Désolée du retard mais j'étais trop crevée, je suis en stage dans une librairie et, après avoir passé sept heures debout, je n'avais plus envie de me creuser la tête craignant que le niveau n'y soit pas.
Bonne lecture.
Promis, la suite arrive très vite.
N'oubliez pas les reviews !
Chapitre 8 : Premières sensations
Après deux heures de manque douloureux et de rêves inavouables, Harry et Drago se retrouvèrent enfin en cours de Soin aux Créatures Magiques. Harry s'était encore précipité à la fin du cours, ayant, depuis peu, pris l'habitude de ne plus attendre ses amis. Il s'arrêta à l'entrée du château, attendant là, son amant. Ses amis, Hermione et Ron, arrivant à leur tour, l'interrogèrent.
- C'est gentil de nous attendre, le remercia Hermione.
- Mais voyons Hermione, Harry était pressé de retrouver son cher ennemi Drago.
- Non, en réalité, c'est Neville que j'attendais. Mais bon, je me contenterais de vous. Et accessoirement, Ron, Drago est beaucoup plus mignon que toi.
Sur ces derniers mots, Drago et sa clique passèrent à leur tour les portes du château. Ayant entendu les derniers mots de son brun, ce dernier stoppa net. Il jeta un regard furieux vers Harry. Le Gryffondor lui envoya un regard suppliant, le priant de se taire. Le blond ravala sa rage et ses piques, il se vengerait le soir même. Quel programme !
Les cours de Soin aux Créatures Magiques se déroulaient toujours de la même façon : les Serpentards d'un côté, les Gryffondors de l'autre, se confrontant du regard, Hagrid veillant seulement à ce qu'ils ne s'entretuent pas.
Aujourd'hui, Harry et Drago profitèrent de cet affrontement pour se murmurer des insanités du regard. Ces deux heures leur serviraient de préliminaires, il fallait gagner du temps car la nuit serait trop courte tant leur imagination était grande.
Le cours, comparé aux autres de la journée, passa en un éclair, et heureusement d'ailleurs car, autant pour l'un que pour l'autre, l'excitation de leur corps était de plus en plus dure à cacher. Tout se passa très vite. Drago partit devant, comme à son habitude, sans attendre ses "amis". Tout en attendant les siens, Harry s'imagina Drago se préparant à son arrivée. Il voulait s'enfuir mais, ne voulant éveiller les soupçons, il calma ses ardeurs et prit son mal en patience.
Après un long quart d'heure d'explications diverses et inintéressantes, Harry se libéra de l'emprise de ses "amis". Enfin libre, songea-t-il, nous n'aurons pas le temps. Il traversa un certain nombre de couloirs avant d'apercevoir son but ultime : le couloir des préfets ! Harry frappa trois petits coups discrets à la porte du Serpentard. Elle s'ouvrit automatiquement, laissant apparaître un Drago vêtu d'un simple boxer gris anthracite.
Leurs cœurs s'emballèrent, les secondes durèrent une éternité, ils étaient enfin réunis et prêts pour une nuit de folie.
- C'est pas trop tôt ! vociféra Drago.
- Te plains pas, j'ai pu venir.
- Tais-toi, viens plutôt m'embrasser, le temps, c'est de l'argent !
- C'est moi le méchant, pas toi !
- Tu oublies que ce soir, on inverse les rôles. C'est à moi de profiter de toi, de te goûter.
- Alors vas-y, viens, joues au méchant. Prouve-moi que tu peux l'être.
- J'ai été méchant avec toi pendant six ans, je peux très bien l'être une demi-heure de plus, ajouta-t-il, langoureusement, les yeux plongés dans ceux de jade de son ami.
- En attendant, tu pourrais peut-être commencer par m'embrasser, lui proposa-t-il.
Et il se blottit contre le corps chaud de Drago. Mais ce dernier, au lieu de répondre explicitement à sa demande, lui embrassa le cou. Ses lèvres le firent frémir. Ce simple contact les mit en transe. Ils venaient d'entrer dans la quatrième dimension, celle où tout est possible, si seulement, elle pouvait aussi arrêter le temps. L'heure du dîner approchait à grand pas et Drago ne semblait pas pressé à passer aux choses sérieuses. Harry en était frustré et tentait, de temps en temps, d'approfondir leurs caresses. Il se faisait rembarrer à tous les coups, plus ou moins gentiment.
- Mais pourquoi ? lui avait-il demandé la première fois.
- Il faut que nous nous économisions pour cette nuit. Je t'ai promis que tu ne dormirais pas, souviens-toi.
- Mais je ne serai pas fatigué, je te le promets.
- Ça suffit sinon je te mets dehors, lui murmura-t-il à l'oreille.
Harry n'avait pas attendu cinq minutes avant de recommencer. Et il était resté, Drago ne l'ayant pas jeté comme un malpropre. Harry avait réussi à garder son pantalon. Après tout, Drago ne voulait pas jouer, pourquoi se serait-il déshabillé ? De toute façon, il savait que ce serait à son tour d'être en dessous alors autant qu'il soit bien préparé. Il attendrait donc la nuit et les friandises qu'ils s'étaient promis.
À 19h15, Drago repoussa Harry d'un geste un peu brutal. Ce dernier grogna avant que le blond ne lui montre l'heure. Ils se levèrent, Harry traîna des pieds pour lui faire comprendre qu'il n'avait pas du tout apprécié. Après une dernière moue, il le serra contre son corps brûlant, mordillant du bout de ses dents, le bout de chair laissé à sa portée.
- Aïe, gémit le Serpentard.
- C'est pour que tu ne m'oublies pas et que tu arrêtes de jouer les méchants.
- Sympa comme cadeau, tu viens de mériter quelques tortures supplémentaires.
- J'ai hâte de te sentir en moi, lui susurra Harry, avant de sortir de la chambre.
Harry arrivait, d'un pas traînant, dans la Grande Salle, mieux valait ne pas déroger à la règle et rester naturel.
- Harry, Harry, appela une greluche rousse en agitant les bras.
Ah, c'est vrai, je m'en suis pas encore débarrassé! Putain, combien de temps je vais encore devoir me la taper, celle-là ?
- Harry, où étais-tu ? J'espérais qu'on pourrait se voir avant le repas, je t'ai cherché partout !
- Drago Malefoy m'a trouvé avant toi !
Voyant la tête déconfite de Ginny, il se vit obliger de préciser :
- Il m'a provoqué en duel au détour d'un couloir. Il vient seulement de me lâcher la grappe, il ne devait pas vouloir louper le dîner.
- Au moins, tu ne t'en es pas mal sorti, tu ne garderas pas de trace de cet affrontement.
- Tu as raison, bon, allons manger, ce duel m'a ouvert l'appétit.
Après une longue demi-heure à repousser les assauts de Ginny, avec pour seul prétexte le fait qu'ils étaient en public, Harry trouva enfin la délivrance entre les bras de son amant.
- Dobby, appela Harry.
Un pop résonna dans la chambre.
- Oui, monsieur Potter.
- Peux-tu nous ramener une corbeille de fruits, de la chantilly, du chocolat fondu et de la glace à la pistache.
- Tout de suite, monsieur.
Un second pop retentit.
- C'est bien que tu connaisses du personnel, ça nous évitera d'avoir à bouger.
Cinq minutes plus tard, Harry et Drago étaient tranquillement allongés l'un sur l'autre dans le grand lit du blond. L'un arborait un magnifique boxer gris anthracite, l'autre en portait un vert émeraude.
Ils s'embrassaient, profitant de ses petits instants de répit pour se découvrir plus précisément. À côté d'eux, posés sur la table de nuit, les attendaient les victuailles demandées à Dobby. Harry s'était placé au-dessus de Drago. Il tendit le bras pour se saisir de la bombe de chantilly.
- Je sais que c'est un classique mais j'adore ça, dit-il à l'attention de son chéri.
- Pas grave, j'innoverais à ta place.
- Tu comptes me faire profiter de ton expérience ?
- Seulement de mon imagination et en parlant d'expériences, tu ne m'as toujours pas dit quelles étaient tes anciennes conquêtes?
- Ok, je te les donne mais ne te moques pas de moi sinon je te vire.
- Pourquoi je m'en irais, je suis chez moi. C'est toi que je foutrais dehors.
- Salaud, tu vas me le payer, s'exclama Harry, tout en laissant couler de la chantilly sur le torse pâle.
- Eh, t'es malade, c'est froid !
- Attends, la chaleur arrive, murmura-t-il, en se penchant sur son torse.
Il sortit sa langue et commença à lécher. Drago laissa échapper un petit cri de stupeur, aussitôt suivi par un petit gémissement de satisfaction.
- Alors, demanda le brun.
- C'est… froid mais bon. Je veux un nom ?
- Ginny!
- T'es salaud, toi aussi!
- Vengeance, dit Harry avant de retourner à son labeur.
Après l'avoir ardemment débarrassé de toute la chantilly, laissant dériver sa langue, il décida de jouer avec un autre jouet. Tendant la main vers la table de nuit, il saisit sa baguette pour murmurer :
- Accio foulard noir !
- Eh, à quoi tu joues ?
- Je profite de toi, c'est tout.
Un peu rassuré bien que toujours légèrement angoissé, le blond se laissa convaincre. Il se laissa bander les yeux, sagement, en profitant pour embrasser les avant-bras musclés de son nouvel amant. Harry saisit un fruit dans la corbeille, une fraise. Il utilisa son index pour entrouvrir les lèvres du blond, l'autre se laissa faire, docile mais interrogatif. Il déposa le fruit entre ses lèvres puis les unit aux siennes. Le fruit frais contrastait avec la chair chaude du blond. Cette sensation les piqua au vif et Harry, les yeux clos, tâtonna à la recherche d'un autre fruit. Une cerise s'échappa du lot et finit dans leurs bouches. Le brun récupéra le noyau sur la langue de Drago. Ils se séparèrent.
- Verdict, demanda-t-il.
- Tu me dois un nom, répondit-il dans un souffle.
