Merci à tous pour vos reviews, vous me motivez pour vous écrire la suite.

Donc voilà déjà un slash, le premier d'une série mais certainement le plus long.

Comment se venger pour vivre heureux?

Chapitre 5 : Nuit de rêve ou rêve d'une nuit?

- Où veux-tu aller? demanda-t-il, toujours méfiant.

- Dans un endroit plus… intime, plus à l'abri des regards.

- Et si j'acceptais…

- Tu passerais la plus belle nuit de ta vie.

- La plus belle, dis-tu et qu'est-ce qui te fait croire que j'ai envie de toi, lui murmura Harry.

- La bosse que je sens contre moi, peut-être, à moins que ce ne soit la mienne…

Harry baissa la tête, regardant l'entrejambe du jeune homme. C'était… assez éloquent.

- D'accord mais il va falloir se dépêcher, l'intima Harry.

- Pourquoi? s'étonna Drago.

- Parce que sinon je vais te sauter dessus ici.

- Dommage que je n'habite plus chez les Serpentards, on aurait été plus proche.

- Tu ne connaîtrais pas de raccourcis par ici?

- Bien sûr!

Il attrapa sa baguette et prononça rapidement une formule associée à un geste de la main.

Une porte apparut à quelques pas d'eux :

- Par là, d'ici, c'est le chemin le plus court, c'est le plus direct.

Et ils se mirent à courir. Ils coururent à travers le dédale de couloirs. On aurait dit que le diable était à leurs trousses. Arrivés au couloir des préfets, ils s'arrêtèrent. Malefoy lui fit signe de se taire, ils ne devaient pas alerter les autres préfets. Ils s'empressèrent de rejoindre la chambre de Drago. Cette dernière était décorée aux couleurs de Serpentard. Des bougies étaient disposées un peu partout, sur les tables de nuit, sur les bibliothèques, etc… de fines bougies blanches qui s'allumèrent simultanément à leur entrée.

- Waow! s'exclama Harry.

- Quoi? demanda Drago.

- Quel romantisme, ironisa-t-il.

- Aucune de mes conquêtes n'a eu à s'en plaindre jusqu'à présent.

Harry grimaça.

- Tu es méchant de me dire ça , tu vas me le payer.

Il souleva Drago qui installa ses cuisses autour de la taille du brun. Il commença à dévorer cette gorge si pâle et si appétissante. Il y passait la langue, de bas en haut, de haut en bas. Il plaqua Drago contre l'un des murs pour s'alléger d'une partie de son poids et libérer ses mains qui commencèrent à explorer ce corps divin. Il ne voulait plus penser aux autres filles qu'il avait mises dans ce lit. Il ne voulait plus penser qu'à eux deux comme si cette nuit devait être la seule qui leur serait offerte. C'est pour cette raison qu'il ne se contrôla pas. On peut même dire qu'il se déchaîna.

Après avoir exploré de long en large cette gorge nue, il se décida enfin à allonger son amant sur le lit. Harry se redressa et commença par retirer la cape du blond. Puis il l'observa quelques instants : chemise débraillée, légèrement sortie de son pantalon, ceinture défaite.

- Drago, tu es encore plus beau débraillé, commenta-t-il.

- Et tu sais comment je suis le plus beau? Nu!

- À vos ordres, chef.

Il enleva lentement les quelques boutons de sa chemise qui lui avait résisté jusqu'alors. Ce torse, nu, imberbe, pâle, quel ravissement. Il y passa la langue tout en descendant la braguette du pantalon. Il n'avait pas un seul instant à perdre. Si cette nuit devait être unique, il devait rapidement en venir à l'acte lui-même. Il ne prit même pas la peine de lui enlever son pantalon et se contenta de passer sa main sous le boxer pour en libérer la verge du blond. Ce geste lui valut une petite série de gémissements et de petits halètements. Il était aussi excité que lui. Il descendit rapidement du bout de sa langue le torse de son amant. Il descendit tant qu'il arriva à l'objet convoité. Après un rapide regard sur le visage de Drago, tendu à l'extrême, sensible au moindre de ses gestes, les yeux fermés, Harry sut qu'il devait y aller, maintenant, avant qu'ils n'explosent, l'un comme l'autre. Le premier coup de langue fut le plus exquis, c'est toujours le plus exquis. On ne s'y attend jamais, on l'attend sans relâche, sans plus jamais y croire. Et quand il arrive enfin, on s'étonne à chaque fois.

Harry léchait le sexe de Drago sur toute sa longueur. Il allait et venait, passant d'un côté à l'autre en s'arrêtant sur le gland rougi par cette attente. Drago essayait de parler mais aucun mot ne voulait passer la frontière de sa bouche. Il se mordait trop les lèvres pour qu'un seul autre son que des gémissements puissent sortir. Il aimait cette sensation de perte de contrôle, de liberté, de délivrance. Et Harry s'amusait à l'amplifier à chaque coup de langue. Harry stoppa cette torture pour passer à une autre. Il le prit entièrement en bouche. Là, Drago ne put réprimer son cri. Heureusement que les chambres étaient insonorisées entre elles sinon ils auraient ameuter tous les autres préfets ou peut-être pas car Hermione était avec Ron. Et mon oreille, supra indiscrète, me dit qu'elle faisait des bêtises pas très catholiques avec lui et qu'ils auraient mieux à faire que de bouger à cet instant précis mais revenons-en à nos deux tourtereaux, très occupés.

Harry se plaisait à le torturer ainsi mais son propre désir, lui, n'en pouvait plus. Il se décida donc à arrêter et, sans un regard à sa proie, se leva. Drago avait rouvert les yeux et le questionnait du regard. Mais Harry lui tournait le dos. Et ce n'est qu'au moment où sa cape noire glissa délicatement le long de son dos que Drago comprit. Harry allait lui offrir un strip-tease. Il se releva, prenant appui sur ses coudes. Il en profita pour enlever totalement sa chemise, restée coincée par les boutons de manchettes. Harry déboutonna lentement sa chemise, tout en ondulant du bassin, sensuellement. Harry voulait quelques minutes auparavant seulement lui sauter dessus rapidement, profiter de son corps jusqu'à épuisement mais à présent, il préférait jouer avec ses nerfs avant. Et rien qu'à entendre la respiration saccadée de son amant, il savait qu'il était sur la bonne voie. Un à un, les boutons cédèrent et bientôt, il lança la chemise derrière lui. Malefoy se la prit en pleine tête. Après l'avoir humé, inspirant à pleins poumons l'odeur suave de son partenaire, il la balança à l'autre bout de la pièce sans lâcher Potter des yeux. Il faisait glisser sa ceinture d'un pan à l'autre avec une extrême délicatesse. Quelques instants plus tard, la braguette trinquait à son tour et son pantalon ne fut lus que de l'histoire ancienne. Tout en enlevant pantalon et chaussures, il en profita pour se débarrasser de ses chaussettes, tue l'amour pour tout acte sexuel qui se respecte. Et c'est donc un Harry Potter vêtu d'un simple boxer gris anthracite qui se rassit sur le lit. Il tira sur les vêtements de Drago, le laissant entièrement nu et vulnérable. Puis s'allongea sur lui, lui couvrant le visage de baiser. Le moment était venu. Il plongea ses yeux dans ceux métalliques de Drago. Il voulait son aval. Les yeux gris devinrent du métal en fusion. Il le voulait lui aussi, le sentir en lui, être uni au plus profond de son corps. Harry approcha donc ses doigts que Drago happa, pris d'une faim insatiable. Il les lécha tant et si bien qu'ils luisaient à la lueur des bougies. Harry fit entrer le premier doigt dans l'intimité de Drago d'une main et de l'autre, il saisit la verge encore gonflée de désir. Tandis qu'il ancrait plus profondément son doigt, il commença un va-et-vient léger pour atténuer la douleur. Puis il introduisit un second doigt, suivit quelques instants plus tard, d'un troisième. Le sentant suffisamment dilaté et détendu, Harry retira ses doigts ce qui, pour son plus grand plaisir, soutira un petit gémissement à son ami. Il retira alors son boxer d'un habile mouvement de jambe. Se retrouvant nu à son tour, il s'approcha au plus près des hanches offertes. Il se saisit de ces mêmes hanches et les suréleva pour placer à l'entrée sa verge tendue à l'extrême. Il le pénétra en une seule fois ce qui arracha un petit cri de douleur au blond. Harry cessa toute activité le temps que son amant s'habitue à son imposante présence. Il continuait cependant son léger va-et-vient contribuant à sa détente. Dès qu'il fut prêt, Drago rouvrit les yeux pour lui faire comprendre son impatience. Dès que leurs regards se croisèrent, la danse commença sur un rythme effréné. Les halètements se succédèrent, de plus en plus rapides, de plus en plus saccadés. Leurs respirations se mêlèrent tout comme leurs corps. Leurs yeux ne se quittèrent plus. Sentant Drago se contracter, il sut qu'il pouvait se libérer. Dans un rugissement rauque, Harry éjacula au plus profond du corps de son amant. Ce dernier jouit à son tour entre leurs deux corps couverts de sueur. Harry reprit son souffle pendant quelques instants avant de se libérer de Drago. Il déposa un petit baiser sur les lèvres de son amant avant de s'allonger à ses côtés. Ils ne se touchaient plus. On aurait dit deux étrangers. Un silence pesant s'imposa, lourd de sens et de sous-entendus. Ils digéraient ce qu'il venait de se passer. Ils avaient couché ensemble mais ne savaient toujours pas ce que l'un et l'autre ressentaient.

Harry, en sa qualité de Gryffondor, fit le premier pas ou plutôt il parla le premier :

- Pourquoi? demanda-t-il simplement.

- Parce que je te voulais, toi, et aucun autre. Parce que quand j'ai appris pour toi et Ginny, ça m'a effondré. Je n'ai pas réussi à en dormir de la nuit et quand je suis passé à la salle sur demande et que j'ai vu que tu n'étais plus avec elle, je t'ai cherché partout. Quand je t'ai retrouvé, je me suis énervé contre toi quand j'ai vu ton sourire et que tu étais débraillé…

- Tu sais pourquoi je souriais, Drago? Parce que je venais de m'apercevoir d'une chose, je comprenais enfin pourquoi je t'avais rejeté dès notre première rencontre. On m'avait influencé et j'en rejetais la faute sur toi. Je m'en voulais tellement que je me suis à ta recherche pour t'avouer, t'avouer…

- Oui, Harry…

- que je t'aimais. Et ce depuis des années.

- Tu m'aimes? Tu en es sûr?

- Pourquoi tu doutes encore de mes sentiments? Après ce que je viens de te faire? s'outra faussement Harry en caressant le torse de son amant. Et pour toi, qu'est-ce que c'était ce soir? Une simple affaire de cul ou…

- Comment peux-tu douter de mes sentiments, Harry, après ce que je viens de te laisser faire? Tu es le premier à m'avoir pris! Pas que je regrette, non, j'ai A DO RE! Et je compte bien t'obliger à recommencer encore et encore!

- Alors, tu … tu … m'aimes? demanda timidement Harry, suspendant sa main au-dessus de Drago.

- Euh... C'est que je ne suis pas vraiment habitué à dire ça mais... oui, Harry, oui, je t'aime. Et c'est pour ça que j'ai changé de place en cours de potions, pour pouvoir t'observer à loisir, sans que tu puisses me voir. Parce que j'avais besoin de te sentir près de moi. C'est pour ça que j'ai adoré notre colle en potions parce que nous étions proches et que nous étions obligés de travailler ensemble.

Harry en avait les larmes aux yeux mais il ne voulait pas que Drago le voie. Il détourna la tête de son amant.

Drago le sentait s'éloigner, il le perdait. Il lui saisit le menton pour le ramener vers lui.

- Pourquoi pleures-tu? Il n'y a rien de mauvais là-dedans.

- Je m'en veux de t'avoir fait souffrir, toutes ces années perdues à se détester au lieu de profiter.

- Ce n'est rien mon ange, je ne t'en veux pas à condition que tu me pardonnes, moi aussi. Si je n'avais pas été aussi lâche, nous n'aurions pas été obligés d'attendre aussi longtemps.

- Je te pardonne.

Et sur ces derniers mots, il l'embrassa, unissant ses lèvres à l'homme de sa vie.

Alors qu'en pensez-vous? Moi, je trouve que c'est de la M…. mais bon, dites-moi ce que vous en pensez.

Désolée encore pour le retard mais je manquais de motivation. Première semaine de vacances depuis un an et demi donc démotivée de tout.

À plus pour la suite des aventures d'Harry et Drago qui arriveront très très bientôt, je vous le promets mais je dois aussi écrire une nouvelle pour un concours à rendre dans cinq jours et je ne l'ai même pas commencé.