que pour moi aussi ... ce serait jamais.
- Qu'Est-ce que tu veux dire ? Me demanda-t-il pas rassuré par mes propos.
- J'ai goûté, ce matin, des lèvres plus douces, plus enivrantes plus chaleureuses que les tiennes.
- Tu ... tu es ... amoureux ? Me demanda-t-il angoissé.
- Oui, murmurais je.

Il me tourna le dos. Je le savais peiné. Je crois qu'on avait toujours espéré au plus profond de nous même que l'autre ne trouverait jamais mieux. Malheureusement, Bill était mieux, beaucoup mieux. Et même si il m'avait rejeté, je ne pouvais cacher ça à mon père. Nos relations seraient désormais différentes.

- Je t'aime toujours papa.
- Je sais, me répondit il avec un sourire forcé. Et alors vous sortez ensemble ?
- Non, dis je sur un ton déçu.
- Pourquoi ?
- C'est pas réciproque apparemment. En fait je sais pas trop. Je n'ai pas eu de réponse.
- Tant que tu n'as pas de réponse faut pas perdre espoir. Elle doit te répondre.
- Il, papa. Il.
- Il ? Ah ? Il. Ok, si c'est ton choix. Je te comprends. T'as dormi avec ?
- Juste dormi ; à l'hôtel du Grand Mirage machin.
- Il y est encore ?
- Je pense. Pourquoi ?
- On y retourne, s'exclama-t-il.
- Hein ? Mais t'es pas bien !!! Je veux pas le revoir. Il veut pas me revoir.
- Tu te tais Tom. J'ai plus d'expérience que toi en la matière, avec toutes les relations que j'ai eu.
- Je sais. Je sais.

Quand mon père avait quelque chose en tête, valait mieux se mettre de son coté et ne rien dire. On arriva donc devant l'hôtel. J'avais peur. Je n'osais pas descendre de la voiture. Mon père sortit et m'attrapa de force.

- Non, Papa, je suis pas prêt !!!
- On ne l'est jamais fiston.
- Pitié.
- Quelle chambre ?
- 483.
- Allez ouste, on y monte.
- Nan.
- Fais pas ton gamin.

Je venais de m'asseoir en tailleur par terre et boudais.

- Si.
- Dans ce cas, me reste plus que la dernière solution.

Je le regardais, interloqué. Il m'attrapa, me souleva et me mit sur son épaule, comme un vulgaire sac à patate.
Je tapais des poings et des pieds et poussais des hurlements. Les gens nous regardaient, mais ça n'avait pas l'air de le gêner.

- Repose moi !!!
- Si tu marches.
- Nan.
- Idem.
- Au secours, mon père me kidnappe.
- T'es pas très crédible avec ça.
- Au viole !!
- Dis pas ça voyons, je serais tenté de le faire après.
- Gloups. Bon d'accord je marche.

Il me posa mais ne me lâcha pas la main. Il avait peur que je m'enfuie en courant. J'aurais bien essayé, mais à quoi bon, il m'aurait rattrapé. On rentra dans l'hôtel et monta directement au 4ième étage.

- Avant que je prenne la raclée de ma vie, Est-ce que tu pensais réellement ce que tu disais ?
- De quoi ? J'ai dis tellement de chose.
- Que tu ... tu me violerais.

Il attrapa mon visage entre ses mains et plongea son regard dans le mien. Ses yeux verts, je les aimaient trop mais pas autant que ceux de Bill.

- Si tu l'avais voulu, ... oui.

Je savais qu'il me répondrait ça. Je savais que pour lui j'étais plus qu'un fils. Pour moi aussi il était plus qu'un père. Je savais que j'étais tombé un peu amoureux de lui. Plus d'une fois j'y ai pensé, ... qu'on était amants. Mais ma rencontre avec Bill a tout chamboulé.
Je rougissais à ses mots et déposais furtivement un baiser dans le coin de ses lèvres.

- Pour ne pas te perdre, murmurais je, un sourire un coin.
- Jamais je ne t'abandonnerais Tom, me dit il en me serrant dans ses bras. Aller c'est à toi de jouer maintenant. Je t'attends dans le hall.

Je le vis s'éloigner, me laissant seul, puis disparut. Je pris mon courage à deux mains et toquai à la porte de sa chambre. Je n'eu aucune réponse.

// Il est partit, c'est trop tard. //
Déçu, je commençais à partir quand je sentis une main m'agripper.

- Reste, s'il te plait, me dit cette voix rassurante.


Et voilà le chapitre 6. Verdict ? Aimé ? Pas aimé ?

Une petite review ?

Je pense reprendr"e un postage plus régulier (un par semaine).

Prochain chapitre : L'ascenseur - avec lemon