-1A moabi : Merci pour ta review, voici la suite !

Chapitre 4

Brennan alla s'installa dans un café à côté du FBI et sortit son téléphone. Billy Chavez répondit dès la deuxième sonnerie, Brennan se présenta et lui demanda s'il appartenait à la même famille que William Chavez. Billy réagit brusquement.

- Si c'est pour des histoires de fonds détournés, je n'y suis pas mêlé. Il s'est mis dans la merde tout seul, je n'ai pas à assumer les conséquences de ses conneries !

- Cela n'a rien à voir, précisa Brennan. Puis-je vous voir dans le café à côté du FBI ? C'est très important.

Billy Chavez marqua une pause comme pour réfléchir si le déplacement valait la peine ou pas.

- Ok, j'arrive. Dans dix minutes, le temps que je finisse ce que j'étais en train de faire.

- Merci.

Brennan commanda deux cafés, se mit à l'aise en enlevant sa veste et attendit.

Dix minutes plus tard, Billy entrait dans le café. Comme Booth l'avait dit, Billy était beau, grand, châtain et moins musclé que lui. Brennan lui fit signe.

- Bonjour. Merci d'être venu, ce ne sera pas long. Tenez, lui dit-elle en lui donnant une tasse de café.

- Merci. Vous travaillez pour le FBI, c'est ça ? s'informa-t-il. Vous collaborez avec Booth ?

- Oui et nous chercher William Chavez, vous êtes de sa famille ?

- Je suis son petit frère. J'ai failli quitter le FBI il y a un an parce qu'il voulait que je travaille dans son entreprise.

- Tout marche plutôt bien, pour lui, remarqua Brennan, les produits Comline sont très réputés.

- Mais le patron l'est moins. Je suis sûr qu'il se passe des trucs bizarres, il y a déjà eu des problèmes de détournements de fonds. Quand j'ai refusé la place qu'il m'offrait, Will s'est fâché et je ne lui ai plus jamais adressé la parole depuis. Mais pourquoi le cherchez-vous ? Y a-t-il un rapport entre lui et l'affaire dont Booth s'occupe ? Les Julius ?

Sans s'en rendre compte, Brennan s'était tout à coup mise dans une situation délicate. Billy faisait partie du FBI mais il avait aussi un lien de parenté avec le suspect numéro un. Elle préféra ne rien dire.

- Demandez à Booth pour les renseignements, j'ai peur de faire une bêtise en vous disant ce que je sais, s'excusa-t-elle.

- Eh bien risquez cette bêtise, proposa-t-il en souriant.

- N'insistez pas, s'il vous-plaît.

- Bon.

Un silence légèrement pesant s'installa entre eux. Brennan finit son café et lorsqu'elle reposa sa tasse et leva les yeux, elle vit que Billy l'observait.

- Vous accepteriez de manger avec moi demain midi ?

- En tout bien tout honneur, pourquoi pas.

- Vous avez un ami ? demanda-t-il franchement.

- Peu importe puisque vous êtes marié, rétorqua-t-elle en fixant l'alliance au doigt de Billy.

- Quelle observatrice ! s'étonna-t-il.

Il se leva et lui donna une sorte de carte de visite sur laquelle se trouvait son numéro de téléphone et le numéro de son bureau au FBI.

- Si vous changez d'avis, chuchota-t-il en lui faisant un clin d'œil.

Brennan regarda Billy de travers alors qu'il s'approchait du comptoir. Il dit quelques mots au barman puis sortit du café. Brennan se leva, jeta la carte dans la première poubelle qu'elle vit et s'approcha du comptoir pour régler les deux cafés.

- C'est inutile, ils sont déjà payés, lui dit le barman alors qu'elle fouillait dans son porte-monnaie.

Elle sortit contrariée; elle n'avait rien de neuf et un homme marié lui proposait presque de devenir sa maîtresse. Alors qu'elle ressassait ces évènements, son téléphone vibra.

- Brennan.

- C'est Booth, j'ai l'adresse du deuxième appartement de notre suspect. Un des hommes qui travaille au casino me l'a donnée, vous avez vu Billy ?

- Oui, mais je n'ai rien de nouveau, répondit Brennan.

- Je passe vous chercher avant d'aller chez William Chavez ? Je suis là dans trente minutes, poursuivit-il sans attendre de réponse.

- Je vous attend à côté de la fontaine.

- J'arrive, dit Booth en raccrochant.

Brennan rangea son téléphone et regarda l'heure. Il lui restait trente minutes à patienter. Elle retourna dans les bureaux du FBI récupérer son ordinateur portable qu'elle avait déposé dans un casier le matin même. Elle s'installa sur le bord de la fontaine et joignit Angela par internet. Lorsque le visage de sa meilleure amie s'afficha sur l'écran avec en fond les murs du Jeffersonian, Brennan eu la sensation d'être de retour chez elle.

- Oh, ma chérie, ça me fait plaisir de te revoir ! Comment tu vas ? On s'ennuie sans toi, ici ! s'exclama Angela.

- J'aimerais être là, tu le sais, mais si on me voit là-bas, mon médecin va m'envoyer à l'asile, exagéra Brennan.

- Tu as du neuf ?

Brennan lui raconta ce que lui avait dit Billy et lui révéla qu'elle s'apprêtait à aller rencontrer William Chavez. Elle lui décrivit aussi le comportement de Billy Chavez.

- Ce type marié t'as fait du « rentre dedans » ?! S'exclama Angela à l'ordinateur.

- Chuuuuut, fit Brennan.

- Désolée mais ce n'est pas la première fois qu'un homme marié te drague ma chérie !

- Vous vous êtes faite draguée par un homme marié ?

- Booth ! fit Angela en agitant la main à Booth qui était apparu derrière Brennan sur l'écran. Brennan s'est faite draguée par votre collègue, un certain Billy.

- Angela !

- Cela ne m'étonne pas, dit Booth en ignorant Brennan.

- Faut dire qu'il a bon goût, fit remarquer Angela.

- Ce n'est pas faux.

- Vous auriez pu la prévenir que ce Billy était un coureur de jupons !

- Elle m'aurait répondu qu'elle n'était pas née de la dernière pluie et tout à fait capable de se défendre.

- Possible…

Booth se retourna vers Brennan.

- Allez, Bones, on doit partir !

- J'attend que vous finissiez votre conversation avec Angela, répliqua Brennan. Et cessez de m'appeler Bones.

- Quand on parle de toi, on a toujours des tas de choses à dire, dit Angela en riant. Allez, je vous laisse, à plus tard.

Le visage d'Angela disparut de l'écran et Brennan referma son ordinateur. Elle suivit Booth jusque dans la voiture et ils se rendirent à l'appartement de William Chavez. Il était presque 19h00 lorsqu'ils arrivèrent. Voyant qu'il n'y ait pas de sonnette, Booth toqua. Il recommença quelques minutes plus tard puis dû se rendre à l'évidence : Chavez n'était pas chez lui. Contrariés, Brennan et lui retournèrent dans la voiture.

- Bon, je rentre chez moi et j'irai faire un scandale dans les locaux de l'entreprise Comline demain, vous viendrez ?

- Je ne veux pas rater ça, répondit Brennan.

- Vous voulez manger ? Je connais une pizzeria pas loin d'ici, ça vous dit ? proposa Booth.

- Non, merci, refusa Brennan. Je préfère rentrer chez moi mais je peux prendre un taxi si ça vous arrange.

- Pas question, je vous ramène.

Le trajet paru long et Brennan faillit même s'endormir à plusieurs reprises. Arrivée chez elle, elle remercia Booth, lui souhaita une bonne nuit et rentra chez elle. Elle écouta le seul message qu'elle avait : « Bonjour Mlle Brennan, c'est le Docteur Vedaux, je voulais vérifier que vous n'aviez pas écouté ce que je vous avais conseillé et je constate que c'est le cas. Je vous souhaite une bonne nuit en espérant que ce message vous fera penser à aller dormir.» Brennan ne se fit pas prier, elle passa à la salle de bain et se sentit même soulagée en plongeant sous sa couette.

Le lendemain matin, Booth l'appela pour lui donner rendez-vous à quatorze heures au FBI. Lorsqu'elle arriva l'après-midi, il était en grande discussion avec Billy Chavez. Elle préféra rester l'écart mais en la voyant, Booth abrégea sa conversation pour la rejoindre. Ils arrivèrent au siège de l'entreprise Comline vers dix-sept heures dans l'intention de remuer tout le bâtiment pour trouver William Chavez. C'était un vendredi et le hall était rempli de gens bien habillés et très agités. Seul un homme derrière un petit guichet était immobile. Brennan s'en approcha, suivie de près par Booth.

- Excusez-moi, où peut-on trouver William Chavez ? demanda-t-elle.

- Quand je suis ici, il est ici, quand je ne suis pas là, il est ailleurs, répondit l'homme d'un air énigmatique. Qui suis-je ?

Il était plutôt grand, les yeux bleus très clairs et une fossette se dessinait sur son menton quand il parlait. Ses cheveux noirs en bataille et son beau sourire le rendait très séduisant.

- Qu'est-ce que c'est que ce charabia ! Qui êtes-vous ? s'énerva Booth.

- Je m'adressais à la demoiselle mais je vous retourne votre question, le défia l'homme.

- Très bien. Je suis l'agent spécial Seeley Booth du FBI et voici le Docteur Tempérance Brennan, anthropologue spécialisée dans l'identification à l'institut Jefferson, dit sèchement Booth.

- Ah. Je suis Luke Vreeman, conducteur personnel de William Chavez, dit l'homme de manière un peu robotique. Excusez mon drôle de comportement mais pour tout vous dire, je m'ennuie à mourir depuis ce matin. Il n'y a aucune distraction et vous êtes la première à me parler , ajouta-t-il à l'adresse de Brennan.

- Où peut-on trouver Chavez ? insista Booth

- Il manque le mot magique, remarqua Vreeman en souriant toujours à Brennan.

- Je vous conseille de répondre, il est un peu fâché, conseilla-t-elle en lui rendant son sourire.

- Où peut-on trouver William Chavez ? reprit Booth plus calmement. S'il vous plaît.

- Demandez à la dame en bleu là-bas, elle en saura plus que moi, indiqua Vreeman.

- Bones, vous voulez bien surveiller les escaliers que Chavez ne sorte pas pendant que je le cherche ?

- La sortie personnelle de William et derrière moi, c'est cet ascenseur, indiqua Vreeman. Le mieux est que vous restiez ici Mlle… Brennan, c'est ça ?.

- Oui. Je vous attend là, Booth.

- Comme vous voulez.

Booth partit en courant vers la dame en bleu et Brennan se tourna alors vers Vreeman.

- Connaissez-vous un certain Mickael Julius ? lui demanda-t-elle.

Pendant qu'il secouait le tête négativement avec toujours son séduisant sourire, Brennan eut l'impression que tout s'assombrissait et que des petits points dansaient autour d'elle. Elle attendit quelques secondes puis tout redevint comme avant.

- Vous vous sentez bien ? s'inquiéta Vreeman en voyant qu'elle était blanche.

- Je crois qu'oui, répondit-elle.

Mais les points étaient de retour et elle sentit qu'elle allait s'évanouir. Vreeman eut juste le temps de sortir de derrière son guichet et de la rattraper avant que sa tête ne heurte le sol. Il appela à l'aide et rappela Booth.

- Agent Booth ! cria-t-il. Appelez l'agent Booth !

Booth était enfin en conversation avec Chavez lorsqu'il entendit son nom résonner dans les escaliers. Il les dévala en courant et vit au loin sa partenaire allongée au sol.

- Agent Booth ! Vous avez une voiture ? Il faut l'emmener à l'hôpital, elle est tombée comme ça, j'ai juste eu le temps de la retenir et …

- Merci, le coupa Booth. Emmenez-moi de l'eau dehors, ordonna-t-il.

Il souleva Brennan et l'emmena à l'extérieur. Il l'allongea sur les marches et installa sa veste sous la tête.

- Tempérance ? Tempérance, réveillez-vous ! appela-t-il en lui donnant quelques tapes sur la joue. Tempérance !

Vreeman arriva en courant avec une bouteille dans les mains.

- Merci, dit Booth en versant de l'eau dans ses mains.

Il appliqua l'eau sur le visage de Brennan tout en l'appelant. Ses paupières s'entrouvraient mais elle ne comprenait pas ce qui se passait.

- Je vous avais interdit de me refaire un truc pareil, Bones ! Je vais prévenir votre médecin, dit-il.

- Non, parvint-elle à articuler à voix basse.

- Taisez-vous et buvez, ordonna Booth en portant la bouteille à sa bouche.

Elle finit par s'asseoir puis ferma les yeux. Elle se sentit soulagée et lorsqu'elle parvint à ouvrir enfin les yeux correctement, Booth était en train de l'attacher sur le siège passager de sa voiture. Elle l'entendit lui dire de dormir et ferma les yeux.

Pendant tout le trajet, Booth ne cessa de l'observer, ne sachant trop s'il avait eu raison de lui dire de dormir ou s'il avait mieux fallu la tenir éveillée. Arrivé devant chez elle, il la réveilla et l'aida à rentrer. Il la fit asseoir sur son canapé et lorsque ses yeux furent habitués à la lumière, Brennan les ouvrit et observa Booth.

- Comment vous sentez-vous ? demanda-t-il. Surtout, ne me dites pas que vous allez bien.

- Vous avez trouvé Chavez ?

- Je vous fait un café, dit-il en ignorant la question.

- Prenez-en un pour vous en même temps, proposa Brennan.

Lorsqu'il revint avec les deux cafés, elle s'était endormie. Il les avala en quelques secondes, lava les tasses et revint vers elle. Il l'allongea correctement, le plus doucement possible pour ne pas la réveiller et lui laissa un mot sur la table.