Merci beaucoup à vous tous. Vous êtes des amours. Merci pour vos reviews.
PS : J'en veux autant cette fois-ci, lol.
Bonne lecture.
Chapitre 9 : Révélations
- Cho Chang, sourit-il.
- Tu ne pourrais pas m'apprendre quelque chose que je ne sais pas, chaton.
- Depuis quand tu appelles tes amants, chaton ?
- J'essaie mais ça fait bizarre.
- Mais alors pourquoi ?
- Juste pour voir ta réaction et ça a marché, je vais continuer.
- Tu veux essayer de me surprendre ?
- Dis-moi tout.
- Fais-moi vibrer, apprends-moi comment stimuler mon imagination.
- À vos ordres, capitaine.
- De pire en pire, tes surnoms.
- Je vais t'en trouver un parfait, t'inquiètes.
Il détacha son foulard, fit rouler Harry sur le côté pour le chevaucher à son tour. Il banda les yeux d'Harry ayant lui-même apprécié cette sensation d'incertitude. Il saisit le récipient où était conservé le chocolat. Son état liquide, merci la magie, était idéale pour ce que Drago comptait en faire. Ce dernier s'en saisit du bout de ses doigts fins pâles et commença à le laisser glisser au-dessus du torse hâlé. Le liquide, tiède, fit frissonner Harry qui ne tarda pas à soupirer d'envie. Le blond remonta ainsi jusqu'à sa bouche mais en empêcha tous mouvements à l'aide de son pouce, ce qui lui valut un petit mordillement d'impatience. Le blond commença par le menton relevé et descendit lentement vers le cou. Harry ne se retenait pas, il gémissait de tout son saoul ce qui ne cessait d'exciter Drago. Il le lui fit bien comprendre quand il se colla à lui pour continuer son exploration gourmande. Sentant le brun sur le point de gémir, il profita de sa confusion mentale pour faire disparaître d'un coup de main expert le boxer vert, dernier rempart à son plaisir. Harry était à sa merci, offert à son bon vouloir. Le Serpentard remonta vers la bouche où se trouvait les maigres restes de chocolat. Il y déposa délicatement les lèvres dans un effleurement avant de les remplacer par sa langue. C'était comme un gros dessert préparé uniquement pour lui. Une sorte de gâteau au chocolat avec une cerise en son centre, et cette cerise s'appelait Harry Potter.
Magnifique, pensa le blond. Plus il passait de temps auprès du gryffondor, plus il se disait que les autres hommes et femmes de sa vie avaient été fades et difformes et qu'Harry était vraiment parfait. Ils avaient la même faim l'un de l'autre. Drago pouvait enfin laisser sa vraie nature s'exprimer. Il avait toujours rêvé d'une relation stable et c'était pour cette raison qu'il avait testé tellement de jeunes filles et de jeunes hommes. Sa sexualité l'importait peu, il n'était pas homophobe. Son principal souci était surtout de trouver quelqu'un qu'il apprécierait et avec lequel il s'entendrait bien au lit. Et cette personne, il l'avait enfin trouvé et, comble du bonheur, son cœur et son corps avaient élu la même personne. Tout à ses pensées, Drago continuait de jouer avec sa victime, immobile.
Il se saisit d'une cerise et après l'avoir promené sur le torse hâlé, il alla la déposer délicatement dans son nombril. Puis, les mains sur les hanches du brun, il descendit progressivement jusqu'à ce que sa bouche n'obstrue le petit orifice. À l'aide de sa langue, il fit tourner la cerise. L'intensité du plaisir qu'éprouvait le gryffi acheva de faire perdre la tête au blond. N'y tenant plus, il avala le fruit et, tout en balançant le noyau à l'autre bout de la pièce, il se délesta de son dernier vêtement. Il s'allongea sur le torse humide et brûlant avant de murmurer :
- Prêt mon amour ?
- Je finissais par me demander si tu ne m'avais pas oublié, lâcha l'autre dans un semi-soupir.
- Je vais y aller doucement, ne t'inquiètes pas.
- J'ai confiance.
Après une première préparation buccale, destinée à la détente, Drago présenta trois de ses doigts à son petit-ami. Il les humidifia consciencieusement avant de s'attaquer à la verge tendue.
En humidifiant tout, je risque moins de souffrir, se dit Harry.
Drago installa consciencieusement son amant tout en continuant ses caresses. Après un dernier baiser, passionné mais très doux, il introduisit un premier doigt. Harry réagit immédiatement mais à moindre mesure. Il se voyait déjà hurlant, gémissant de douleur. Il fut donc agréablement surpris, d'une part, par cette absence de douleur aigue et d'autre part, par la douceur insoupçonnée du blond. Il se détendit un peu plus. Un deuxième doigt vint s'ajouter au doux supplice.
Après quelques va-et-vient, Drago ajouta un troisième doigt. Cela faisait déjà une bonne minute que les gémissements avaient changé de nature : de douleur, ils s'étaient transformés en gémissements de plaisir.
Drago retira ses doigts délicatement, avec une infinie douceur ne voulant risquer de le blesser. Il se plaça correctement face à l'entrée du gryffondor.
Un baiser lui servit de diversion, l'un des baisers qui avait fait la réputation du Serpentard, un ravissement des sens, mêlé à une totale perte de contrôle. Il l'avait trouvé grâce à son premier amant. Ne souhaitant lui faire mal, il avait trouvé cette parade. Son premier amant, un gryffondor, il avait souhaité se rapprocher au maximum d'Harry. C'était en troisième année, juste après le match de quidditch entre Gryffondor et Serdaigle. Harry s'y était illustré en attrapant le vif d'or au-dessus de la tête d'un Serdaigle, en se retournant sur son balai. La scène n'avait duré que quelques centièmes de seconde, ce n'est que quand Harry brandit fièrement la petite boule dorée que les spectateurs l'acclamèrent.
- Alors Drago, t'en fais une de ces têtes !
- Dubois, que me veux-tu ? soupira-t-il.
- Déjà que tu m'appelles Olivier et puis aussi que tu te détendes.
- Comment veux-tu que je me détendes avec, avec... ce connard qui me nargue à chaque match.
- Il a beau te narguer, tu n'en détournes pas les yeux.
Le blond était bouche bée. Aucun mot ne voulait sortir. Quand il récupéra ses facultés, tant mentales que fonctionnelles, il répliqua :
- Comment le sais-tu ?
- Tu oublies que je suis gardien, c'est mon rôle de surveiller tout ce qui se passe sur le terrain et en dehors. En plus, tu me plaîs. Il est donc normal que je t'observe.
- Et depuis quand un gryffondor en pince-t-il pour un serpentard ?
- Depuis que j'ai pu mater ton cul sur un balai, pendant ta deuxième année, je rêve de le remplacer entre tes jambes.
- Je rêve ou tu me fais du rentre-dedans ?
- Tu ne rêves pas, je veux te faire monter au septième ciel et t'y faire planer des heures durant.
- Pour ça, tu peux rêver, personne ne me fera grimper aux rideaux, seul moi peut le faire. Et comme tout est négociable, il faut voir ce que tu m'offres en retour…
- Et si je te promettais des informations croustillantes sur ton petit chéri ?
- Hmmm, comme quoi par exemple ?
- La marque de ses sous-vêtements, les choses qu'il aime, celles qu'il déteste, etc… Où veux-tu que nous nous retrouvions ?
- Où tu voudras, ce serait même encore mieux si ça pouvait être sous le nez d'Harry.
- Alors ce sera samedi, après ton entraînement et avant le mien, dans les vestiaires des Gryffondor. Il y a une demi-heure de battement, à peine le temps nécessaire pour que tu me fasses grimper aux rideaux, ce qui devrait nous mettre en danger même si Harry n'est pas un exemple de ponctualité.
Olivier s'était approché de lui. Il passa sa main derrière la nuque du blond.
- J'adore cette idée.
- Moi aussi alors embrasse-moi.
Tous les samedis après-midi, pendant plus de deux mois, Olivier et Drago avaient été amants.
La première fois, le samedi suivant cette proposition, Drago s'était hâté de prendre sa douche. Il avait ensuite gagné les vestiaires des rouge et or. Il savait que Dubois l'y attendait, il l'avait vu près du stade, l'observant.
Drago adorait qu'on l'observe en cachette et il s'était efforcé de faire honneur à son spectateur. Il lui avait même envoyé un petit clin d'œil.
Il l'avait retrouvé torse nu, prêt pour son arrivée, excité au possible.
- T'es vraiment pas drôle, tu as commencé sans moi, le disputa gentiment le blond.
- On n'a pas beaucoup de temps alors déshabille-toi.
- Pour le romantisme, on repassera. Et pour mes infos, tu vas me les annoncer pendant que je serais en toi ?
- C'est une solution.
Il s'empara des lèvres du gryffondor avant que celui-ci ne sorte encore des imbécillités. Il le plaqua contre les casiers.
C'était bon, se souvint-il.
Moins de dix minutes plus tard, il découvrait, par hasard, cette technique infaillible. Il ne savait pas qu'Olivier était vierge et l'avait donc pris sans préparation aucune. La douleur aurait dû être fulgurante mais ce ne fut pas le cas. En effet, le plaisir qu'il ressentit à cet instant le força à sucer plus avidement le bout de chair qui se situait à sa portée. Il se trouvait que ce bout de chair n'était autre que la pomme d'Adam du jeune homme. Et, grâce à une technique de succion, il avait pu entrer. Les gémissements n'avaient pas tardé, mêlés à des halètements tout aussi jouissifs. Quand ils parvinrent à la délivrance, ils atterrirent doucement sur Terre. Des regards étaient posés sur eux, partagés entre incompréhension et stupéfaction. Mais pas d'Harry en vue, il était encore en retard, certainement en train de jouer les Saints, comme à son habitude, se souvint d'avoir pensé Drago.
La vérité était tout autre…
Si vous voulez savoir qu'elle était cette vérité, soyez présent au prochain chapitre.
N'oubliez pas mes petites reviews, please !
